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dinairement le couronnement des rois; & l'on a gardé cette coutume, depuis le tems de Guillaume le Conquérant, qui s'y fit couronner. La reine Elifabeth, ayant ôté cette églife aux Bénédictins, qui la posfédoient, y mit douze chanoines, avec un doyen. Le doyen eft d'ordinaire un évêque; & il a une jurisdiction eccléfiastique & civile, dans la ville de WeftMinster, & dans les lieux qui dépendoient autrefois de l'abbaye, fous quelques restrictions néanmoins. Les revenus de cette maifon, fervent aujourd'hui à entretenir trente chanoines, un organiste, douze pauvres, & quarante écoliers, avec leurs maîtres, & divers officiers de collége. Il fe trouve, dans le cloitre, une bibliothèque publique, qui s'ouvre foir & matin, pendant les féances des cours de justice de Weft-Minster.

Il y avoit autrefois, près de l'abbaye, un grand & magnifique palais, construit, à ce qu'on croit, dans le onzième fiécle, par faint Édouard le Confesfeur; il fut réduit en cendres, vers le milieu du feiziéme fiécle, fous le regne de Henri VIII; & l'on ne put fauver qu'une grande fale, & quelque peu de chambres, entr'autres, celle qu'on nomme la Chambre peinte de faint Edouard. C'eft dans cette grande fale que s'asfemble toujours le parlement. Il s'y tient ausfi quelques cours de judicature. Cette fale eft voûtée, & la voûte eft lambrisfée de cette espéce de bois, qui croît en Irlande, & où les araignées ne s'attachent jamais.

Le gouvernement de Weft-Minster s'étend fur la ville de ce nom & fur fes fauxbourgs ou dépendances, qui avancent du côté de Londres, jusqu'à Temple-Ba. La cité elle-même n'a qu'une paroisfe, appellée Sainte Marguerite, & qui eft d'une grande étendue; mais fes dépendances confistent en cinq paroisfes, Saint Martin, Saint Clément, Sainte Marie de la Savoye, Saint Paul de Covent Garden Saint Jacques & Sainte Anne. Pour ce qui eft de la paroisfe de Saint Gilles, elle n'eft ni de Weft-Minster, ni de Londres..

Il n'y a, pour le gouvernement de Weft-Minster, ni mairie, ni échevins, ni sherifs. Le chapitre eft revêtu de toute la jurisdiction civile & eccléfiastique, depuis le changement arrivé dans la religion. Il eft vrai que le gouvernement civil a été mis entre les mains des laics, choifis ou confirmés par le chapitre. Le chef de tous les magistrats, eft celui qu'on appelle High-Steward, qui eft d'ordinaire un noble du premier rang, choifi par le chapitre, & qui posféde cette charge pendant fa vie; il en fait exercer les fonctions, par un homme verfé dans les loix. Cet homme doit être confirmé par le chapitre ; & c'eft lui qui, avec les autres magistrats, tient la cour, qu'on appelle Leet. Après lui, eft le baillif, qui convoque les Jurés. Tous les fergens de Weft-Minster lui font foumis; & c'est lui qui régle les formalités pour l'élection des membres du parlement, pour la cité de WeftMinster, qui a droit de nommer deux députés. Toutes les amendes & les confiscations lui appartiennent. Il y a ausfi un Grand-Connétable, choifi par la cour de Leet, & il a, fous fon commandement, tous les autres connétables. Il eft ordinairement continué deux années en charge. Enfin, il y a quatorze des principaux bourgeois, qu'on appelle burgesfes, & dont fept font pour la cité, & fept pour fes dépendances. Leur office a bien du rapport à celui des échevins de Londres; car ils ont chacun un ward ou quartier particulier, fous leur jurisdiction. De ces quatorze Burgesses, il y en a deux qui font élus, fous le nom de Head-Burgesfes, ou chefs des bourgeois; l'un d'eux eft pour la cité, & l'autre pour fes dépendances, ausquelles on donne ausfi les noms de Libertés & de Franchifes.

WEST-MORLAND, province d'Angleterre. Elle eft bornée, au Sud & au Sud-Eft, par le duché de Lancastre, à l'Oueft & au Nord, par le Cumber-. land, à l'Orient, par le duché d'Yorck. Son nom lui vient de fes terres incultes, que les habitans des provinces feptentrionales de l'Angleterre appellent, en leur langue, Mores; de forte que Weft-Morland, fignifie un Pays de terres en friche, à l'Ouest. En effet, Tom. VI.

ce comté eft presque tout couvert de hautes montagnes, fec & peu habité: car, quoiqu'il ait trente milles de longueur, du Nord au Sud, vingt-quatre de largeur de l'Eft à l'Oueft, & cent douze de circuit; on n'y compte qu'une ville, huit bourgs, & vingt-fix paroisfes en tout, où l'on voit un peu plus de fix mille cinq cens maifons. Cependant, comme il y a divers feigneurs, qui tirent leurs titres de cette province, on y voit divers châteaux, & plufieurs maifons de campagne. L'air de cette province eft fubtil & pénétrant, un peu froid, mais pur, & fort peu obscurci par les brouillards; ce qui fait que les habitans s'y portent bien, & vivent longtems; mais le terroir eft rude ftérile, & ne rapporte rien qu'à force de travail. Il eft vrai que dans la baronnie de Kendale, la terre y eft un peu meilleure, & que les valées, dont elle eft entrecouppée, y font asfez fertiles. L'Eden, le Kent, le Lon & l'Eamon, font les principales rivieres du Weft-Morland, où l'on voit deux lacs; fçavoir: Ulles-Water & Weynander-Mere. Ses villes & bourgs, où l'on tient marché, font:

* Applepy,
Kendal,
Burton,
Kirby-Steven,

Délices de la Gr. Br. p. 309.

Burton,
Lonsdale,
Orton,
Brough.

WEST-RIDING. Les Anglois donnent ce nom au quartier occidental du duché d'Yorck. Ce quartier eft borné, au Nord, par une ligne, tirée depuis la fource de la Lune, jusqu'à la ville de Rippon; au Nord-Eft, par la riviere de la Youre, autrement Oufe, qui le fépare de North-Riding, & d'Eft-Riding; à l'Orient, par la province de Lincoln; au Midi, par les provinces de Darby & de Nottingham; à l'Occident, par les montagnes de Lancastre. On compte, dans le Weft-Riding, cent quatre églifes paroisfiales, fans les chapelles, & vingt-une villes ou bourgs à marché, mais ce qui en fait le plus bel ornement, eft la ville d'Yorck, la capitale de la province.

Ce quartier de Weft-Riding eft, pour la plus grande partie, couvert de montagnes, entrecoupé de rochers, & revêtu de forêts, en quelques endroits. Les montagnes & les rochers font entierement ftériles; mais les colines & les vallées fournisfent du bled & des pâturages autant qu'on en peut confumer dans le pays. Dans les endroits, où le terroir ne rapporte rien, on y trouve des mines de plomb ou de cuivre, & des carrieres de charbon de pierre ou de

terre.

WESTER, WESTRA. Voyez ce mot.

WESTERAS, ville de Suéde, & la capitale de la Weftmanie, fur le bord feptentrional du lac Maler, entre Koping & Enkoping. Cette ville, confidérable par fa fituation fur le lac Maler, par son évêché & par fon château, eft encore renommée pour avoir été le lieu où fe fit l'Union-Héréditaire, ou l'acte, qui asfura la couronne héréditaire à la postéri té du roi Gustave Vafa, en 1544. Le baron de Moersperg rapporte que ce fut dans le château de Wefteras, que fut renfermé le roi Eric, fils-aîné du GrandGustave; & que ce prince eft inhumé dans l'églife cathédrale, où l'on voit fon tombeau, élevé d'un pied au-desfus de terre, couvert d'un drap noir, orné des armes de Suéde, & entouré d'une grille de fer. Il ajoute que fur la muraille voifine, on lit cette inscription ou épitaphe, en lettres d'or, & que le roi Eric fit lui-même: Translatum eft regnum meum, & factum eft fratris mei, & à Domino constitutum eft ei. Cependant Helvaderus, part. 2, Sylvæ, p. 205, asfure que le roi Eric mourut prifonnier à Orebroe, en Finlande, l'an 1578. Si cela eft, il faut que le corps de ce prince ait été apporté à Westeras. En 1520, les Danois s'emparerent du château de cette ville; mais l'année suivante, le Grand-Gustave, à la tête des Dalécarliens, ayant défait, près de cette même ville, l'armée du roi Christierne II, leur enleva ce château. *Mart. Zeyler, Sueciæ Descr. p. 189. WESTERBOURG, bourg d'Allemagne, dans

M m

la Wetteravie, & le chef-lieu d'un comté de même nom. Ce bourg eft gros, & défendu par un château.

Le Comté de Westerbourg eft fitué dans la partie orientale de la Werteravie, nommée le WesterWald. Il n'a qu'une petite étendue; & le bourg, qui lui donne fon nom, eft le feul endroit remarquable. Les comtes de Westerbourg descendent de Henri I, fils-aîné de Sigifrid I, feigneur de Runckel, qui eut en partage la feigneurie de Westerbourg. Renaud II, époufa Marguerite, fille de Frideric VII, comte de Linange; & après la mort du comte Hesfon, fon beaufrere, il s'empara de fes biens, & les retint, avec l'asfistance de Frideric le Victorieux, électeur Palatin, auquel il fut obligé d'en céder une partie. Renaud IV, laisfa, de Marie de Koenigftein, George & Philippe, qui ont fait les branches de Westerbourg & de Linange. La derniere s'étoit fubdivifée en celles de Grunstatt & d'Oberbrunn; mais celle-ci finit, en 1665, à la mort de Jean-Louis, qui ne laisfa que deux filles. * D'Audifred, Géogr. anc. & mod. t. 3, p. 282.

WESTERGOE ou WESTREGOE, comté des Pays-Bas, dans la Frife, & l'un des trois quartiers de cette province. C'eft la partie de la Frife, qui eft au couchant, vers la côte du Zuider-zée, fituation qui a occafionné fon nom. Le Westergoe comprend huit cantons, appellés Gritanies; favoir: ceux de Wonfer, de Franecker, de Bard, de Menaldum, de Bars, d'Henaord, de Wynbritzer, de Gaester, avec les feigneuries de Hemelumer & de Bildt. Ses villes font: Franecker, Harlingen, Staveren, Hindelopen, Worcum, fur le Zuider-zée, & Sneck, qui eft fituée au milieu du pays.

WESTERNES. On appelle ainfi, à cause de leur fituation, les isles qui fe trouvent fur la côte occidentale de l'Ecosfe. Elles s'étendent, depuis le 55 dégré de latitude, jusqu'au 58 30 m. & entre le 10 & le 12 de longitude. Les habitans ont à peu-près les mêmes mœurs que les Irlandois. Les rois de Norwege, qui les ont posfédées, les ont vendues à ceux d'Ecosfe. Ce font les Hebrides, ou bude des anciens. On les distingue en trois clasfes, par rapport à leur grandeur. Celles du premier rang, font:

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cond fight, ou feconde vue. C'eft la vue, ou la repré fentation de quelque événement futur, qui fait une fi forte impresfion fur l'esprit de la perfonne qui en eft frappée, qu'elle ne peut voir ni penfer autre chofe, tant que la vifion continue; & cette même perfonne paroît gaye ou affiigée, fuivant la nature de l'objet repréfenté. Celui, par exemple, qui a la faculté de la feconde vue, verra tout d'un coup une perfonne connue ou inconnue, que l'on asfasfine dans un autre lieu; & cela ne manque pas d'arriver dans le même lieu, & à la même heure qu'on a eu la vifion, ou peu de tems après. Ceux qui font fujets à ces presfentimens, ou vifions, voudroient ne les pas avoir: ils en font inquiets, & fe plaignent de leur fort. On assure même que quelques-uns de ceux, à qui ces vifions ont été fréquentes, ont appris, par expérience, à marquer précisément le tems auquel la chofe repréfentée aura fon acomplisfement. Une infinité de perfonnes, de bon fens, d'efprit & de favoir, ne doutent, en aucune façon, de la vérité de ces vifions; ainfi, il y a-là de quoi exercer les philofophes & les théologiens.Etat préfent de la Grande-Bretagne, t. 2, p. 281, & fuiv.

WESTER-QUARTIER, contrée des Pays-Bas, dans la province de Groningue, & la plus occidentale de celles qu'on nomme les Ommelandes. Elle eft aux confins de la Frife, entre la Hunfe & le Lawers. On n'y trouve aucun lieu confidérable. Cette contrée n'eft peuplée que de bourgs ou de villages.

WESTERREICH ou WESTRICH, nom que l'on donnoit autrefois à l'une des cinq contrées, qui compofoient le Bas-Palatinat. Cette contrée s'étendoit depuis la Lorraine & l'Alface, jusqu'à Oppenheim. Comme le Palatinat eft divifé aujourd'hui en bailliages, les noms des anciennes contrées ne font plus guéres en ufage. Davity donne une grande étendue au Westerreich. Il le borne, au Nord, par le duché de Limbourg, & par l'archevêché de Cologne: au Levant, par les terres du Palatinat; au Midi, par le duché de Lorraine, qui même faifoit autrefois partie du Westerreich ; & au Couchant, par le pays de Lutzenbourg. Le nom de Westerreich c'eft-à-dire, royaume d'Oueft ou d'Occident, fut donné à cette contrée, pour la distinguer de l'Osterreich, ou royaume d'Oft ou du Levant.* D'Audifred, Géogr. t. 3;

p. 214.

WESTER-WALD, contrée d'Allemagne, dans la Wetteravie, dont elle fait partie. Elle eft bornée, au Septentrion, par la Fige, qui la fépare des duchés de Berg & de Weftphalie; à l'Orient, par la HauteHesfe; au Midi, par le Lohn, qui la fépare de la Wetteravie propre; & au Couchant, par le Rhin. Cette contrée comprend ainfi une petite partie des états de Cologne & de Treves, les comtés d'Ifenbourg, de Sain, de Weid de Sigen, de Dillenbourg, de Bielftein, & la principauté d'Hada

mar.

WESTERWICK, Vestrovicum, ville de Suéde, dans le Smaland, ou Gothie méridionale, fur la côte au Midi de Lindkoping, fur les frontieres de l'Ostrogothie. Cette petite ville a un bon port.

WESTERWOLD, contrée des Pays-Bas, dans la province de Groningue, & l'une des Ommelandes. Il n'y a, dans cette contrée, aucune ville, mais feulement plufieurs villages. Son territoire eft rempli de marais & de bruyères, & a de belles prairies, où les habitans nourrisfent beaucoup de bétail. WESTFRISE. Voyez HOLLANDE.

WEST-GOTHIE, Voyez Westro-GOTHIE. WESTINE, abbaye de filles, ordre de Citeaux, dans la Flandre Françoife, au diocèfe de S. Omer, .dans la châtellenie de Casfel.

WESTLOW, bourg d'Angleterre, dans la province de Cornouailles. Il a droit de tenir marché public. Etat préfent de la Gr. Br. t. 1.

WESTMANIE ou WESTMANLAND, province de Suéde, dans la Sueonie, ou Suéde propre. Elle est bornée, au Nord, par la Dalekarlie; à l'Orient, par l'Uplande; au Midi, partie par la Sudermanie, partie par la Néricie; & à l'Occident, par le Vermeland.

par mois.

Cette province, qui peut avoir trente lieues de lon- fins, ou de huit mille cent foixante & quatre florins gueur, & dix-fept dans fa moyenne largeur, eft ftérile; mais fes mines d'argent la rendoient autrefois confidérable. Ses villes font:

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WESTPHALIE, province d'Allemagne appellée, depuis environ neuf fiécles. Autrefois le Rhin la bornoit du côté de l'Occident. Depuis ce fleuve, jusqu'à la ville de Brême, fa partie fepten

La PROVINCE DE WESTPHALIE comprend:

Le Duché de Weftphalie,
L'Evêché de Munster,
L'Evêché d'Osnabruck,
L'Evêché de Paderborn,
L'Abbaye de Corvey,
La Principauté de Minden.

(La Marck,
Ravenberg,
Schauenbourg
Spiegelberg,
La Lippe,
Pyrmont,
Rietberg,

Hoye,

trionale étoit bornée par la Frife: le Wefer lui fer- Les Comtés de Diepholt,

voit de borne, du côté de l'Occident, depuis la ville de Brême, jusqu'aux montagnes, appellées Montes Meliboci, par Ptolomée; & du côté du Midi, elle étoit bornée par le pays de Hesfe. On vit différens Barbares fe fucceder les uns aux autres, dans cette étendue de pays. Les Bructeres, les Sicambres, les Chamaves, les Angrivariens, les Lombards ou Longobards, les Angles ou Angili, qui pasferent enfuite en Angleterre, les Cherusques, les Cattes, les Chauci ou Cayci, & les Francs ou Franci, qui prirent la place des Sicambres & des Tenctéres. Les Francs étant enfin pasfés dans la Gaule, les Saxons, qui s'étoient déja avancés depuis l'Elbe jusqu'à l'Ems, Occuperent le refte de la Weftphalie, qui devint ainfi une partie de la Saxe, & donna fon nom aux Saxons, qui habiterent depuis le Wefer jusqu'au Rhin. * Davidis Chytrai Oratio de Weftphalia, p. 2, & feq.

Les auteurs ne s'accordent pas fur l'origine du nom de Veftphalie. Les uns, veulent que ce pays fe foit appellé Vestalia, de la Déesfe Vefta: d'autres, qu'il foit formé de WEST, qui fignifie Occident, & de Walen, qui, en Saxon, veut dire un Poulain, à caufe que ce pays eft fitué à l'Occident du Wefer, & que les premiers Weftphaliens portoient un poulain dans leurs enfeignes; d'autres, enfin, le dérivent du mot Wellwallen. Les plus anciens princes de la Westphalie & de la Saxe, dont il foit fait mention dans İ'histoire, font Dieteric, fils de Sighard, qui eut la guerre avec Charles Martel; Wernechind, fils de Dieteric, duc des Angrivariens; & Wittikind, fils de Vernechind. Voyez SAXE.

Le terroir de la Weftphalie eft extrêmement fertile; les terres, qu'arrofe le Wefer, l'Ems, la Lippe & le Roer, produifent beaucoup de grains, ou four. nisfent de gros pâturages, principalement vers le Nord, où il fe trouve un grand nombre de marais. On y éleve quantité de chevaux; & dans les forêts, on nourrit quantité de pourceaux, dont les jambons, connus fous le nom de jambons de Weftphalie, font fort recherchés. On les nomme jambons de Mayence, parce qu'il s'en faifoit autrefois un grand débit aux foires de Mayence & de Francfort.

On distingue le Cercle de Weftphalie, en Province & Duché. Les états du Cercle de Weftphalie, font les évêqes de Paderbon, de Liége, de Munster, d'Osnabrug: les abbés de Stavelo, de faint Corneille de Munster & de Corvey: les abbesfes d'Herforden & d'Esfen: les ducs de Juliers, de Clévés & de Berg: les principautés de Ferden, de Minden, d'Osfrife & de Nasfau - Dillenbourg: les comtes de Sain, de Wied, d'Oldenbourg, de Delmenhorst, de Bentheim, de Tecklenbourg, de Steinfurt, de Hoye, de Diepholt, de Schaumbourg, de Pennenberg, de Lippe, de Spiegelberg, de Pyrmont, & de Holphel; & les villes de Cologne, d'Aix-la-Chapelle, de Dormund & de Herford. L'évêque de Munster & les ducs de Juliers & de Cléves font directeurs de ce Cercle, dont le contingent eft de trois cent quatre cavaliers, & douze cent quatre-vingt-deux fantas

Bentheim,

Tecklenbourg,

Stendorf,

Lingen,

Reckehim & d'Aspremont,

Wehlen,

Gronsfeld,
Styrum.

* Hubner, Géogt.

Le Duché de Weftphalie confine, avec les évêchés de Munster & de Paderborn, le comté de la Marck, le Land-graviat de Hesfe, & le comté de Waldeck. L'empereur Fréderic Barberousje, donna ce duché, avec celui d'Angrie, à Philippe de Heinsberg, archevêque de Cologne, aux états de Gelnhaufen, en 1180, des dépouilles de Henri le Lion, duc de Sa xe & de Baviére; & Geoffroy, dernier comte d'Arnsberg, vendit le comté, qui en fait partie, à l'électeur Cunon de Falckenstein, en 1368. Ce duché, qu'on nomme ausfi le Saurland, renferme plufieurs bailliages, dont les meilleurs font ceux dArnsberg, de Balré & de Brifon. Le pays n'en eft fi fertile, que celui du diocèfe de Cologne. Les lieux les plus remarquables de ce duché, font:

Arnsberg,
Molheim,

Werle,
Stadsberg.

pas

WESTRA ou WASTRA, Isle au Nord de l'Ecos fe, à l'Occident de celle de Saphins, & celle de toutes les Orcades, qui eft la plus avancée à l'Ouest, ce qui lui a fait donner le nom qu'elle porte. Elle a cinq ou fix milles de longueur, & trois ou quatre dans fa plus grande largeur. Son terroir eft autant fertile que celui des autres isles voifines. La pêche y eft riche. Il s'y trouve un bon port & un bon château, nommé Nautland. * Délices de la Grande-Bretagne, p. 1423.

WESTRAM, bourg d'Angleterre, dans la province de Kent. Il a droit de tenir marché public. Etat préfent de la Grande-Bretagne, t. 1.

WESTROGOTHIE, province de Suéde, dans la Gothie, dont elle occupe la partie occidentale. Elle eft bornée, au Nord occidental, par le fleuve Gothelba, qui la fépare du gouvernement de Bahus & de la Dalie: au Nord, par le lac de Waner, & par une partie du Vermland; & à l'Occident, partie par la Néricie, partie par le lac Vater, qui la fépare de l'Ostrogothie: au Midi oriental, par la Smaland ou Gothie orientale; & au Midi occidental, par la province de Halland La Westrogothie eft entrecoupée par un grand nombre de lacs & de rivieres. Ses principales villes, font:

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Grenna,
Jonekoping,

Quelques-uns donnent des bornes plus étendues à bords on remarque cinq villes qui font
cette province, qu'ils nomment Westro-Gothland,
& ils appellent Vestro-Gothie, cet espace de pays,
qui renferme les provinces de Westro-Gothland, de
Dalie & de Verm-land. * De l'Isle, Atlas. D'Audi-
fred, Geogr. t. 1, p. 309.

WESTRO - GOTHLAND. Voyez WESTRO-
GOTHIE.

WESTSEX ou WESSEX, ancien royaume d'Angleterre, à l'Occident de Susfex, & au Midi de la Tamife. Cerdick ayant gagné, en 519, une bataille fur les Bretons, Arthur s'accommoda avec lui, lui céda un pays, qui comprenoit les provinces de Hant & de Sommerfet. Le Saxon, âgé, & las d'une longue guerre, fut content de ce partage. Il érigea ce pays en royaume, fous le nom de Weftfex, & s'en fit couronner roi, 24 ans après fon arrivée en Bretagne. Il fe trouva alors, dans l'Heptarchie, trois royaumes, plus grands & plus puisfans que les autres; favoir, deux Anglois & un Saxon. Les Anglois étoient le Northumberland & la Mercie. Le Saxon, habité par des Jutes, étoit le Wesfex, & avoit, pour principales villes :

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P. 90.

Chacun des royaumes de l'Heptarchie avoir pris fon nom des peuples qui l'habitoient & de fa fituation. Celui de Weftfex fut nommé le royaume des West-Saxons, ou des Saxons occidentaux, parce qu'il étoit fitué à l'Occident des Saxons de Susfex, de Kent & d'Esfex. Il étoit outre cela confidérable par fa fituation, étant gardé au Nord par la Tamife, au midi par la mer, à l'Orient par le petit royau me de Susfex, & à l'Occident par les Bretons de Cornouaille, tellement féparés du reste des Bretons du pays de Galles, par l'embouchure de la Saverne, qu'il ne leur étoit pas posfible de fe fecourir les uns les autres.

En 532, ou 533. Cerdick fut pour la feconde fois couronné à Winchester roi, du même état, mais augmenté des provinces de Barck, Wilt, Devon & Dorfet, quil avoit acquifes par un traité fait avec Modred. Cette monarchie dura 243 ans, après quoi on vit finir l'heptarchie des Anglo-Saxons par la réduction des fept royaumes,fous la domination d'Ecbert, roi de Wessex.

Ce fut vers l'an 634, que les Saxons occidentaux reçurent l'évangile par le ministére de Birinus, à qui le pape avoit donné cette misfion. Peu après fon arrivée, il baptifa Cinigifil, roi de Wesfex, & Quicelm fon frere; de forte qu'en peu d'années il fe vit un troupeau confidérable. Il y resta 14 ans, au bout desquels il mourut à Dorchester, où il avoit fait bâtir une églife, & fixé le fiége épiscopal.

Après la mort de Birinus, le Wesfex fut troublé par Cenowalch, fuccesfeur de Cinigifil, qui étant payen, ne favorifoit pas le christianisme. De plus, Penda, roi de Mercie, s'étant emparé de cet état, qu'il garda trois ans Cenowalch fe vit obligé de fuir en Estanglie. Mais ce dernier s'étant converti, & étant enfuite remonté fur le trône, il favorifa la véritable religion. Il partagea fon royaume en deux diocèfes, favoir celui de Dorchester, & celui de Wincester.

?

WETER, ou WATER lac de Suéde, dans la Gothie, & qui fépare la Westro-Gothie de l'OstroGothie. Il s'étend du Nord au Sud depuis la Néricie jufqu'à la Smalande, & mouille une petite partie de chacune de ces provinces. Le large canal, où le fleuve de Motala, par lequel il fe décharge dans la mer, traverse toute l'Ostrogothie de l'Occident en Orient. Il y a quelques villes dans ce lac; & für fes

Askerfund,
Wastena,

Hio.

WETTENHAUSEN

WETHERBY, ou WEATHERBY, bourg d'Angleterre, dans Yorckshire, fur la riviére de Warf. Ce bourg a droit de marché. * Etat préfent de la Gr. Br. t. 1, p. 126. dans la Suabe, fur la riviére de Carnlach abbaye d'Allemagne, lieue au midi de la ville de Burgaw, & environ à demi-lieue au-desfous de celle de Rohr. C'eft une abbaye de chanoines réguliers, de l'ordre de Saint Augustin, fondée en 982, par Conrad & Gautier comtes de Rockenstein.* De l'Isle, Atlas.

2 a une

WETTER, riviére d'Allemagne. Elle prend fa fource dans la partie feptentrionale du comté de Solms; & prenant fon cours du côté du midi, elle arrofe la petite ville de Butzbach; après quoi elle va fe jetter dans la Nidda, un peu au-desfous d'Asfenheim.

WETTERAVIE, contrée d'Allemagne, entre la Hesfe & le Mein. Elle a pris fon nom de la petite riviére de Weter, & elle renferme divers états, favoir.

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Il y en a qui distinguent la Wetteravie en méridionale & feptentrionale, & qui donnent à cette derniére le nom de Westerwald. Voyez ce mot. * Hubner, Géogr.

WETTIN, bourg d'Allemagne, dans la Misnie, à la droite de la Sala, à quelques milles au-dessous de Hal, & le chef-lieu d'un comté auquel il donne fon nom. Le comté de Wettin qui eft d'une petite étendue, fe trouve renfermé entre la principauté d'Anhalt, les terres du marquifat de Misnie, le duché de Saxe-Hall, & la riviére de Sala. Les anciens comtes de Wettin, defcendus du fameux Wittekind, duc au roi des Saxons, font la tige des marquis de Misnie, préfentement ducs de Saxe.

1. WETTINGEN, abbaye de Suisfe, à demilieue au-desfus de la ville de Bade,au bord de la Limmet, dans une fituation agréable, à l'extrêmité d'une grande & belle campagne, où elle occupe une petite presqu'isle que fait la riviére en cet endroit. Cette abbaye, qui eft de l'ordre de Cîteaux, fut fondée en 1227 par Henri, comte de Raperschwyl. Ce comte étant de retour de fes longs voyages en Orient & dans la Terre-Sainte, qui lui firent donner le nom de

Wandelbar, ou Wandler, c'est-à-dire le voyageur ou le pélerin, fonda ce monastére, auquel il donna le nom de Meerstren, en Latin Maris-Stella, c'eftà dire Etoile de la Mer, en mémoire de fes voyages, & c'est le nom qu'on lui donne encore aujourd'hui en latin. Le comte de Rapeschwyl acheta la place des religieux de Schennis, & le village ou le bourg de Wettingen, avec toutes fes dépendances du comte Hartman de Kybourg, pour fix cens foixante marcs d'argent & il en dépenfa trois cens pour bâtir l'abbaye. Divers feigneurs contribuérent à la renter richement. En 1231, deux comtes de Kybourg lui donnérent quelques terres, à condition que jamais les religieux ne feroient faire de pont fur la Limmat, ce qui a été exécuté, car il n'y a point de pont fur la riviére. On la pasfe fur une efpèce de pont volant qu'on attache à une corde grosfe comme le bras, & qui eft tendue au-dessus de l'eau.* Etat & Del. de la Suisfe, t. 3, p. 139. & fuiv.

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Cette abbaye eft fort belle & fort propre. Son églife eft grande, faite en double croix, & ornée de trois jolies tours. On y voit les tombeaux de fept comtes de Habsbourg Les appartemens de l'abbé, & ceux des religieux font grands & bien bâtis; & l'on a dans l'enceinte des murailles du monastére tout ce qu'on peut fouhaiter pour l'ufage d'une maifon comme celle-là.

2. WETTINGEN, bourg de Suisfe, au comté de Bade, à demi-lieue de la ville de ce nom, près de l'abbaye de Wettingen, à laquelle il a donné le nom, & à quelque distance de la riviére de Limmat. Ce bourg eft ancien, & on y a trouvé de beaux & de riches monumens d'antiquité. Au clocher de l'églife on voit en dehors une pierre avec l'inscription fuivante, qui nous apprend que le temple de ce lieu avoit été bâti à l'honneur de la Déesfe Ifis :

DEA ISIDI TEMPLUM A SOLO
L. ANNIUS MAGIANUS
DE SUO POSUIT VIR AQUENSIS
AD CUJUS TEMPLI ORNAMENTA
ALPINA ALPINULA CONJUNK
ET PEREGRINA FIL.... XC DEDE-
RUNT L. D. D. VICANORUM.

Le 22 Août 1633, on trouva près de Wettingen, dans un petit bois, un pot de terre qui y avoit été enfoui apparemment l'espace de treize cens ans ; il étoit plein de médailles d'argent de Gordien, de Maximin, de Maxence, de Maximinien, & de Constantin le jeune. On trouva ausfi fix plats d'argent, avec quelques autres piéces de vaisfelle, qui étoient fans doute à l'ufage du temple d'Ifis. Il y en a une autour de laquelle on peut voir en demi-relief les figures de fept divinités payennes; favoir du soleil, de la lune, de Mars, de Mercure, de Jupiter, &c. chacune avec la figure fymbolique de l'oifeau qui la repréfente. Il y a un plat qui a pour infcription ces mots: Mercuri Mani; & il y en a d'autres qui ont des caractéres inconnus. Toutes ces piéces de vaisfelle, & les médailles faifoient le poids de 14 marcs & deux onces d'argent. Il eft asfez difficile de dire par quel hazard ces piéces fe trouvoient ainfi en terre. Il y a pourtant quelque apparence que la Suisfe ayant été menacée d'une irruption de la part de quelques uns de ces peuples barbares, qui dans le cinquiéme fiécle fe jettérent fur les Gaules, les prêtres d'Ifis à Wettingen cachérent en terre la vaisfelle & l'argent de leur déesfe, pour le dérober à la vue de leurs ennemis; & qu'enfuite ayant été masfacrés par les Barbares, ce petit tréfor demeura inconnu à toute la terre.* Etat & Dél. de la Suisfe, t. 3, p. 141,& Suiv.

WETZLAR, ville impériale d'Allemagne, dans la Wetteravie, au confluent de Lahn ou Lohn, & du Dillen, ou de la Disle. Cette ville eft principalement devenue célébre, depuis que la chambre impériale y a été transportée de Spire. La prevôté de Wetzlar appartient au Landgrave de Hesfe Darmftad, qui nomme le prevôt pour préfider à la justice en fon nom. * La Forêt de Bourgon, Géogr. t. 2,

P. 445.

WEVELGEN, abbaye de filles, ordre de Cîteaux, dans la Flandre, au diocèfe de Tournay, dans la Verge, ou district de Menin, fur la Lys. Elle fut fondée l'an 1214, par Marguerite, comtesfe de Flandre.

WEVELSBOURG, château d'Allemagne, dans la Westphalie, fur la riviére d'Alm, à quelques lieues au-desfus de Paderborn. On prétend que ce lieu eft ancien, & qu'il fut bâti par les Huns, ou contre les Huns, qui ravageoient l'Allemagne. Dans la fuite, Frédéric, comte d'Arnsberg, le répara & le fortifia : les comtes de Waldeck le donnérent à l'églife de Paderborn; il pasfa entre les mains des feigneurs de Buren, qui en jouirent long-tems à titre de fief ou d'engagement: Théodore, évêque de Paderborn le réunit à fon églife, & le rebâtit à neuf'; les Suédois l'ayant pris & brûlé, l'évêque Théodore Adolphe de Reck le rétablit en grande partie ; & l'évêque Ferdinand de Furstenberg acheva l'ouvra

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l'embellit, & le mit dans l'état où on le voit aujourd'hui. Tout cela fe trouve dans l'inscription que le dernier de ces prélats y a fait mettre pour con ferver la mémoire de tant d'événemens.

FERDINANDUS, DEI & APOSTOLICÆ SEDIS gratia Episcopus

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PADERBORNENSIS Coadjutor MONASTERIENSIS S.R. I. Prin

ceps, Comes PYRMONTANUS, &liber Baro de FURSTENBERG.

WEVELSBURGUM VETUSTISSIMUM. AB. HUNNORUM. GERMANIAM. DEVASTANTIUM. MEMORIA. CASTELLUM. A. FRIDERICO. ARNSBERGE. COMITE. INSTAURATUM. ET. MUNITUM. A. COMITIBUS. WALDECENSIBUS. AD. ECCLESIAM. PADERBORNENSEM. TRANSLATUM. A. BURANIS. DYNASTIS. TUM. BENEFICII. TUM. PIGNORIS.

LOCO. DIU. POSSESSUM. A. THEODORO. EPISCO PO. ET. PRINCIPE. PADERBORNENSI, RECUPERATUM. ET. A. FUNDAMENTIS. EXTRUCTUM. A SUECIS. INCENSUM. A. THEODORO. ADOLPHO EPISCOPO. ET PRINCIPE. PADERBORNENSI, MAJORI. EX PARTE. RESTITUTUM. POSI

TO. HOC. MONUMENTO. EXORNAVIT.

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