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la fuite d'un impofteur, qui leur promettoit de leur décou vrir des vales facrés, que Moife y avoit autrefois enfouis. Pilate, qui en fut averti, marcha contre eux, leur livra bataille, les mit en fuite, en tua un grand nombre, & prit plufieurs prifonniers, dont il fit enfuite décapiter les plus considérables. Cela arriva l'an de Jefus-Chrift 36.* Diction. biftor. de la Bible, t. 2, p. 450. Jofeph, Antiq. 1, 18, c. 5,

p. 623.

TYRAWLY, baronnie d'Irlande, dans la province de Connaught. C'est une des neuf baronnies du comté de Mayo. Etat préfent de la Gr. Bret. t. 3.

*

TYRCEUS, montagne fur le bord de la côte du golfe Arabique. Elle eft, felon Diodore de Sicile, L. 3, 6. 38,, dans l'endroit où ce golfe a plus de largeur.

TYRCONEL, comté d'Irlande. Voyez DUNGHALL.
TYREA. Voyez THYREA.

TYREDIZA, ville de Thrace. Etienne le géographe dit qu'elle étoit derriere le promontoire Serrbium, & ajoute qu'Hellanicus la nomme TYRORIZA. Hérodote, 1.7, qui écrit Tyrodiza, la place fur la côte des Perinthiens.

TYREN, lieu du pays des Clazoméniens, felon Hely. che, cité par Ortélius.

TYRENIA. Voyez TYRUS.

TYRERAGH, baronnie d'Irlande, dans la province de Connaugh, au comté de Slego, au couchant de la baronnie de Tiraghrill. Caft-le-Connor en eft le lieu le plus confidérable.* Etat de la Gr. Bret. t. 3, P. 33.

TYRES. Voyez TYRAS. TYRIA. Voyez EUROPA. TYRIEUM, ville de l'AGe mineure, dans la Phrygie, selon Xenophon, 1. 1, de exped. Cyri. Ortélius croit que c'eft la ville TYRIARIUM de Strabon, /. 14, p. 663, qui la met aux confins de la Lycaonie. Comme les manuscrits de ce dernier varient, les uns lifant TYRICION & d'autres TYRIATON, Paulmier foupçonne qu'on pourroit lire Tetradion, & que ce feroit la ville de ce nom que Ptolomée place dans le même quartier.

TYRIARIUM. Voyez TYRIÆUM.
TYRIAS. Voyez TERIAS.
TYRICHÆ. Voyez HYLACTES.

TYRICIUM ou TYRICION. Voyez TYRIAUM. TIRICTACE, ville du Cherfonnèfe Taurique. Prolomée, l. 3, c. 6, la marque fur le Bosphore Cimmérien, quelques exemplaires portent TYRICTATA pour TYRICTACE. Voyez TYRITACITE.

TYRIGETÆ. Voyez TIRITA.

TYRII. Strabon, l. 3, p. 158, dit qu'on nommoit ainfi anciennement les Verones, peuples de l'Espagne Tarragon noife. Voyez BERONNES.

Je pense qu'il faut mieux dire Tritii, nom qui vient de Tritium, ville qui appartenoit aux Berones.

TYRINI, fiége épiscopal, dont l'évêque eft nommé Zenon par Sozomène, l. 6, c. 12. Ortelius juge que cet évêché

étoit en Afie.

TYRIS, felon les anciennes éditions de Pline, L. 3, 4. 10, & TIRIS, felon celle du pere Hardouin, ifle d'Italie, fur la côte du pays des Locres. Il y en avoit deux autres au voifinage, favoir Eranufa & Meloeffa; les trois ne fubfiftent plus, la mer les a fubmergées. Voyez ERANUSA.

TYRISSA, ville de la Macédoine. Ptolomée, l. 3,6.13, la marque dans l'Emathie. Le nom moderne eft Cerefi, lelon Mercator. Les peuples font appellés TYRISSAI par Pline, l. 4, c. 10.

TYRISTASIS, ville du Cherfonnése de Thrace, vers la Propontide, felon Pline, 7.4, c. 11. Le pere Hardouin écrit TIRISTASIS, & c'est l'orthographe que fuit Demosthène dans la lettre de Philippe aux Athéniens. Cette lettre nous apprend que Tiriftafe étoit au voifinage de celle de Crobyle.

TYRITACITE, ville du Pont. Etienne le géographe la met fur le bord du Phase. C'est, dit Orrélius, la ville de TIRITACE de Pline, l. 6, c. 4. On trouvoit en effet ce nom dans les anciennes éditions de Pline; mais le pere Hardouin l'a fait disparoître, parce que, dit-il, les autres anciens auteurs ne connoiffent point cette ville, fi ce n'eft Etienne le géographe, qui place dans ce quartier une ville nommée TYRITACITE. Comme plufieurs manuscrits de Pline portent TYNDARIDACEUM au lieu de TIRITACE, le pere Hardouin a cru en devoir faire deux villes, favoir TYNDA

RIDA & CIRCAUM. Cette correction n'eft pas témérairement avancée ; car Denys le Périégete, verf. 688, met le pays des Tyndarides & le champ Circéen fur le bord du Phafe, près de Colchos. N'en déplaife pourtant au pere Har douin, Prolomée fournit le nom d'une ville qui approche encore plus du nom de Tiritace, que celle d'Etienne le géographe. Je veux parler de Tyricace que Ptolomée place fur le Bosphore Cimmérien ; mais d'un autre côté il faut avouer que ce Bosphore eft affez éloigné du Phase & de Colchos. TYRITE. Voyez TYRAS.

TYRITANI. Voyez TURITANI.

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TYRIUM, ville d'Italie, dans la grande Grece, felon Ortélius, qui cite Plutarque, in Nicia, à qui il attribue d'avoir écrit que c'étoit une colonie dont Hiéron avoit été le conducteur. Il reprend Gabriel Barri d'avoir dit qu'on lifoit THURIUM dans Plutarque, parce que Thurium étoit une colonie dont Périclès, felon Plutarque même, avoit été le conducteur. Je crains bien qu'il n'y ait trois fautes dans ce feul article. Premierement, il ne fait Hiéron conducteur d'aucune colonie; mais tout au plus il le dit fils du conducteur de la colonie en question. Voici le paffage en entier : Kas máλ1500 ταῦτα συνζαγαδιών, και συμπεριλιπείς όγκον αυτῷ καὶ δόξαν, Γέρωνἦν ἀνὴρ τεθραμμένος ἐπὶ τῆς οἰκίας τῇ Νικία, περί τε γραμμάτα καὶ μεσικὴν ἐξησκημένος ἐπὶ αὐτῷ προσποιούμενος δι' υιος ἐπὶ Διονισίου το Χαλκε προσαγορευθέντος, ᾧ καὶ ποιήματα σώζεται, καὶ τῆς εἰς felon Iraxía días nyeμar gevoμcevos Exlis Oxgiois. C'est à dire, la traduction de Dacier : Celui qui lui aidoit le plus à jouer cette comédie, & qui contribuoit plus que perfonne à lui donner cette réputation d'homme grave & furchargé d'affaires, c'étoit un certain Hiéron, qui avoit été nourri dans la maison de Nicias, à qui il avoit fait apprendre les lettres & la mufique. Il vouloit passer pour fils d'un certain Dionyfius, qui fut furnommé Chalcus, dont on conferve encore aujourd'hui quelques poëfies, & qui ayant été élu capitaine d'une colonic qu'on envoya en Italie, fonda la ville de Thuries. En fecond lieu, tous les exemplaires de Plutarque que j'ai confultés, tant grecs que latins, écrivent le nom de cette colonie par un e. En troifiéme lieu, Plutarque ne dit point que Périclès mena une colonie à Thurium ou Thurii; il dit feulement qu'il envoya une nombreuse colonie en Italie, quand on eut bâti Sibaris qui fut appellée Thurii, ou la ville des Thuriens; ainfi c'eft en vain qu'Ortélius a voulu faire une diftinction entre Tyrium & Thurium. Rien ne nous engage à croire qu'il y ait eu une ville de Tyrium ; & tout ce qu'on dit de cette prétendue ville convient parfaitement à celle de THYRIUM OU THURII.

TYRIUS, fleuve d'Italie. Sextus Avienus, Ora Marit. v. 481, donne ce nom à la riviere Turia qui arrofoit la ville Thurium qu'il nomme Tyris.

TYRMENII. Voyez SCYTHE.

TYRMIDE. Etienne le géographe & Suidas donnent ce nom à une partie de la tribu Oeneïde; & la lifte de l'Attique publiée par Spon en fait un bourg de cette même tribu, Il en eft fait mention dans une ancienne inscription, avec cette différence qu'il y a un e à la feconde fyllabe; auffi ce nom s'écrivoit-il de plus d'une maniere, puifqu'Harpocration l'écrit avec un ei. L'inscription dont il vient d'être parlé fe trouve à Florence: voici ce qu'elle porte :

ΙΣΙΔΙ ΧΡΕΣΤΗ ΕΠΙΚΟΙ
ΣΕΛΕΥΚΟΣ ΣΟΚΡΑΤΟΥ ΕΥΧΕΝ
ΕΠΙ ΙΕΡΕΩΣ ΔΙΟΚΛΕΟΥΣ
ΤΟΥ ΔΙΟΚΛΕΟΥ ΤΙΜΕΔΟΥ.

C'eft-à-dire, Ifidi concidenti obfequenti Seleucus Socratis filius votum pofuit fub pontifice Diocle, Dioclis filio Turmedo.

TYRNAU, ville de la haute Hongrie. Voyez TIR

NAVIA.

TYRO ou TYRUS. Voyez TYRUS. TYROCNESTIS, nom d'une ville dont parle le grand étymologique.

TYRODIZA. Voyez TIREDIZA.

TYRONE ou TIR-OWEN, appellé auffi quelquefois TIR-EOGAIN, comté d'Irlande, dans la province d'Ulfter. Il a Lough Neagh & Armagh à l'eft; Londonderry au nord & nord-oueft; Monaghan & Femanagh au fud & fudoueft. Il a quarante-fept milles de long fur trente-trois de large. Quoique le pays foit montagneux, il eft d'ailleurs affez fertile; il donne le titre de comte à l'ancienne famille des Powers; on le divife en quarante baronnies, qui font

celles de Strabane, d'Omagh, de Clogher & de Dunga non. Il n'y a point de ville qui ait droit de tenir un marché public; mais il y en a quatre qui envoyent leurs députés au Parlement. Ce font Strabane, Omagh, Dunganon & Agher. Il y a plus d'un fiécle qu'on en a tiré la partie occidentale, comprife préfentement fous le comité de Londonderry; les Oneals en ont été autrefois feigneurs.* Etat préfent de la Gr. Bret. tom. 3. p. 68.

TYROPOLIA, ville très- forte, dont fait mention Curopalate. Ortelius juge qu'elle pouvoit être quelque part dans la Cappadoce.

TYROPOUM, lieu fortifié quelque part dans la Thrace ou dans l'Afie, felon Cédrène, Curopalate & Zonare, cités par Ortélius.

TYROPOLIS. Voyez MACELLA. TYRORIZA. Voyez TYREDIZA. TYROS ou TYRUS. Voyez TYRUS. TYRRHA, ville de l'Afie mineure, dans la Lycie. C'est le grand étymologique qui en parle. TYRRHENE, lieu de la Macédoine, felon Ortélius, qui cite Strabon, Epitom.

1. TYRRHENIA. Voyez HETRURIA.

2. TYRRHENIA ou TYRRHENES, ville d'Italie, felon Etienne le géographe.

TYRRHENICA STAGNA. On trouve ce nom fur une ancienne inscription ; & on croit qu'il eft question de la partie de la mer Méditerranée vers l'embouchure de l'Ebre. Aufonne, Ad Paulin. epift. 23, appuie ce fentiment; car il donne à la ville de Tarragone le furnom de Tyrrhenica:

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TYRRHENUS-SINUS, golfe d'Italie, fur la côte de Toscane Dion Caffius, 1. 48, l'étend depuis le promontoire Mifenus jufqu'à Pouzzol On l'appelloit autrefois Aufonius Sinus, felon Denys d'Halicarnaffe, l. 1. TYRRHEUM, ville de l'Acarnanie, felon Tite-Live, 1. 38, c. 9. Ce pourroit être la même ville que Thyrium. Voyez THYRIUM.

TYRRHINA. Voyez ORGANA. TYRRIA, lieu de l'ifle de Cypre Ariftote, in Mirabilib. dit qu'il y avoit une mine de fer dans ce lieu. TYRRIUM. Voyez THYRIUM. TYRSENIA. Ifacius donne ce nom à l'Italie, & il le dérive de Tyríenus fils de Téléphe.

TYRSETA, ville de la Japygie, chez les Saunites, felon Etienne le géographe. Quelques manuscrits, au lieu de Saunites, lifent Taunites Taura.

TYRSIS. Homére & Pindare donnent ce nom à la ville & au palais de Saturne dans les ifles des Bienheureux, apparemment dans les ifles Fortunées, où les poëtes ont placé les champs Elyfiens.

TYRSUS, fleuve que l'hiftoire Miscellanée femble placer aux environs de la Mafie.

1. TYRUS. Voyez TYR, no. I.

2. TYRUS, ife que Strabon, l. 6, p. 776, met dans le golfe Perfique. Euftathe & Etienne le géographe connoillent cette ifle, & le dernier dit, qu'Artémidore la nomme TYLOS. Plutarque fait mention dans plufieurs endroits d'une ifle nommée TYLUS, & qu'il place dans la mer Rouge, qui s'étendoit jusque dans le golfe Perfique ; de cette façon Tyrus & Tylus ou Tylos, font la même ille. Vovez TYLUS. Peut-être auffi que l'ifle de TYRRINA du Néarque, & dont parle Strabon, est la même que Tyrus.

3. TÝRUS, ifle fur la côte de la Syrie, tout près du continent, felon Ptolomée, l. 5, c. 15. Ortélius qui dit qu'elle étoit au devant de la ville de Tyr, croit que c'eft aujourd'hui l'ifle de Pendoli.

TYRUS, ville de la Laconic, felon Etienne le géographe. Tome VI.

5. TYRUS, ville de l'Afie mineure, dans la Lydie. C'eft Etienne le géographe qui en parle.

6. TYRUS. Etienne le géographe mec auffi une ville de ce nom dans la Pifidie."

7. TYRUS, lieu fortifié au-delà du Jourdain. Joseph, antiq l. 12, le place aux confins de l'Arabie & de la Judée, aux environs de l'Ellebonitide.

8. TYRUS. Voyez TYR, no. 2.

TYSCA, contrée de l'Afrique, ou grande campagne, dans laquelle fe trouvoient cinquante villes. Appien, de bellis Pun. p. 37, dit qu'il y eut un différend entre Maffiiffa & les Carthaginois pour la poffeffion de cette contrée, & que l'affaire fut portée devant le fénat de Rome. Les habitans de cette contrée n'avoient aucune idée de la Divinité, & cependant ne laiffoient pas de vivre en fociété & plus ou moins heureusement, felon l'habileté plus ou moins grande de leur Légiflateur.

TYSCON, village de l'Afie mineure, aux environs de la Phrygie. Tite Live, l. 38, fait entendre que ce village n'étoit pas éloigné du fleuve Alandrus. TYSDRUM. Voyez THYSDRUS.

TYSIA, fleuve de la Scythie Européenne, felon Jornandès, de reb Get. c. 34.

TYSTED ou THYSDET, petite ville de Danemarck, dans le Nord Jutland, au diocèfe d'Alborg, dans le Hundborg, à trois lieues de la mer fur le bord du Lymfiord. * Robert de Vaugondy, Atlas.

TYZICA, ville d'Afrique, felon Ortélius, qui cite S. Auguftin.

TZACHATE, peuples voifins des Schyres, felon Chalcondyle.

TZACONIAS, nom que Gemiste donne au mont Cronium. Voyez CRONIUM.

TZACONIE. Voyez SACANIE.

TZADURILE, petite bourgade des états du Turc, en Afie, dans l'Anatolie, près du Sangar ou Ascu, environ à vingt cinq lieues de Nicée, vers le midi Leunclavius veut que ce foit le Dorylaium ou Doryleum des anciens.

TZAMANDUS, ville d'Afie, aux environs de la petite Arménie Porphyrogénete, Cédrène & Zonare en parlent. Elle étoit bâtie fur un rocher escarpé felon Strabon, qui l'appelle auffi Dasmenon. Il est probable que ces deux dénominations fe confervent encore dans celle de Tzamaneni. Les habitans de cette ville, jadis en grand nombre & fort riches, forment aujourd'hui une peuplade de cinquante cabanes couvertes de chaumes & remplies de mifere.

TZANI, peuples voifins de l'Arménie. Procope, Edif. l. 3, c. 6, traduct. de Coufin, dit que ces peuples étoient autrefois indépendans, qu'ils menoient une vie fauvage, & adoroient des bois, des oifeaux & d'autres bêtes. Ils habitoient des montagnes couvertes de forêts épaifles & fombres. Ils ne vivoient que de larcin. Ils n'étoient point accoutumés à l'agriculture. Aux endroits où leurs pays n'eft pas couvert de montagnes fort hautes, il l'eft au moins d'une chaîne de collines pierreufes & ftériles. La terre ne peut être labourée, & ne produit jamais de bled; on n'y voit ni prairies, ni pâturages; il n'y croît que des arbres fauvages; il n'y a point de variété dans les saisons. L hyver y eft continuel, & la terre y est toujours couverte de neiges. Voilà la raifon pour laquelle les Tzaniens vivoient autrefois dans une entiere liberté; mais ils la perdirent fous le regne de Juftinien ; & comme ils virent qu'ils ne pouvoient réfilter à Tzita, capitaine de fes troupes, ils fe rendirent volontairement, ils changerent à l'heure même de fentiment, & firent profeffion du chriftianisme. En embrallant la religion chré rienne, ils quitterent leur ancienne maniere de vivre, & renoncerent aux brigandages pour fervir les Romains dans leurs armées. Juftinien, pour les retenir fous fon obéiflance, fit abattre les forêts qui les environnoient applanir leurs montagnes, combler leurs vallées. Il fit enfuite bâtir une églife dans un lieu nommé SCANALINIQUE, pour faire leurs prieres ; & eut foin qu'ils y célé◄ braffent les faints mystères. Il fit auffi bâtir divers forts, pour donner moyen aux Tzaniens d'entretenir corres

*

pondance avec les autres nations. Voici les endroits où ces forts furent bâtis

contre,

le

Il y a, dit Procope, trois chemins, qui, par leur renfont le commencement des limites de trois peuples, des Romains, des Perfarméniens & des Tzaniens. Juftinien fit bâtir en cet endroit un château extrêmenient fort, nommé ORONON, duquel en jettant les fondemens, il jetta en même-tems ceux de la paix, car ce fut par là que les Romains entrerent la premiere fois dans pays des Tzaniens. Il y établit aufli un commandant, que les Romains appellent duc, c'est-à-dire, capitaine. Il y avoit à deux journées d'Oronon, auprès des limites des TZANIENS, furnommés OCENITES (car ces peuples étoient divifés en plufieurs cantons) un fort nommé CARTON, qui, par une longue négligence de ceux du pays, étoit prefque tombé en ruine. Juftinien le fit réparer, & y établit une garnifon pour la défenfe du pays d'alentour. Quand de-là on avance vers l'orient, on rencontre une vallée fort profonde, qui s'étend du côté du feptentrion, où il fit bâtir un autre fort qu'il nomma BARCON. Un peu au delà, au pied d'une montagne, il y a quantité d'étables, où les Tzaniens Océnites nourriffent des bœufs & des vaches, non pour s'en fervir à labourer la terre, mais pour fe nourrit de leur lait & de leurs chairs. Juftinien fit encore réparer un autre fort nommé SISILISSE, que le tems avoit ruiné, dans un lieu nommé CENA, au milieu d'une rafe campagne, en tirant vers l'occident, & mit une bonne garnifon. Il fit encore bâtir à gauche vers le feptentrion un autre fort qu'il appella le BOURG DE NOÉ, dans un endroit qui a été nommé le FOSSÉ DE LONGIN, à caufe que ce capitaine, qui étoit Ifaurien, y campa autrefois avec les Romains qu'il commandoit, lorfqu'il faifoit la guerre aux Tzaniens. Enfin, ce même prince fit conftruire fur les frontieres des TZANIENS - COXYLINIENS deux autres forts, dont l'un s'appelloit SCIMALINIQUE, & l'autre TZANZAQUE, & il mit un gouverneur. Les mémoires du prince Demetrius nous apprennent que les Tzani ne font aujourd'hui d'aucune religion. Ils n'ont ni temples, ni autels, ni facrifices, ni prêtres, ils ont feulement chez eux quelques fourbes qui prédifent l'avenir, & croyent, comme les Caraïbes, que le premier homme nommé Hel bie, avoit créé la terre fans montagne, qui, felon eux, furent l'ouvrage d'un déluge. L'envie fut une des premieres créatures; elle ré pandit beaucoup de maux fur la terre: elle fe croyoit très belle, mais ayant vu le foleil, elle alla fe cacher & ne parut plus que de nuit. Les Tzani ne reconnoillent aucun être diftinct de la matiere, & n'ont pas même, dans leur langue, de mot pour exprimer cette idée.

TZARITZA, felon Corneille; LARIZA, felon Samfon, & CZARITZIN, felon de l'Ifle. Voyez CZARITZIN. TZAVAT, village de Perfe, dans le Schirvan, à 39d so' d'élévation. Davity, Schirvan, dit que ce village eft remarquable par la jonction du Cyr & de l'Araxe, qui fe fait un quart de lieue au-deffus, le Cyr venant de l'eftnord eft, & l'Araxe du fud-oueft. Le lit de ces deux rivieres a dans cet endroit environ cent quarante pas de large; leurs eaux font noires & profondes, & leurs bords affez relevés. Les maifons du village font bâties de cannes de roseaux, & couvertes de terre. Les habitans de ce village & des environs ne donnent aucun fecours aux malades; ils guériffent comme ils peuvent : & lorfqu'ils font rétablis, ils n'en vivent pas moins cordialement avec ceux qui les ont ainfi abandonnés. Lorfque les prêtres ou magiciens ont prédit la fanté ou la mort d'un malade, c'eft un crime au malade d'en revenir. Dans fa convalefcence chacun le fuit & Pinjurie. S'il eût été bon, difent les prêtres, Dieu l'eûr reçu en fa compagnie.

TZCHALATZKI [ Les ] & les Tzuktzchi. Ces deux peuples barbares & alliés habitent dans la Sibérie, préciférent dans la pointe du nord-eft de l'Afie, & vers le cap Suetoi Nos. Ils font les plus féroces de tout le nord de l'Afie; ils ne veulent abfolument point avoir de commerce avec les Ruffes, dont ils tuent inhumainement tout autant qu'ils en peuvent attraper; & lorfque quelquesuns d'eux tombent entre les mains des Rutles, ils fe tuent eux-mêmes, Pour cette raifon les Ruffes ont été obligés

jusqu'ici de fuivre les bords du golfe de Kamtzchatka pour entrer en ce pays, afin d'éviter la rencontre des partis de ces peuples; mais depuis quelques années ils ont commencé d'y aller par cau, en paffant de la riviere d'ochota vers les 55d de latitude, à la pointe la plus proche du pays de Kamizchatka, ce qui leur épargne beaucoup de chemin & de fatigue. * Hift. générale des Tatars, p. 110.

TZCHOPPAU ou ZSCHOPA, petite ville & château d'Allemagne, dans la Misnie, fur la riviere Tzschoppau dont elle porte le nom, proche d'Annaberg, Chemniz & Ravenstein, dans une contrée très fertile. En 1632 cette ville & les autres endroits voifi is fouffrirent beaucoup de la part des troupes impériales, & en 1634, les mêmes troupes, après avoir défait quelques régimens faxons, la brûlerent, à la réferve du château & d'un petit nombre de maifons.* Zeyler, Topogr. Sax. p. 184. TZELLENSIS. Voyez ZELLENSIS.

TZEMBA, monaftère d'Ethiopie, au royaume de Gondar, fur la riviere de Reb, à demi lieue de la ville de Gondar. Il y a de Tzemba aux fources du Nil environ foixante lieues de France. Ce grand intervalle eft un véritable defert; il n'y pleut jamais, des fables brûlans en couvrent toute la furface. Le vol ett permis dans tous ces environs, l'on n'y punit que la maladreffe du voleur furpris. On ne connoît qu'un feul crime, c'eft de refufer aux Moines les prémices de fa récolte. Lettres édifiantes, t. 4, p. 104 & 108.

TZENOGAR, ville de l'empire ruffien (a) au royaume d'Aftracan. Cette ville eft à trois werftes d'Attracan, fur une montagne à la droite de la riviere Wolga; elle eft petite & ceinte d'une muraille de bois, flanquée de tours. Il n'y a rien de remarquable au dedans, & elle n'eft habitée que par des foldats qu'on y tient, pour s'oppofer aux courfes des Tartares Kalmucks, qui viennent quelquefois enlever le bétail, & courent jusqu'à Samara. Le grand duc la fit bâtir en 1627, à l'occafion d'une caravanne (b) de quinze cents Moscoviftes qui fut enlevée par les Cofaques, après avoir tué fept ou huit cents hommes, avant que l'efcorte qui avoit pris le devant, & que les foldats que les Cofaques avoient laiffe paffer fans être fortis de leur embuscade, la puffent joindre. Tzenogar fut d'abord bâtie une demi-lieue plus bas qu'elle n'eft préfentement; mais les groffes eaux ayant fait ébouler la terre le long du bord en fi grande quantité, qu'il fembloit que le cours du Wolga en fût en quelque façon détourné, & qu'on auroit peine à aborder la ville, on la transféra au lieu où on la voit aujourd'hui. Elle eft firée fur un endroit de la rive qui eft fort élevé. La ville eft carrée, & à chaque coin il y a une guérite pofée fur quatre groffes planches pour les fentinelles, qui découvrent de-là une grande plaine à perte de vue, fans bois & fans aucune éminence. Olearius nomme cette ville TZORNOGAR, & dit qu'on l'appelle aufli TZERNOYAR & MICHAELO-NOVOGROD. (a) Le Bruyn, Voyage en MosCOVIE, t. 3, p. 273. (b) Olearius, Voyage de Moscovie, 1. 4.

TZERNA. Voyez ZERNA.

TZETLAN, ifle de la mer Caspienne, à huit lieues de Terki; c'eft la feule qu'on rencontre en allant à Kilan, vers l'oueft de la route ordinaire. Le nom de Tzetlan lui eft donné par les Moscovites; les Perfes l'appellent TZENZENI, elle eft située à 43a 5' d'élévation, & s'étend de la longueur de trois lieues d'Allemagne du nordeft au fud-eft. La plus grande partie de la terre de cette ifle eft fablonneuse & stérile, & vers le rivage elle est ou couverte de coquilles ou marécageufe. Dans cette ifle, la vache eft réputée fainte & facrée. Il n'eft point d'Etre qui ait plus de réputation de sainteté : il paroît que la coutume de manger, par pénitence, de la fiente de vache eft fort ancienne en Alie.

TZETZENZI, ( le territoire de ) est situé près celui d'André, aux environs des monts Taulintzi. Autrefois ils dépendoient du Schamchall, auquel ils payoient un tribut en brebis; ne vivoient que de brigandages & de leurs beftiaux, & voloient continuellement les chevaux & les beftiaux des Colaques Grebenskie & Terkie. Ces der niers, n'étant pas en état de leur réfilter, demanderent, du fecours à la Ruific, qui leur envoya plufieurs mille

Colaques Donski, qui ruinerent le territoire des Tzetzenzi, en tuerent un grand nombre, ce qui les effraya au point qu'ils n'oferent plus faire d'invafions fur les terres de leurs voifins, & fe contenterent du provenu de leurs beftiaux. Enfin en 1722 ils fe foumirent à la Ruffie, qui n'exige d'eux aucun tribut. On a remarqué que lorfque les guerriers de ce canton vont à l'ennemi, s'ils rencontrent dans leur marche un lievre, une corneille ou quelqu'autre animal timide, c'eft, difent-ils, le génie de l'ennemi qui vient les avertir de fa frayeur: ils le combattent alors avec intrépidité; mais s'ils ont entendu le chant du coq à quelqu'autre heure que l'heure ordinaire, ce chant, difent-ils, eft le préfage certain d'une défaite, à laquelle ils ne s'expofent jamais. Si le chant du coq eft à la fois entendu des deux champs, il n'eft point de courage qui y tienne, les deux armées fe débandent & fuyent. Les peuples de Tzetzenzi parlent tous la langue tartare, & font Mahometans fienni. Ils font gouvernés par leurs anciens dont le principal auquel les autres même obéiffent, s'appelle kasbulath. Defcription des bords occidentaux de la mer Caspienne, par M. Garber, officier dans ce pays, au fervice de la Ruffie.

*

TZIDRAMA, nom d'un rocher escarpé, dans la Galatie. Siméon le métaphrafte en parle dans la vie de faint Théodore.

TZILI, riviere de Perfe, dans le Moughan, fe jette dans la mer Caspienne.

TZOMUS, riviere de Perfe, dans le Ghifan.
TZOPHANENE. Voyez SOPHENE.
TZOR. Voyez TYRUS.

TZORNOGAR. Voyez TZENOGAR. TZUDADER, lieu fortifié aux confins de la Perfe & des Indes, felon Ortélius, qui cite Cédrène. Ce lieu eft nommé TZUNDADAER par Nicéphore Callifte.

TZUMINA. Voyez BYZANI.

TZUNDADAER. Voyez TZUDADER. TZURULUM, ville de Thrace, felon Cédrène, cité par Ortélius. Choniates & l'hiftoire Miscellanée écrivent ZURULUM. Zonare n'en fait qu'un château, ce pourroit être le Turullus de Suidas. Crufius place ce lieu environ à moitié chemin, entre Conftantinople & Andrinople, & dit que le nom moderne eft Corlo; mais Leunclavius & Corneille Sceper l'appellent Zorli. Voyez IZIRALLA.

V

U. On donne ce nom, à la Chine, à cinq petits lacs de la province de Quantung, & qui environnent la cité de King. Atlas Sinenfis.

*

VAAS, Vadacium. Abbaye d'hommes en France, de l'Ordre de S. Auguftin, dans le Maine, diocèle du Mans, fur la rive droite du Loir, à une lieue au deffous du château du Loir, dans la petite ville de même nom, dont l'abbé eft feigneur, & jouit de trois mille livres, on ignore le tems de fa fondation.

VABAR, ville de la Mauritanie Céfarienfe, Prolomée, 1.4, c. 2, la marque fur la côte, entre Ruzazus & Solde Colonia. Elle eft nommée Bismeo par Caftald.

VABBA, ville de la Mauritanie Tingitane. Elle étoit furnommée jadis Julia Campeftris, & on croit reconnoître fa pofition à un gros bourg appellé Naranja, fitué entre Lixus ou Lucos, & Volubilis, aujourd'hui Gualili. Voyez BABBA.

1. VABRENSE CASTRUM, château, ou lieu fortifié dans la France, felon Grégoire de Tours, 1. 9, p. 428. Ce lieu avoit donné le nom à un canton, fitué entre la Meufe & la Mofelle, qui comprenoit deux ou trois comtés, & qu'on appelle encore préfentement le pays de Vaivre, VABRENSIS PAGUS. Voyez

VAIVRE.

2. VABRENSE CASTRUM. Voyez VABRES. VABRENSIS - PAGUS. Voyez VABRENSE CAS

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Vabrenfe Caftrum, doit fon origine à un monaftere de Bénédictins, qui, felon de Longuerue, Defcription de la France, p. 173, part. 1, fut fondée par Raymond I, comte héréditaire de Touloufe, l'an 862, fous le regne de Charles le Chauve. Piganiol de la Force, Defcription de la France, t. 4, p. 497, attribue, fans raifon, la fondation de cette abbaye à Bernard II, comte de Touloufe, fils de Raymond I. On peut affurer que c'eft Raymond, & non pas Bernard, qui fonda cette abbaye, puisqu'Aribert, quatrieme fils de Raymond, prit l'habit religieux dans ce monaftere, du vivant de fon pere. Elle fut érigée en évêché l'an 1317, par le Pape Jean XXII. Les moines compoferent le chapite de l'Eglife cathédrale durant deux cents foixante ans : car ils ne furent fécularifés qu'en 1577, fous le pontificat de Gregoire XIII, & fous le regne de Henri III. Ce nou vel évêché fut fuffragant de Bourges, jufqu'au tems de l'érection d'Albi en archevêché, qu'il devint fuffragant de cette derniere métropole. L'Evêque prend la qualité de comte de Vabres, & jouit d'environ vingt mille livres de revenu. Son diocèfe n'a que foixanteneuf paroiffes. Le chapitre de la cathédrale eft compofé d'un Prévôt, d'un Archidiacre, d'un Chantre & de dix Chanoines. Les canonicats font de huit cents livres.

On ne doit pas s'attendre à trouver ici une description détaillée de la ville de Vabres, qui ne doit le nom de ville qu'au fiége épiscopal, dont elle est honorée. Du refte, il n'y a point de petit village dans la province, qui ne foit plus peuplé que cette chétive ville.

Outre le chapitre de Vabres, il y en a trois autres dans ce diocèfe, fçavoir celui de faint Afrique, compofé de douze canonicats, qui valent trois cents livres de revenu chacun; celui de Beaumont de dix canonicats, chacun de cinq cents livres ; & celui de S. Saturnin, ou Sernin, qui a un Prévôt & douze Chanoines, qui n'ont que quinze mille livres de revenu.

VACALLINEUS-PAGUS, village de la Gaule Belgique. Il en eft parlé dans une ancienne inscription; & Antoine Morillon, in Smetii volumine, remarque que ce village fe nomme encore aujourd'hui Vaclendorff. Il le place au voifinage d'Arweyfer, lieu fitué à fix milles au deffus de Cologne.

VACALOS. Voyez VAHALIS.

VACARI ou VACARES, étang de France dans la Provence, dans la Camargue, en latin Volcarum Stagna. On le trouve entre les deux bras qui forment l'embouchure du Rhône. Il y a dans cet étang un grand nombre d'isles, fur-tout dans fa partie méridionale; & au fonds vers le nord on voit la tour de Méjane.

VACARIA, AUACARIA, ou CLUACARIA, lieu de l'Afrique propre : l'Itinéraire d'Antonin le marque fur la route d'Hippone à Carthage, entre Vicus-Augufti & Tuburbo minus, à trente milles du premier de ces lieux, & à quinze milles du fecond. Velfer, dit Ortelius, croit qu'il faut lire, à Vacaria, & que c'eft le lieu nommé Vacca dans la Table de Peutinger. Voyez Vac

CA. 3.

VÁCATUM ou VACCATUM, fortereffe quelque part au voisinage de la Perse. C'est Ammien Marcellin, l. 25, c. 6, qui en parle.

I. VACCA, ou VACUA, fleuve de la Lufitanie felon Pline, l. 4, c. 21. C'eft, dit le Pere Hardouin le même fleuve que Martian d'Héraclée, p. 74, appelle Ovaxa Пoraus; & c'eft aujourd'hui le Vouga, qui fe jette dans l'Océan près d'Aveiro. Le Vacca arrofoit jadis une ville romaine appellée Talabriga, dont on reconnoît aujourd'hui la position dans celle de Torocas. Voyez VACUA.

2. VACCA, ville d'Espagne, dans les monts Pyrénées, felon Ifidore, cité par Ortélius. Il ajoute que cette ville donna fon nom aux Vaccai, qu'il appelle auffi Vascones; de forte que de Vaccai on aura fait Vaccones, & de Vaccones, Vascones.

3. VACCA, ville de la Numidie: Sallufte, Bel. Jug. p. 255, ed. Varior. dit que cette ville appartenoit à Jugurtha, & à la page 292, il en fait l'entrepôt le plus fameux des états de ce prince ; & dit que plufieurs Italiens y avoient leur demeure & y commerçoient.

A

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4. VACCA, ou BUCCINA, ifle de la mer Médi-
terranée, non,
comme dit Corneille, fur la côte
orientale de la Sardaigne, mais fur la côte méridio-
nale, entre l'ifle de faint Antioche au nord, & celle de
Toro au midi.

connu; & l'ifle de Dhahat, ou Dhahi, qui a donné fon nom à la mer de la Chine, eft une des ifles de Vacuac. Le même Edriffi dit que la longueur de la mer des Indes fe mefure depuis l'embouchure de la mer Rouge, jusqu'aux ifles de Vacuac, & que cette étendue

5. VACCA, nom que les Espagnols donnent à l'ifle eft de quatre mille cinq cents lieues ou parafanges. aux Vaches. Voyez l'article VACHE.

3,

VACCAS, VACHAS, ou CAP DAS VACHAS. VACCÆI, peuples de l'Espagne Tarragonnoife. Ils habitoient à l'orient des Gallaci. Tite-Live, Epitom. Livii, 48, les met au nombre des peuples que L. Lucullus, Cl. Marcellus fubjuguerent. Pline, I. 3, c. 3 fait mention de ces peuples, & il en eft parlé dans une ancienne inscription rapportée par Gruter, p. 324. n. 10. en cette maniere: Modeftus Intercat.ex gente Vaccaorum uxori pientiffima. Ces peuples font nommés Ovando, par Strabon Banai,, par Etienne le Géographe, parce que les Grecs, au lieu de la lettre v employoient quelquefois la lettre 8, ou la dipthongue 8. Entre les villes mentionnées dans l'antiquité, Pallantia eft la position qui fe fait le mieux connoître dans le nom exiftant de Palencia. Une riviere qui traverfe ce canton du nord au midi, a tiré du nom de Piforaca celui de Pifuerga. On n'eft point trop alluré fituation de Valladolid, vers le bas de cette riviere, › que la réponde précisément à celui d'une ville ancienne nom. mée Pintia. Au centre de la contrée exiftoient jadis entre les montagnes, les deux villes de Sarabris & de Sen. tica, dont nous ignorons aujourd'hui l'emplacement.

1. VACHE. Voyez L'ISLE A VACHE.

2. VACHE, ( le cul de fac à) paroifle de l'Amérique feptentrionale, dans l'ifle de la Martinique. Elle eft fituée entre les deux rivieres falées du fond du Cul de Sac Royal, à la féparation du chemin pour le Cul de Sac François, & pour le Lamentin. Les Capucins deffervent cette paroille.

VACHTENDONCK, ville du duché de Gueldres, appartenante à la maifon d'Autriche. Elle n'eft pas bien grande, mais affez bien bâtie dans une vafte & belle plaine arrofée par quantité de ruiffeaux & par le Niers. Celui-ci, par fes fréquentes inondations, rend les campagnes voifines un peu marécageufes, mais d'une étonnante fécondité. C'eft à Venloo, à Vachtendonck vers l'oueft, que commence la foffe Euquatre lieues de genienne, fi connue des Géographes.

VACÓMAGI, peuples de la Grande Bretagne, felon Ptolomée, l. 2, c. 3, qui les place au midi des Calédoniens. Il y en a qui croyent qu'ils habitoient la province de Sterling en Ecoffe.

VACONTIUM, ville de la Baffe-Pannonie. Prolo

mée, 1. 2, c. 16, la marque parmi les vies qui étoient éloignées du Danube.

VACORIUM, ville de Norique. Elle étoit, felon Ptolomée, l. 2, c. 13, au midi du Danube. Quelquesuns veulent que ce foit aujourd'hui Villac, dans la Carinthie, fur le Drave. Lazius veut que ce foit Altechofen; mais dans la carte de la Carinthie, il met Vacorium à Strasburg, fur le Gurck. Cluvier n'adopte aucun de ces fentimens, & prétend que Vacorium eft aujourd'hui Vagram.

VACTENDONCK. Voyez VACHTENDONCK. VACUA, Ovanova, felon Stabon, & VACUS, "Ovaxos, felon Ptolomée, fleuve de la Lufitanie. C'eft le même qui eft nommé Vacca par Pline. Voyez VACCA, n. I.

VACUAC, nom d'un pays, qui confine avec celui qui porte le nom de Sofalataltibr, la campagne & vallée, où se trouve l'or en poudre. Il y a dans ce pays deux villes célebres nommées Daduah & Iananah, & une grande bourgade nommée Dagdagah. Cette province, dont tous les habitans font noirs, n'eft éloignée de l'ifle nommée Langialous, que de deux journées de chemin, felon le Scherif Al-Edriffi.

Les illes de Vacuac GEZAÏR AL VACUAC font, felon le même Auteur, dans la partie la plus orientale de la mer de la Chine, au-delà desquelles il n'y a rien de

VACUATE, peuple de la Mauritanie Tingitane. Ptolomée, l. 3, c. I, en fait mention.

VACUNE-FANUM, temple d'Italie, confacré à la Déelle Vacuna. Horace, l. 1, Epift. ad Fuscum Ariftium, qui parle de ce ftium, qui parle de ce temple, l'appelle Fanum putre Vacune, fans doute parce qu'il étoit tombé en ruine. Peut-être ce temple étoit-il dans la forêt de Vacuna., au voifinage de Reate, au pays des Sabins. Voyez l'ar. ticle fuivant.

ritoire de Réate, felon Pline, 1. 3, c. 12. Cette forêt VACUNA-NEMORA „forêt d'Italie, dans le ter

étoit fur le mont Fiscellus.

VACUNTIUS, riviere de la Pannonie. Elle eft appellée aujourd'hui Bozzeut, & détermine par fa jonction de Sirmium, qui fous les regnes poftérieurs au fiecle d'Augufte, figure comme une des plus considérables de avec la Save, l'emplacement qui occupoit jadis la ville l'Empire. Voyez BACUNTIUS.

VACUS. Voyez VACUA.

1. VADA, village de la Belgique, dans l'ifle des Bataves. Tacite, Hift. l. 5, c. 20 & 21, qui eft le seul des villages où les Romains avoient mis des garnifons, & anciens qui en parle, dit que c'est un des quatre petits que Civilis, Verax, Clafficus & Tutor, attaquerent fur la fituation précife de ce lieu; cependant Bauen même temps. Les modernes ne conviennent pas drand, & quelques autres, croyent que c'eft Wageningen.

de Toscane. De la pointe de Mont-Négre au cap
2. VADA, ( Séche de ) Séche en Italie, fur la côte
la route eft le fud-fud-eft, cinq degrés vers le fud.
Baratte, dit Michelot, Portul. de la Médit. p. 100,
Entre les deux il y a un grand enfoncement, & pres-
l'autre, il y a une Séche, qu'on dit être l'ancienne ville
que par le milieu, & dans la même ligne d'un cap à
fentement abymée, & on ne trouve au-deffus
de Vada, & qui en a pris fon nom. La ville est pré-
Vade, qui fe voit dans le fond de ce Golfe, environ à
quatre pieds d'eau. Elle eft à l'ouest de la tour de
que trois
dans un terrein bas. On voit près de la tour un vil-
huit milles. La tour de Vade eft proche de la mer
lage, une autre tour au deflus de ce village, & un
gros terrein qui en donne la connoiffance. En obfer-
vant de ne point entrer en dedans de l'alignement du
cap Mont-Négre, & de celui de Baratte, on évite en-
tierement cette Séche. Tout le long de ce golfe la terre
eft fort haute, excepté près du cap Baratte; & il
y a plufieurs villes & villages. Le premier qu'on
chelle, & on y trouve un petit fort; enfuite vien-
trouve après le cap Mont-Négre, s'appelle Caftillon
nent Vade, Populonia, Monte-rufoli, S. Vincenzo
& Baratte.

3. VADA. Voyez VOLATERRANA-VADA.
VADA - SABATIA. Voyez SABATA, I.

VADALCABIR, nom que les Maures, après s'être emparés de l'Espagne, donnerent au fleuve, nommé Perca. La Bétique a tiré de ce fleuve fa dénomination. anciennement Batis, & que les Espagnols appelloient Il traverfe deux grandes & belles villes, Cordova & Sevilla: au-deffous de celle-ci, le Vadalcabir, auquel divifoit en deux bras jufqu'à la mer, embraffant une on ne connoît aujourd'hui qu'une feule embouchure, se ifle, qui dans la haute antiquité étoit célèbre fous le ruption Guadalquivir. Voyez ce mot. Guadi al-Kibir, nom de Tarteffus. De Valdacabir, on a fait par coren arabe, veut dire un grand fleuve. C'est en effet un des plus grands de l'Espagne. * Délices d'Espagne,

p. 19.

VADATA, ville de la Cappadoce: Ptolomée, 1. 5, c. 6, la marque dans la Préfecture Chamane. VADAVERO, montagne d'Efpagne, dans la

Celuberie

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