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torze coudées de long sur huit de large, et il portait une statue de dix coudées. Un autre, large de huit coudées, traîné par soixante hommes, et portant une figure mécanique de Nysa, qui se levait et s'asseyait toute seule, exécutait divers mouvements, et faisait des libations. Il y avait un char de Silène à quatre roues, de vingt-quatre coudées de long sur quinze de large; un autre, traîné par six cents hommes, long de vingt-cinq coudées sur quatorze de large; enfin, un autre à quatre roues, ayant vingt-deux coudées en longueur, et quatorze en largeur. Tous ces chariots sont, comme on le voit, à quelques fractions près, dans la même proportion que celui qu'a décrit Diodore, c'est-à-dire qu'ils n'ont en longueur qu'un tiers au delà de leur largeur : et cette proportion, quand elle ne serait pas prouvée par le texte de Diodore, indiquée par la masse et le caractère de l'édifice, résulterait encore de cette considération, que le chariot n'avait que quatre roues.

Pivot mécanique.

« C'est la partie la plus curieuse et la moins connue de tout l'édifice, celle sur laquelle les connaissances modernes nous donnent le moins de lumières. Ce pivot, sur lequel reposait la chambre, servait à l'isoler, dans presque toute sa superficie, du bâtis de charpente traversé par les essieux, de manière à maintenir l'édifice en équilibre, et à le préserver des secousses. Diodore ne fait qu'indiquer sa place au centre de la base de la chambre : c'est là qu'il devait être pour produire l'effet décrit. Mais quelle était sa forme? de quelle façon cette mécanique était-elle combinée? quel en était le jeu? voici un vaste champ de conjectures. Nous ajouterons, pour suppléer au texte, qu'il était dans cette partie du soubassement qui formait le train du chariot. Ce train de charpente était une sorte d'encaissement, dont le fond, composé de l'assemblage des bois les plus forts, recevait, dans une espèce d'écrou solide, le pivot métallique en forme de toupie, duquel sortaient et divergeaient en tous sens, selon la longueur et la largeur, vingt-quatre courbes de métal en manière de ressort; ce qui donnait au tout la figure d'un volant. Sur ces courbes de métal reposait le plateau, soit de menuiserie, soit de toute autre espèce, qui formait l'aire de la chambre, et servait d'assiette aux colonnes. De cette façon, tout l'édifice aurait été solidement assis sur une sorte de trompe métallique, et aurait présenté l'avantage d'offrir au plateau de la chambre un empâtement spacieux, à tout l'ensemble une liaison avec le pivot, et une base large, qui va néanmoins en diminuant jusqu'à n'être plus qu'un point. Le pivot, dont l'objet principal est de réduire au moindre espace possible le contact de l'édifice avec le train de chariot, ne peut se supposer que de deux façons : ou large en bas, et recevant l'édifice sur sa pointe; ou, ce qui, pour l'effet dont il s'agit, est la même chose, large en haut, et finissant en pointe : mais cette dernière construction parait beaucoup plus propre à porter un plancher. Nous l'envisageons donc, sous le premier rapport, comme une espèce de pyramide renversée, dont la pointe est formée par le pivot, qui dut être mobile dans son écrou, et dont la base servait de soutien au reste de l'édifice. De cette manière, celui-ci pouvait s'incliner dans tous les sens au moindre choc produit par les inégalités de terrain, tandis que des poulies de renvoi, disposées à cet effet, servaient à le maintenir en équilibre, au moyen de la mobilité du pivot dans son écrou. Il est très-difficile d'expliquer d'une manière satisfaisante le jeu d'une pareille mécanique. Nous nous bornerons donc à faire observer que l'antiquité eut en ce genre des pratiques très-supérieures à nos systèmes, et que la théorie, qui explique les lois de la mécanique, est souvent incapable d'en produire les effets.

<< Tout le jeu de ce pivot était renfermé dans l'encaisse. ment du bâtis de charpente faisant le train du chariot. Ce travail de charronnage eût été désagréable à l'œil, s'il n'eût été masqué par des pentes et des ornements.

« Ici nous retrouvons le texte grec qui donne la description de ces ornements, la disposition, la forme des roues et de leurs parties, et la manière dont elles avaient été décorées et réunies de chaque côté par une longue lance ou sibène. Il n'est pas facile de déterminer en quoi consistaient les roues à la persane, et ce qui les faisait différer des autres.

« Quant à la sibène, c'était une espèce de longue pique: ainsi, nous avons cru pouvoir nous permettre de la faire mordre par les deux têtes de lion à chacune de ses extrémités, de manière qu'elle servît de lien et de renfort aux deux essieux, ce qui paraît avoir pour soi quelques autorités.

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Attelage.

Il y avait quatre timons, à chacun desquels était alta«ché un quadruple rang de jougs, à quatre mulets par «joug: ainsi, le nombre de ceux-ci était de soixante-quatre. << On avait choisi les plus forts et les plus hauts : chacun «< d'eux avait sur la tête une couronne dorée, des sonnettes << d'or aux deux côtés de la mâchoire, et, autour du cou, « des colliers chargés de pierres précieuses. » Le point tout à la fois le plus remarquable et le plus embarrassant de cette description, est sans doute ce train si nombreux de mulets attachés au chariot. Les usages modernes ne nous présentent aucun exemple d'un attelage si considérable, et dès lors nous manquons des inductions qu'on pourrait tirer de l'expérience. Il paraît que, dans l'antiquité, de nombreuses institutions rendirent fréquentes les occasions de multiplier les trains et les attelages de certains chars : les exemples rapportés plus haut, et tirés de la description de la pompe de Ptolémée Philadelphe, nous font voir quelle habitude on avait de ces chars prodigieux par la masse, l'étendue, le poids et la grandeur de leur train; nous en avons cité un qui était traîné par six cents hommes.

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Il y a peut-être cependant plus de difficulté à concevoir les soixante-quatre mulets de notre chariot à quatre timons. Et d'abord faut-il entendre précisément par ce que nous nommons timon, le mot grec puuós? Étaient-ce des timons dans toute la longueur, qui aurait été de trente à quarante pieds, ou étaient-ce des palonniers attachés avec des courroies? Il paraît que la longueur aurait été trop grande pour une flèche de bois, et que par conséquent les trois attelages antérieurs auront eu des timons mobiles, attachés par des anneaux ou par des courroies les uns aux autres. Les timons du premier attelage, ou de celui qu'on appellerait de brancard, auront seuls été fixés et adhérents au chariot. On sait que l'usage de donner plusieurs timons à un char était fréquent chez les anciens, surtout dans les quadriges. Ici, à chaque timon, étaient attachés quatre mulets; l'attelage était de seize de front.

« J'ai dit et l'on a vu que la largeur du monument était de douze pieds, à quoi ajoutant un pied ou un pied et demi de saillie de chaque côté pour le soubassement nécessaire à l'empâtement de l'architecture, on trouve que la largeur de la masse, par en bas, put être de quinze pieds. Mais tout porte à croire que le train du chariot, surtout dans la partie inférieure de l'espèce d'encaissement dont j'ai supposé qu'il était formé, aurait eu, comme on l'a déjà dit, encore plus d'étendue en largeur.

« En effet, une des données qui doivent entrer dans l'appréciation probable des mesures que nous cherchons, est sans contredit l'attelage dont il est question, non qu'il puisse y avoir eu parité entre la dimension du chariot et l'espace que durent occuper seize mulets attelés de front.

«On sait que la moindre largeur qu'on donne dans les attelages est deux pieds par cheval: il n'y a donc guère moyen de supposer moins de trente ou quarante pieds à chaque rangée de mulets.

« Dès lors il n'y aurait rien d'invraisemblable à donner vingt pieds de large au plateau inférieur du chariot, et à peu près vingt-cinq à vingt-six pieds à sa largeur, en y comprenant les roues. Je présumerais alors qu'à la partie antérieure du plateau, ou bâtis de charpente inférieure, aurait été jointe une espèce d'avant-train débordant le chaciot par deux cercles d'environ six pieds de chaque côté. A cet avant-train auraient tenu les quatre timons de la première rangée de seize mulets, et ces quatre timons auraient alors, comme on peut le voir, occupé, avec l'attelage, une étendue de trente-six à quarante pieds. Voilà comme je présume qu'un front aussi considérable a pu se raccorder avec les dimensions du chariot et avec celles de l'édifice.

« Le luxe de la parure et la richesse de l'équipement n'avaient pas été épargnés à ce prodigieux attelage; chaque mulet avait sur la tête une couronne dorée. Diodore se sert ici, comme pour quelques autres objets, du mot xɛχρυσωμένῳ : ce qui porte à croire qu'il faut entendre au pied de la lettre les qualifications de métal dont il use dans sa description. C'est ainsi, comme nous l'avons vu, que, parcourant les différentes parties des roues, il dit que les bandes étaient de fer, et que les jantes et les rayons étaient dores : τὰ μὲν πλάγια καὶ αἱ κνημίδες κατακεχρυσωμέναι· c'est qu'indubitablement ces parties étaient de bois.

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Chaque mulet portait deux sonnettes d'or, c'est-à-dire une de chaque côté de la mâchoire. Cet usage paraît avoir été anciennement pratiqué en Perse. Aristophane, dans sa comédie des Grenouilles, en fait mention parmi les caprices qu'Eschyle avait tirés, pour ses décorations, des tapisseries médiques, et il l'exprime par le mot xwowvopaλαροπώλοις.

A l'égard des colliers chargés de pierres précieuses qu'avaient les mulets du char d'Alexandre, il faut dire que cet usage fut assez général dans l'antiquité; on le retrouve sur un grand nombre de figures de chevaux. Ceux de Venise ont encore de semblables colliers; ils sont ornés de petits fleurons de bronze modernes, qu'on y a apportés en les restaurant. Mais cette restauration prouve qu'on avait enlevé ceux qui y furent primitivement appliqués, et cet enlèvement ferait soupçonner que cette partie antérieure du collier pouvait contenir des objets précieux. Cet exem. ple suffit pour donner une idée d'un genre de richesse et d'ajustement dont Virgile nous a encore retracé l'image dans ces vers de l'Énéide, liv. vn, v. 277 :

Instratos ostro alipedes pictisque tapetis :
Aurea pectoribus demissa monilia pendent.

«La conduite de ces mulets, et la manière de faire marcher ensemble et d'accord un attelage aussi nombreux que compliqué, offrent sans doute quelque embarras, et pourraient faire naître plus d'une difficulté dans l'esprit de celui qui voudrait épuiser tous les objets de discussion dont cette matière serait susceptible.

« On pourrait demander d'abord si ce grand nombre de mulets fut employé ici comme nécessaire, en raison du fardeau qu'ils avaient à tirer, ou si ce fut en vue d'augmenter la pompe de ce spectacle ambulant, qu'on les aurait si singulièrement multipliés.

« Dans le premier cas, on parviendrait à connaître approximativement le poids de toute cette construction, résul tat assez difficile à obtenir par le cubage, vu le genre de matière dont nous avons dit que se composa toute la partie architecturale, formée, comme on l'a vu, d'or et de métaux fondus ou plaqués: on ne peut soumettre toutes ces surfaces à aucun calcul, parce qu'on ignore le rapport dans lequel les pleins se trouvaient avec les vides. Toujours est-il certain qu'en ajoutant au poids de l'édifice et

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de tous les accessoires celui du pivot sur lequel il portait, et celui de la charpente qui servit de soubassement et de chariot, ce dut être un poids très considérable, et que, surtout dans les chemins montueux, il fut nécessaire d'employer au tirage un très-grand nombre de mulets.

« Mais il est difficile de se persuader que la magnificence du coup d'œil et le désir de donner à cette pompe plus d'éclat ne seraient pas entrés pour quelque chose dans la formation de cet attelage. Quant aux difficultés qu'il dut y avoir à le faire mouvoir avec ordre et régularité, deux considérations, indirectes à la vérité, mais toutefois les seules qu'à défaut d'une expérience hors de notre portée nous puissions faire valoir comme décisives, me paraissent offrir à l'objection dont il s'agit la meilleure réponse.

« La première de ces considérations, dont il a été déjà dit quelque chose, est celle de la grande habitude qu'avaient les anciens, dans leurs fêtes et leurs pompes religieuses, de faire mouvoir de vastes machines, et de faire exécuter en ordre et en cadence toutes sortes de figures et de pantomimes : les jeux publics étaient l'école de cette sorte de tactique, et presque tout le monde y était dressé. Dès lors on conçoit comment les animaux eux-mêmes, façonnés, ainsi que les hommes, à agir de concert et à obéir en grand nombre au signal des chefs, exécutaient sans embarras des mouvements qui nous paraissent n'avoir pu se produire sans confusion et sans contradiction.

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La seconde considération, qui peut encore mieux résoudre la difficulté de la conduite et de l'action simultanée des soixante-quatre mulets, est que tout ce qui a rapport à cet objet s'exécutait au milieu d'une armée, c'est-à-dire militairement. Si, comme on n'en saurait douter, toute l'opération était soumise à une discipline formelle; si l'action générale, réglée dans ses mouvements partiels, dépendait d'un art à peu près semblable à celui qui préside aux évolutions et aux manoeuvres des corps de troupes, on conviendra que la chose fut bien autrement facile qu'on ne l'imagine, lorsqu'on n'applique à la manière de la concevoir que les moyens simples et usuels de nos transports et de nos attelages ordinaires.

« Cette considération est encore propre à prévenir toutes les objections que font naître dans l'imagination la langueur et les difficultés de la route que dut parcourir le char d'Alexandre.

« En effet, ce ne fut pas une représentation de quelques heures, ni un trajet de quelques stades: le char, parti de Babylone, est arrivé en Égypte; c'est un fait hors de doute.

« Arrhidée (frère d'Alexandre), dit Diodore de Sicile, << avait employé deux ans à la construction de cet ouvrage, « et lui-même il conduisit le corps du roi de Babylone en Egypte : Ἀπεκόμισε τὸ σῶμα τοῦ βασιλέως ἐκ Βαβυλῶνος « εἰς Αἰγύπτον.

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<< La magnificence du spectacle, selon le même écrivain, « l'emportait de beaucoup, pour la vue, sur tout ce qu'on << en pouvait publier. La renommée, qui s'en répandit au « loin, attira une multitude prodigieuse de spectateurs : « de toutes les villes on accourait en foule sur le passage << du char; et, pour jouir plus longtemps de sa vue, on << l'accompagnait dans sa route. Il était précédé et suivi de « corps de troupes qui lui faisaient un magnifique cortége, et il y avait en outre des compagnies d'ouvriers et de « terrassiers. »

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« contre Eumène, partisan de Perdiccas, celui-ci résolut de porter la guerre en Égypte, pour en chasser Ptolé«mée, et pour se rendre maître de la famille d'Alexandre; « ce qui mettait à sa disposition le corps de ce conquérant.

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« Tel est en substance le récit de Diodore, qui diffère en < plusieurs points de celui qu'avait adopté Arrien, si nous « pouvons en juger par l'extrait qui nous en reste. Selon lui, « Arrhidée ayant sous sa garde le corps d'Alexandre, s'a« vança, malgré l'avis de Perdiccas, vers Ptolémée, qui « conduisit ce corps de Babylone, par Damas, en Égypte, après avoir surmonté tous les obstacles que Polémon, << ami de Perdiccas, ne cessa de mettre à sa marche. Cra«tère étant mort, Perdiccas partit de Damas avec les rois, « c'est-à-dire Arrhidée et les enfants d'Alexandre, porta « la guerre en Égypte, et fut tué par les siens sur le bord « du Nil; ce qui est confirmé par d'autres écrivains. Arrien << paraît donc avoir cru qu'Arrhidée céda volontairement le « corps d'Alexandre à Ptolémée, et que ce général n'avait « pas auprès de lui la famille royale, qu'il combla d'hon«neurs et de présents après la défection de l'armée de « Perdiccas. Strabon embrasse encore un autre sentiment. « Il dit que Ptolémée enleva le corps d'Alexandre à Per<< diccas lui-même, qui l'amenait de Babylone, et qui avait << pris la route d'Alexandrie, dans le dessein de s'emparer « de l'Égypte. Il y fut tué, ajoute cet écrivain, à coups de «< sarisses, dans une île déserte où Ptolémée l'avait en« fermé . . . . .

« Élien prétend que l'enlèvement du corps d'Alexandre << fat secret; que Perdiccas, moins animé par l'attachement qu'il avait pour la mémoire du roi qu'échauffé par la ⚫ prédiction d'Aristandre, se mit aussitôt à la poursuite de • Ptolémée, auquel il livra un combat sanglant; que Pto«<lémée le trompa par un simulacre du corps d'Alexandre, « mais qu'il envoya le véritable corps, sans pompe et sans éclat, par des routes secrètes et peu fréquentées.

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« Ce récit d'Élien est une fable, qui n'a d'autre origine << que l'habileté de Ptolémée, et l'adresse qu'il mit, en Syrie, « à s'emparer du corps d'Alexandre.

« Pausanias assure que ce général ayant rencontré des « Macédoniens qui portaient le corps d'Alexandre à Ægès

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« On plaça le corps dans un endroit de la ville d'Alexan« drie appelé Séma, c'est-à-dire le Sépulcre, où il fut << enfermé dans un cercueil d'or. Par la suite, Ptolémée « Coccus, ou Parisactus, qui venait de Syrie, l'enleva; << mais il ne tira aucun profit de son vol, ayant été obligé << de l'abandonner sur-le-champ.

« Un nouveau cercueil remplaça l'ancien; mais il ne fut << plus que de verre. Jules César le vit en cet état, et néan<< moins aucun des monuments dont Alexandrie était remplie ne l'intéressa davantage. Il descendit avec em« pressement dans le tombeau du héros macédonien. Cette << vue put lui arracher quelques soupirs; mais il n'avait plus à gémir comme autrefois en apercevant la statue de «< ce prince, car il était déjà son rival de gloire.

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« Dion Cassius nous apprend que l'empereur Sévère, ayant fait enlever de toutes parts, du sanctuaire même « des temples, beaucoup de livres mystérieux, ordonna << de les renfermer dans le tombeau d'Alexandre, et défen<< dit qu'on le montrât davantage, de crainte qu'on n'y lût « ces livres. Depuis cette époque, on ignore ce qu'est de« venu le tombeau d'Alexandre..... Saint Jean Chrysos<< tome en parle comme d'un objet ignoré de tout le monde, «< c'est-à-dire comme n'existant plus à la fin du quatrième << siècle. >>

JUSTIN.

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