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LIVRE XXXIII.

I. Emilium Paulum consulem. Il y a ici une double erreur. Avant Paul-Émile, le consul Hostilius Mancinus fut opposé à Persée en 582, et le consul Martius Philippus en 583. De plus, la guerre de Macédoine ne fut pas extraordinairement confiée à Paul-Emile; le sort la lui assigna. Voyez Tite-Live, XLIV, 17.

LIVRE XXXIV.

IV. Et Romæ habebat. Selon Appien, ce n'était pas ses plus jeunes fils, mais Nicomède lui-même, que Prusias avait envoyé à Rome.

LIVRE XXXVI.

I. Tutorem Antiocho. Antiochus vi, non pas beau-fils de Démétrins, mais fils d'Alexandre Bala.

II. Omnesque ex nomine Judæ. Ce n'est pas alors que les Hébreux prirent le nom de Juifs; c'est après la captivité de Babylone, lorsque Zorobabel, de la tribu de Juda, conimença de régner.

LIVRE XXXVIII.

III. Historiæ modum excesserint. Justin ne s'est pas conformé partout au système de harangue adopté par Trogue-Pompée. On peut voir, liv xiv, 4, et xvIII, 7, les discours d'Eumène et de Malée.

III. Exercitum Grypi sollicitatum. Plusieurs éditions portent Cypri, au lieu de Grypi ce qui semblerait confirmé par les mots exercitus peregrinos qu'on trouve un peu plus loin, dans le même chapitre.

LIVRE XL.

II. Antiochus, Cyziceni filius. Ou plutôt petit-fils. Il était fils d'Antiochus, qui avait succédé à son père Cyzicène vers l'an 660, après la retraite de Séleucus.

LIVRE XLI.

III. Sepulturæ vulgo. C'était un usage, non des Parthes, mais des Hyrcaniens. Hérodote, 1, 140, l'attribue aussi aux Perses.

LIVRE XLII.

II. Totius ferme orbis. Il y a ici une grosse hyperbole. C'est de toute la Grèce qu'il fallait dire.

IV. Igitur Mithridates. Tout, dans ce chapitre, n'est qu'erreurs et confusion dans les noms et dans les choses. Il serait bon que le lecteur consultât ici les notes de Wetzel.

LIVRE XLIII.

I. Post hunc tertio loco. Picus succéda à Janus, qui avait régné avec Saturne, et il eut pour successeur Faunus, son fils. Voy. Virgile, Eneid., vn, 45.

Stupro conceptus Latinus. Dans Virgile, Latinus est fils de Faunus et de la nymphe Marica.

III. Deorum simulacris hastæ. Il n'est pas vrai que les lances aient jamais été honorées comme des divinités, au moins par les Grecs. On les plaçait aux mains des dieux', parce qu'on donnait souvent aux dieux, maîtres de la terre, les attributs de la royauté.

Phocæensium juventus. Ces détails sur les Phocéens paraissent assez mal liés à l'histoire de Romulus; on croit que le texte de ce chapitre a été altéré par des déplacements et des transpositions.

Exiguitate ac macie terræ. Hérodote, I, 142, et TiteLive, xxxvII, 31, disent précisément le contraire. Justin semble avoir confondu les Phocéens avec les habitants de la Phocide, dont le pays était en effet aride et stérile.

LIVRE XLIV.

I. Porro Pyrenæi montis. Diodore, iv, 35, ne donne aux Pyrénées qu'une étendue de trois mille stades, ou cent treize lieues de France.

VALÈRE MAXIME.

NOTICE

SUR VALÈRE MAXIME.

VALÈRE MAXIME, que l'on fait descendre des Valérius par son père, et, par sa mère, de Fabius Maximus, vécut sous l'empereur Tibère. On ne connaît aucune particularité de sa vie. On sait seulement qu'il servit en Asie, sous Sextus Pompée, qui était consul l'année de la mort d'Auguste, et qui jouit des bonnes grâces de son successeur. De retour à Rome, Valère Maxime se consacra à l'étude de l'histoire, qu'il envisagea particulièrement sous le côté moral. Le seul ouvrage que l'on ait de lui est ce recueil des faits et des paroles mémorables. Il en offrit la dédicace à Tibère, par une épître qui n'est qu'un tissu de lâches flatteries. Toutefois, on ne voit pas qu'il ait exercé aucun emploi sous ce prince; et les louanges prodiguées, dans cette préface et dans tout l'ouvrage, aux Césars et à leur successeur, n'étaient peut-être qu'un moyen de faire passer, à la faveur de quelques flatteries excessives, la critique souvent hardie qu'il fait du vice, et l'éloge constant qu'il donne à la vertu.

Quelques critiques prétendent qu'on n'a que l'abrégé de l'ouvrage de Valère Maxime. Ils se fondent sur une lettre d'un certain Januarius Népotianus, que l'on suppose avoir vécu vers le temps de Constantin; lettre dans laquelle il dit que, trouvant l'ouvrage de Valère Maxime trop diffus, il se propose d'en retrancher les longueurs. Mais rien ne prouve qu'il ait exécuté ce projet, et, s'il l'a exécuté, que cet abrégé soit le livre que nous avons.

Ce livre, qui n'est qu'une espèce de compilation où l'on désirerait plus de critique et de goût, ne laisse pas d'être fort utile, à cause d'un grand nombre de faits qu'on ne trouve point ailleurs. Aussi les éditions en sont-elles innombrables. La traduction suivante a été faite sur l'excellent texte donné, en 1823, par M. C. B. Hase, et reproduit ici, sauf de très-légers changements, autorisés par les manuscrits.

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LES NEUF LIVRES

DES FAITS ET DES PAROLES MÉMORABLES.

A TIBÈRE CESAR AUGUSTE.

PRÉFACE.

Les faits et les paroles mémorables que contiennent les annales de Rome et des nations étrangères étant épars dans trop d'ouvrages pour que l'on puisse s'en instruire en peu de temps, je me suis proposé d'en faire un choix d'après les plus célèbres auteurs, afin d'épargner le travail d'une longue recherche à ceux qui voudraient les connaître. Je n'ai pas eu la prétention de tout embrasser qui pourrait, en effet, renfermer dans un petit nombre de feuilles les événements de tous les siècles? et quel homme sensé, voyant l'histoire de notre pays et des autres peuples si supérieurement écrite et composée par les écrivains antérieurs, se flatterait de la refaire avec une exactitude plus scrupuleuse ou une plus grande éloquence? Vous donc à qui les hommes et les dieux ont, de concert, déféré le gouvernement du monde et sur qui repose le salut de la patrie, je vous invoque, ô César, pour le succès de cette

VALERII MAXIMI

FACTORUM DICTORUMQUE MEMORABILIUM

LIBRI NOVEM.

AD TIBERIUM CÆSAREM AUGUSTUM.

PRÆFATIO.

Urbis Romæ, exterarumque gentium facta simul ac dicta memoratu digna, quæ apud alios latius diffusa sunt, quam ut breviter cognosci possint, ab illustribus electa auctoribus deligere constitui, ut documenta sumere volentibus longæ inquisitionis labor absit; nec mihi cuncta complec tendi cupido incessit: quis enim omnis ævi gesta modico

entreprise, vous, dont la divine sagesse encourage avec bonté les vertus dont je vais parler, et punit les vices avec rigueur! Si les anciens orateurs commençaient avec raison leurs discours par une invocation à Jupiter; si les plus grands poëtes ont mis leurs vers sous la protection de quelque divinité, avec combien plus de raison ne dois-je pas, pour mon faible talent, implorer votre faveur! En effet, la divinité des autres immortels n'a pour preuve que l'opinion des homines, et la vôtre se manifeste par de sensibles effets, semblable à l'astre de votre père et à celui de votre aïeul (1); astres dont la splendeur a jeté le plus noble éclat sur nos cérémonies religieuses. Nous avons reçu les autres dieux; nous avons donné les Césars.

Mon dessein étant de traiter d'abord du culte

des dieux, j'en exposerai sommairement les principes.

(1) Auguste et J. César.

voluminum numero comprehenderit? aut quis, compos mentis, domesticæ peregrinæque historiæ seriem, felici superiorum stilo conditam, vel attentiore cura, vel præstantiore facundia, traditurum se speraverit? Te igitur huic cœpto, penes quem hominum deorumque consensus maris ac terræ regimen esse voluit, certissima salus patriæ, CESAR, invoco cujus cœlesti providentia virtutes, de quibus dicturus sum, benignissime foventur; vitia severissime vindicantur. Nam si prisci oratores ab Jove Optimo Maximo bene orsi sunt; si excellentissimi vates a numine aliquo principia traxerunt: mea parvitas eo justius ad favorem tuum decurrerit, quo cætera divinitas opinione colligitur, tua præsenti fide paterno avitoque sideri par videtur quorum eximio fulgore multum cærimoniis nostris inclytæ claritatis accessit. Deos enim reliquos accepimus, Cæsares dedimus; et quoniam initium a cultu deorum petere in animo est, de conditione ejus summatim disseram.

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