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Dorneck, Thierstein, & Gilgenberg font au-là. Tous ces bailliages n'ont que des villages, excepté Olten, qui eft une ville.

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SOLFARINO ou SOLFERINO, bourg d'Italie, dans la partie feptentrionale du Mantouan, aux confins du Breffan & du Veronéfe, entre Caftiglione d'alle Stivere & Capriana. Ce bourg, qui a titre de principauté, appartient à un prince de la maifon de Gonfague. Magin, Atlas. SOLFATARA ou SOLFATARIA, c'est-à-dire, les fouffrieres. On donne ces noms à un lieu d'Italie, au royaume de Naples, dans la Terre de Labour. Lorsqu'on vient de Pouzole à Naples l'on voit des deux côtés du chemin plufieurs ruines d'édifices continuels pendant un mille, & presque jusqu'au lieu appellé la Souffriere, que les Italiens nom ment la Solfataria. C'eft fans doute ce qui a fait dire à quelques perfonnes que la ville de Pouzole étoit autrefois dans cet endroit. Léandro Alberti croit que l'ancienne ville de Pouzole étoit dans le même endroit, où on la voit encore à préfent; mais il n'y a pas lieu de douter qu'elle ne fût beaucoup plus grande qu'elle n'eft aujourd'hui: fans doute que ces ruines d'édifices, que l'on voit encore, étoient fes fauxbourgs. Au bout de ces ruines on trouve la Souffriere que Strabon appelle Forum Vulcani. Il dit que d'abord qu'on eft forti de Pouzole, on trouve un lieu appellé Forum Vulcani, qui eft une campagne fermée par de hauts rochers, qui resfemblent affez à des fournaifes. En effet on voit toujours fortir des fonimets de ces roches une espéce de fumée épaiffe, & presque toujours on y entend un grand bruit. Toute cette campagne eft pleine de foufre. Pline veut que cet endroit fût appellé Campi Flegri. Silius Italicus, dans fon huitiéme livre, eft du même fentiment. Il dit, vers 539: Iliic quos fulfure pingues Flegrei tegere finus. La fituation naturelle de cet endroit eft admirable. On trouve d'abord une plaine de quinze cents pieds de longueur & de mille de largeur, entourée de hautes collines, excepté du côté qu'on entre à Pouzole. Ces collines font fi bien dispofées, qu'on croiroit qu'il y a eu de l'intention dans leur arrangement. Toute cette campagne eft remplie de foufre que la nature elle-même y produit. Lorsqu'on marche dellus, on entend un bruit femblable à celui que l'on fait, lorsqu'on marche fur quelqu'endroit creux. Au bout de cette plaine on trouve un grand follé presque rond, plein d'une eau noire & épaiffe, qui bout toujours, & d'où il fort quantité de vapeurs. On dit que tout ce qui fe peut cuire s'y cuit: mais on n'en tire jamais la même quantité. Léander cite Jérôme-Lino de Boulogne qui l'affura y avoir jetté quatre œufs, & n'en avoir retiré que trois. Ce follé n'occupe pas toujours la même place, ni la même largeur. Léander ajoute qu'y étant retourné au bout de dix ans il le trouva un tiers plus petit. Près de ce follé on voit plufieurs trous, d'où s'élevent quantité d'exhalaifons de foufre accompagnées d'une chaleur extraordinaire. Il y a du danger a'aller à cheval, jusqu'au grand foffé, parce que la terre eft creufe. Les gens du pays difent qu'un jour un gentilhomme y fut abysmé avec fon cheval. Pline parle de ce foufre dans fon trente-cinquiéme livre, c. 15. In Italia, dit-il, invenitur fulfur in Neapolitano, campanoque agro, collibus qui vocantur Leucogai, quod è cuniculis effoffum perfi. citur igni. De tous côtés on voit fumer ces collines, & il en fort des vapeurs épaiffes, qui ont une odeur de foufre, qui fe fait fentir jusqu'à Naples. Cet odeur eft pourtant bonne pour la fanté, elle guérit les rhumes. On veut même que l'eau de ce follé guériffe le mal d'eftomach, & rende les femmes fécondes. On dit auffi qu'elle eft bonne pour les maux des усых, la gale & la fièvre. Quand on a paffé la colline qui borde la Souffriere du côté de l'orient, on trouve une vallée où l'on fait l'alun avec les pierres que l'on tire de la colline dont on vient de parler. On met d'abord ces pierres dans un fourneau, où on les fait cuire. Après qu'on les en a retirées, on les met en un monceau, & on verfe deffus pendant quelques jours de l'eau qu'on prend des puits voifins. Ces pierres ainfi arrofées se réduifent en cendres, dont on fait une leffive qu'on met dans des vafes de bois ; cette leflive peu à peu s'endurcit, & fe change à la fin en une glace, qui eft auffi claire que du cryftal, & fi dure qu'il faut la rompre avec du fer. Cette fabrique eft auffi belle à voir qu'elle eft avantageufe. *Leandro Alberti, Ital. 180.

SOLFELD ou SOLVELD, bourgade d'Allemagne, dans la basse Carinthie, entre Saint-Weit & Clagenfurt-: on la prend pour l'ancienne SOLVENSE-OPPIDUM.Voyez ce mot.

1. SOLI. Voyez POMPEÏOPOLIS, no. I. 2. SOLI, SOLON ou SOLOS, ville de l'ifle de Cypre, fur la côte feptentrionale. Strabon qui la dit fondée par deux Athéniens, Apamas & Phalerus, la place auprès de la ville d'Arfinoé. Elle avoit auparavant nom Epéa, quoi-s qu'à proprement parler Epéa fût une autre ville bâtie par Démophoon, fils de Thefée, près de la riviere de Clarius, dans un quartier raboteux & infertile.

Philocyprus, qu'Hipparque appelle Cypranor, en étoit roi, lorsque Solon y arriva. Ce fage philofophe, la voyant fi mal fituée, confeilla au roi de transporter fa cour en une fort belle plaine qui étoit au deffous, d'y bâtir une plus grande & plus belle ville, & d'en accompagner la ftructure de plus de jufteffe & d'ornement. Le projet de Solon fut exécuté avec beaucoup d'exactitude; &, dès qu'on fut on état d'en jetter les premiers fondemens, après avoir fait les préparatifs néceffaires, il fe chargea du foin de la faire peupler.Sa préfence y attira beaucoup de monde, & dès fes commencemens elle devint fort peuplée. Le roi, pour marquer fa reconnoiffance à Solon, fit appeller la ville Solon, Soli ou Solos. Ce prince laiffa un fils, appellé Ariftocyprus, qui lui fuccéda à la couronne; mais il fut tué dans un combat contre les Perfes, du tems du roi Darius.

La ville de Soli fut auffi affiégée par les Perfes, trois cents fix ans avant la naiffance du Sauveur du monde, & foutint plus long-tems qu'aucune ville de Cypre; mais elle fut enfin prife au cinquième mois, après qu'on en eut fapé les murailles par les fondemens.

Cette ville avoit autrefois un port, un temple de Venus & d'Ifis, & une riviere nommée apparemment Clarius. Minerve y étoit aufli adorée, & les prêtres fe nommoient Hypeccauftria. Outre les rois que j'ai nommés, Athénée fait mention d'un certain Eunoftus, que Solon célébre plus qu'aucun autre dans les vers.

Cette ville n'eft à préfent qu'un bourg appellé Soléa, fitué au côté feptentrional de l'ifle, entre les caps de Cormachiti & d'Alexandrette. Strabon place au-dellus de Soli l'ancienne ville de Limenia, & au-deffous le cap de Crommyon ou de Cormachiti.

SOLICINIUM, licu d'Allemagne, felon Ammien Marcellin, l. 27, c. 10. Hérold dit que c'eft la ville de Solms: c'eft Bretten, felon Lazius, & Sultz, felon Clu vier.

SOLIDOR, château de France, en Bretagne. Il eft dans la mer, à un quart de lieue de la ville de Saint-Malo, qu'il défend avec une avenue de terre ferme. Les navires s'y arrêtent avant que de venir à Saint-Malo. * Davity, Bretagne, p. 257.

SOLIERES, abbaye de filles, ordre de cîteaux, dans les Pays-Bas, fur les frontieres du pays de Liége, à une lieue & demie d'Hui.

1. SOLIGNAC, ville de France, dans le Velay, avec titre de baronnie & d'archiprêtré. Cette petite ville dépend de la vicomté de Polignac.

Elle eft fur la gauche de la Loire, à deux lieues au midi du Puy.

2. ŠOLIGNAC ou SOLOGNAC, abbaye de France, dans le Limoufin, en latin Solemniacum. Cette abbaye, qui cft de l'ordre de S. Benoît, fut bâtie par S. Eloy, vers l'an 631, & mife d'abord fous la regle de S. Colomban, & depuis fous celle de S. Benoît. Elle eft à une lieue & demie, ou à deux petites lieues de Limoges, vers le midi, fous la petite riviere de Briance. S. Tillon ou S. Theau, disciple de S. Eloy, y fut élevé, & y étant retourné après la mort de fon maître, il y mourut en 702, & fon corps y demeura jusqu'au tems des huguenots S. Eloy, ayant obtenu du roi Dagobert des lettres-patentes pour confirmer l'établiffement de cette abbaye, il la mit fous la conduite de S. Remacle, qui en fut le premier abbé, & qui depuis fut évêque de Maftricht. On y conferve quelques parties de fon corps, dont l'abbaye de Stavelo fit préfent à celle-ci. La discipline que S. Eloy y fit garder, fut fi belle, que ce monaftère devint le modéle & la mere de plufieurs autres abbayes de France.

SOLIHIL ou SILLIL, bourg d'Angleterre, dans Watwickshire, fur la grande route de Worcester à Leycester, à quatre milles des frontieres du comté. On remarque dans ce bourg une aflez jolie églife. A quatre ou cinq milles au nord de Solihill, cn laiffe Coleshill, autre bourg : & à l'orient du même bourg de Solihill, environ à douze milles

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SOLIMNA, ville de l'Inde, felon Etienne le géographe.

SOLIMNIA, ifle de la mer Ægée. C'eft Pline qui en parle, 4, c. 12. On ne la connoît guères d'ailleurs.

SOLINA, riviere de la petite Tartarie. Elle coule dans le pays de Nogais, & fe décharge dans la iner de Zabache, au nord du lac nommé Suka Morzi. On la prend pour la riviere * les anciens nommoient Axiaces. que drand, Dict.

Bau

SOLINATES, peuples d'Italie. Pline, l. 3, c. 14, les met dans l'Umbrie.

SOLINGEN, ville d'Allemagne, dans le cercle de Weftphalie, au duché de Berg. Cette petite ville eft fituée près du Wipper, à cinq lieues de Duffeldorp.

SOLIOCLITA, ville de la Gaule Lyonnoyfe. Elle est marquée dans l'itinéraire d'Antonin, fur la route d'Auguftodunum à Luticia Parifiorum, entre Canabum & Luticia, à vingt-quatre milles de la premiere de ces places, & à égale diftance de la feconde.

SOLISAGUA. Diodore de Sicile, 1. S, C. 44, nomme ainfi un fleuve de l'ifle Panchée, dans l'Arabie, & il ajoute que l'ufage de l'eau de ce fleuve étoit admirable pour la fanté.

SOLIS-CAMPUS, Champ du Soleil. Ortelius, Thef. qui cite Procope, dit que c'eft un champ d'Afrique, à quarante ftades de Décime, à main gauche du chemin de Carthage, & que c'étoit un champ tout-à-fait ftérile, qui ne produifoit que du fel qu'on y faifoit avec de l'eau falce. Ces circonstances font voir qu'il eft question du champ dont parle Procope, dans le chapitre dix-huitième du premier livre de la guerre contre les Wandales. Cependant 'M. Coufin, dans le même endroit, lit le Champ du Sel, au lieu de lire le Champ du Soleil.

1. SOLIS CIVITAS, la ville du Soleil. Ifaïe dans fa prophétie contre l'Egypte, c. 19, 18, dit: Alors il y aura cinq villes en Egypte, qui parleront la langue de Chanaan, & qui jureront par le Seigneur des armées. L'une d'entre elles fera appellée LA VILLE DU SOLEIL.

2. SOLIS-CIVITAS. Voyez POMPEÏOPOLIS. SOLIS-COLUMNA. Ariénus, cité par Ortélius, Thef. donne ce nom à un rocher des Alpes extrêmement haut, où le Rhône prend fa fource.

SOLIS-DELUBRUM, temple du foleil, que Théophrafte, 9 Hift. Plantar. place dans l'Arabie heureuse.

1. SOLIS-FONS, fontaine de la Marmarique Méditer ranée, felon Ptolomée, 1. 4, c. 5. Cette fontaine qui étoit confacrée au Soleil, étoit, à ce que rapporte Diodore de Sicile, l. 47, 6. 50, dans le voisinage du temple de Jupiter Ammon, & elle varioit à certaines heures du jour. Cette variation eft décrite par Arrien, l. 3, c. 4, & par Quinte-Curfe, 1.4, c. 7. Elle étoit très froide à midi; à minuit elle étoit toute bouillante, & le matin & le foir elle étoit feulement tiéde ou peu échauffée. PomponiusMela, . 1, c. 8, place, à la vérité, cette fontaine merveilleufe dans la Cyrénaïque, mais il prend la Cyrénaïque dans un fens très-étendu; car il la pouffe jusqu'à la descente ou vallée appellée Catabathmus: de même Pline, l. 2, c. 103, met cette fontaine dans le pays des Troglodites, parce que les bornes de ces contrées ne font pas toujours les mêmes dans les auteurs qui en parlent.

2. SOLIS-FONS, fontaine, que Quinte-Curfe dit être fituée au milieu de la forêt d'Ammon, & près du temple à triple mur, c'eft-à-dire, près du premier temple de JupiterAmmon, dont parle Diodore de Sicile; mais peut-être n'étoit-ce que la même fontaine : peut-être aufli en étoientce deux, qui avoient les mêmes qualités. Voyez l'article précédent.

3. SOLIS-FONS. (a) La frontiere de Juda, vers le feptentrion, regardoit Galgala, qui étoit vis-à vis de la montée d'Adommim, & au côté du torrent qui regardoit le midi, elle paffoit les eaux appellées la fontaine du Soleil, & venoit fe terminer à la fontaine de Rogel. Dans un au

tre endroit, Jofué (b) dit que la frontiere de Benjamin, vers le feptentrion, s'étendoit jusqu'à Eufemés, c'est à dire, la fontaine du Soleil; il entend toujours la même fontaine. (a) Jofué, c. 15, 7. (b) C. 18, 17.

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1. SOLIS INSULA, ifle de l'Océan Indien. Pline, 1.6, C. 22, la met entre le promontoire Coliacum & l'ifle de Taprobane, à moitié chemin de ces deux termes Orté lius, Thef. croit que ce pourroit être l'ifle Cory de Prolomée.

2. SOLIS INSULA, ifle de l'Océan Indien, fur la côte de la Carmanie: Pline dit qu'on la nommoit autrement Culile Nympharum. C'eft rifle Nofala d'Arrien, qui la place fur la côte des Ichthyophages, à cent ftades du con tinent. Il ajoute, un peu plus bas, que c'étoit la der neure d'une des Néréides, qui avoit pour coutume de précipiter dans la mer tous ceux qui abordoient dans fon ifle, felon Pomponius Mela, l. 3, c. 7. L'ISLE SOLIS, que quelquesuns appelloient Infula Solis, n'étoit point habitable, que l'air qu'on y respiroit fuffoquoit fur le champ ceux qui y entroient. Peut-être cft-ce l'ifle Palla de Prolo

mée.

SOLIS-LUCUS. Voyez. HELIU.

parce

SOLIS MENSA, la table du Soleil. La ville de Meroé & les plaines Ethiopiques, dit Paufanias, l. 1, 6. 33, font habitées par les peuples de la terre les plus juftes : c'ett chez eux, dit-on, que le Soleil tient fa table. Sur cela l'abbé Gedoyn remarque que les anciens fe figuroient les Ethiopiens comme un peuple heureux qui paffoit la vie dans l'abondance & dans les délices; & que delà venoit cette opinion que le Soleil avoit fa table chez eux. D'ailleurs, ajoutet-il, comme ces Ethiopiens font brulés du foleil, on a pu croire qu'il faifoit chez eux un plus long féjour qu'en nul autre endroit, ce qui a donné lieu à cette fable. Quoi qu'il en foit, Homere, au premier livre de l'Iliade, nous repréfente Jupiter allant à un grand feftin chez les Ethiopiens.

1. SOLIS-MONS, promontoire de la Mauritanie Tingitane. Ptolomée, l. 4, c. 1, le marque fur l'Océan Atlantique, entre les embouchures des fleuves Diur & Thuth. Le nom moderne eft Cabo Cantin, felon Caftald, Cabo Bojador, felon Florian, & Beni Mager, felon Marmol.

2. SOLIS MONS, montagne de l'Inde. Elle eft placée fur le bord du fleuve Hydaspes, par l'auteur du livre des montagnes, attribué à Plutarque. On donna dans la fuite à cette montagne le nom d'Elephas, à caufe que ce fut là que mourut l'éléphant qui avoit averti Porus de ne point prendre les armes contre Alexandre.

SOLIS-PORTUS, port de l'ifle de Taprobane: Prolomée,/. 7, c. 4, le marque fur la côte orientale, entre Procuri civitas & Abaratha civitas.

SOLIS PROMONTORIUM, promontoire de l'Arabie heureufe. Ptolomée, l. 6, c. 7, qui lui donne l'épithère de facré, le place au pays des Narites, entre la ville Rhegma & l'embouchure du fleuve Lar.

SOLIS - URBS. Voyez SOLI, HELIOPOLIS & TITANA.

SOLISCANSKA ou SOLISCANSCA, ville de l'empire Ruffien, fur la route de Moscou à Tobolskoy, à cent qua• tre-vingts lieues de cette derniere place, & à foixante dix de Vorcotour. Cette ville eft affez grande, & l'on y trouve une fource d'eau, avec laquelle on fait du fel fort blanc. *Baudrand, Dict.

SOLITO, bourg d'Italie, au royaume de Naples, dans la terre d'Otrante. C'est l'ancienne SOLETUM. Voyez

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SOLLIUM. Voyez SOLIUM.

SOLMISSUS, montagne de l'Afie mineure, dans l'Ionie. Strabon, l. 14, p. 639, la place au voifinage de la ville d'Edelfe, au-deffus du bois facré nommé Ortygia. Il ajoute que pendant les couches de Latone, les Curétes fe tinrent fur cette montagne, & que par le bruit de leurs armes, ils épouvanterent Junon, qui par jaloulie cherchoit à nuire à Latone.

SOLMS, comté d'Allemagne, dans la Wetteravie. Il confine avec le haut landgraviat de Heffe, la principauté de Dillenbourg & la feigneurie de Beilftein. Une langue de terre du haut landgraviat, qui s'étend depuis Gieffen jus qu'à Friedberg, le coupe en deux parties: celle qui eft vers l'occident, renferme le bourg de Solms, qui eft fortifié d'un château, le bourg de Braunfels, que le comte Eytel Crafft fit bâtir en 946, & ceux de Greifenftein & de Butzbach. On trouve dans la partie orientale les bourgs de Lich fur le Weter & de Laubach fur le Harles. La maifon de Solms eft une branche de celle de Nallau. Everard le Magnifique, comte de Naffau, donna le château de Solms à 1on fils puîné nommé Philippe, qui eut de Catherine de Hanau Othon I, qui prit le premier le titre de conte de Solms. Cette mailon eft divifée en deux branches principales, favoir, de Braunfels & de Lich; la premiere eft foudivifée en celles de Braunfels & de Greifenftein; celle de Hungen, qui étoit la troifiéme branche, manqua en 1639, à la mort de Renaud Wolfard. La branche de Lich produifit d'abord celle de Lich & de Laubach ; de la premiere eft iffue celle de Hchen Solms; & de la feconde font forties celle de Laubach, qui finit l'an 1676 en Charles Hothon de Sonnewald & de Barut. Les comtes de Solms poflédent, outre les biens de Wetteravie, la feigneurie de Wildenfels, dans le Woigtland, & celle de Sonnewald, avec le bailliage de Pouch, dans la balle-Luface. * D'Audifret, .Géogr. t. 3, p. 335.

La branche de Solms-Braunfels fut élevée en 1742 par l'empereur Charles VII à la dignité de prince de l'Empire.

SOLOBRIASÆ, peuple de l'Inde, felon Pline, l. 6,

C. 20.

SOLOCE. Voyez SELEUCIA.

SOLOCHO ou SOLOCO, ifles fur la côte de Barbarie. Ce font trois petites isles environnées des fameux écueils que les anciens nommoient la grande Syrte, & qu'on appelle aujourd'hui les Seiches ou Baffes de Barbarie, Elles font dans le golfe de Sidra, ou golfe de Soloche, felon quelques-uns. On donnoit anciennement à ces trois is les le nom de Gea, Pontia & Myfinos. * Baudrand, Dictionnaire.

SOLOE, petite ville de Cilicie, fur une riviere appellée Liparis par Pline, l. 5,c. 27. C'est la même que Pompeiopolis, n°. I.

SOLOENATES. Voyez SOLUS.

SOLOENTIA, promontoire de la Libye intérieure. Il eft marqué par Ptolomée, l. 4, c. 6, entre les embouchures des fleuves Nunius & Maffa. Le manuscrit de la bibliotheque palatine lit Soluentia au lieu de Soloentia. C'eft peut-être le promontoire Solus du périple d'Hannon. Voyez SOLUS, no. 2.

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fois & de Berry. On peut juger de là que les limites de ce pays font difficiles à diftinguer. On lui donne communé ment vingt-cinq lieues de longueur fur douze de largeur. Quelques modernes ont tiré l'étymologie du mot Sologne de Secale ou Segale, du feigle que le pays produit; mais les anciens ne nous ont rien appris de femblable. Ce nom, qui eft en ufage depuis plufieurs fiécles, peut venir de la langue celtique, outre qu'il eft commun à l'ancien peuple des Segalauniens, qui habitoient aux environs de Valence fur le Rhône. Selon Davity, la Sologne commence environ au pont de Gien, vers Saint-Allebrix, s'étend jusqu'à la riviere de Cher, près de Vierzon & de Villefranche, qui font du Berry, & comprend tout le pays qui eft au midi d'Orléans & de la Loire jusqu'en Berry. Sa longueur, jusqu'à une lieue ou deux d'Amboife, feroit ainfi de trentecinq à quarante lieues, & fa largeur, depuis Orléans jusqu'à la forêt d'Aloigny, ou jusqu'au Cher & à Villefranche, feroit de dix-huit à vingt lieues. Du refte, la Sologne eft arrofée de diverses rivieres, dont les plus remarquables font Loiret, Couffon, Beuvron & la Saudre. La diverfité des bois taillis & de haute futaye, des eaux de fontaines, des étang & des rivieres, des prairies & des terres labourables, rend ce pays affez agréable. Les terres produifent de fort bon feigle, dont on trafique en Espagne, parce que le feigle étant plus fec que tout autre grain, fe porte mieux fur la mer. La Sologne abonde en gibier & en toute forte de chaffe, à l'exception de l'oifeau de fauconnerie, à cause des bois dont elle eft couverte. La grande quantité de landes & de bruyeres, propres pour les brebis, fait que le principal ménage des habitans confifte à nourrir du bétail. Ils font actifs, fe communiquent fort peu, & les gentilshommes même ne fe vificent guères. L'attachement qu'ils ont à tout ce qui peut leur être avantageux, a fait dire en commun proverbe : Niais de Sologne, qui ne fe trompent qu'à leur profit. Leurs laines font fort eftimées, & l'on y travaille en draps & en ferges, qui fe débitent par-tout fous le nom de drap de Berry ou de Romorentin. Les paysans ne labourent qu'avec des bœufs, & péniblement parce qu'ils vont fort avant dans la terre, & qu'ils la hausfent à caufe des eaux. Il leur faut fix ou huit bœufs pour une charrue. L'air de la Sologne n'eft pas bon, & les eaux font pefantes. Le pays ne laiffe pas d'être peuplé, & produit beaucoup de vin, dont les habitans font d'excellente eau de-vie, quand ils n'ont pas le débit du vin. La ville capitale eft Romorentin; les autres font la Ferté Senneterre & la Ferté Imbaut. Il y en a encore quelques-unes moins confidérables.

y

SOLOGORGOS. Voyez HERA, no. I.

SOLOIS, ou plutôt SOLOON. Voyez SOLOON.

SOLOKAMSKO, ville de l'empire Ruflien, fur le bord de la riviere d'Ufolsko, dans un fort beau pays. Ce font les Ruffiens qui l'ont bâtie, pour la commodité des voyageurs, qui peuvent s'y rafraîchir agréablement. Les habitans de cette ville font en partie Rufles & en partie Tartares. Ils font négoce de toutes fortes d'animaux, mais particulierement de chevaux, qui viennent parfaitement dans ce pays-là, & en fi grand nombre, qu'en quelque lieu de la Ruffie que l'on aille, on y trouve des chevaux de Solokamsko. Les plus belles falines, qui confiftent en quatre vingts chaudieres, & plufieurs autres chofes, qu'on a de la peine à trouver ailleurs, rendent cete ville renommée, jusqu'aux lieux les plus éloignés, à quoi les villages voiíins contribuent beaucoup, les habitans ne s'entremettant que du travail des falines. Auffi y trouve-t-on le meilleur & le plus beau fel; qui fe négocie dans les pays étrangers, mais fur-tout à Cazan. * Corn. Dict. Adam Brand, Voyage de Moscovie à la Chine.

SOLOMATIS, fleuve de l'Inde. Arrien, in indicis, le compte au nombre des fleuves navigables qui se jettent dans le Gange.

SOLOMNIAC. Voyez SOLIGNAC.

SOLON, ville des Allobroges. Tite-Live, Epitome, l. 103, dit que le préteur Cn. Pontinus dompta près de cette ville les Allobroges, qui s'étoient foulevés. Elle est appellée Solonium par Dion Caffius, qui nous apprend que au-deffus de cette ville, il y avoit un château très-fort, fut pris par L. Marius & par Sergius Galba.

qui

SOLONATES, peuples d'Italie : Pline, c. 3,4. 15, , les met dans la huitiéme région ; & le pere Hardouin croit que leur ville eft aujourd'hui Citta del Sole. On trouve dans

Gruter une inscription ancienne avec ces mots: Curatori

Solonatium.

SOLONIUM, ville d'Italie, dans l'Etrurie, felon Denys d'Halicarnaffe, l. 2, c. 39. Il ne paroît pas que cette ville ait rien de commun avec Solonius Campus, qui étoit

dans l'ancien Latium.

I

SOLONIUS AGER ou CAMPUS, champ ou campagne d'Italie, dans le Latium. Tite-Live, l. 8, c. 12, dit que les Antiates y avoient fait des incurfions; ce qui donna occafion aux Romains de prendre les armes contre eux. Il eft auffi parlé de ce champ dans Cicéron, Divinat 1 & 2, & ad Attic. 1. 2, ép. 3, & dans Plutarque, in Marto. Ce champ Solonius, dit Cluvier, étoit entre les fources du Numicius & du Juturna. & entre les villes Sabellum & Patrica, où font aujourd'hui les lieux Saint-Abrocolo, Torre Maggiore, & Carqueto. On ignore, ajoute Cluvier, l'origine de ce mot Solonius; on doit néanmoins conjecturer que c'est un dérivé, puis jue la maifon de campagne de C. Marius, & celle de Cicéron, font auffi appellées Villa Solonium. Voyez SELONIUS CAMPUS.

SOLONNE. Voyez TOGLOCPOUR. SOLOON, ontis, fleuve de l'Afie mineure, dans la Bithynie: Plutarque en parle dans la vie de Théfée. Un cer tain Menecrates, dit-il, a écrit dans une hiftoire qu'il a faite de la ville de Nicée, en Bithynie, que Théfée, emmenant avec lui Antiope, féjourna quelque tems dans ce lieu-a , que parmi ceux qui l'accompagnoient, il y avoit trois jeunes Athéniens, qui étoient freres, Eunée, Thoas, & Soloon; que le dernier, étant devenu amoureux d'Antiope, découvrit fon fecret à un de fes camarades, qui alla fans différer parler de fa paffion à cette reine; qu'elle re jetta fort loin fes propofitions, & que du refte elle prit la chofe avec beaucoup de douceur & de fagetle, car elle ne fit aucun éclat, & n'en découvrit rien à Thétée; que Soloon au défespoir, fe jetta dans un fleuve où il fe noya; que Théfée, averti de cette aventure, en fut très fâché; que la douleur qu'il en eut le fit reffouvenir d'un certain oracle que la prêtreffe d'Apollon lui avoit rendu autrefois à Delphes, par laquel elle lui ordonnoit que quand il fe trouveroit en terre étrangere, il bâtir une ville dans le lieu où il feroit le plus trifte & le plus chagrin, & qu'il en donnât le gouvernement à quelques-uns de ceux qu'il auroit à la fuite; qu'il bâtit donc là une ville, qu'il nomma Pythiopolis, donna au fleuve, qui coule tout auprès, le nom de Soloon, en mémoire du jeune homme qui s'y étoit noyé, & laifla dans la place fes deux freres pour gou

verneurs.

SOLOPOTAMIUS, TARICHUS, PORTUS & LIMNE TES, lieux de l'ifle de Cypre, felon Siméon le Métaphrafte, in vita S. Euxibii.

SOLOR, ifle de la mer des Indes, & l'une de celles qui font au midi des Moluques. Elle eft au midi de celles des Célèbes, environ à dix lieues, & à l'occident de celle de Timor, à 140 de longitude, fous les 84 de latitude méridionale. Elle a un roi particulier, qui fe tient dans la ville d'Adonare. Celle qui régnoit en 1602, fe nommoit Sangadfipaty, & s'étoit fait baptifer trois ou quatre années auparavant. Quelques années après, il eut guerre avec les Portugais, en tua ou prit neuf cents, après quoi il fit la paix avec eux. Les Portugais avoient une forterelle dans cette ifle; mais les Hollandois la pritent en 1613. Il en fortit plus de mille perfonnes, entre lesquelles il y avoit plus de deux cents cinquante Noirs & Metifs capables de porter les armes, trente Portugais & fept religieux dominicains. On avoit tiré plus de huit cents coups de canon contre le fort, qui étoit fitué fur une hauteur, & bâti de bonne maçonnerie. Cette hauteur étoit au bord de la mer, & des deux côtés on la voyoit comme enfermée de deux vallées, dont celle qui étoit à l'eft fe trouvoit escarpée & fort profonde ; & du côté des terres elle étoit traversée d'une bonne muraille auffi de maçonnerie, qui lui fervoit de défense. Les Portugais alloient la cultiver en fureté, comme s'ils euffent été dans l'enceinte du fort. Celle de l'ouest étoit en pente douce, qui montoit vers les terres. Entre ces deux vallées on avoit placé les ouvrages qui défendoient la place : ils étoient de terre & de bois L'ifle de Solor étoit d'une grande importance pour le commerce, à caufe de l'admirable bois de fantal qui s'y trouve, & de la quantité qu'elle en fournit, ce bois étant fort recherché à la Chine. Dès que le fort fut pris, les habitans Maures

firent volontiers alliance avec les Hollandois. Cinq villes nommées Lamakére, la Male, Toulon, Adenare & Protololi, leur envoyerent des députés. La plupart des payfans qui en dépendoient étoient idolâtres. Les villes d'Aude & de Sallelauvo leur envoyerent aufli des députés, & le cachil fe jetta entre leurs bras. Outre les avantages que les Hollandois pouvoient tirer du commerce qu'on faifoit dans l'ifle de Sobor, il y en avoit encore un autre bien confilérable, c'eft qu'on en pouvoit commodément tirer beaucoup de vivres pour les Moluques, & qu'on n'avoit point à craindre qu'elles en manquaffent, pendant que cette ifle & celle de Tidor feroient dans le même engagement que les Moluques avec les Hollandois. L'air de Solor eft fort fain & fort tempéré. Il y a beaucoup d'or dans les terres & dans les rivieres. Vis-à-vis de l'ifle on pêche de petites perles, & même on en trouve qui font affez grolles & rondes. Les habitans font blancs & agiles, & ont une langue particuliere.* De l'Ifle, Atlas. Hift. de la conquête des ifles Moluques, 1. 2, p. 170 & fuiv.

SOLORIUS MONS, montagne d'Espagne. Pline, l. 3, c. 1, la compte au nombre de celles qui féparoient l'Espagne Tarraconnoife de la Bétique & de la Lufitanie. Ifidore, 1. 14. Orig. c. 8, qui en fait la plus haute montagne de l'Espagne, l'appelle Solurius mons. C'eft aujourd'hui, feion le pere Hardouin, Sierra de los Vertientes. Voyez SILURUS.

SOLOTHURN. Voyez SOLEURRE.

SOLRE ou SORE, bourg de France, au Cambrefis, à deux lieues d'Avêne, & à trois de Maubeuge, du côté de l'occident. Ce bourg a un château & titre de comté.

SOLSONA, en latin Celfona, ville d'Espagne, dans la principauté de Catalogne, environ à deux lieues de Cardona au nord. Elle eft fituée fur une hauteur, dont la pente s'étend jusqu'au bord du Cardonero. Elle a eu autrefois une citadelle extrêmement forte, fituée au-dellus de la ville. Elle a fouvent été ruinée, & s'est toujours relevée de fes ruines. Philippe II en fit le fiége d'un évêché, avec quatre mille ducats de revenu. Il y en a qui veulent que Solfona foit l'ancienne Cereffus, & d'autres difent que c'eft l'ancienne Setelfis.* Délices d'Espagne, p. 627.

SOLTA, ille du golfe de Venife, fur la côte de la Dalmatie, entre la ville de Trau & l'ifle de Lezina, près de Spalato. Cette ifle, qui appartient aux Vénitiens, a quarante milles de tour; mais comme elle eft pierreufe & férile, elle n'a pas beaucoup d'habitans. On découvre à fon couchant les illes de Saint Etienne, d'llkoronata & de Ligari. On l'appella anciennement Olynta, Soloentia & Bolentia. * Corn. Di& Corov. Itin.

SOLTANIE ou SULTANIE. Voyez SULTANIE.

SOLTCAMP, fortereffe des Pays-Bas, dans la pro vince de Groningue, au quartier d'Hunfingo. Elle est à l'embouchure de la riviere de Hunes, fur la rive droite.

SOLTHANIAH, nom d'une ville de l'Adherbigian, ou Médie. Elle fut bâtie par Algiaptou, fils d'Argoun Khan, empereur des Mogols ou Tartares, qui y mourut & y fut enterré l'an 716 de l'hégire. * D'Herbelot, Bibl.

orient.

Cette ville fut auffi le fiégé royal du fultan Aboufaïd, fils d'Algiaptou, qui y fut pareillement inhumé.

SOLTHOLM, ifle du Danemarck, au milieu du Sund, à la hauteur des villes de Coppenhague & de Malinoe. Elle git à peu près nord & fud. * De l'Ile, Atlas.

SOLTWEDEL, ville d'Allemagne, dans la vieille Mar che de Brandebourg, fur la riviere d'letze, au-deffous de l'endroit où cette riviere reçoit la Dune. Soltwedel a été anciennement connue fous les noms d'Heliopolis, d'Urbs Solis & de Vallis-Solis.* Jaillot, Atlas. D'Audifret, Géog. tom. 3.

SOLVA, ville de la Valerie Ripenfe, felon la notice des dignités de l'Empire. Voyez SALVA & SOLVENSE.

SOLVENSE OPPIDUM', ville du Norique. Pline, l. 3, c. 24, la furnomme Flavium, ce qui fait voir qu'elle étoit colonie romaine. Gruter rapporte une ancienne inscription, trouvée à Hermanitad, & fur laquelle on lit: EL SOLVA. On croit que c'eft à préfent Solfeldt, dans la Carinthie. J'ai vû, dit Ortélius, Thef. entre S. Weit & Clagenfurt, deux petites villes de la Carinthie, fituées dans l'étendue de l'ancien Norique, une campagne fpatieufe, couverte de ruines, & où l'on trouve d'anciens fragmens de marbre, des médailles & d'autres monumens d'antiqui

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té. Les habitans du pays appellent ce lieu Solveldt, comme qui diroit le champ de Sol. Ce pourroît être la ville Solva, dont fait mention la notice des dignités de l'Empire. Edouard Brown, dans fon voyage de Vienne, p. 174, eft de ce, fentiment, & femble dire que cette ville fubfifte encore aujourd'hui fous le nom de Saal. Saal ou Saloa, dit il, est une ville fort eftimée par les antiquités qu'on y

trouve.

Les Romains y envoyerent autrefois une colonie, fous le nom de Colonia Solvenfis. Il y a tout proche une campague qu'on appelle Ager Solvenfis ou Zolfeld.

On voit dans la campagne cette piéce antique, qu'on appelle la Chaire du Roi: elle est toute de pierres, & il femble que ce font deux fauteuils attachés enfemble dos à dos. Il y a des inscriptions fur trois de fes pierres; mais elles font affurément plus anciennes que la chaire même.

Lorsqu'on reçoit un duc de Carinthie, foit qu'il foit roi, prince ou empereur, il faut qu'il fe mette fur une partie de la chaire, qui eft du côté de l'orient, & qu'un pauvre payfan foit placé fur l'autre partie, du côté de l'occident. Entre autres cérémonies, le payfan fe leve, & préfente au duc deux bœufs, l'un gras & l'autre maigre, le duc eft obligé de prendre le maigre, & de recevoir enfuite un petit foufflet de la main du payfan.

L'églife de Saal eft fort ancienne. On y voit le tombeau de Modeftus, compagnon de S. Weit. C'eft un monument affez fimple.

On voit fur les murailles de cette églife plufieurs belles antiquités romaines en bas-relief, qu'on a tirées de Zolfedt, entre autres un chariot avec deux chevaux ; un chariot avec un homme dedans; un loup, qui mange d'un fruit qui est tombé d'un arbre; Hector, attaché au chariot d'Achille, tout comme on le traîna autour de la ville de Troye; quatre fort belles têtes; deux loups, tenant chacun une taffe & une corne, de laquelle corne il fort une vigne, avec des feuilles & des grapes de raisins.

Au dedans de l'églife on voit un cupidon, qui tient des grapes de raifins à fa main; Romulus & Remus qui tétent une louve; deux figures fur le crucifix, tout proche de faint Chriftophle; enfin quelques autres figures peu impor

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SOLURIUS. Voyez SOLORIUS.
RIUS

1. SOLUS, ville de Sicile, felon Pline, l. 3, c. 8. L'iti néraire d'Antonin, dont les divers manuscrits lifent Soluntum, Solumum ou Soluctum, qui place cette ville fur la route du promontoire Lilybée à Tyndaris, en prenant le long de la côte, & la place entre Panormus & Therme, à douze milles du premier de ces lieux, & à égale diftance du fecond. Les Habitans de Solunte font appellés Solentini par Diodore de Sicile, l. 14, Soluntini dans quelques exemplaires de Cicéron, in Verem, l. 3, c. 43, & Solentini dans d'autres, & Solontini dans une ancienne inscription, rapportée par Paruta. Cette ville conferve encore à préfent fon ancien nom. On la nomme Solunto ou

Solanto.

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Il y a apparence que Solufapra étoit à côté de la route, que le chifre VIIII. M. P. marque fa diftance de Calaite, & qu'Agatinnum étoit feulement à vingt milles de Calacte.

1. SOLWAY, golfe de la grande Bretagne, fur la côte orientale ou plutôt méridionale de l'Ecoffe, vers les confins de l'Angleterre, en latin Ituna Eftuarium. Ce golfe, qui eft fort couvert de bancs de fable, fert de féparation entre l'Angleterre & l'Ecoffe. Il a été autrefois bordé d'une muraille depuis fon iffue vers la pointe de Bulneffe, le long du rivage, jusques près de Carlile; & lorsque la mer eft balle, on en voit encore quelques fondemens & quelques ruines. Ce golfe paroifloit affez propre pour arrêter les Pictes & les Ecoffois dans toute fa longueur, qui eft d'environ huit milles; mais les Romains avoient fans doute remarqué que quand la marée eft baffe, l'eau y eft fi peu profonde, que les ennemis & les voleurs pouvoient aifément la paller. Cela les fit réfoudre de pouffer leur muraille tour du long jusqu'à l'orient. La chofe étoit encore plus néceflaire alors, puisque depuis leur tems le golfe s'eft élargi. On voit que les eaux ont emporté de la terre; car quand le reflux eft venu on découvre quelquefois des racines d'arbres enterrées fort loin du bord On découvre aufli dans ces mêmes quartiers des troncs d'arbres qui ont été long-tems en terre, fans que l'on fache comment ils y ont été mis. On pourroit croire que cela a été caufé par quelque grande inondation; mais de favoir fi cette inondation a été différente de celle du déluge univerfel, c'eft ce qu'il ne feroit pas aifé de déterminer. Les endroits fous lesquels ces arbres fe trouvent, font ordinairement fecs, & la rofée y dis paroît d'abord ; c'est à cette marque qu'on les connoît. Sur la pointe de terre qui eft à l'iffue du golfe, on voit une petite place nommée Bulnesse. Ce n'est aujourd'hui qu'un village: autrefois c'étoit une ville que les Romains appelloient Blatum Bulgium, peut être du mot gaulois Bulch qui fignifie une feparation. On y trouve encore préfentement les veftiges des rues, quelques pans de vieilles murailles, & on dit qu'il y avoit un chemin pavé, depuis cet endroit jusqu'à Elneborrow, tout le long du rivage au midi. Il y avoit auffi un port que la mer a comblé avec le tems par le fable qu'elle y a jetté. C'est tout auprès de ce lieu qu'étoit la tête de la muraille romaine. * Délices de la Gr. Bret. p. 289.

2. SOLWAY, village d'Ecoffe, dans la province de Nithesdale, près de l'embouchure du Nith. I retient quelques veftiges du nom des anciens Selgoves, habitans de ce pays-là. Il donne fon nom à un golfe qui fait l'article précédent. * Délices de la grande Bretagne.

P. 1171.

SOLYGIUS COLLIS, colline de Péloponnéfe, au territoire de Corinthe. Thucydide, l. 4, met fur cette colline un village nommé Soligea.

SOLYMA, village de la Palestine, dans la Gaulanitide. Jofeph en parle dans fa vie.

1. SOLYMI, peuples de Scythie, felon Ortélius, qui cite Hesyche.

2. SOLYMI, peuple de l'Afie mineure. Pline, 1. 5, c. 30, dir qu'Eratofthène les compte au nombre des peuples de l'Afie, qui fe trouvoient éteints. Cependant Pline, 1.5, c. 27, donne à entendre, que le nom de Solymi avoit été changé en celui de Pifida : Infident verticem Pifida, quondam Solymi appellati. Hérodote veut que les Miliens ayent autrefois été appellés Solymi; mais alors ils auroient été dans la Lycie; ce qui ne s'accorderoit pas trop avec Strabon, l. 1, p. 21, qui les met dans la Pifidie.

SOLYMUS, colline de l'Afie mineure, dans la Pifidie. Strabon, l. 13, p. 630, la place au-deffus du promontoire Termellien.

SOLZ, village de l'ifle de Sardaigne, dans la province

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