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Ortélius. C'est le même lieu qui eft nommé CHORUM par Cédrene. Voyez CHORUM.

TOPPIA, felon Corneille, & TEPPIA, felon Magin, Carte de la Campagne de Rome, riviere d'Italie, dans la Campagne de Rome, Elle a fa fource près de Rocca de Maffimo, & prenant fon cours au midi oriental, vers Citerna, elle traverse une partie des marais Pontins, & va fe perdre dans le fleuve Sifto.

Selon plufieurs géographes, cette riviere eft l'Amafenus des anciens.

TOPSHAM, bourg d'Angleterre, dans le comté de Devon, fur la Manche, fert de port à la ville d'Excefter, dont il est éloigné d'environ quatre milles.

1. TOR, petite ville de l'Arabie Pétrée, fur le bord de la mer Rouge, à l'entrée du golfe appellé anciennement Heroopolité, à la droite, au midi occidental du mont Sinai. Thevenot dit, dans fon voyage du Levant, t. 1, p. 316: Le Tor n'eft pas grand'chofe, le port néanmoins en eft bon pour les vaiffeaux & pour les galeres. Il est gardé d'un petit château carré, qui eft fur le bord de la mer, avec une tour à chaque coin, & deux petits canons devant la porte, en dehors. Il y a un aga qui commande dans ce château, où il ne loge que des Turcs. Tout au près, on voit un couvent de Grecs dédié à fainte Catherine, & à l'apparition de Dieu à Moyfe dans le buiffon ardent. Ce couvent eft accompagné de cinq ou fix pauvres maifons de Grecs : il eft allez beau & fpacieux, & on y compte une trentaine de religieux. On trouve, aux environs de Tor, des champignons de pierre, de petits arbriffeaux, auffi de pierre, ou plutôt, de branches de rocher, qu'on appelle corail blanc, & de groffes coquilles : tout cela fe tire de la mer Rouge, & eft aflez beau pour des rochers. On prend, autour de certaines petites ifles, qui font près de Tor, un poiffon qu'on appelle homme marin. Il eft grand & fort, & n'a d'extraordinaire que deux mains, qui font effectivement comme celles d'un homme, excepté que les doigts font joints avec une peau, comme une pate d'oie; mais la peau de ce poiffon reffemble à celle du chamois. Quand on le voit, on lui darde dans le dos, comme aux baleines, plufieurs crampons attachés, & on le tue de cette forte. Sa peau fert pour faire des boucliers, qui font à l'épreuve du mous quet. Les voyageurs, qui veulent aller de Tor au mont Sinaï, font obligés de payer un droit de vingt-fix maidins par tête; favoir, quatre pour le Tor, & vingt-quatre pour la montagne le tout pour les Arabes. Le jardin des religieux de Tor eft un peu éloigné de leur couvent. Ce jardin eft le lieu appellé dans l'écriture fainte Elim: lorsque les Israëlites y pafferent, il n'y avoit que foixantedix palmiers, & douze fontaines ameres, que Moyfe rendit douces, en y jettant un morceau de bois. Ces fontaines fubfiftent encore; elles font proche les unes des autres, & la plupart fe trouvent dans l'enclos du jardin. Les autres en font affez proches; elles font toutes chaudes, & ont repris leur amertume, felon le rapport de Thevenor, qui dit avoir goûté de l'eau d'une de ces fontaines, où l'on fe baigne; & que les Arabes appellent HAMAM MOUSA, c'est-à-dire, Bain de Moyfe. Elle eft dans une petite caverne obscure. Dans ce jardin, on ne trouve que des palmiers : les religieux en tirent quelque revenu. Les foixante-dix vieux palmiers n'y font plus. Dans le voifinage, on voit un puits, près duquel les religieux avoient autrefois une églife que les Turcs ont abattue, & des pierres de laquelle ils ont conftruit le château

de Tor.

2. TOR, (le) en latin Taurus, bourg de France, dans le comtat d'Avignon, avec le titre de baronnie.

1. TORA, ville de la Tartarie Moscovite, fur la petite riviere de Tor.

2. TORA, ancienne ville d'Italie, près du mont Ve fuve, eft ruinée. Florus en parle..

TORAD-COROS, c'eft-à-dire, la montagne de Cyrus. Cette montagne étoit dans la Méfopotamie, felon Mafius, in fuo Mofe Barcepha, cité par Ortélius.

TORALBA ou TOR-ALBA, bourgade de l'ifle de Sardaigne, dans la province de Bonnicin, environ à quinze milles d'Italie, au levant d'Algeri, & à neuf milles au nord oriental de Coloini. * Carte de l'isle de Sardaigne, chez van Keulen.

TORALLIBA, ifle de la mer des Indes, près de

l'embouchure du fleuve Indus. Pline, l. 6, c. 21, dit qu'elle étoit à neuf mille pas de l'ifle de Bibaga. Voyez BIBAGA.

TORBAY, baie d'Angleterre, dans la province de Devonshire. Elle eft fur la Manche, à quelques milles au nord de Dartmouth. C'est l'afyle de la flotte royale, quand elle eft fur cette côte, & que les vents font contraires. La pointe qu'on appelle Start-point n'en eft pas fort éloignée. * Etat préfent de la Grande Bretagne,t. 1,

pag. 57.

Ce fut à Torbay que le prince d'Orange débarqua le 15 novembre 1688.

TORBIA, village d'Italie, près de Monaco, a pris fon nom par corruption de Trophea. On y voyoit, il y a environ cinquante ans, un monument des Romains, où l'on croyoit qu'avoit été la célébre inscription des peuples des Alpes vaincus par Augufte. C'est le fentiment de Clavier & du pere Briet, in Parall. geog. Guichenon, Hiftoire générale de la maison de Savoye, pag. 25, veut que cette inscription fut fur l'arc de triomphe de la ville d'Aoft, en quoi Bergier, Hiftoire des grands chemins, femble pencher, la plaçant entre le grand & le petit Saint Bernard.

TORBIDO, petite riviere d'Italie, au royaume de Naples, dans la Calabre citérieure. Après un très-petit cours, elle fe joint au Crate, du côté du couchant, un peu au-deflus de Bifignano. * Baudrand. Robert, Atlas.

TORBOLETA, peuples d'Espagne. Ils demeuroient au voifinage de Sagunte, felon Appien, lib. de bell. Hispan. p. 433, varior. 1670. Leur ville étoit apparemment la Turbula de Ptolomée. Voyez TURBA.

TORCE, bourg de France, dans le Maine, diocèfe du Mans, élection de Mayenne. Il y a un prieuré régulier fous le vocable de fainte Marie, dépendant de l'abbaye de Marmoutier.

TORCELLO, Torcellum, petite ville d'Italie, dans l'état de Venise, environ à fix lieues de cette ville du côté du nord. Elle eft affez mal peuplée, à caufe de la groffiereté de fon air. Il y a néanmoins un évêché, qui y fut transféré d'Altino, dès l'an 636, felon Miræus cité par l'abbé de Commainville, dans fa table alphabétique des archevêchés & évêchés.

TORCESTER ou TOWCESTER, bourg d'Angleterre, dans Northamptonshire. Voyez TowCESTER.

1. TORCY, ville de France, dans la Brie. André du Chêne en parle ainfi : Les villes de Tournem & de Torcy en Brie ne font pas autrement recommandables pour leur ancienneté, non plus que pour les rares fingularités de leur étendue. La caufe même pourquoi nos rois les ayent foumises à la juftice du prévôt de Paris, pour en priver les bailliages de cette contré, ne m'eft pas allez connue; fi ce n'eft qu'ils ayent voulu marquer par là quelque rebellion des feigneurs, qui ont autrefois commandé la Brie, ou que les ayant jointes à leur domaine, ils l'ayent voulu fignaler de la prérogative & préférence de cette noble jurisdiction.

2. TORCY, en latin Torciacum, ou Torceyum, paroille du duché de Bourgogne, diocèfe d'Autun, bailliage de Mont Cenis, à cinq lieues d'Autun, & à quatorze de Dijon. Le territoire eft fablonneux, froid, garni de collines & couvert de bois. L'églife eft fous l'invocation de faint Didier, & eft annexe de Mont-Cenis: c'étoit autrefois l'églife matrice. Il y a plufieurs hameaux qui dépendent du village de Torcy, favoir, la Villedieu, le Villet, la Chaife, la Couronne, la Barre, le Thielley, les Champs, Redarnay, la Trapoye, les Bourreliers, les Morlins & Bourbon. C'eft au-deffus de ce dernier hameau qu'a fa fource l'un des deux ruifleaux qui forment la Bourbince, laquelle fe réunillant à quelque diftance de-là, avec une autre riviere, qui fort de l'une des extrémités du lac de Long-Pendu, arrofe d'abord une partie du bailliage de Mont-Cenis, & traverfant enfuite le Charo. lois, baigne les murs de la ville de Paray, &, après un cours d'environ douze lieues, fe jette dans l'Arroux. On prétend que c'est du hameau de Bourbon que la Bourbince tire fon nom. Il n'y a point, à Torcy, de prieuré de filles, fondé par M. Bernier, & valant huit mille livres par an. C'est une erreur qui s'étoit gliffée dans toutes les éditions précédentes de ce dictionnaire.* Mémoires dreffés fur les lieux.

3. TORCY LE GRAND, bourg de France, dans la Normandie,

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Normandie, au diocèfe de Rouen. Il eft fitué dans le pays
de Caux, entre Belencomble & Arque, fur la même ri-
viere. On y tient marché, & fon territoire produit da bois
à bâtir & à brûler. * Corn. Dict.

ou

1. TORDA OU THORDA, comté de la Tranfilvanie. Il eft borné au nord par les comtés de Colosvar & de Dobaca; à l'orient par la riviere de Marosch, qui le fépare du comté de Kokelvar, au midi par le comté d'Albe ou de Weiffembourg, & à l'occident par les comtés de losvar & d'Abrobania. Ses principaux lieux font:

Torda ou Torenburg, Kecze, Kockart, Toroflo. *De l'Ifle, Atlas.

2. TORDA ou TORENBOURG, petite ville de la Tran-
filvanie au comté de Torda, dont elle eft le chef-liea.
Elle eft fituée fur la riviere Aranios, à quelques milles
au-deffus de l'endroit où cette riviere fe jette dans la Ma-
rosch. Marius Niger croit que Torda eft la Dierna de
Prolomée.

TORDERA, riviere d'Espagne en Catalogne. Voyez
TARDERA.

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point de villes dans ce pays avant l'arrivée des Vandales, & qu'en 960 Torgan étoit encore un village habité par des pêcheurs. Elle avoit au tems paffé fes comptes, nommés Torgani Comites, jusqu'à ce que les empereurs Adolphe & Albert la confisquerent. Elle fut conquife par Frédéric, margrave de Misnie, & paffa à fa poftérité. Quoique Peccenftein, pars II, fol. 26, theatr. Saxon. dife que Lutholf & Jean, comtes de Torgau y réfiderent encore en 1342; Co-Michel Bojemus dit, dans la vie d'Albert, duc de Saxe, que Reinhard, comte de Torgau fur l'Elbe, fe trouva à la bataille donnée contre les Hongrois, près de Merfebourg en 931, ou, felon d'autres, 933, & que la ville de Torgau, prife par le roi Adolphe, fut donnée par l'empereur Louis IV à Waldemar, prince d'Anhalt; mais enfin ayant été reprise par Frédéric, margrave de Misnie, elle fut affurée à la postérité. Le même auteur dit qu'en 1338, un bourgeois de cette ville, nommé Marcus Otho, faifant planter des vignes, trouva, en fouillant la terre, des vafes couverts remplis d'offemens. il y a un pont fur l'Elbe, qui fut fait en 1491. Avant les dernieres guerres, le comTORDESILLAS, en latin Turris-Sillana, ville d'Es- merce de cette ville étoit affez floriffant, ce qui contribuoit pagne au royaume de Léon fur le Duero, qu'on paffe fur beaucoup à fon aggrandiffement, & les électeurs de Saxe un beau pont à dix arcades. La ville eft entourée de bon- y tenoient leurs diettes. Le château bâti par Jean Frédéric, nes murailles, fes maisons font belles; il y a fix paroiffes, électeur de Saxe, en 1535, & augmenté par le même d'une deux couvents de moines, deux de religieufes & un hôpi- grande tour en 1544, dans lequel réfidoit Frédéric Guiltal. Elle eft ornée d'un grand & magnifique palais, où la laume, duc de Saxe, adminiftrateur de l'électorat, & tureine Jeanne, mere de Charles V, habita depuis l'an teur des princes de Saxe, depuis 1591 jusqu'en 1601, eft 1509 jusqu'à 1555, qu'elle mourut. La campagne eft très- digne d'être vu. Auguftin, baron de Morfberg & de Beffertile en bled & en vin. Il y a des hiftoriens célébres, qui ford, chevalier de l'ordre de faint Jean, dit, dans les médifent que Lucius Silla, fameux compétiteur de Marius, moires de fes voyages de l'année 1589, que ce château fonda cette ville en l'appellant Turris Sillana, la Tour de s'appelle Hartenfels, parce qu'il eft bâti fur des rochers; Silla, & par corruption Tordesillas. Il eft vrai que Silla & il ajoute qu'il y a une falle à manger où l'on peut comn'a jamais été en Espagne; mais c'eft peut-être fon capi- modement ranger foixante-dix huit tables, & vingt-nenf taine Cajus Anius, qui l'a fondée en fon nom du tems daus une autre. Une grande falle très-belle où l'on voit les qu'il l'envoya contre Sertorius, l'an 79, avant la naiffance portraits de divers empereurs, rois, électeurs & princes; de Jefus-Chrift. Henri III y tint les affemblées d'état l'an une espéce de galerie où l'on trouve la généalogie de la 1401. Henri IV y renouvella le tribunal de la fainte Her- maifon de Saxe avec les portraits, les armes & l'abrégé de mandad l'an 1466, & les rois catholiques affemblerent la vie de chacun de ces princes. Le portrait de l'électeur ici un chapitre général des deux ordres militaires de faint Jean Frédéric fe trouve dans divers endroits de ce château Jacques & Calatrava, ce fut l'an 1494. On y réforma felon fes divers âges. Celui qu'il fit faire peu de tems avant plufieurs chofes, & l'on fit des ordonnances utiles pour la fa mort, eft placé auprès de la grande porte, avec ces confervation & l'aggrandiffement des deux ordres.* Silva, paroles: Deus dedit, Deus abftulit. On y admire particu Poblac. de España, p. 31. lierement une chambre toute couverte de miroirs, tellement dispofés, qu'ils repréfentent ce qui fe paffe dans les chambres voifines, dans la ville & fur l'Elbe. Ce château contient, outre ces chambres, beaucoup d'autres falles & appartemens meublés de peintures très-rares, & il est orné d'une très-belle églife; mais depuis les dernieres guerres d'Allemagne, cette ville a bien changé de face, les Suédois l'ayant ruinée par diverfes fois. En 1626, le général du roi de Suéde la prit & la garda jusqu'à l'année fuivante. En 1639, Lefle, colonel de la même nation, y revint avec les troupes, & exigea de la ville une contribu tion de vingt mille écus, qui fut réduite à douze mille, dont il fe contenta, prenant en ôtage le bourguemaître nommé Vogelhaubt, & un confeiller appellé Stol, jusqu'au payement de la fomme accordée. En 1644, Konigsmark, général des Suédois, prit cette ville, & quelque tems après le château, & l'année fuivante elle fut envahie par les mêmes troupes; de forte que ces troubles, & l'incendie qui y fut caufé par les Huffites en 1429, l'ont & presqu'entierement ruinée. Zeyler, Topograp. Saxon, p. 182.

TORDINĖ, (la) petite riviere de France, vient de la
montagne de Tarare, pafle à Saint-Symphorien-le-Chatel
en Forêts, & à Brefle, & fe jette dans l'Azergue.
TORDINO, tiviere d'Italie. Voyez TRONTINO, qui
eft le nom le plus connu.

TOREATE. Voyez TORETÆ.
TORECCADÆ, peuples de la Sarmatie Européenne.
Ptolomée, l. 3, c. 5, les place près du marais Byce.
TORELLA & TORELLE DE MONGRIS, felon Cor-
neille, & TOROELLA felon Jaillot, bourg d'Espagne,
dans la Catalogne, viguerie de Gironne, fur la rive fep-
tentrionale du Ter, un peu au-deffus de l'endroit où cette
riviere fe jette dans la Méditerranée. Ce bourg qui eft au
pied des montagnes, eft connu par la victoire que les
François y remporterent fur les Espagnols le 27 de mai
1694. L'armée étoit commandée par le maréchal de Noail-
les; il pafla le Ter à la nage, & attaqua l'armée espa-
gnole campée au delà.

TORETÆ, peuples du Pont, felon Pline, 1. 6, c. 5,
Etienne le géographe. Strabon, l. 11, p. 495, écrit To-
REATE, ainfi que Pomponius Méla, l. 1, c. 19. On lit
auffi TORETÆ, dans Denys le Periégete.
TORGALF, riviere de l'empire Ruffien, dans la Si-

bérie

bérie

au pays des Samoyédes. La description de la Si inférée dans le recueil des ouvrages de la compagnie des Indes orientales, t. 1, p. 251, éd. de Rouen, dit que cette riviere, qui fe jette dans le Jéniscea, eft fort propre à naviger, & qu'elle a été découverte par les Samoyédes & par les Tingoefes. Voyez TAAS.

TORGAU, ville d'Allemagne, dans la Saxe, avec une feigneurie qui contient les villes de Belgern & de Schilda, une commanderie de l'ordre Teutonique appellée Dummitsch, & le château de Sizreroda, qui étoit autrefois un Couvent. La ville de Torgau eft fituée fur l'Elbe, à cinq milles au deffus de Wittenberg, dans le cercle électoral. Il y en a qui prétendent que c'eft la même qu'on appelloit autrefois Argelia ; mais d'autres foutiennent qu'il n'y avoit

*

TORGAUTS, peuples Tartares, qui font préfentement une branche de Callmoucks, & font fous l'obéisfance de l'Ajuka-cham. Ils habitent dans les landes, entre le Wolga & le Jaïck, & ne différent en rien des autres Callmoucks.* Hift. générale des Tatars, p. 113.

TORGELOW, bourg d'Allemagne, dans la Poméranie, fur la riviere Ucker, dans une grande forêt. Dans les hiftoriens, on fait mention de vieux & nouveau Torgelow. Il y a un fameux château d'où dépend un bailliage. Cet endroit a beaucoup fouffert pendant les guerres qu'il y avoit entre les marcgraves & les ducs de Pomeranie, fur quoi on peut voir Micrelius, l. 5, p. 212. En 1493 Clempenow & Torgelow, avec Stoltenburg, Rammine, Bocke, Jamekow, Cummerow, & tout le pays fitué entre les rivieres d'Oder & de Randow, fut cédé par accord aux ducs de Pomeranie. Enfuite le bailliage de Torgelow fut engagé l'an 1628, à Antoine Schleifen, natif de Colberg, GGgggg

Tome V.

F

colonel au fervice de l'empereur, qui avoit avancé une fomme d'argent au duc de Pomeranie, le regarda comme le bien d'un ennemi, & donna ce bailliage, autant que le colonel Schleifen avoit droit deffus, à fon fecrétaire Philippe Stattler; ce qui caufa dans la fuite de grandes disputes. Zeyler, Topogr. Pomer. p. 115.

TORIGLIA, bourg d'Italie, dans l'état de Genes, fur la riviere de Levant, a titre de marquifat, & eft un fief de l'Empire.

TORİGNÉ, bourg de France, dans l'Anjou, élection de la Fléche.

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TORIGNI, Toriniacum, gros bourg ou petite ville de France, dans la balfe Normandie, avec titre de comté. Ce bourg qui dépend pour le fpirituel du diocèfe de Bayeux, eft fitué à trois lieues au-deffus de Saint-Lo, fur un ruiffeau qui tombe dans la Vire à Condé. Sa paroiffe primitive porte le titre de faint Amand, & c'est de cette paroille que dépendent l'églife de Notre Dame & la grande chapelle de faint Laurent. Il y a aufi une abbaye de bernardins réformés, un prieuré de bernardines, & un hôpital avec chapelle. Il fe tient aufli à Torigni un marché tous les lundis, & quatre foires dans l'année; favoir, à la faint Matthias, à la faint Pierte, & à la faint Martin d'été & d hiver. Le château de Torigui eft grand, magnifique, & domire fur une vallée. Il y a des follés larges & profonds, revêtus de pierres, avec une balustrade auffi de pierres à hauteur d'appui. L'avant-cour eft grande, & le veftibule eft orné de buftes de marbre des plus grands hommes de l'antiquité. Les dedans du château font enrichis de belles peintures, qui repréfentent en grand des rois de France, des princes, & les actions les plus remarquables du maréchal de Matignon. Ce même château où font quelques piéces de canon en batterie, eft accompagné d'un parterre, où il y a des galeries couvertes en maniere de corridor, de jardins bien ordonnés, de belles eaux & d'un parc. On démembra cinquante paroiffes des fiéges relevans du bailliage de Caen pour les joindre à celui de Torigni, en faveur du maréchal de Matignon. Le bourg de Torigni appartient à cette maifon depuis l'an 1450, que Bertrand, fire de Matignon, époufa Marguerite de Mauny qui en étoit héritiere. Les habitans jouiffent du droit de bourgeoific. On voit dans la paroiffe de ce bourg le maufolée du premier maréchal de Matignon, où il eft représenté en marbre blanc. Ce bourg eft à huit lieues de Coutances vers

le levant.

Torigni eft le lieu de la naiffance de deux perfonnes trèsconnues dans le monde & dans la république des lettres; favoir, de feu François de Callieres de l'académie francoife, fecrétaire du cabinet du roi, & plénipotentiaire à la paix de Ryswick, & de Joachim le Grand, qui étoit très-favant dans l'hiftoire de France, & à qui le public eft redevable de l'hiftoire du divorce de Henri VIII, roi d'Angleterre.

TORIMAS, village & nation de l'Amérique feptentrionale, dans la Louifiane. Cette nation fait une des quatre des Akanceas, fituée au bord de la riviere des Akanceas, audeffus des Otfotchoüe.

1.TORINGI, peuples de l'Inde, en-deça du Gange, felon Ptolomée, l. 7, c. 1. Quelques exemplaires lifent SoRIGI pour TORINGI. Les interprétes de ce géographe varient auffi, & au lieu de TORINGI ils écrivent SORIGI ou SoRINGI. Le manuscrit même de la bibliotheque palatine porte SORETANI.

2. TORINGI. Voyez THURINGI. TORINI, peuples que Valer Flaccus femble mettre dans la Scythie.

TÓRMES, en latin Tormis, riviere d'Espagne, dans le royaume de Léon, qu'on appelle auffi la riviere de Salamanque, prend la fource dans la vieille Caftille, au Puerto de Pico, d'où coulant du fud-eft au nord eft, elle entre dans le royaume de Léon, près d'Alva de Tormes; elle reçoit le Mocodiel, s'accroît du Rialmar, paffe à Salamanà Ledesma & à Ferno, après avoir reçu dans fon cours que, douze autres petites rivieres.

1. TORNA, fleuve aux environs de la Méfopotamie, du côté de la Perfe, felon l'hiftoire Miscellanée, lib. 18. Ortélius foupçonne que ce pourroit être le Tornadotus de Pline.

2. TORNA ou TORNAW, Torna, comté de la haute Hongrie. Il est borné au nord par le comté de Liptow,

à l'orient par celui d'Ungwar, au midi par celui de Borfod, & au couchant par celui de Zoll. Ses principaux lieux font

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TORNAU ou TURNAU, lieu de Bohéme, dans le cercle de Buntzlau, près de Waldftein, aux frontieres de Silélie vers la montagne des géants, pas loin de Hradisft. Il y a dans les environs plufieurs lieux principaux, comme châteaux de Montagne ou Berg-fchlos, Skall, Semile, Troski, Kofti & Woleczow. Zeyler, Top. Boh. p. 83.

*

1. TORNEA ou TORNO, riviere de la Laponie Suédoife. Elle a fa fource aux confins de la Laponie Danoife & de la Laponie de Tornea. Après avoir traversé d'occident en orient le lac de Torno, elle prend fa fource de l'occident feptentrional au midi oriental, reçoit,chemin faisant, les eaux de divers lacs & de quelques rivieres, dont la plus confidérable eft celle de Kengis, traverfe la Bothnie occidentale, & va fe jetter dans le golfe de Bothnie à la ville de Tornea. De l'Ifle, Atlas.

2. TORNEA ou TORNO, lac de la Laponie Suédoife, dans la partie feptentrionale de la Laponie de Torne, au midi du pays de Tinguavara. La riviere de Torne qui lui donne fon nom le traverfe, & on voit dans fa partie orientale la principale bourgade du pays de Tinguavara appellée de ce nom.

3. TORNEA ou TORNO, ville de Suéde, dans la Bothnie occidentale, fur la côte la plus feptentrionale du golfe de Bothnie, à l'embouchure de la riviere de Torne qui lui donne fon nom. Cette ville, qui a un bon port, fait quelque commerce. Les Lappons entre autres y viennent troquer leurs pelleteries pour des denrées & pour des armes. Cette petite ville éloignée de Stockholm de cent fept milles, ou deux cents quatorze lieues françoifes, & dont on ne fait la route que par des chemins très-difficiles, remplis de bois, de lacs, de marais & de montagnes, n'eft compofée que de foixante-dix maisons. Latitude feptentrionale 66.

TORNE-LAP-MARCK, contrée de la Laponie Suédoife, eft partagée en dix territoires ou biars, qui font ceux de Seqwara, de Tingwara, de Ronnela, de Swondawara, de Pedierfy, de Tenneby, d'Utziioki & d'Enaraby, aux environs du lac Enara & de ceux de Kittalaby & Sodenskyle.

TORNESE ou CASTEL-TORNESE, fortereffe de la Morée, dans le Belvedere. Wheler, t. 2, l. 1, dit dans fon voyage de Zante, que cette fortereffe eft fur une montagne à fix lieues de la côtç; cependant de l'Ifle,dans fa carte de la Grece, marque CASTEL-TORNESE fur le bord de la

mer.

TORNODORUM, château de France, dans le pays de Langres. Grégoire de Tours, Hift. l. 5, no 5, en parle ; il fait auffi mention du territoire qu'il appelle TORNO DORENSIS PAGUS. C'est aujourd'hui la ville & le territoire de Tonnerre. Voyez TONNERRE.* De glor. Confef. c. 87.

TORNOMAGENSIS - VICUS, village de la Gaule. Grégoire de Tours, Hift. l. 10, ad an. 371, le met au nombre de ceux où faint Martin renverfa les temples des idoles & bâtit des églifes. On croit que c'est aujourd'hui Tournon.

TORNOTE ou TORNOVO, ville de la Grece, dans le Comenolitari, au pays appellé la Janna, fur le bord de Selampria, à l'occident de Lariffe, (a) au pied des monts Dragoniza; cette ville eft à dix milles de Lariffe. (b) Les

y a

habitans font pour la plus grande partie chrétiens. Il trois mosquées pour les Turcs, & dix-huit églifes pour les Grecs, dont voici les principales ; la cathédrale de faint Jean, l'églife de faint Démétrius, celle de faint Côme & de faint Damien, celle de la Nativité de la Vierge, l'églife de faint Elie, près de laquelle cft un monaftère fur le côté d'une montagne, l'églife de faint Anaftafe, celle des douze apôtres, celle de faint Nicolas, avec un autre couvent, & celle de faint Antoine l'hermite. L'évêché de Tornovo dépend de l'archevêché de Lariffe. (a) De l'Ifle, Atlas. (b) Edouard Brown, Voyage de Vienne à Lariffe, pag. 97 & fuivantes.

Les femmes defquelque chofe font vêtues richement à la mode du pays; elles ont leurs cheveux frifés qu'elles laiffent pendre derriere le dos. Elles portent des fouliers peints, & teignent leurs ongles d'une couleur à demi-rouge, avec du cna ou de l'alcanna. Après avoir mis en poudre les feuilles de cette plante, & en avoir fait tremper dans du vin & de l'eau, elles en mettent la nuit fur leurs ongles, & le lendemain matin ils font d'une couleur à demi-rouge. La campagne des environs de cette ville eft fort abondante en vignes, en arbres de coton & en fefamum.

TORNUS. Voyez TOURNUS.

1. TORO,ifle de la mer Méditerranée, fur la côte méridionale de la Sardaigne, dont elle eft éloignée de dix milles, à cinq milles de l'ifle Vacca ou Buccina, & environ à quatre milles de l'ifle Boaria. * Carte de la Sardaigne, chez van Keulen.

2. TORO, ville d'Espagne, au royaume de Léon, fur la rive feptentrionale du Duero, entre Tordefillas à l'orient, & Zamora à l'occident. Cette ville, fituée au bout d'une plaine fur un côteau, eft renommée pour fes bons vins, pour les grains, & pour les fruits que l'on recueille abondamment dans fon territoire. Son enceinte eft flanquée de tours, & a fept portes. Il y a dans cette ville vingt-deux pa roiffes, fept couvens d'hommes, cinq de filles, quatre hôpitaux & fix hermitages, avec un bon château. On y tient marché tous les lundis & vendredis, & il y a foire le 24 d'août, jour de faint Barthelemi. C'est le lieu de naiffance de don Juan II, roi de Caftille. Le roi Ferdinand I la donna à l'infante Elvire fa fille, ce qui fit que plufieurs feigneurs y bâtirent des palais. Elle eft gouvernée par un juge de police & par vingt-deux recteurs. L'églife collégiale eft compofée d'un abbé & de feize chanoines, avec un bon nombre de chapelains; elle étoit autrefois cathédrale. Roderic, dernier roi des Goths, peupla cette ville en 712, & lui donna le nom de Champ Gothique.Elle fut ruinée lorsque les Sarrazins envahirent le royaume; mais l'infant dom Gar cie, fils d'Alfonfe III, roi de Léon, & lui-même dans la fuite, la fit rebâtir en 904; on l'appella alors TAURO ou TAURUS, parce qu'on y trouva un taureau de pierre qui étoit une antiquité des Romains. Cette ville eft renommée par la bataille qui s'y donna en 1476, & qui fit acquérir à Ferdinand, prince d'Aragon, le royaume de Caftille fur Alfonfe roi de Portugal. Henri II, roi de Caftille, tint à Toro l'affemblée des états en 1 371, & l'on y fit entre autres une ordonnance, qui portoit que les Juifs & les Maures auroient fur eux une certaine marque pour les pouvoir distinguer des chrétiens. Le roi Jean II y tint auffi l'affemblée des états en 1426, de même que Ferdinand V en 1505, & il y déclara rois Jeanne fa filie, & Philippe I fon époux. Il y établit auffi les loix appellées les loix de Toro. Sylva, Poblac. de España, p. 25.

*

On voit dans cette ville de fort belles femmes, & l'on dit communément qu'elles ont l'air & la taille des anciennes Romaines.* Délices d'Espagne, p. 150.

Le comte duc d'Olivares, fameux miniftre de Philippe IV, roi d'Espagne, fut exilé dans cette ville, & y mourut de chagrin.

3. TORO, ville d'Arabie, près de laquelle on voit les reftes d'un monastère, elle a été ruinée par Etienne de Gama: elle eft à trois milles de Suez, & à foixante-huit de Jambo; il n'y a qu'une fontaine aux environs de Toro, auprès de laquelle il y a des palmiers; mais il y a quelques puits que les Arabes prétendent être ceux que Moife fit creufer Pour appaifer la foif des Israëlites. TOROCCA, ville de la Sarmatie Européenne. Prolomée, 4.3, 6.5, la marque dans les terres près du fleuve

Carcinite.

c.

TOROELLA, bourg

bourg d'Espagne. Voyez TORELLA.

TORON, lac de la Chalcidie, felon Pline, l. 18, c. 12. Je ne fais, dit Ortélius, en quel endroit étoit le lac, car il y a cu plus d'une Chalcidie. Téophrafte parle aufli de ce lac fans défigner davantage fa fituation. Je foupçonnerois pourtant, ajoute Ortélius, que ce lac étoit dans la Chalcidie contrée de la Macédoine.

TORONÆUS ou TORONAICUS SINUS, golfe de la mer Egée, fur la côte de la Macédoine, & féparé des golfes Singitique & Thermée par deux grandes péninfules. Ce golfe avoit pris fon nom de la ville Torone qui étoit bâtie fur fon rivage. Tacite, Annal. l. 5, c. 10, est, je penfe, le feul qui écrive Toronaus; les autres auteurs difent Toronaicus.

TORONAICUS-SINUS. Voyez TORONAUS-SINUS. 1. TORONE, ville de l'Epire, felon Ptolomée, l. 3, c. 14. Niger appelle cette ville Parga.

2. TORONE, ville de la Macédoine, fur le golfe Toronaïque, auquel elle donna fon nom. Le périple de Scylax, Diodore de Sicile, Thucydide & la plupart des anciens parlent de cette ville. Ptolomée la marque dans la Paranie, entre Derris-extrema & Toronaïci Sinus intima; cependant Thucydide, l. 4, p. 325, la met dans la Chalcidie, apparemment parce qu'elle étoit aux confins de cette contrée. Etienne le géographe & Suidas en font une ville de la Thrace.

3. TORONE, ville bâtie après la ruine de Troye, felon Etienne le géographe qui ne dit point en quel endroit elle fut bâtie.

4. TORONE ou TORRHONNA. Etienne le géographe mer une ville de ce nom dans la Sicile. Il eft le feul qui en parle.

TORONET ou THORONET, en latin Toronetum, Torondum, ou Florefia & Floregia, abbaye d'homme en France, ordre de cîteaux, filiation de Mazan. Elle a été fondée le 18 des calendes de mai de l'an 1136, dans la Provence, viguerie de Draguignan, au diocèle de Fréjus, à une lieue & demie de Lorgues.C'étoit Raimond, comte de Barcelone & marquis de Provence, qui la fonca; il y a une grande dévotion & il s'y fait un grand concours de peuple au tombeau de faint Guillaume qui y étoit religieux & y eft mort en odeur de fainteté. La chartre de la fondation de ce monaftère n'en parle aucunement fous le nom de Toronet, mais feulement fous celui de Notre-Dame de Florege; parce qu'il fut bâti d'abord dans ce lieu près de la petite riviere de ce nom; il étoit distant d'environ fix mille pas de Toronet,où il a été transféré; on en voit les reftes auprès du bourg de Tourtour, dans lequel fe rendent les abbés de Toronet lorsqu'ils viennent prendre poffeffion. Ce changement étoit déja fait, lorsqu'Ildefonte, roi d'Aragon, comte de Barcelone & marquis de Provence, donna entierement le lieu de Toronet aux religieux. La chartre de cette donation porte, qu'en vertu de cette conceffion, les religieux pourront aller vendre, acheter, ufer des pâcages, paffer & repaffer l'eau par-tout dans cette terre,comme dans un lieu à eux appartenant & fans aucun péage. Cette chartre eft datée de l'an de l'incarnation de J. C. MCXII. Feria IV. XI, cal. luna XII. Bouche dit que ce roi Ildefonfe étoit fils de Raimond Bérenger, furnommé le Vieux (Senior) qui étoit comte de Barcelone, prince d'Aragon, marquis de Provence, & coufin d'un autre Bérenger, dit le Jeune, (Junior) auquel il fuccéda dans le comté de Provence. Plufieurs feigneurs ont comblé de bien cette abbaye, qui, felon les donations, devroit être beaucoup plus riche qu'elle ne l'eft.

1. TORONTO ( lac de ) dans l'Amérique feptentrionale de la nouvelle France. C'est un petit lac dans l'ancien pays des Hurons; il fe décharge dans le lac des Hurons, & y donne le nom à une grande baie de ce lac. La riviere par laquelle ce lac fe décharge, forme plufieurs cataractes impraticables. De ce lac on peut aller à celui de Frontenac, par la riviere de Tanaoutate en faisant un por

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1. TOROPECZ, en latin Toropetia, ville de Moscovie. Voyez TAROPECZ.

2. TOROPECZ, petite ville de l'empire Ruffien, dans la province de Rzeva, à la fource d'une petite riviere qui fe jette dans la Duna, au midi oriental du monaftère de faint Nicolas, & au nord.

TOROS DE GUISANDO, lieu d'Espagne, dans la nouvelle Caftille, au fud-ouest de l'Escurial, au midi du bourg de Villa-Caftin, près de Cadahalfo. Ce lieu a pris fon nom de cinq taureaux de pierre,qu'on y a trouvés & qui avoient chacun une inscription latine. La premiere portoit, que ce monument étoit fait en l'honneur de Cecilius Metellus, vainqueur & deux fois conful. C'étoit en mémoire de la victoire qu'il remporta fur Hercule, capitaine de Sertorius, où il tua vingt mille hommes des ennemis. La feconde inscription portoit que ce monument étoit dreffé par Longin, à la mémoire de fon pere Céfone l'ancien. Dans la troifiéme, on lifoit que la guerre de Céfar & celle de la patrie étant en grande partie terminée, Cneus & Sextus, fils du grand Pompée, avoient été battus dans le champ de Vatefie. La quatrieme faifoit mémoire du triomphe de l'armée & de la défaite des ennemis. La cinquiéme difoit, que les peuples de Vatefte avoient réfolu d'élever ce monument à la mémoire de Lucius Porcia, parce qu'il avoit bien gouverné la province. De ces cinq inscriptions on en voit encore trois. *Délices d'Espagne, p. 300.

TORPATUM, nom latin de la ville de Derpt dans la

Livonie.

TORPIDI, peuples de Thrace, au voifinage de la ville de Philippes, du côté de l'orient, dans des détroits de montagnes que les Sapéens & eux occupoient. Appien, de Bel. civil. 1. 4, qui fait mention de ces peuples, écrit dans un endroit TORPIDI, & dans un autre TURPILI. L'une de ces deux orthographes, dit Ortélius, eft dé fectueufe. La derniere eft préférée dans l'édition de Tollius.

TORQUEMADA ou TORREQUEMADA, petite ville d'Espagne, au royaume de Léon, fur le bord de la Pizuerga, à trois lieues à l'orient de Palencia. Cette petite ville, à laquelle Silva, Poblac. gener. de Espana, p. 52, ne donne que le titre de bourg, eft entourée de murailles. Ses environs font très fertiles. On prétend qu'Augufte la peupla, & l'appella PORTA-AUGUSTA. Elle eut dans la fuite le nom de TURRIS-CREMATA, ce qui fignifie Torquemada ou Torrequemada, c'est-à-dire, tour brûlée. L'infante Catherine, fille de Philippe I, & de Jeanne fon époufe, prit naiffance en cette ville.* Délices d'Espagne,

P. 152.

1. TORRE. Voyez l'article ToUR. 2. TORRE. Voyez Tor.

3. TORRE, riviere d'Italie dans le Frioul, elle a fa fource à quelques milles au nord oriental de Gemona, dans les montagnes. Elle court en ferpentant du nord-oueft au fudeft, paffe affez près de la ville d'Udine, & après avoir reçu quelques rivieres à la gauche, elle va fe perdre dans le Lizonzo, un peu au-deffous de Gradisca. * Magin, Carte du Frioul.

4. TORRE, petite ifle fur la côte feptentrionale d'Irlande, à huit milles du continent, fon terroir eft allez fertile.

TORRE D'ACRI, bourgade d'Italie, au royaume de Naples, dans la Bafilicate, fur la côte occidentale du golfe de Tarente, à l'embouchure de la riviere d'Agri. Léander veut que cette bourgade foit la ville Aciris des an

ciens.

TORRE DELL' ANNUNCIATA, bourgade d'Italie, au royaume de Naples, dans la terre de Labour, fur la côte du golfe de Naples, à douze milles de cette capi tale du côté du midi oriental, près de l'embouchure du Sarno. Quelques-uns prennent ce lieu pour l'ancienne Pompeianum.

TORRE-DO-BOUGIO, autrement le FORT DE SAINTLAURENT, fortereffe du Portugal, à l'embouchure du Tage du côté du midi. Ce fort qui défend la grande palle du Tage, eft fitué fur un banc de fable, au milieu de la mer, vis-à-vis du fort Saint-Julien. Il est construit fur des pilotis, & ce n'eft proprement qu'une plate-forme ronde, revêtue de pierres de taille. Il y a un gouverneur avec une garnifon d'environ cent cinquante hommes. * Délices de Portugal,

P.773.

TORRE DI CERDAGNA, bourgade de la Catalogne, dans la Cerdagne Françoife, à trois lieues de Puicerda, du côté du nord.* Jaillot, Atlas.

TORRE CLARA, abbaye réguliere, ordre de faint Benoît, de la congrégation du mont Caffin, dans le Parmefan, au diocèle de Parme.

TORRE DI GRECO, bourgade d'Italie, au royaume de Naples, dans la terre de Labour, fur la côte du golfe de Naples, à fix milles de la ville de ce nom, vers l'orient méridional. Il y en a qui prennent ce lieu pour l'ancienne HERCULANEUM ; mais tous les géographes n'en font pas d'accord.* Magin, Carte de la terre de Labour. TORRE-LOPA, village d'Italie, au royaume de Naples, dans la Calabre citérieure, fur la mer de Toscane, aux confins de la Calabre ultérieure. Quelques-uns le prennent pour l'ancienne TEMESA, que d'autres néanmoins placent ailleurs.

TORRE DE MONCORVO ou MONCORBO, forum Narbaforum, ville de Portugal, dans la province de TraLos Montes. Elle eft fituée dans une vallée spacieuse, fur la pence d'une montagne, aux confins du royaume de Léon, à une lieue de la riviere Sabor, qui rend fa campagne fertile en bled, en vin & en fruits; il y a auffi du bétail & du poiffon, & il y croît du lin & du chanvre. La ville n'a qu'une paroiffe, un couvent de cordeliers une maison de charité & un hôpital. Elle a droit de fuffrage dans les aflemblées d'état, & il y a un corregidor, dont la jurisdiction s'étend fur neuf bourgs & villages, & fur treize hameaux. L'archevêque de Brague y fait tenir un tribunal par fon vicaire général. Ferdinand premier, roi de Caftille & de Léon, furnommé le Grand, la fonda l'an 1040, & l'appella SAINTE CROIX; mais les habitans furent obligés de l'abandonner, par rapport à la quantité de fourmis, dont ils étoient incommodés. Le roi de Portugal, Alfonfe II, leur fixa une nouvelle demeure vers la montagne du Corbeau, l'an 1216, & c'est d'où lui eft venu le nom qu'elle a à préfent à quoi encore a contribué la tour fameufe que le roi Dionis y avoit fait bâtir.* Silva, Poblac. general de España, pag. 183.

TORRE D'OLIVETO, ville du royaume de Sicile, dans le Val Demone; au pied du mont Etna, vers le midi occidental, felon Maty & Corneille, qui veulent que ce foit l'ancienne Dymethus ; mais Dymethus ou Symethus, étoit, felon de l'lfle, à près de trente- cinq milles du pied du mont Etna, ce qui ne fauroit convenir avec la pofition que Maty & Corneille donnent à Torre

d'Oliveto.

TORRE DI PATRIA, tour d'Italie, fur le golfe de Gaïete, environ à trois lieues de Gaïete, & de l'embou chure du Volturne. On voit, auprès, les ruines de Linternum, & un lac qu'on nomme le lac de Patria, que les anciens nommoient Linterna Palus.

TORRE-PIGNATARRA ou PIGNATARA. On nomme ainfi la place où fut l'ancienne ville Sub Augufta, ou Augufta-Helena, dans la Campanie, entre Rome & Frascati, & qui étoit évêché vers l'an 490.* Commainville Table des évêchés.

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TORREQUEMADA. Voyez AUGUSTA NOVA dans AUGUSTA, no. 27.

TORRE DI SAN BASILIO, bourg d'Italie, au royaume de Naples, dans la Bafilicate, fur la côte occidentale du golfe de Tarente, à l'embouchure du Sino. Quelques géographes prennent ce bourg pour l'ancienne Leutarnia, que d'autres placent ailleurs. * Magin, Carte de la Bafilicate.

TORRE DI SANGUINAZZO, bourgade de l'ifle de Candie, fur la côte feptentrionale, à trois lieues de Retino vers le levant. On la prend pour la petite ville qu'on nommoit anciennement Stella ou Stela.* Baudrand,

Dict.

TORRE-SICURA, bourgade d'Italie, dans l'Abruzze ultérieure, aux confins de la Marche d'Ancone. Il n'est féparé de la ville d'Ascoli que par la riviere de Tronto. Quelques-uns croient que Torre-Sicura eft l'ancienne Truentum. * Corneille rectifié.

TORRENS ÆGYPTI. Voyez SIRBON.

TORRENS, (les) ou les FLEUVES d'ETHAN. Voyez ETHAN.* Pfalm. 73.

TORRENT, en latin Torrens, en grec Cheimarros, en

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