Mémoires de l'abbé Morellet ... sur le dix-huitième siècle et sur la révolution: précédés de l'Éloge de l'abbé Morellet, Volume 2

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Ladvocat, 1821 - 4 pages
 

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Fréquemment cités

Page 290 - ... misera formidine privet ? adde super dictis quod non levius valeat : nam, sive vicarius est qui servo paret, uti mos vester ait, seu conservus, tibi quid sum ego ? nempe 8o tu, mihi qui imperitas, aliis servis miser atque duceris ut nervis alienis mobile lignum.
Page 361 - ... et il me dit : — Votre sacrifice est d'autant plus généreux, que vous exposez votre vie , et que vous ne sauverez pas la mienne.
Page 99 - Je ne sais ce qu'il est devenu depuis , et je ne m'en informe pas : car je ne veux pas la mort du pécheur; mais qu'il se convertisse et qu'il vive.
Page 27 - Il parut, la même année, un second ouvrage de moi , où je plaidais une cause bien plus vénérable et plus sainte : Préservatif contre un écrit intitulé, Adresse à l'assemblée nationale sur la liberté des opinions religieuses. Cette adresse est d'un homme de lettres devenu mon confrère à l'Institut, et que, pour cette raison, je ne nommerai pas (1).
Page 54 - Français, c'est l'arme du courage. L'arme de la victoire et l'arbitre du sort. Le fer, il boit le. sang, le sang nourrit la rage, Et la rage donne la mort ! A ce moment La Harpe se crut sublime et terrible, il n'était que ridicule.
Page 271 - Il regardoit notre affliction comme un jeu & ses infortunes comme notre ouvrage. Il s'imagina que nous armions le Parlement, Versailles, Genève, la Suisse, l'Angleterre, l'Europe entière contre lui. Il fallut renoncer, non à l'admirer ni à le plaindre, mais à l'aimer ou à le lui dire. L'homme le plus éloquent s'est rendu ainsi l'homme le plus antilittérateur, & l'homme le plus sensible s'est rendu le plus antisocial.
Page 190 - ... remplir. Que votre premier soin soit donc, citoyens, de rédiger votre règlement et de le publier. Les ennemis des lettres ont répandu avec affectation que vous preniez le titre d'académiciens français ; que vous vouliez rétablir l'Académie française. Vous connaissez trop bien les lois de votre pays pour prendre un titre qu'elles ont supprimé. Mais la publication de vos statuts répondra à tout : vos travaux achèveront d'imposer silence à vos détracteurs. Le local que je vous ai destiné...
Page 274 - ... il a été le précurseur qui a appelé la nation dans les routes de la gloire et du bonheur; et si une grande découverte appartient à celui qui l'a le premier signalée , c'est à Rousseau que nous devons cette régénération salutaire, qui a opéré de si heureux changemens dans nos mœurs, dans nos coutumes, dans nos lois, dans nos esprits, dans nos habitudes.
Page 59 - ... l'autre était Domergue, aussi mal intentionné que son collègue pour l'Académie française. Ces messieurs me traitèrent assez légèrement , ainsi que l'Académie. Ils me dirent que son Dictionnaire ne valait rien; que le plan était vicieux et l'exécution défectueuse, et qu'il fallait en ôter tout ce qui était contraire à l'esprit républicain ; enfin que l'Académie elle-même était un trèsmauvais établissement.
Page 363 - ... enleva, et il nous prouva qu'il fallait y renoncer. Quand Desèze eut fini son plaidoyer, il nous le lut ; je n'ai rien entendu de plus pathétique que sa péroraison ; nous en fûmes touchés jusqu'aux larmes ; le Roi lui dit : « II faut la supprimer, je ne veux point les attendrir.

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