Les Satires françaises du XVIIe siècle

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Louis Perceau, Fernand Fleuret
Garnier, 1923 - 358 pages
 

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Page 99 - Mais savez-vous aussi comme on parle de vous ? Gardez-vous, dira l'un, de cet esprit critique : On ne sait bien souvent quelle mouche le pique. Mais c'est un jeune fou qui se croit tout permis, Et qui pour un bon mot va perdre vingt amis.
Page 102 - Qu'on vante en lui la foi, l'honneur, la probité; Qu'on prise sa candeur et sa civilité; Qu'il soit doux, complaisant, officieux, sincère : On le veut, j'y souscris, et suis prêt à me taire. Mais que pour un modèle on montre ses écrits, Qu'il soit le mieux renté de tous les beaux esprits...
Page 97 - Vendrait au poids de l'or une once de fumée. Mais en vain, direz-vous, je pense vous tenter Par l'éclat d'un fardeau trop pesant à porter. Tout chantre ne peut pas, sur le ton d'un Orphée, Entonner en grands vers la Discorde étouffée ; Peindre Bellone en feu tonnant de toutes parts, Et le Belge effrayé fuyant sur ses remparts.
Page 102 - Cotin a prêché? La satire ne sert qu'à rendre un fat illustre : C'est une ombre au tableau, qui lui donne du lustre.
Page 97 - Que si tous mes efforts ne peuvent réprimer Cet ascendant malin qui vous force à rimer, Sans perdre en vains discours tout le fruit de vos veilles, Osez chanter du roi les augustes merveilles. Là, mettant à profit vos caprices divers, Vous verriez tous les ans fructifier vos vers ; Et par l'espoir du gain votre muse animée Vendrait au poids de l'or une once de fumée.
Page 179 - Vous n'écrivez que pour écrire, C'est pour vous un amusement; Moi qui vous aime tendrement, Je n'écris que pour vous le dire.
Page 103 - En vain contre le Cid un ministre se ligue : Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.
Page 103 - En vain il a reçu l'encens de mille auteurs : Son livre en paraissant dément tous ses flatteurs. Ainsi, sans m'accuser, quand tout Paris le joue, Qu'il s'en prenne à ses vers que Phébus désavoue ; Qu'il s'en prenne à sa muse allemande en françois.
Page 105 - Bon, mon esprit, courage! poursuivez. Mais ne voyez-vous pas que leur troupe en furie Va prendre encor ces vers pour une raillerie? Et Dieu sait aussitôt que d'auteurs en courroux...
Page 100 - N'entendrai-je qu'auteurs se plaindre et murmurer? Jusqu'à quand vos fureurs doivent-elles durer? Répondez , mon esprit ; ce n'est plus raillerie ; Dites.... Mais, direz-vous, pourquoi cette furie? Quoi! pour un maigre auteur que je glose en passant, Est-ce un crime, après tout, et si noir et si grand? Et qui, voyant un fat s'applaudir d'un ouvrage Où la droite raison trébuche à chaque page , Ne s'écrie aussitôt : L'impertinent auteur!

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