Correspondance secrette et familière de M. de Maupeou avec M. de Sor***

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éditeur non identifié, 1771 - 216 pages
 

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Page 108 - Oui, Sire, c'est le choix de la nation qui mit d'abord le sceptre entre les mains de vos ancêtres ; c'est elle qui les éleva sur le bouclier militaire et les proclama souverains. Le royaume devint ensuite l'héritage de leurs successeurs ; mais ils le durent originairement au consentement libre des sujets.
Page 88 - ... vous que M. de Maupeou eft le monftre le plus abominable que l'enfer ait pu produire pour le malheur de la France , l'hypocrite le plus damnable , le fcélérat le plus déterminé ; que les Jacques Clément , les Ravaillac, les Damien doivent lui céder la première place dans leur troupe parricide ; que les Vêpres Siciliennes , la Saint Barthelemi ; les triftes journées de Fontenai, de Poitiers, d'Azincourt, de Malplaquet font des jours heureux pour la nation , en comparaifon de celui où...
Page 169 - Les rois qui ne songent qu'à se faire craindre, et qu'à abattre leurs sujets pour les rendre plus soumis, sont les fléaux du genre humain. Ils sont craints comme ils le veulent être ; mais ils sont haïs, détestés, et ils ont encore plus à craindre de leurs sujets que leurs sujets n'ont à craindre d'eux.
Page 36 - ... lieux les moins connus , les plus éloignés de toute communication , les plus infâmes par leur fituation ,par le manque univerfel" de toute fociété , & des chofes les plus néceflaires , pour en faire * la. demeure de ces petits defpotçs , pour Jeu* •'faire connoitre dans toute fon étendue la mifère de ces peuples qu'ils avoient opprimés.
Page 27 - ... innocenté légalement & fortir • victorieux à la face de la France & de l'Europe , d'une affaire qui lui avoit été fufcitée par la cabale & par l'intrigue. On dit que craignant un pareil fuccès qui le mettoit au comble de la faveur vis-à-vis de fon Maître , & de l'eftime vis-à-vis de la nation, vous avez fait accroire à votre ami que les informations le rendoient...
Page 69 - Seigneur fur la terre qui ait „ pouvoir outre fon domaine de mettre un „ denier fur fes fujets fans octroy & con„• fentement de ceux qui le doivent payer, „ fînon par tyrannie ou violence. On pou...
Page 110 - Il a une puiflance abfolue pour faire le bien, & les mains liées dès qu'il veut faire le mal. Les loix lui confient les peuples comme le plus précieux de tous les dépôts, à condition qu'il fera le pere de fes fujets.
Page 168 - Heureux ceux qui le virent , & „ qui vécurent fous la douceur de fes Loix & „ de fon Empire ! Heureux l'âge qui montra à la „ terre un fi bon Maître ! Heureufes les villes >5 & les campagnes qui virent naître , fous fon 3, rcgne , l'abondance , la paix , la joie , la jultice , „ l'innocence des âges les plus...
Page 165 - Elles veulent qu'un feul homme ferve par fa fagefle & par fa modération à la félicité de tant d'hommes ; & non pas que tant d'hommes fervent par leur mifere & par leur fervitude lâche à flatter l'orgueil & la mollefle d'un feul homme.
Page 179 - Salentins comme l'effort d'une grande ame, qui s'éleve au-dessus de ses propres fautes en les avouant avec courage pour les réparer. Tout le monde pleuroit de joie de revoir l'homme de bien qui avoit toujours aimé le peuple, et d'entendre le roi parler avec tant de sagesse et de bonté.

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