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tropole de la Dace méditerranée. Il est maintenant question, dit Cellarius, Géogr. ant. 1. 2, c. 8, de favoir fi Sardique doit être placée dans la balle Mafie ou aux confins de la Thrace. Comme les Thraces étoient plus confidérables & plus puilfans que les habitans de la Mofie, il ne feroit pas étonnant que les premiers euffent éloigné leurs frontieres aux dépens de ceux ci, & que ce foldat de Sardique, à caufe de cela, ait mieux aimé fe dire de Thrace que de Mafie. D'ailleurs l'itinéraire de Jerufalem place Sardique dans le Mafie, à quarante-fix milles des confins de la Dace & de la Thrace; & par la pofition l'itinéraire d'Antonin donne à cette même ville, que elle devoit être plutôt dans la Mafie que dans la Thrace, que le mont Hemus féparoit de Sardique. Si l'on confulte les mêmes itinéraires, Sardique étoit dans l'endroit où fe trouve aujourd'hui la ville qui eft appellée Sofia, par les Turcs, & Triadizza par les Bulgares. Cédrène le dit auffi pofitivement: Triaditza olim Sardica vocata fuit. Cette ville avoit été augmentée par Trajan, comme le dit le furnom d'Ulpia, qui lui eft donné dans les médailles : avant ce tems la Sardique étoit apparemment peu de choLes; car les hiftoriens n'en font aucune mention.

SARDIÆI, peuple de l'Illyrie : c'est Strabon, 1. 7, p. 314, qui en parle. Cafaubon croit avec beaucoup de fondement que c'eft le même peuple que Strabon, dans un autre endroit, appelle Ardiéens; voyez ce mot. C'eft aufli apparemment le même peuple, que Polybe & Pline mettent dans la Dalmatie, & auquel ils donnent le nom de Sardiates. Ne feroit-ce point auffi les Sardiota de Prolomée, & les habitans de la ville de Sardus. Voyez SAR

DUS. I.

SARDINA, SARDINIA, bourg de l'isle de Sardaigne, dans la province de Cagliari, fur la riviere de Sacro, à cinq lieues d'Oriftagni, en tirant vers Cagliari.* Baudrand, Dict édit. 1705.

SARDINAIÉ, petite ville ou bourgade de la Syrie, à trois lieues de Damas, fur une pente du mont Liban. Cette petite ville appellée par Villamont, l. 3, c. 4, & par Ananie Sardinale, eft fameuse à caufe de l'églife de Notre-Dame, où l'on garde le portrait de la mere de Dieu, peint par S. Luc, qui en fit, dit-on, quatre, dont l'un eft à Rome, l'autre à Venife, l'autre à Alexandrie & l'autre à Sardinaie. L'églife qui eft bâtie fur un roc fort élevé, a fa voute foutenue fur vingt colonnes de marbre. Le portrait de la fainte Vierge eft proche du grand autel, entouré de plufieurs barreaux de fer, & ordinairement accompagné de plufieurs lampes. On dit qu'il coule de ce portrait certaine huile, qui en fept ans fe change en forme de chair, guérit divers maux, & appaife les orages. Les Maronites, habitans du lieu, gardent cette églife, que les Mahometans honorent autant que les chrétiens. Ces derniers demeurent feuls dans la ville; & fi quelques Turcs ou Maures s'y veulent tenir, par un jugement fecret de Dieu, ils meurent avant la fin de l'année, après avoit été tourmentés de divers maux.

SARDINIA. Voyez SARDAIGNE.
SARDIOTE. Voyez SARDUS.
SARDIQUE. Voyez SARDICA.

1. SARDIS. Voyez SARDES.

2. SARDIS; Paul le diacre, 1. 5, appelle ainsi un champ au-deffus de Verone.

SARDONES. Voyez SURDAONES.

1. SARDO , montagne de l'Inde, felon Ortelius, qui cite Crefias. Il ajoute qu'à quinze journées de chemin de cette montagne, il y avoit un lieu facré où l'on adoroit le foleil & la lune.

2. SARDO, nom d'un lieu, dans la Liburnie, felon Procope, Goth. 1. 1, cité par Ortelius, qui ajoute que ce lien étoit voifin de Burne. Mais au lieu de Sardo, il faut lire Salo, car c'eft de la ville de Salone, dont il eft question.

SARDONIS, Zapdovos; Stobée, De Fortitud. donne ce nom à un fleuve de la Thrace, voifin de la ville Olynthus. Ortelius regarde ce nom comme corrompu, & avertit qu'à la marge de l'exemplaire dont il s'eft fervi on lifoit Zavdays. C'est le nom que Plutarque donne à ce fleuve. Voyez SANDANUS.

SARDONIUS-SINUS. Voyez TAPHROS. SARDONIA, ville de l'Inde, en deçà du Gange, felon, Ortelius, qui cite Ptolomée. Je trouve bien dans Prolo

mée, 1. 7, c. 1, une montagne nommée Sardonia, & fur laquelle il y avoit une pierre de même nom; mais je ne vois nulle apparence de ville.

1. SARDONÜM-ORA. Voyez l'article qui fuit. 2. SARDONUM-REGIO, contrée de la Gaule Narbonoife: Pline, l. 3, c. 4, la mer fur la côte de la mer Méditerranée; ce qui fait que Pomponius Mela, 1. 2, c. 5, au lieu de Sardonum Regio, dit Sardonum Ora. Ifaac Vollius remarque qu'il faut écrire Sordonun, tant parce que c'eft l'ortographe des anciens exemplaires de Pline, que parce qu'Avienus, Ora Marit. en parlant des habitans de cette contrée, les appelle Sordus Populus, & non Sardus Populus. Voyez SORDICENE.

SARDOPATORIS-FANUM, temple de l'ifle de Sardaigne: Ptolomée, l. 3, c. 2, le marque fur la côte occidentale, entre les villes Ofaa & Neapolis.

1. SARDUS, ville de l'Illyric, felon Ortelius, qui cite Strabon & Etienne le géographe. Je ne trouve point le mot Sardus dans Strabon. Il a celui de Sardiai, 1.7, p. 314, qui pourroient être les habitans de cette ville & qu'il nomme ailleurs Ardiai. Quant à Etienne le géographe, il dit que les habitans de Sardus font appellés Sardeni. Ce font fans doute les Sardiates de Pomponius Mela, & de Pline, & les Sardiota de Ptolomée.

2. SARDUS, fleuve que Cédréne place quelque part, du côté de l'Arménie. Ortel. Thefaur.

*

SARE, SARA ou SAARE, riviere : la Sare peut avoir trente à trente-cinq lieues de cours, renfermé tout entier dans la Lorraine dans la Lorraine, à la réferve de quelques lieues audeffus de fon embouchure, qu'elle entre dans l'électorat de Treves.* Supplément an manuscrit de M. de Corberon, premier préfident au confeil d'Alface.

SAREA, ville de la Palestine, dans la tribu de Juda : Jofué, c. 15, 33, la met au nombre des villes qui étoient dans la plaine.

SARĖDA, ville de la Paleftine, dans la tribu d'Ephraïm. Jeroboam, fils de Nabath Ephrathéen, ferviteur de Salomon, & l'un de ceux qui fe fouleva contre ce prince, étoit de Sareda. Dom Calmet foupçonne que Sareda eft la même ville que SAREDATA & SARTHAN. Voyez ces deux mots.* 3 Reg. c. 11, 26.

SAREDATHA, ville ou lieu de la Palestine, dans la tribu d'Ephraïm. Salomon fit jetter en fonte, dans la terre d'Argile, en une plaine proche du Jourdain, entre Sochoth & Saredatha, toutes fortes de vales de l'airain le plus pur pour la maifon du Seigneur. Cette ville eft appellée Sarthan, dans le troifiéme livre des Rois, c. 7, 46, où il eft dit que Salomon fit fondre les vafes dans une plaine proche le Jourdain, en un champ où il y avoit beaucoup d'argile, entre Sochoth & Sarthan. Elie eft auffi appellée Sarthan dans Jofué, où on lit, c. 3, 16, que lorsque les Hébreux pafferent le Jourdain, les eaux qui venoient d'en haut s'arrêterent en un même lieu, & s'élevant comme une montagne, paroiffoient de bien loin depuis la ville d'Adom jusqu'au lieu appellé Sarthan. * 2 Par.

C. 4, 17.

SAREDIGNUM, Sardenne, village dans le Limousin. SAREK-CAMICH, ville du Mogoliftan, felon Petit de la Croix, 4, c. 32, dans son histoire de Timurbec. SAREK-CAMICH-DGIAM; Petit de la Croix met un village de ce nom aux frontieres feptentrionales de Corasfan, vers la Bactriane.

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SAREK-COURGAN, château du Courdistan felon Petit de la Croix.

1. SAREK OUZAN, horde de Capchac, fur la riviere d'Artch, qui fe décharge dans le Sihon, au-delfus d'Yenghi Kunt, felon Petit de la Croix.

2. SAREK-OUZAN, village en Capchac, fur la riviere d'Artch.

SAREN, village de la Thrace: Tite-Live, l. 38, c. 41, le donne aux Maronites.

SAREPTA, ville des Sidoniens, dans la Phénicie, entre Tyr & Sidon, fur le bord de la mer Méditerranée. Pline & Etienne le géographe l'appellent Sarapta, & les Arabes Tzarphand. Jofeph & les Grecs difent Sarephta ou Saraphta, & les Juifs Zarphat. Le géographe arabe Scherif-ibn-idris la met à vingt milles de Tyr & à dix milles de Sidon. Cette derniere étoit au nord, & Tyr au midi. Sarepta eft fameufe par la demeure du prophéte Elie, chez une pauvre femme veuve, pendant que la fa

mine défoloit le royaume d'Ifrael. On y montroit, au tems de faint Jérôme, Epitaph. Paula & Itiner. Antonini Mart. & Phoca, & encore long-tems depuis, le lieu où ce prophéte avoit demeuré. C'étoit une petite tour. On bâtit dans la fuite une église au même endroit, au milieu de la ville. Le vin de Sarepta eft connu chez les anciens fous le nom de vinum Sareptanum: Corrip. 3.* Dom Calmet, Dict. 3 Reg. c. 17, v. 10 & fuiv.

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Vina mihi non funt Gazetica, Chia, Falerna,

Quæque Sareptano palmite missa bibas.

Fulgent. 1.2, Mytholog. dit que les vins de Sarepta font fi fumeux, que les plus hardis buveurs n'en fauroient boire un fetier en un mois. Or le fetier Sextarius, n'étoit que la pinte de Paris, felon Budée. Sarepta n'eft aujourd'hui qu'un petit village, au-deffus d'une montagne, à quinze cents pas de la mer. Quelques-uns ont cru que le nom de Sarepta venoit des métaux ou du verre que l'on fondoit dans cet endroit. Zaraph, en hébreu, fignifie fondre des métaux ou autre chose. C'est de la ville de Sarepta que Jupiter, fous la forme d'un taureau, ravit Europe.

Sarepta n'eft plus aujourd'hui qu'un village que les Turcs nomment Sarphen. Sa fituation eft fur la croupe d'une petite montagne. La vue en eft affez agréable. Il n'y refte que des ruines fans fortifications. L'ancienne Sarepta étoit beaucoup plus près du rivage: on y voit encore quantité de fondemens à fleur de terre. Mais on a placé la moderne fur la montagne, à caufe des ravages des pirates. Du tems que les chrétiens étoient maîtres de cette ville, il y avoit un évêque, & l'on y voyoit une belle églife bâtie en mémoire de S. Elie. Elle a été détruite par les Sarazins ou par les Turcs qui ont fait bâtir une mosquée à la place. SARERA: S. Epiphane dit qu'Ezéchiel étoit de la terre de Sarera.* D. Calmet, Dict.

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SARGA, ville de la Macédoine, dans la Chalcidie: Herodote, l. 7, fait entendre qu'elle étoit fur le rivage du golfe Singitique.

SARGANS, comté de Suiffe, & qui fait partie de ce qu'on appelle les fujets des Suiffes. Dans cet espace de terre, qui eft entre le pays des Grifons & le lac de Conftance, du côté de la Suiffe, le Rhin eft bordé de quatre petites fouverainetés, le Rheinthal, la baronnie d'Alt-Sax, les comtés de Werdeberg & de Sargans. Ce dernier eft borné au midi & à l'orient par les Grifons, dont il eft féparé à l'orient par le Rhin : à l'occident par le canton de Glaris & par le pays de Gafter ; & au nord par le Toggenbourg & par le comté de Werdeberg. Il a environ huit lieues de longueur fut cinq ou fix de largeur. Il avoit autrefois des feigneurs particuliers, avec titre de comtes, qui étoient descendus des comtes de Werdeberg de l'ancienne maifon de Montfort, & qui le vendirent en 1423 aux fept anciens cantons, Zurich, Lucerne, Ury, Schwitz, Undervald, Zug & Glaris; mais depuis la paix de 1712, le canton de Berne a un intérêt dans ce bailliage. Il faut pour tant excepter Wartaw, qui appartient aux réformés de Glaris. Ce comté eft arrofé de trois petites rivieres, de la Sar ou Sare, qui fe jette dans le Rhin, du Setz, qui entre dans le lac de Wahlestatt, & de la Taminne qui fe jette dans le Rhin. La Sare partage ce comté en deux parties qu'on appelle le haut & le bas Sargans. Les principaux endroits font,

Wahleftatt,

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Les huit cantons fouverains de ce comté y envoyent tour à tour des baillis qui font leur réfidence à Sargans. La religion y eft mêlée. La proteftante y fut introduite en 1530. Wartaw, qui appartient aux proteftans de Glaris, eft auffi de leur religion. En 1694, un bailli catholique de Sargans ayant voulu y établir la religion catholique par force, fut à la veille d'allumer la guerre dans la Suiffe; mais l'affaire fut pacifiée au bout de deux ans. La qualité du terroir y eft la même que dans les autres montagnes des cantons voifins. Les vallées y font fertiles en bleds & en fruits. * Etat & délic. de la Suiffe, t. 3, p. 186.

Quelques-uns veulent que les Sarunetes, marqués par Pline, ayent habité dans le comté de Sargans, qu'ils fuppofent en avoir tiré le nom, à caufe que la premiere fyllabe de ces deux noms eft Sar; mais comme Pline dit, que les Sarunetes étoient de la Rhétie, & que le Rhin prenoit fa fource dans leur territoire, ils ne peuvent avoir été les mêmes que ceux du comté de Sargans, qui ne font point dans le territoire des Rhétiens, mais des Helvétiens, & qui ne font pas proche des fources du Rhin : c'eft une petite riviere nommée Sare, qui paffe à cette ville, qui lui a donné le nom. On peut expliquer ce mot Sargans, l'Oye de Sare, parce que Gans, en allemand, fignifie une oye; auffi ceux de ce comté portent pour armes une oye.* Longuerue, Descr. de la France, 2 part. p. 294.

SARGANS, ville de Suiffe, & la capitale du comté auquel elle donne fon nom. C'est une ville médiocrement grande, fituée presqu'au milieu du pays, bâtie fur la croupe du petit mont, qui eft une branche de la grande montagne, ou plutôt de la chaîne de montagne, qu'on nomme Schalberg, & qui couvre la ville du côté du nord. Au-deffus de la ville fur un rocher élevé, qui la commande, il y a un château où réfide le bailli. Le gouvernement y eft le même qu'à Walestatt. L'an 1423, les fept anciens cantons acheterent la ville & le comté de Sargans, de George, comte de Werdeberg. * Etat & délic. de la Suiffe, t. 3, p. 192.

Près de la ville, du côté de Ragaz., il y a une fontaine d'eau foufrée & froide, avec un bain, qui paffe pour être propre à guérir divers maux.

SARGANTHA, ville de l'Iberie, felon Etienne le géographe, qui dit que le nom national eft Sarganthenus. SARGANTHIS. Etienne le géographe donne ce nom à une ville d'Egypte. Il ajoute qu'on donnoit auffi ce nom à une prifon, & que les habitans de la ville étoient appellés Sargantites.

SARGARAUSENA, contrée de la Cappadoce: Prolomée, l. 5, c. 6, lui donne le titre de préfecture, & y comprend les villes qui fuivent :

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SARGASIS, CARSAGIS OU CARSAT, ville de la petite Arménie. Elle eft marquée dans l'itinéraire d'Antonin, fur la route de Satala à Melitene, entre Arauraci & Sinerva, à vingt-quatre milles du premier de ces lieux, & à vingt-huit milles du fecond.

SARGASSO, plage de l'océan Atlantique, à laquelle on donne environ cinquante lieues d'orient en occident, & tout au moins quatre-vingts du feptentrion au midi. Elle eft entre les isles du cap verd, les Canaries & les côtes d'Afrique. Cette mer a cela de particulier, qu'étant fort profonde, & éloignée de la terre-ferme & des isles d'environ foixante lieues, elle reffemble à un grand pré, par la quantité d'herbes dont elle eft couverte. Cette herbe eft femblable au perfil de mer ou à l'herbe qui croît dans le fond des puits, & que les Portugais nomment Sargaffo. d'où eft venu le nom de cette mer. Si quelques vailleaux s'y embarraffent, ils n'en peuvent fortir que par un vent qui foit au moins médiocrement fort tant l'herbe est ferrée.

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SARGATHUS, lieu où Cédréne dit que les Romains remporterent une victoire fur les Perfes, du tems de l'empereur Juftin. * Ortel. Thefaur.

SARGATII, peuples de la Sarmatie Européenne. Les Caryones & eux, font placés par Ptolomée, l. 3, c. 5, entre les Alauni & les Amanobii.

SARGEL, ville d'Afrique, dans l'empire de Maroc, au

royaume de Tremecen. Marmol, Desc. d'Afrique, royaume de Tremecen, l. 5, c. 33, dit: C'eft une grande & ancienne ville, bâtie par les Romains, & que Ptolomée nomme Canuccis Illa met à 16d 10' de longitude, fous les 33d 30' de latitude. Il y en a cependant qui croyent que c'eft la Carcena Colonia des anciens. Quoi qu'il en foit, la ville de Sargel eft entre Tenez & Alger, à quinze lieues par mer de l'une & de l'autre, quoique par terre il n'y en ait pas plus de dix. Elle cft bâtie fur la côte. Ses murs étoient autrefois de pierre de taille, & avoient plus de trois lieues de tour; elle étoit en outre défendue par un bon château Tout cela n'eft plus aujourd'hui. Il refte pourtant encore un grand temple fur le bord de la mer, & qui eft bâti de marbre & d'albâtre. Les Goths, qui regnoient en Espagne, fe faifirent de cette ville dans le tems qu'elle étoit floriffante, & la tinrent long-tems fort fujette. Depuis elle palla fous la puiffance des Arabes, qui la rétablirent dans fon ancienne fplendeur, mais le calife Caim, fchismatique de Carouan, la renverfa: mais au bout de trois cents ans, plufieurs Maures ayant paffé de Grenade en Afrique, après la conquête de Ferdinand, en 1490, quelques-uns d'entre eux commencérent à rétablir le château & les maifons qu'ils trouverent les plus commodes; & de jour en jour toute cette plaine fe peupla de Medéchares, de Tagartins & de Maures d'Andaloufie; ils cultiverent les environs, y planterent des vignes, des oliviers & des meuriers, pour la nourriture des vers à foie, en quoi confifte encore aujourd'hui leur plus grand revenu. Il y a préfentement à Sargel plus de cinq mille maifons, qui fourniroient en un befoin plus de mille arquebufiers ou arbalêtriers. On voit dans la mer, quand elle eft calme, plufieurs anciens bâtimens qu'elle a inondés. Il s'en trouve encore quelques-uns d'entiers, dont il n'y a que les toits de fondus. Cette ville n'eft plus aujourd'hui fermée de murailles. Toute fa force confifte dans la valeur & dans le nombre de fes habitans, qui font riches, & en bonne intelligence avec les Turcs, parce qu'ils reçurent fort bien Barberouffe, quand il y aborda, & lui offrirent le port pour y faire un mole, afin d'y mettre fes vaiffeaux à couvert. Mais il ne le fit pas, parce qu'il s'empara d'Alger. Lorsque nous allâmes dans cette ville, pourfuit Marmol, nous y vîmes de grands piliers d'albâtre & des ftatues de pierre, avec des inscriptions latines, & plufieurs autres antiquités. Les Maures difoient qu'ils les trouvoient en creufant dans leurs héritages, & qu'il n'y avoit pas long tems qu'on avoit trouvé de la forte un grand pillier d'albâtre, tout environné de monftres, & foutenu par deux lions auffi grands que des taureaux. Nous y vîmes auffi de grandes ftatues de nymphes, auffi d'albâtre, & qui paroilloient avoir été des idoles des Gentils. L'une avoit autour de la tête ces lettres :

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D S. R. J. D. D.

A deux lieues de cette ville, le long de la côte, vers le levant, eft le mont Sargel que les Turcs appellent Carapu la, & les Maures Giraflumar. Il eft fi haut, qu'on y découvre un vaifleau de vingt lieues. Du même côté du levant, mais plus près de la ville, il y a une riviere qui fait moudre plufieurs moulins à farine; & au dedans de Sargel il coule une fontaine, qu'on a fait venir d'ailleurs.

L'empereur Charles V, ayant appris que Barberouffe affembloit tous les corfaires d'Alger, pour fe rendre au détroit de Gibraltar, donna ordre à fon amiral André Doria, de s'en approcher avec fes galeres de Naples & de Sicile. Doria apprit dans fa route qu'une partie de l'armée navale de Barberouffe étoit dans le port de Sargel. Il fondit deflus à l'improvifte, & les Turcs étonnés le fauverent dans la ville & dans le château. Doria brûla tous les vaisfeaux, fit enfuite débarquer fes troupes, & mit en liberté huit cents forçats chrétiens. Mais comme les foldats étoient répandus dans les maisons, & s'amufoient à les piller, les Turcs, qui s'étoient retirés au château, en fortirent, vinrent donner fur eux, en tuerent plus de quatre cents, mirent le reste en fuite. A la vûe de ce défordre, & pour arrêter fes gens, qui accouroient en foule pour fe fauver dans fes galeres, Doria fit tirer fur eux, afin de les obliger de retourner au combat ; mais comme ce remede fe trouva inutile, il s'approcha de la terre pour les fauver. L'avarice du foldat ternit la gloire de cette journée. Tous les vais

&

feaux turcs & maures qui fe trouvoient à Sargel; furent néanmoins perdus, & de plus on fit échouer le deffein de Barberoulle.

SARGETIA, fleuve de la Dace, felon Dion Caffius, in Trajano. Ce fleuve arrofoit la ville Zarmizogathufa, depuis nomméc Ulpia Trajana, & fe jettoit enfuite dans le Rhabon. Le roi Decebalus avoit caché fes tréfors dans ce fleuve, dont le nom moderne, à ce que dit Tzetzès, eft Argentia ou Sargentia; mais, felon Sambucus, les Hongrois le connoiflent fous le nom de Sirel, & les Allemands fous celui d'Iftrig; fentiment qui eft appuyé par Lazius, dans fa république romaine.

SARGUEMINE, ville de la Lorraine allemande, fur la Sare, à la gauche, entre Saralbe & Sarbruck, environ à trois lieues de chacune de ces villes. On l'appelle autrement Guemund. * De l'Ifle, Atlas.

SARIANA, province de l'Afrique. Ortelius remarque qu'il eft fait mention de cette province dans les canons du Concile de Carthage, tenu fous l'empereur Monorius.

SARICHA, ville de la Cappadoce, felon Etienne le géographe.

SARID, ville de la Palestine, dans la tribu de Zabulon. Il eft dit dans Jofué, c. 19, v. 10, que la frontiere de cette tribu s'étendoit jufqu'à Zarid, & que de Sared elle retournoit vers l'orient, aux confins de Cefelethabor. On lit Saridim dans Joël, c. 2, v. 32, & Théodotion l'a pris pour un nom propre ; mais faint Jérôme l'a traduit par reliquia, les reftes. Il avoue pourtant que les Juifs le prennent pour un nom de lieu. SARIGA. Voyez GARIGA. SARIGAN, ou L'ISLE DE SAINT CHARLES, ifle de l'Archipel de faint Lazare, & l'une de celles qu'on appelle ifle Mariannes. Elle est à dix-fept degrés trentecinq minutes de latitude feptentrionale, & à fix lieues de l'isle de Guguan. On lui donne quatre heues de circuit. * Corn. Dict. Mém. du P. Louis Moralez, jéfuite, dans l'hift. des ifles Mariannes.

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SARINENA, felon Corneille, Dict. & CARIGNENA, ou SARIGNENA, felon les délices d'Efpagne, p. 638 "bourg d'Espagne, au royaume d'Aragon, dans une campagne peu fertile, vers la riviere d'Alcanadre.

SARION, ou SCHIRION. C'est le nom que les Sidoniens donnent au mont Hermon ; que les Amorrhéens appellent Sanir. Voyez HERMON.* Deuter. c. 3, v. 9.

SARIPHI, montagne d'Afie. Strabon, Epitom. I. 11, p. 1275, & Ptolomée, l. 6, c. 10, s'accordent à dire que le fleuve Oxus prenoit fa fource dans ces monta gnes, qui étoient dans la Margiane.

SARIRA. Dorothée, cité par Ortelius, appelle ainfi la patrie du prophéte Ezéchiel, & ajoute que ce prophéte fut enterré dans le champ d'Hébron, en un lieu nommé Maur. Saint Epiphane, au lieu de SARIRA, écrit SARERA. Voyez ce mot.

SARISABIS, ville de l'Inde, en deça du Gange Prolomée, 1.7, c. 1, la compte au nombre des villes ou villages de l'Afrique, fituées dans les terres, à l'occident du fleuve Bynda. Le texte grec au lieu de Sarifabis porte Serifabis.

SARITE, peuples de l'Arabie heureufe. Ptolomée, 1. 6, c. 7, les place après les Mafonita.

SARK, ou SERKE, isle d'Angleterre, quoique fur les côtes de France. Elle fe trouve entre les isles de Jersey & de Garnefey. Elle eft fort petite, & toute environnée de rochers. C'eft dans cette isle que Jean de faint Ouen, natif de Jerfey, conduifit, par permiffion de la reine Elizabeth, une peuplade. Elle n'étoit point habitée auparavant. Il y en a qui écrivent Cers au lieu de Sark. Voyez CERS.

SARKHAD, petite ville d'un pays qui eft aux environs de Damas, dans la province de Giouzan & de Mefchk. Il y a un château fort élevé, & le terroir des environs produit d'excellent vin, qui porte le nom de Sarkhadi ou Sarkhadi. D'Herbelot, Bibl. orient.

SARLAT, Sarlatum, ville épifcopale de France dans le bas Périgord, eile eft regardée comme la feconde ville de la province, elle eft très-mal située, à une lieue & demie de la rive droite de la Dordogne. Elle a pris fon origine d'un monaftere de l'ordre de faint Benoît, qu'on prétend avoir été fondé dès le tems de Pepin & de

Charlemagne. Il y avoit autour de ce monaftere une vallée, dont la feigneurie & la propriété furent données à l'abbé & au couvent de Sarlat, il y a fept à huit cents ans, par Bernard, comte de Périgord. Le Pape Jean XXII érigea au même lieu un fiége épifcopal, dont il créa premier évêque Raymond de Roquecor, abbé de Gaillac en Albigeois. Les moines bénédictins conpoferent toujours le chapitre de cette cathédrale jufqu'au pontificat de Pie IV, qui les fécularifa fous le regne de François II. Ce même roi donna fes lettres patentes pour l'exécution de la bulle de ce pape, & les moines quitterent enfin l'habit monaftique l'année fuivante au mois d'avril. L'église cathédrale eft dédiée à faint Sacerdos, évêque de L'imoges qu'on appelle vulgairement faint Sardos & quelquefois Sadroc. Cet évêché, démembré de celui de démembré de celui de Périgueux, n'est pas étendu, ni d'un grand revenu. Depuis quelques années on a uni au chapitre de l'églife cathédrale celui de faint Avit, qui étoit dans l'étendue de ce diocèse; en forte que le chapitre de la cathédrale eft aujourd'hui compofé d'un doyen, d'un archidiacre, d'un facriftain & de quatorze chanoines. On compte dans ce diocèfe environ deux cents cinquante paroiffes, & deux abbayes; celle de Terraffon & celle de Cadoin. * Longuerue, Defc. de la France, part. 1, p. 174. Piganiol, Defc. de la France, t. 4, P. 478.

Quoique Sarlat foit évêché, préfidial & élection, les habitans en font néanmoins fort pauvres, parce que le pays eft mauvais, & que d'ailleurs il n'y a aucun commerce. Cette ville a donné la naiffance à un gentilhomme, appellé Etienne de la Boétie, confeiller au parlement de Bourdeaux, & un des plus beaux efprits du feiziéme fiécle. On prétend qu'il n'avoit pas encore dix-huit ans lorfqu'il compofa le traité de la fervitude volontaire, qui eft inféré dans le troifiéme volume de l'Etat de France, fous Charles IX. Il mourut en 1563, âgé de trentetrois ans. Montagne parle de lui avec de grands éloges, dans fes effais, l. 1, c. 28. Au tefte ce traité de Boétie a été mis dans la nouvelle édit. de Montagne, faite à la Haye en 1725, t. 5, p. 74, & fuiv. ;

SARLOUIS, ville d'Afie, dans la Cappadoce & dans la contrée de Chamare felon Prolomée. 7. 5, c. 6. SARLOUIS, ville de France & démembrée de la Lorraine, en vertu de l'article XXXII du traité de Ryfwick, qui réserva au roi de France Sarlouis, avec une demi-lieue de terrein autour: mais comme cette fortereffe étoit trop refferrée, & que cela incommodoit la garnifon, le duc Léopold céda à la France cinq villages voifins, & l'emplacement de la ville de Valdrevange, avec les bâtimens qui y reftent, par le traité du mois de janvier 1718. Cette ville eft fituée fur la Saare, à quatre lieues de Sarbruck, & à dix de Metz. * Longuerue, Defcript. de la France, 2. part. p. 153.

Le feul nom de cette ville, & l'année 1680 que l'on commença à la bâtir, marquent fuffifamment qu'elle reconnoît Louis XIV pour fon fondateur. Cette ville ne partage l'honneur de porter le nom de ce grand roi qu'avec Mont-Louis en Cerdagne. C'eft une fingularité remarquable, qu'il n'y ait que ces deux villes qui portent le nom d'un roi, qui a peut-être lui feul fait conftruire plus de places que tous les prédécefleurs ensemble.

Cette place fut commencée en 1680, & achevée quatre ou cinq ans après. Elle eft fituée dans l'ifthme d'une prefqu'isle que forme la riviere de Saare. Sa figure eft un hexagone régulier de fix baftions, à la maniere du maréchal de Vauban. Le côté qui eft fur la riviere eft plus étendu que les autres. Au devant des courtines font placés de petits ouvrages appellés tenaillons. Cinq de fes fronts font couverts d'autant de demi-lunes, le tout revêtu de bonne maçonnerie, & le foffé qui entoure tous ces ouvrages, & qui eft accompagné d'un bon chemin-couvert, eft plein d'eau. Au-delà de ce chemincouvert regne tout autour un avant-foffé, dans lequel font placées neuf redoutes, revêtues de pierres. Cet avant-follé eft défendu d'un chemin-couvert, du côté de la terre, depuis le retranchement des capucins jusqu'à la riviere. On entre dans Sarlouis par deux portes diamétralement oppofées. Les rues font fort régulieres, & laiffent entr'elles une grande place carrée, fur un des côtés de laquelle eft la paroiffe, & de l'autre côté la maison du gouverneur. Le refte de cette place publique

& il

eft fermé par des maifons bourgeoifes, d'une égale fymmétrie, & affez bien bâties. Le long du rempart font plufieurs corps de cazernes, & un couvent de recolets. Les baftions de cette place font vuides y en a trois qui fervent de magalins, le quatrième de corps de garde, & les deux autres font chargés chacun d'un retranchement. Au-delà de la riviere, vis-à-vis le grand front de la place eft un grand ouvrage à corne, lequel enferme l'hôpital & un corps de cazernes. Il est occupé dans fa largeur par un canal. Cet ouvrage cft à la maniere du maréchal de Vauban. Son front eft couvert d'une demi-lune vert d'une demi-lune, le tout parfaitement bien revêtu, auffi-bien que le foffé qui eft accompagné d'un bon chemin-couvert & d'un grand glacis. La fortie de la riviere eft barrée par un ouvrage placé au milieu de fon cours, & défendu par une espece de petit chemin-couvert. Le retranchement des capucins, est de l'autre côté de la place, & confifte en un rempart, un parapet de terre & un foffé ou canal, qui communique de la riviere au foffé de la ville par un petit canal fouterrein qui eft pratiqué fous les ouvrages. On en fort par deux ponts, qui ont chacun à leur tête un petit corps de garde octogone. Le rempart eft planté de trois allées d'arbres qui fourniffent à Sarlouis une agréable promenade. La prefqu'isle eft une efpèce de marais, que l'on peut inonder en cas de fiége.

SARMAGANA, ville d'Afie: Prolomée, l. 6, c. 17, la marque dans l'Arie. Il y en a qui veulent que ce foit préfentement Samarkand.

SARMALIA, ville de l'Afie mineure, dans la Galatie; elle eft donnée par Prolomée aux Tolitoboges. L'itinéraire d'Antonin, dont quelques manufcrits portent SARMALIUS, & d'autres SARMALIUM, marque cette ville fur la route d'Ancyre à Tavia, entre Bolelasgus & Ecobrogis, à vingt-quatre milles du premier de ces lieux & à vingt du fecond.

SARMAN, ville d'Afrique, dans la province de Tripoli, auprès de l'ancienne ville de ce nom. C'est une place toute ouverte, mais grande & fort peuplée. Ses habitans font Bérébéres d'entre les Havares, & il y a aux environs quantité de bons palmiers; mais il n'y vient ni orge ni bled, parce que ce ne font que fablons tout à l'entour. Cette ville dépend de Tripoli.* Marmol, Defcr. d'Afrique, t. 2. l. 6, c. 49.

SARMATES, peuples qui habitoient la Sarmatie. Ils font nommés SAUROMATE par les Grecs, & ordinai rement SARMATA par les Latins. Ce nom de SARMATES eft cependant donné plus particuliérement aux peuples qui habitoient fur les bords du Tanais, aux environs des Palus Mæotides. C'eft dans ce fens que Pomponius Mela, l. 1, c. 19, a dit : Ripas ejus [ Tanaïs ] Sauromata, & Ripis hærentia poffident; & dans un autre endroit on lit, 1. 2, c. 1, Maotida Agathyrfi & Sauromata ambiunt. Pline le jeune, l. 10, ep. 14, fait mention d'un roi Sarmate, & Spanheim nous a donné l'explication d'une médaille où on lit ces mots : BACIAEON CATPOMA. TOY; cette médaille a été frappée du tems de l'Empereur Sévére. Voyez SARMATIE. Cellarius, Geogr. ant. 1. 2, c. 6.

SARMATICA INSULA. Pline, l. 4, c. 12, met une isle de ce nom près de la troifiéme embouchure du Danube, appellée Caloftoma.

SARMATICI MONTES, montagnes de la Sarmatie Européenne, aux confins de la Germanie. Ptolomée en fait une chaîne de montagnes qu'il étend du nord au midi, depuis la hauteur de la Viftule jufqu'aux monts Crapack. 11 ajoute, L. 2, c. 11, qu'on leur donnoit auffi le nom d'Alpes.

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1. SARMATIE, grande contrée, qui prise en général renferme divers grands pays de l'Europe & de l'Afie. Les anciens la partageoient en deux parties, l'une appellée SARMATIE ASIATIQUE, & l'autre SARMATIE EUROPÉENNE. Le Bofphore Cimmérien, les PalusMoeotides & le Tanaïs en faifoient la féparation.

2. SARMATIE ASIATIQUE (la) étoit terminée du côté du nord, felon Ptolomée, 4., c. 9, par des terres inconnues au couchant par la Sarmatie Européenne autrement par le Tanaïs depuis fa fource jufqu'à fon embouchure, dans les Palus Mootides, & par le rivage oriental des Palus Meotides jufqu'au

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Bofphore Cimmérien au midi, partie par le PontEuxin, depuis le Bofphore Cimmérien jufqu'au fleuve Chorax; partie par la Colchide, l'Ibérie & l'Albanie, en tirant une ligne droite, depuis le Crahox jufqu'à la côte de la mer Cafpienne : & à l'orient par la Scythie en deça de l'Imaus. Voici la defcription que Ptolomée nous donne de cette Sarmatie:

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ples connus fous des noms différens. Voici ceux que mée nous a conservés :

Hyperborei Sarmata, Mithridatis regio,
Bafilici ou Regii Sarmata, Melanchlani,
Modoca,

Hippophagi Sarmata,

Zacata,
Suardeni,
Afai,
Perterbidi
Jaxamata,
Chaenides,
Phthirophagi
Materi

Nefiotis regio,
Siraceni,

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Sapothrena, Scymnita,

Amazones

Surani >

Sacani > Orinai, Vali, Serbi,

Tufci,

Diduri,

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Ula, Olonda Ifonda, Gerri, Bofphorani Achai, Cercita,

Heniochi, Suanocolchi, Sanarai.

Prolo

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La SARMATIE EUROPÉENNE étoit bornée au nord felon Ptolomée 1. 3, c. 5, par l'Océan Sarmatique, par le golfe Vénédique, & par des terres inconnues : à l'occident par la Viftule & par les monts Sarmatiques au midi : par les Jazyges Metanaftes, par la Dace jufqu'à l'embouchure du Borifthene, & delà par le rivage du Pont Euxin jufqu'au fleuve Carcinite: & à l'orient par l'ifthme du fleuve Carcinite par le Palus ou Marais Byce, par le rivage du Palus Méotide, jufqu'à l'embouchure du Tanaïs par ce fleuve, & au-delà par une ligne tirée vers le nord, au travers des terres inconnues. Prolomée décrit ainfi cette Sarmatie :

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Tout ce pays étoit habité par un grand nombre de peu- phées :

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