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Ceux qui fauront la véritable position de Sincium pourront parler plus affirmativement.

SINCLEER ou SAIN-CLAIR, château d'Ecoffe, dans la province de Cathnefs, fur un petit promontoire, à l'orient de celui de Dangis-bay head. Les comtes de Sincleer ou Sain-Clair lui ont donné le nom de leur famille, au lieu qu'auparavant il s'appelloit Gernigho ou Kernigho, nom qu'on prétend être dérivé de celui des Cornabiens, anciens habitans du pays. Le château de Sincleer couvre une petite baye, au fond de laquelle les mêmes comtes ont un autre château nommé Akergil, & fur l'autre bord encore un troifiéme château appellé Keece, dans une fituation auffi agréable qu'on la peut fouhaiter dans ce pays-là. Délices de la Grande Bretagne, t. 6. p. 1400.

*

1. SINDA, ville de l'Afie mineure, dans la Pifidie, felon Strabon, 1. 12, p. 570, & Etienne le géographe. Le premier la met aux confins de la Carie. La notice d'Hieroclés place Sinda dans la Pamphylie; mais Berckelius & Holften veulent qu'on life dans ces trois auteurs Ifinda au lieu de Sinda. C'eft, à ce qu'on croit, la même ville qui eft nommée Pifinda par Prolomée, & encore la même que celle qui eft appellée Ifionda par Polybe, Legat 31, & par Tite Live, 38, c. 15. Non-feulement cette opinion eft appuyée fur le rapport des noms, encore fur la fituation du lieu, quoique Tire Live paroiffe néanmoins placer Ifionda dans la Pamphylie propre ou ancienne.

2. SINDA, ville de l'Inde, au delà du Gange, felon Prolomée, l. 7, c. 2, elle étoit fur la côte du grand golfe entre Corgatha & Pagrafa. Etienne le géographe parle auffi de cette ville.

3.SINDA, ville de la Sarmatie Afiatique, fur le Bofphore Cimmérien. Prolomée, l. 5, c. 9, la place entre les ports Syndicus & Bara. Voyez SINDI.

SINDA. Les exemplaires latins de Ptolomée, l. 7, c. 2, donnent ce nom à trois ifles de la mer des Indes, fituées au midi des illes Baruffa, & qui font nommées Célebes, Gilolo & Ambon par Mercator. Dans le texte grec de Prolomée, au lieu de Sinda Infula, on lit Anthropophagorum Infula tres.

SINDAGA, ville de la Parthie, felon Ptolomée, l. 6,

c. S.

SINDARUS. Voyez CYRRHUS, no. 3.
DARU

1. SINDE ou SINDA, village de la Phénicie, éloigné d'environ vingt ftades de la ville de Tyr. Evagre, 4, c. 7, parle de ce bourg dans fon hiftoire eccléfiaftique, à l'occafion d'un moine nommé Zolimas, natif de ce lieu, & dont il rapporte diverfes merveilles. Dans le même chapitre Evagre parle du monaftère de Sinden, où demeuroit Zofimas, & qu'il dit être à cinq cents stades ou environ de la ville de Célarée.

2. SINDE ou INDE, riviere des Indes, dans les états du grand Mogol, en latin Indus. Elle a fa fource aux confins du petit Tibet, dans les montagnes qui féparent ce royaume de la province de Nagracut. Sa courfe eft du nord oriental au midi occidental en ferpentant. Elle fépare d'abord la province de Cachemire de celle de Bankich, traverfe enfuite celles d'Atok, de Patane, de Moultan, de Buckor & de Sinde ou Tata, où elle se jette dans la mer des Indes, après s'être partagée en deux branches principales, qui font les bouches de l'Inde, & forment l'ifle qui fe trouve à l'embouchure de cette riviere. Dans fon cours elle reçoit les eaux de diverfes rivieres moins confidérables, entr'autres les eaux du Nilab, d. du Cow ou Behat, d. de la Lacca, d. du Ravis & du Van ou Via, déja joints enfemble, g. du Chaul ou Sietmegus, g. & de la Dimiadée, g. Elle arrofe Atok, g. Moultan, g. Buckor, Candavil, d. Samand, g. Badhe, d. Calere, d. Sur le bras droit de fon embouchure on voit Tata & Sindi, & fur le bras gauche Nuraquimire.* De l'Ifle, Atlas.

3.

SINDE ou TATA, province des Indes, dans les états du grand Mogol. Elle eft bornée au nord par la province de Buckor, à l'orient par celles de Jeffelmere & de Soret, au midi par la mer, & à l'occident par les terres de la Perfe. La riviere d'Inde ou de Sinde, qui lui donne fon nom, y a fon embouchure, & la traverse du nord au midi. C'est le pays des Abindes, nommés en leur langue Abind. Les Arabes & les Perfans l'appellent Diu; les François, les Anglois, les Portugais & les Espagnols lui donnent le nom de Sinde. Plufieurs écrivains croyent que c'eft le pays que Maffée appelle Dulcinde, & qu'il fait aboutir au royaume

de Canibaye du côté du fud. Sa capitale est Tata. Ce pays eft riche & fertile, & le commerce y attire beaucoup d'Indiens & de Portugais. Il y a grande abondance d'huile, de coton & de beurre. On envoye auffi de-là aux Indes, par le moyen des navires portugais, force fucre candi, de la poix refine, des ouvrages de cuir brochés de foie de différentes couleurs, qui leur fervent de tapis & de couvertures de lits & de table; des étuits, des boetes & des cofrets de diverfes fortes de bois, marquetés de nacres de perles. Il descend par la riviere de Sinde beaucoup de barques, ques, qu'on appelle kiftes & chapuses, chargées d'une grande quantité de toiles de toutes fortes, de fucre, d'anis & d'autres marchandifes qui viennent de Lahor, de Moul. tan, d'Agra, de Dely, de Mandou, de Sytoh, d'Uir ad & autres lieux, & qu'on embarque à Bandel. Ce fut le grand Mogol Akebar qui fit la conquête de ce pays; ainfi que de Cachemire & de Gufurate. Les peuples font mahometans, Mais comme la capitale eft une ville d'un fort grand commerce, il s'y trouve des étrangers de toutes les autres religions, & particulierement des chrétiens. Les principaux lieux de la province de Sinde font:

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*Davity, Etat du grand Mogol.

SINDELFINGEN, petite ville d'Allemagne, en Suabe, dans le duché de Wurtemberg, & conprife dans le bailliage de Beblingen, qui eft à fon midi. * Zeiler, Suev. Topogr. p. 14.

SINDERING ou SINDERINGEN, bourg d'Allemagne, dans la Suabe, fur la rive feptentrionale du Cocher, au deffous d'Indelfingen. Robert, carte de Suabe 1751, le nomme Sindringen. * De l'Ifle, Atlas.

SINDESSUS, ville de la Carie, felon Etienne le géo-graphe.

i. SINDI, peuples de la Sarmatie Afiatique, comptés parmi ceux qui habitoient le Bosphore Cimaérien. Stra bon, l. 11, p. 495, dit que les Sindi font du nombre des Meeti. Pomponius Mela, l. 1, c. 19, qui les nomme Sin dones, les place au voifinage des Palus Méotides, & ajoute

que

la ville de Sindos, appellée Sinda par Prolomée, fut bârie aux confins du pays des Sindones, par les laboureurs même de ce canton. Ces mêmes peuples font appellés

roi, Sinti, dans le périple de Scylax; mais comme il nomme le port de ces peuple Ends Apr, Sindicus Portus, on peut corriger le premier de ces mots par le fecond.

2. SINDI, peuples qui habitoient vers l'embouchure du Danube, felon Apollonius & Flaccus, cités par Ortélius.

SINDIA, ville de l'Asie mineure, dans la Lycie, felon Etienne le géographe.

SINDIANI, peuples Scythes dont parle Lucien : ils habitoient vers les Palus Méotides; & ils pourroient bien être les mêmes que les Sindi.

SINDICENUM. Voyez TEANUM.

SINDICIN, ville d'Afie, dans la Tartarie, au pays de Tenduc, felon Davity, qui cite Marco Polo, l. 1, 6. 52 & 53. Il s'y fait grande quantité de camelors avec le poil des chameaux ; des draps d'or, de foie & de laine de diverfes fortes; des harnoix de chevaux, & de tout ce qui eft néceflaire aux gens de guerre. * Etats du grand Can.

SINDICUS PORTUS, port de la Sarmatie Afiatique, fur la côte du Bosphore Cimmérien, felon le périple de Scylax, p. 31, qui en fait une ville grecque. Prolomée, 1.5, c. 9, qui écrit Syndicus Portus, place auffi ce port dans le Bosphore Cimmérien, fur la côte de la mer Caspienne, entre Hermone & Sinda oppidum.

SINDIFIU, ville d'Afie, dans la Tartarie, au pays auquel elle donne fon nom. Davity, Etats du grand Can, dit que ce pays eft fur les connins de Mangi ou de la Chine. Il ajoute qu'on fait à Sindifiu du crêpe fort délié, & que cette ville eft traverfée de plufieurs rivieres, qui s'uniffent

།།

hors de fon enceinte, & qui forment la grande riviere de Quian.

SINDITE, ville de la petite Armenie, felon Ptolomée, 1. 5, c. 7. Il la place dans la Préfecture Muriana.

SINDOCANDA, ville de l'ifle de Taprobane. Elle eft marquée par Ptolomée, l. 7, c. 4, fur la côte occidentale de l'ifle, entre l'embouchure du fleuve Soana & le port Priapius.

SINDOMANA, ville de l'Inde. Arrien de exped. Alex. l. 6, en fait la capitale des états de Musicanus. SINDONÆI, peuples de la Thrace, felon Etienne le géographe, qui cite Hécatée. Ortélius croit que ce font les Sithonii de Pline.

SINDONALIA, contrée de l'Inde, felon Strabon, 1. 15, p. 701, qui dit qu'elle étoit habitée par les Sabata.

3. SINGAN, ville de la Chine, dans la province de Quangtung, au département de Quangcheu, premiere métropole de la province. Elle eft de 3d 49' plus occidentale que Pekin, fous les 22d 40' de latitude feptentrionale.

4. SINGAN, ville de la Chine, dans la province de Chekiang, felon la relation de l'ambaffade des Hollandois à la Chine, c. 39: car le pere Martini ne connoît point cette ville. Cette relation ajoute qu'il y a une riviere, auffi nommée Singan, qui roule fes eaux avec violence à travers les rochers & les vallées jusqu'à cette ville, & qui lave les murailles de Hoeicheu, l'une des capitales de la province de Nankin. Cette riviere fe forme de quatre petits ruiffeaux dont le premier vient des montagnes de la ville; le fecond fort près de Hieuning; le troifiéme proche de Wyen, & le

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que Diodore de Sie cette contrée des Sabata eft celle quatrième à peu de diftance de Cieki. Dans le chemin que

que Diodore de Sicile appelle την χώραν τῶν ὀνομαζομένων

Σαμβαςῶν.

SINDUM. Voyez SINTHUS. 1.

SINE, SEINE OU SENNE, riviere des Pays-Bas. Elle prend la fource dans le Hainaut, entre Roeuls & Soignies, auprès du village nommé l'Hermitage: de-là elle coule à Soignies, d. à Homes, d. à Eftinkerke, g. à Kenaft, g. à Tubife, g. à Halle, g. à l'abbaye de Werft, d. à Bruxelles, à Haren, d. à Vilvorden, à Wert, g. paffe à demi-lieue de Malines, qu'elle laiffe à droite, à Helfen, & de là fe perd dans la Dyle, au-deffus du château de Battelbroeck, à une grande lieue au-deffous de Malines. * Di&t. géogr. des Pays

Bas.

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SINERVAS, ville de la pétite Arménie. Elle fe trouve dans l'itinéraire d'Antonin fur la route de Satala à Melitene, entre Carfagis & Analiba, à vingt-huit milles du premier de ces lieux, & à égale diftance du fecond. Je foupçonnerois que ce pourroit être la ville Sinera de Ptolomée. Voyez SINERA.

SINES ou SINEX, port de mer, dans le Portugal, fur la côte de l'Eftremadoure, au fud-oueft de Saint-Jago de Cacem. C'est un petit peuple de pêcheurs, à caufe que la pêche y eft fort riche. On y entretient ordinairement une petite garnifon de vingt-trois hommes, avec une artillerie affez nombreuse.* Délices de Portugal, p. 806.

SINFAN, ville de la Chine, dans la province de Suchuen, au département de Chingtu, premiere métropole de la province. Elle de 13d 13 plus occidentale que Pekin, fous les 30d 56' de latitude feptentrionale. Atlas Si* nenfis.

SINFUNG, ville de la Chine, dans la province de Kiangfi, au département de Cancheu, douzième métropole de la province. Elle eft de 2d 12' plus occidentale que Pekin, fous les 25d ss' de latitude feptentrionale.

SINGA, ville de la Syrie, Ptolomée, l. 5, 6. 15, la place dans la Commagene.

SINGA, peuples de l'Inde, felon Pline, l. 6, c. 20. SINGAI, peuples de la Gréce. Thucydide femble les placer aux confins de la Macédoine & de la Thrace; & Ortélius foupçonne que ce font les habitans de la ville Singus, dans la Chalcidie.

SINGAMES, fleuve de la Colchide. Arrien 1 peripl. dit que ce fleuve, qui étoit navigable, fe trouvoit au voifinage de celui de Tarfuras, dont il n'étoit éloigné que de cent vingt stades. Peut-être eft-ce le même qui eft appellé Sigania par Pline.

1. SINGAN, ville de la Chine, dans la province de Pekin, au département de Paoting, feconde métropole de la province. Elle eft de 1d 8' plus occidentale que Pekin, fous les 39d 26′ de latitude feptentrionale. *Atlas Sinenfis.

2. SINGAN, ville de la Chine, dans la province de Honan, au département de Honan, fixiéme métropo. le de la province. Elle eft de sd 24 plus occidentale que Pekin, fous les 35 52' de latitude feptentrionale.

.

cette riviere fait jusqu'à Singan, on compte trois cents foixante précipices. Le plus dangereux n'eft pas éloigné de la ville de Hoeicheu.

no 4.

5. SINGAN, riviere de la Chine. Voyez SIGNAN, ŜINGARA, ville de la Méfopotamie. Ptolomée, 1. §, c. 18, la place fur le bord du Tigre. Pline, l. 5, c. 24, en fait la capitale des Arabes Rhetavi. Cette ville eft auffi connue d'Ammien Marcellin & d'Etienne le géographe, & elle eft nommée Singra dans faint Athanafe, cité par Ortélius.

SINGARAS, montagne de la Méfopotamie, felon Prolomée, l. 5, c. 18, qui la place dans l'Acabene.

SINGARENA. C'eft ainfi que Sextus Rufus & Pomponius Lætus écrivent le nom de la ville de SING ARA. Voyez

SINGARA.

SINGAS. Voyez MARSYAS.

SINGHIN, & SINGOUN ADALAR, Les ifles de la défaite. Les Turcs appellent ainfi en leur langue les ifles que les anciens ont appellées Echinades, & que les Italiens nomment le lfole Curzolari, qui font fituées à l'entrée du golfe de Patras, ou de Lepante; les Turcs leur donnent ce nom, à caufe de la perte qu'ils y firent dans la bataille de Lepante, qui fut donnée auprès de ces ifles.

SINGIDAVA, ville de la Dace, felon Ptolomée, 7 3,c. 8. Le nom moderne eft, à ce qu'on prétend, Enyed, & en allemand Engetyn.

SINGIDONUM. C'eft ainfi que Jornandès, l'histoire Tripartite, & Aurelius Victor écrivent le nom de la ville SINGIDUNUM. Voyez ce mot.

SINGIDUNUM, SINGIDONUM CASTRA, ou SINGINDLINO CASTRA, felon les différens manuscrits de l'itinéraire d'Antonin. C'étoit une ville de la Pannonie que ce même itinéraire marque fur la route d'Italie en Orient en paffant par le mont d'or. Elle fe trouve entre Taurunum Claffis, & le gîte appellé Aureus Mons, à quatre milles du premier de ces lieux & à vingt-quatre milles du fecond. Ptolomée qui écrit Eydeve, pour Envyidvey, met cette Σιγινδύνον, Σινγιδένον place au nombre des villes Méditerranées de la haute Myfie; car, comme Pline nous l'apprend, la Mafie fut ajoutée à la Pannonie. La notice des dignités de l'Empire qui écrit auffi Singidunum marque pareillement cette ville dans la Mafie. Procope, au troifiéme livre, c. 33, de la guerre contre les Goths, appelle cette ville nó Eyyndóva, quoique le manuscrit de la bibliotheque royale life Eyrar, apparemment pour door; le même nom eft corrompu Σιγγίδιον dans Theodoret qui écrit Zuyyidov, pour Eyyidovor. ThéoΣυγγίδινον, Σιγγίδινον, phylacte Simocatta n'a pas connu la fituation de cette ville qu'il dit entourée de deux fleuves, la Save & la Drave. Cette ville fe trouvoit à une petite diftance de la Save; mais elle étoit éloignée de la Drave. Holftein juge que Singidunum est à préfent Zendrin.

SINGILIA. Voyez SYNGYLIA.
SINGILIUS. Voyez SINGULIS.

SINGINDUNUM ou SINGIDUNUM. Voyez SINGIDU

NUM.

SINGITICUS-SINUS, golfe de la Macédoine, dans la mer Ægée, felon Ptolomée, l. 3, c. 13. Ce golfe entroit fort avant dans les terres entre la Chalcidie & la Praxie, depuis le promontoire Nymphæum jusqu'à Ampelus extrema. Ptolomée en donne la description fuivante : Nympheum Promont. Acanthus, Siratonice Singus,

Ampelus extrema.

564

SIN

SINGLE ou CINCHAI, ville de la Chine, dépendante de celle de Hokien. Elle eft mouillée des eaux de Guei, & n'eft qu'à dix ftades de Sinko. Son grand fauxbourg, bien peuplé, pourroit aller de pair avec une bonne cité. On voit à fon côté occidental un temple fort élevé, entouré d'une forte muraille, d'un jardin orné de riches parterres, & d'un verger plein de toutes fortes d'arbres & de fruits. C'est un cloître de dames, qu'on dit être des plus illuftres de la nation chinoife. Aucun homme n'en approche fous quelque prétexte que ce foit, parce, dit-on, que ces dames n'ont choisi cette retraite que pour fe garantir des traits de l'amour. * Amb.des Holl. p. 193.

A l'autre côté de la ville on voit encore un très-beau temple, proche duquel il y avoit trois pyramides, érigées à l'honneur d'un de fes gouverneurs, fort confidéré pendant fa vie pour fes glorieufes actions.

SINGO, ville de la Turquie en Europe, dans la Macédoine, fur la côte du golfe de Monte Santo, à la gauche en entrant, au midi oriental de Doori. Elle conferve le nom de l'ancienne Singus qui avoit donné le fien au golfe appellé anciennement Singiticus-Sinus. * De l'Ifle, Atlas.

SINGOCK ou SINGOCKO, c'est-à-dire, l'enfer. On donne ce nom à une étendue d'eau bouillante, qui eft au Ja pon, dans la province de Nanguefacque: elle tombe, avec un grand bruit, d'une montagne escarpée, & qui devint fameuse dans la perfécution qu'on fit aux chrétiens du Japon, dans le fiécle paffé. Voyez UNGEN: c'est le nom de la mon

tagne.

SINGONE, ville de la Germanie: Ptolomée, l. 2, c. 11, la compte au nombre des villes qui étoient voifines du Danube.

SINGOR OU SINGORA, ville des Indes, au royaume de Siam, fur la côte orientale de la presqu'isle de Malaca entre la ville de Patane & celle de Bordelon. Singor eft fituée à l'embouchure d'une petite riviere qui se jette dans le golfe de Patane. * De l'Ifle, Atlas.

SINGRA. Voyez SINGARA.

SINGRIUM ou SIGRIUM. Voyez ARGENNUM. SINGUI, province de la grande Tartarie, au pays de Tangut, avec une ville de même nom. Ananie dit qu'on ap. pelloit anciennement Iffedon Stythica. On la trouve en partant de la ville d'Ergimul, en tirant au Catay par le fud-eft. *Davity, Etats du grand Can.

SINGUIMALU, grande ville d'Afie, au Catay, à fept journées de Tundifu. Quelques-uns la nomment Sunzumalu Elle eft traverfée du côté du fud par une riviere que les habitans ont divifée en deux branches, dont l'une court vers l'orient, & arrofe le Catay, & l'autre du côté de l'occident, & va vers le Mangi, ou pays de la Chine.

SINGULIS. Voyez SINGYLIA.

SINGUS ou SINGOs, ville de la Macédoine, dans la Chalcidie: Prolomée, l. 3, c. 13, la marque fur le golfe Singitique, aujourd'hui le golfe d'Athos, & non le golfe de Conteffa, comme le dit le P. Hardouin, fur l'endroit où Pline, 1. 4,6. 10, parle de cette ville, qu'il place aux environs du mont Athos. Les habitans de cette ville font appellés zaio, par Thucydide, l. 5, p. 356.

SINGYA, ville de l'Afie mineure, dans la Pamphylie felon Etienne le géographe.

SINGYLIA. Ortelius, qui cite Clufius, dit que d'anciennes inscriptions donnent ce nom à la ville appellée aujourd'hui Antequera, qui eft la ville Singili de Pline, & l'Antiquaria de l'itinéraire d'Antonin. Mais une autre inscription ancienne, trouvée dans cette même ville, & rapportée par Gruter, fuit l'ortographe de Pline, p. 437, n° 4. Voici cette inscription:

GALLO MAXUMIANO.

PROC. AUG.

ORDO SINGILIENSIUM OB.

MUNICIPIUM DIUTINA
BARBARORUM OBSIDIONE

LIBERATUM.

On trouve encore dans Gruter une autre inscription où il eft parlé de cette même ville :

ORDO M. LIB. SING.

Elle tiroit apparemment fon nom du fleuve SINGULIS, &

SIN

y mouilloit la colonie Aftigitana, furnommée Augufta Fir ma. C'eft de cet endroit que ce fleuve commençoit à être navigable, Le Singulis est aujourd'hui le Xenil fuivant l'opi

nion commune.

SINHAR. Voyez SENNAR.

SINHIANG, ville de la Chine, dans la province de Honan, au département de Gueihoei, quatrième métropoque Pele de la province. Elle eft de 3d 39' plus occidentale kin, fous les 36a 26′ de latitude feptentrionale. * Atlas Sinenfis.

1.SINHING, ville de la Chine, dans la province d'Iunnan, au département de Chingkiang, cinquième métropole de la province. Elle eft de 14 17 plus occidentale que Pekin, fous les 24d 34' de latitude feptentrionale. Cette ville eft défendue par une fortereffe.

2. SINHING, ville de la Chine, dans la province de Quantung, au département de Chaoking, fixième mé4d 55 plus occidentropole de la province. Elle est de tale que Pekin, fous les 26 6' de latitude feptentrionale.

1. SINHO, fortereffe de la Chine, dans la province de Chekiang, au département de Chinxan, premiere fortereffe de la province. Elle eft de 5d 29′ plus orientale que Pekin, fous les 28d 30' de latitude feptentrionale. 2. SINHO ville de la Chine dans la province de Pekin, au département de Chinting, quatrième métropole de la province. Elle eft id 6 plus occidentale que Pekin, fous les 33d 6' de latitude feptentrionale.

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1. SINHOA, cité militaire de la Chine, dans la province d'Iunnan. Elle eft fituée au midi de la province, & n'eft dans la dépendance d'aucune ville. Les foldats & les bourgeois y vivent enfemble avec beaucoup de tranquillité.Aflez près de cette ville, on voit le mont Cheçung. Îl eft fameux fa fontaine d'eaux chaudes. * Amb. des Holl. à la Chine, c. 52.

par

2 SINHOA, ville de la Chine, dans la province de Huquang, au département de Paoking, neuvième métropole de la province. Elle eft de 6do' plus occidentale que Pekin, fous les 28d 23' de latitude feptentrionale. *Atlas Sinenfis.

3:

3. SINHOA, fortereffe de la Chine, dans la province de Queicheu, au département de Liping, feptième métropole de la province. Elle eft de 6 56 plus occidentale que Pekin, fous les 27d 18' de latitude feptentrio

nale.

SINHOEI, ville de la Chine, dans la province de Quantung, au département de Quangcheu, premiere métropole de la province. Elle eft de 44 18' plus occidentale que Pekin, fous les 22d 30′ de latitude feptentrionale.

SINHORIUM, lieu fortifié, dans la Colchide, felon Ammien Marcellin, l. 16, c. 7. De Valois remarque que le manuscrit de la bibliotheque royale lit Synorium, & que cette ortographe eft préférable, parce que Strabon, l. 12,

a

écrit que Mithridate bâtit foixante & quinze châteaux, pour y ferrer fes tréfors, & que le plus confidérable de ces châteaux s'appelloit Synoria. Il étoit aux confins de la grande & de la petite Arménie. Ce même lieu paroît appellé Zópnya Opoprov par Appien, in Mithrid. qui dit qu'on y gardoit le tréfor royal. Le nom de Eiropa eft corrompu dans Plutarque, in Pompeio, en celui de 'lapa.

SINIANDI, fiége épiscopal de la Pifidie, felon des no-
tices grecques. Cyrus fon évêque, fouscrivit au concile de
Chalcédoine, tenu l'an 451.* Hardouin, Collect. conc. t. 2,
P. 369.

SINIBRA. Voyez SINERA.
SINICA. Voyez SYNICENSIS.

1. SINING, cité de la Chine, dans la province de Quantung, au département de Loting, grande cité de la province. Elle eft de sd 29' plus occidentale Pekin, fous les 23d 23' de latitude feptentrionale. Atlas Si nenfis.

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Quangfi, au département de Nanning, feptiéme métro pole de la province. Elle eft de 10d 13' plus occidentale que Pekin, fous les 23d 30' de latitude feptentrionale. Cette

ville eft munie d'une forterefle.

4. SINING, fortereffe de la Chine, dans la province de Chekiang, au département de Chinxan, premiere forterelle de la province. Elle eft de 4d 30' plus occidentale que Pekin, fous les 27d 32′ de latitude feptentrionale. SINIGAGLIA, petite ville d'Italie, dans la Marche d'Ancone. Elle eft à dix milles de Fano, à vingt-deux de Pefaro & d'Ancone, entre l'une & l'autre ville, & à trentequatre milles d'Urbin, fur les rivages de la mer, où une petite riviere nommée Nigola, féparant la ville vieille d'avec la nouvelle, fait une espéce de port affez profond, mais capable feulement d'un petit nombre de bâtimens. Elle fut fondée par les Gaulois Sénonois, & appellée Senogallia, quand ils allerent faccager Rome, fous la conduite de Brennus. Cette ville devint depuis colonie romaine. Elle eft commerçante : il y a même une juiverie. On y tient tous les ans une foire franche à la Madelaine; cependant il n'y a point de bonne eau, & l'on n'y boit ordinairement que du vin dont le territoire abonde, & qui eft fort bon. La ville d'elle-même eft affez belle; le dôme & l'églife faint Martin, font ce qu'il y a de plus remarquable. Dans une petite églife du fauxbourg, il y a un tableau de la fépulture de Notre-Seigneur, de Frédéric Barroci, qui a peint aux dominicains un tableau de faint Hyacinthe: les rues font affez belles, mais mal peuplées. La ville neuve l'eft plus que la vieille, dans laquelle il n'y a que des pêcheurs, des matelots & quelques marchands. La nobleffe du pays & les gros bourgeois, demeurent dans l'autre. Outre la riviere qui les fépare, on y voit encore la vieille courtine qui eft très-haute, de bonne maçonnerie & de groffes pierres taillées avec les tours, qui font groffes & maffives, entr'autres les deux de la porte qui regardent le port intérieur. Il y a deux ports, l'un dans la ville & l'autre hors les murailles. Sa fortification eft bonne, c'est un octogone revêtu, qui n'eft irrégulier que du côté que la mer l'approche de plus près. Les deux bastions de la gauche n'ont qu'un flanc chacun & une face, prolongeant les deux faces opposées en ligne égale: ils vont fe rencontrer en angle rentrant, aux deux côtés d'un gros château, compofe de quatre tours maffives & bien percées, avec leur foffé & contrescarpe, qui font autant de flancs très-puiffans pour la défenfe de ces deux lignes, qui autrement feroient extrêmement foibles. Sinigaglia eft dans un territoire, qui ayant été uni au duché d'Urbain, entra dans l'obéilfance de l'églife avec ce duché, fous le pontificat d'Urbain VIII. * Corn. Dict. De Seine, Nouveaux voyages d'Italie, 1 p. Mémoires & plans géogr.

Il y a dans cette ville un évêché établi depuis le quatriéme fiècle fous la métropole d'Urbin.

1. SINIS-COLONIA, ville de la petite Arménie : Ptolomée, l. 5, c. 7, la place dans la Meliténe, près de l'Euphrate. Il y en a qui veulent que ce foit le fort Colonia, qui, felon Procope, Edif. 1. 3, c. 4, étoit dans cette province, fur le haut d'une roche très escarpée, & que Pompée avoit autrefois pris, fortifié & nommé Colonie. Comme la longueur du tems l'avoit presque fait tomber en ruine, Juftinien le fit réparer & diftribua de grandes fommes d'argent aux payfans d'alentour, tant pour construire de nouveaux forts, que pour réparer ceux qui étoient déja conftruits.

2. SINIS, lieu de l'Attique, felon Ortélius, qui cite Plutarque, in Romulo.

SINITENSIS, fiége épiscopal d'Afrique, dans la Nu. midie, felon la notice des évêchés de cette province. Dans la conférence de Carthage, no. 202, Cresconius eft qualifié episcopus Sinitenfis. Saint Augustin, l. 22, de civit. Dei, nous apprend qu'il y avoit près d'Hippone Royale un lieu nommé Caftellum Sinitenfe; & dans fa cinquième épitre, no. 4, il fait mention d'un certain Marcellin, évêque de ce lieu.

c. 8

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Barros au midi, près de l'embouchure d'une grande riviere, Il croît du poivre aux environs. * De l'Isle, Atlas. Robert 1750.

SINLO, (le royaume de ) appellé auffi Sinlin. Il eft dans la partie méridionale de la Corée, au fud eft de Petci: du côté de l'orient, il confine à la mer Orientale, au nord au Kaoli. Les rois de ce pays font venus de Pet-ci par mer : les habitans font originaires du pays de Chinhan. On a peu de connoiffance de ce royaume. On trouve feulement un fuite de fes fouverains depuis l'an 631 jusqu'en 923, auquel tems il s'éleva de grands troubles dans le pays: le roi envoya des tributs aux Chinois : mais après ce tems on ne trouve plus aucune trace dans l'hiftoire ni des rois ni des peuples. * Voyez l hiftoire générale des Huns par M. de Guignes, t. I, p. 443.

SINKICIEN, ville de la Chine, dans la province de Pekin, au département de Hokien, troifiéme métropole de la province. Cette petite ville, que quelques uns nonment Cing, eft fituée au côté méridional du fleuve Guei, dans une très belle plaine, à deux ou trois lieues de la ville de Sanglo. On voit, près de cette ville, la montagne Si, dont le fommet, qui s'étend en une longue & large campagne, eft fort eftimé, à caufe de la fertilité & de la graille de fon terroir, au milieu duquel eft un très-beau bourg, habité d'un grand nombre de laboureurs.* Amb des Holl. à la Chine, c. 43.

SINKIN, ville de la Chine, dans la province de Kianfi, au département de Linkiang, huitième métropole de la province. Elle est bâtie au côté droit de la riviere de Kiam, au milieu de collines très-fertiles, & égale presque en grandeur Hiakyang, mais non en beauté d'édifices, qui y font mal bâtis, & très-mal-propres. On y voit feulement du côté de la riviere, fur laquelle la ville eft bâtie, une haute & magnifique porte, embellie de fort beaux ouvrages. L'abord de cette ville eft affez ailé par l'embou chure de la riviere. Le port eft auffi affez commode, & capable de contenir un bon nombre de vaiffeaux.

Il y a un temple dans cette ville, rempli d'images & de ftatues : parmi ces dernieres, on en voit une fans tête, qui a deux corps, & qui représente un hermaphrodite : une feconde d'un certain géant : une troifiéme d'un baladin vêtu à la chinoife ; & une quatrième d'un géryon à une tête & deux corps, pour marquer le fymbole de l'amitié, qui joint deux volontés, & regle les mouvemens de plufieurs membres par un même fentiment.

Cette ville a un gouverneur, qui reçoit les étrangers, & leur accorde le fecours dont ils ont befoin, contre la férocité des habitans, & contre leur avarice.

Sinkin eft de 25' plus occidentale que Pekin, fous les 28d 28′ de latitude. Atlas Sinenfis.

SINKOCIEN ou HINGEI, ville de la Chine, dans la province de Pekin, au département de Hokien, troifiéme capitale de la province. Elle eft à trente stades de Sinkicien. Il y a de très-bons remparts & de bons bastions; mais elle n'eft pas fort peuplée ni fort marchande. On n'y voit ni fuperbes temples, ni magnifiques bâtimens ; mais feulement fur ces premiers quelques petites figures de grues volantes, avec une pierre au pied, dont certaines ont deux, & jusqu'à quatie têtes, que les habitans du pays croyent veiller fur leur ville & y apporter l'abondance. *Amb. des Holl.p. 191.

Tout ce qu'on voit dans ce lieu de plus confidérable, c'eft un temple au pied des murailles & dans une très-agréable plaine, dont la beauté, en richeffes & en fculpture, peut égaler les plus fuperbes du royaume. Cet ouvrage eft divifé en trois étages voutés, au côté desquels il y a plufieurs degrés. Le bas eft orné de plufieurs portes & de belles colonnes, qui foutiennent le toit du deuxième étage. Tout l'édifice eft fi enrichi, & fi couvert de feuillages, & de toutes les figures imaginables de bêtes, qu'on le prend d'abord pour le chef-d'œuvre de tout ce qu'il y a eu d'habile dans la fculpture, & dans la peinture. Il s'en faut infiniment que le dedans ne réponde au dehors.

SINLO, ville de lá Chine, dans la province de Pekin, au département de Chinting, quatrième métropole de la province Elle eft de 2d 23' plus occidentale que Pekin, fous les 38° 50 ́de latitude feptentrionale.* Atlas Sinenfis.

1. SINNA. Ptolomée, l. 5, c. 18, marque deux villes de ce nom dans la Méfopotamie.

2. SINNA. Voyez SYNNA.

3. SINNA. Strabon, l. 16, p. 765, nomme'ainfi une retraite où des brigands fe retiroient près du mont Liban.

SINNACA. Plutarque, in Craffo, & Appien, in Parthicis, nomment ainfi un défilé qui fe trouvoit dans les montagnes de la Méfopotamie, au voifinage de Carrha près du Tigre, où il y avoit une ville nommée Sinnac4, felon Strabon. Ortelius foupçonne que ce pourroit être une des villes que Ptolomée appelle Sinna.

SINNADE, ville de la Turquie, en Afie, dans l'Anatolie, vers la fource du Sarabat, environ à quinze lieues d'Apamis, du côté du nord, en latin Sinnada. C'étoit autrefois une ville archiepiscopale, & fort grande; mais aujourd'hui elle eft très-peu confidérable.

SINNAUS, lac d'Afie: Pline, l. 2, c. 103, dit que la grande quantité d'abfinthe, qui croît aux environs de ce lac, rend fes eaux ameres. Le pere Hardouin remarque qu'au lieu de Sinnaus, quelques manuscrits portent Sannaus, d'autres Annaus, Innaus, ou Amaus, & il femble foupçonner que ce lac étoit voifin de la ville de Synaus, que Ptolomée place dans la grande Phrygie.

1. SINNING, ville la Chine, dans la province de Quangtung, au département de Quangcheu, premiere métropole de la province. Elle eft de 4d 39 plus occidentale que Pekin, fous les 22d 18′ de latitude feptentrionale. *Atlas Sinenfis.

2. SINNING, ville de la Chine, dans la province de Suchuen, au département de Queicheu, fixiéme métropole de la province. Elle eft de 94 32′ plus occidentale que Pekin, fous les 31 47' de latitude feptentrionale.

3. SINNIG, ville de la Chine, dans la province de Huquang, au département de Paoking, neuvième métro pole de la province. Elle eft plus occidentale que Pekin de 64 28', par les 27d de latitude. Atlas Sinenfis.

SINNIPSENSIS, fiége épiscopal d'Afrique, felon la conférence de Carthage, no. 133, où Villaticus eft dit episcopus plebis Sinnipfenfis. On ignore de quelle province étoit ce fiége.

SINNUĂRITENSIS, fiége épiscopal d'Afrique, felon la conférence de Carthage, no. 132, où Stephanus eft dit episcopus plebis Sinnuaritenfis.Ce fiége étoit dans la province Proconfulaire, felon la notice des évêchés de cette province, qui écrit Sinnuarenfis ou Sinnarenfis ; d'ailleurs Victor episcopus municipii Sinna, fouscrivit au cinquiéme concile général, avec les évêques de la province Proconfulaire.

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1. SINO, riviere du royaume de Naples. Voyez SENNO. 2. SINO, (riviere de) riviere d'Afrique, en Guinée fur la côte de Malaguette. Elle vient de fort loin, du côté du nord, & a fon embouchure à l'eft de celle de Sanguin, dont elle est éloignée de douze lieues.* Côte de Guinée par M. Bellin, 1746.

SINOESSA, ville de Sicile, felon Etienne le géographe, qui entend fans doute la ville de Sinueffa, fituée dans cette partie de l'Italie, à laquelle quelques auteurs ont donné le nom de Sicile.

SINONIA, ifle de la mer de Thyrrène, felon Pomponius Mela, 1. 2, c. 7, & Pline, l. 3, c. 6. On croit que & Pline, l. 3, c. 6. On croit que c'eft à préfent l'ifle de Sanone, aux environs de Gaëre.

1. SINOPE, ville de l'Afie mineure, dans la Paphla gonie, à quarante ftades d'Armene, felon Arrien, & cinquante, felon Strabon. Polybe, 1. 4, c. 57, dit qu'elle étoit fituée au commencement d'une péninfule, dont elle occupoit l'ifthme, large de deux ftades, & que le refte de la péninfule demeuroit vuide. Strabon ajoute qu'à chaque côté de l'ifthme, il y avoit un bon port. Cette ville étoit fi ancienne, que Strabon, l. 12, p. 545, ne fait point difficulté de remonter fon origine jusqu'au tems des Argonautes. Apollonius prétend qu'elle avoit pris le nom de la fille d'Afopus, & même Valerius Flaccus femble dire qu'elle fut bâtie dans ce tems-là :

Alta Carambis'

Raditur & magna Pelago tremit umbra Sinopes.
Affyrios complexa finus ftat opima Sinope.
Nympha prius blandosque Jovis qua luserat ignes
Calicolis immota procis.

S'il eft vrai que Sinope soit fi ancienne, elle fut peu confidérable dans fes commencemens. Elle reçut feulement fon

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luftre des Miléfiens, qui, voyant la commodité du lieu, & l'imbécilité des habitans, s'emparerent de Sinope, & y envoyerent une colonie, d'où les Miléfiens furent regardés comme les fondateurs de Sinope. Strabon dit pofitivement, xa aur Minio, Milefii eam [ Sinopen] condiderunt. Xénophon, 1.6, poft principium, fe contente de dire que les habitans de Sinope font une colonie de Miléfiens. On lit la même chofe dans Diodore de Sicile, l. 14, c. 32, qui ajoute que cette colonie fituée dans la Paphlagonie, acquit une grande autorité dans ces quartiers. En effet, fa puiffance fut fi grande, qu'elle envoya des colonies à Cerafunte & à Trapéfunte, deux villes célébres, dans le Pont. Elle devint colonie romaine, felon Strabon & Pline, appuiés par diverfes médailles, fur l'une desquelles on lit: COL. JUL. SINOPE. Une médaille de Caracalla porte ces mots: C. J. AU. SINOPE; c'eft-à-dire, colonia Julia Sinope; & fur une médaille de Geta, il y a C. J. F. SINOPES, colonia Julia felicis Sinopes. Sinope étoit évêché dans le cinquiéme fiécle, fous la métropole d'Amafie.* Cellar. Géographie ant. 1, 3, c. 8. Commainville, Table des évêchés.

La pofition de Sinope eft fi bien marquée dans Polybe & dans Strabon, qu'il n'eft pas permis d'ignorer que cette ville occupe l'ifthme d'une presqu'ifle d'environ fix milles de circuit, terminée par un cap confidérable. Cependant Sinope eft repréfentée dans nos cartes fur une plage toute découverte, fans qu'on y remarque aucun port, quoiqu'elle en ait deux fort bons, & bien décrits par Strabon. Une fituation fi avantageuse invita fans doute à y bâtir une place. Les habitans de Sinope entreprirent de fortifier toutes les avenues de leur cap, pour s'oppofer aux entreprises de ce Mithridate, qui, fuivant Polybe, descendoit d'un des fept Perfes, qui firent mourir les Mages, & qui gouvernoit le pays que Darius avoit donné pour récompenfe à fes ancêtres, fur la côte du Pont-Euxin. C'étoit peut-être le même Mithridate fondateur du royaume du Pont. Quoi qu'il en foit, il ne faut pas le confondre avec le grand Mithridate Eupator, fils de Mithridate Evergéte. Eupator naquit à Sinope, y fut élevé, l'honora de fes bienfaits, la fortifia, en fit la capitale de fes états, & Pompée l'y fic enterrer. Les Romains y envoyerent une colonie, qui occupa une partie de la ville & de la campagne. Cette campagne eft encore aujourd'hui telle que Strabon l'a dépeinte, c'est-à-dire, que le terrein, qui eft entre la ville & le cap, eft rempli de jardins & de champs. De Tournefort a rapporté de ce pays-là une médaille, fur un des côtés de laquelle paroît une tête, qui femble être celle d'un général romain: au revers eft une corne d'abondance, qui marque les richeffes que les ports de Sinope y attiroient. Elle eft placée entre les deux bonnets de Caftor & de Pollux ; & ces bonnets, qui font furmontés d'autant d'étoiles, nous apprennent que ces enfans de Jupiter & de Leda favorifoient la navigation des Sinopiens. Les colonies, qu'ils avoient fondées, marquent que leur puiflance fur mer s'étendoit bien loin. Mais il n'y a rien de plus glorieux pour cette ville, que les fecours qu'elle donna au refte de l'armée des dix mille Lacédémoniens, dont la retraite fait un des plus beaux morceaux de l'hiftoire grecque. Les Sinopiens affecterent même fous les empereurs romains de conferver à leur ville le nom de colonie romaine. Patin nous a donné le type de deux médailles, dont les légendes en font mention : l'une eft la tête de Caracalla, & l'autre celle de Geta. Celle-ci a pour revers un poiffon, & rappelle naturellement l'idée du grand commerce de poiffon, qu'on fait encore aujourd'hui dans cette ville. Hormis les cables & les cordes qu'on y charge pour Conftantinople, on n'y trafique qu'en falines & en huile de poiffon. Les principales falines font les maquereaux & les pélamides ou jeunes thons. Les huiles fe tirent des dauphins & des veaux de mer. A l'égard de la médaille de Caracalla, elle représente Pluton à demi-couché fur un lit : fa tête eft chargée d'un boiffeau; un aigle s'appuye fur la main gauche, qui eft fermée, & il tient de la droite une hafte pure; c'est-à-dire, une lance fans fer. Tacite, après avoir parlé des prétendus miracles de Vespafien, qui avoit rendu la vue à un aveugle, & fait marcher un eftropié dans la ville d'Alexandrie, raconte de quelle maniere la ftatue de Pluton, ou de Jupiter de Sinope, fut transportée à Alexandrie par ordre de Prolomée, premier roi d'Egypte. Ce prince envoya une célébre ambassade au roi de Sinope, appellé

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