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les armoires avec de fausses clefs. Faux teint, Teinture faite avec de mauvaises drogues, et qui s'altère facilement.

FAUX, se dit pareillement Des personnes qui ne sont pas ce qu'elles semblent ou ce qu'elles disent être. Le faux Smerdis. L'imposture des faux Demetrius. Faux prêtre. Faux électeur. Faux prophète. Faux brave. Faux dévot. Au premier revers, les faux amis nous abandonnent. Il s'est glissé parmi eux un faux frère qui les a trahis.

Il signifie également, Qui affecte des sentiments qu'il n'a pas, dans le dessein de tromper. C'est un homme faux, une femme fausse. Cœur faux. Caractère faux. Prov., Etre faux comme un jeton.

Il se dit encore De l'air, du regard, etc. Cet homme a l'air faux, la mine fausse, le regard faux.

FAUX, en termes d'Histoire naturelle, se joint à certains noms de minéraux et surtout de végétaux, pour désigner Des minéraux, des végétaux qui ont quelque ressemblance avec ceux que ces noms désignent. Faux grenat (cristal d'un rouge obscur). Faux acacia (espèce de robinier). Faux ébénier (le cytise des Alpes). Faux jalap (la belle-denuit). Etc.

FAUX, sert en outre à former, avec divers substantifs, certaines expressions où il reçoit des sens plus ou moins éloignés de ceux qui viennent d'être indiqués. Telles sont :

Faux fourreau, Sorte de fourreau dont on couvre le vrai fourreau d'une épée, d'un pistolet, etc. Fausses manches, Manches qu'on met pardessus d'autres

Fausse équerre, Equerre quis'ouvre et se ferme au moyen d'une charnière, comme un compas, et qui sert, dans plusieurs arts, à mesurer les angles plus ou moins grands que deux surfaces adjacentes forment entre elles. On appelle aussi Fansse équerre, L'angle que forment les faces contigues d'un bâtiment, d'une pièce de bois, etc., lorsque cet angle n'est pas droit, lorsqu'il est aigu ou obtus. Bater à fausse équerre. Pieces de bois à fausse équerre.

En termes d'Archit., Faux plancher, faux plafond, Plancher, plafond qu'on fait au-dessous du plafond principal, pour diminuer la hauteur de l'appartement. Un faux plafond de toile. Dans le même Art, on appelle Faux comble, La partie supérieure d'un comble brisé.

En termes de Marine, Faux pont, Pont inférieur d'un vaisseau; plancher en partie volant, non calfaté, sur lequel on établit les cadres des malades et des blessés, entre les deux grandes écoutilles.

En termes de Jardinage, Faux bois, se dit Des branches d'un arbre qui ne doivent pas donner de fruit, ou qui sont trop mal placées pour faire un bon effet.

En termes d'Anat., Fausses côtes, Les côtes inférieures, qui ne se joignent pas au sternum par un cartilage de prolongement, et qui sont au nombre de cinq de chaque côté.

En termes de Musiq., Faux-bour

don, Espèce de chant à plusieurs parties où l'on chante note contre note. Chanter en faux-bourdon.

En termes d'Impr., Faux titre, Premier titre abrégé, imprimé sur le feuillet qui précède celui où est le titre entier de l'ouvrage. Le faux titrese met vers le milieu de la page

Faux frais, Dépenses accidentelles, accessoires, faites dans une affaire, en sus de la dépense principale. Ce procès me ruine en faux frais.

FAUX, s'emploie aussi substantivement. Discerner le vrai d'avec le faux.

Prov., Plaider le faux pour savoir le vrai, Dire à quelqu'un une chose qu'on sait être fausse, pour tirer de lui le secret de la vérité.

ce,

FAUX, en termes de JurisprudenAltération, contrefaçon, supposition frauduleuse d'actes, de pieces, d'écritures authentiques ou privées. Faux en écriture authentique. Faux en écriture privée. Crime de faux. Se rendre coupable de faux. Commettre, faire un faux. C'est un faux. Poursuivre quelqu'un pour faux. Se pourvoir en faux contre quelqu'un par la voie criminelle. La poursuite d'un faux. Arguer une pièce de faux. S'inscrire en faux. Inscription de faux ou en faux. Dem in leur, defen leur en faux. Prouver, établir le faux. On dit, Faux principal, en parlant d'Une procédure qui a pour objet la poursuite d'un faux; par opposition à Faux incident, qui se dit de L'action en faux int ntée incidemment dans le cours d'une contestation.

Fig. et fam., S'inscrire en faux contre une proposition, contre une allegation, etc., La nier. Je m'inscris en faux contre ce que vous venez de dire.

FAUX, s'emploie aussi adverbialement. Raisonner faux. Exposer faux. Jurer faux. Dater faux. Chanter faux. Jouer faux. Etc.

Substantiv., en termes d'ancienne Pratique, Un faux donne a entendre contre la vérité, se disait d'Une chose exposée contre la vérité, donnée à entendre contre la vérité.

À FAUX. loc. adv A tort, injustement. Accuser à faux.

a

Fam, Aller à faux en quelque endroit, Manquer d'y trouver ce qu'on cherche. Si vous allez chez lui a telle heure, vous le trouverez; ne craignez pas d'y aller à faux.

Porter a faux, se dit D'une partie de construction qui est mal posée sur ce qui doit la soutenir, ou qui ne porte pas directement sur sa base, sur son point d'appui. Cette poutre, celte pierre porte à faux. On dit de même substantivement: Ce mur est hors d'apiomb, il est en porte à faux. Ce balcon est en porte a faux au-dessus de la porte d'entrée. Les loges de ce theatre sont en porte à faux.

Fig, Ce raisonnement, cet argument porte à faux, se dit D'un raisonnement qui n'est pas concluant, soit que le défaut vienne du principe, soit qu'on fasse du principe une mauvaise application.

FAUX-FUYANT. s. m. Endroit dé

tourné, écarté, par où l'on peut s'en aller sans être vu.

Il se dit, en termes de Chasse, d'Une sente dans le bois pour les gens de pied.

FAUX FUYANT, signific figurément, Une défaite, une échappatoire. Ce n'est qu'un faux-fuyant. User de faux-fuyant. Avoir recours à un faux-fuyant.

FAV

FAVEUR. s. f. Grâce, bienfait, marque d'amitié, de bienveillance. Grande faveur. Faveur signalée, extraor linaire, singulière. Faitesmoi la faveur de.. Combler quelqu'un de faveurs. Recevoir une faveur. Il tient à faveur que vous veniez loger chez lui. Il tient cela à faveur. C'est une faveur que je n'oublierai jamais. Ce sont des faveurs du ciel.

Dans les Théâtres, Entrée de faveur, Entrée gratuite accordée à une personne qui n'aurait point droit de l'exiger. Tour de faveur, Décision du comité ou du directeur qui fait passer la représentation d'une pièce avant celle d'autres ouvrages qui la précédent dans l'ordre de réception. Suspendre les entrées de faveur. Il a obtenu un tour de faveur. Sa pièce eut un tour de fa

veur.

Fig, Les faveurs de la fortune, Les richesses, les honneurs, etc. Comble des faveurs de la fortune.

FAVEUR, se dit particulièrement Des marques d'amour qu'une femme donne à un homme. Il n'a jamais obtenu d'elle la mom tre favour.

Les dernières faveurs, Les plus grandes marques d'amour qu'une femme puisse donner à un homme. Il l'abandonna après en avoir obtenu les dernières faveurs. On dit quelquefois absolument, dans le mêElle lui a accordé ses

me sens,

faveurs.

FAVEUR, se dit encore, particulièrement, de La bienveillance, des bonnes graces d'un prince, d'un personnage puissant, du public, etc. Gagner la faveur du prince, du ministre. C'est lui qui a la faveur. La faveur des grands est fort inconstante. Bruguer la faveur du peuple. It obtint un moment la faveur publique. On l'emploie quelquefois absolument. Il doit tout à la fapeur, et rien au mérite. C'est la faveur qui l'a place où il est.

li se dit également Du crédit, du pouvoir qu'on a auprès d'un prince, d'un grand personnage, etc., dont on est aimé, prétéré. Sa faveur est grande aupres du prince, auprès du ministre. Sa faveur diminue. Sa faveur augmente tous les jours. Abuser de sa faveur. Il est en faveur, en grande faveur. Du temps de sa faveur.

Il se prend, quelquefois, dans le sens de Recommandation et de crédit auprès d'une personne puissante. Trouver faveur auprès de quelqu'un.

Prendre faveur, S'accréditer. Cette marchandise, celle opinion, ce livre prend faveur.

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n'est pas dangereuse. Coup favorable, Coup dont la blessure n'est pas dangereuse, mais qui est près d'un endroit où elle l'aurait été. Ces locutions ont vieilli.

FAVORABLE, se dit aussi De certaines choses qui méritent d'être exceptées de la rigueur de la loi. Il a tué un homme, mais c'est en défendant son père; le cas est favorable. Sa cause est toute favorable.

Il signifie encore, Qui est à l'avantage de quelqu'un ou de quelque chose. J'ai de ce jeune homme l'o

concevoir de lui une idée peu favorable. On lui présenta la chose du côté favorable.

FAVEUR, se dit encore par opposi-pinion la plus favorable. Cela fait tion à Rigueur, à sévérité. Les juges le traitèrent avec faveur. Je ne demande point faveur, mais justice. On a dit dans le même sens, C'est un cas de faveur, un arrêt de faveur.

Mois de faveur, Les deux mois de l'année où le collateur d'un bénéfice pouvait le conférer à celui des gradués qu'il en voulait gratifier. Les mois d'avril et d'octobre étaient des mois de faveur, et les mois de janvier et de juillet, des mois de rigueur.

Jours de faveur, Les dix jours que le débiteur d'une lettre de change avait autrefois, après l'échéance, pour payer.

FAVEUR, est aussi le nom d'Une sorte de ruban très-étroit. Border quelque chose avec de la faveur. Nouer avec une faveur, avec de la faveur.

EN FAVEUR DE, loc. prépositive. En considération d'une chose passée, en vue d'une chose à venir, en considération de quelqu'un. On lui pardonna en faveur des belles actions qu'il avait faites. Il a déclaré un tel son héritier en faveur de ce mariage.

Il signifie aussi, À l'avantage, au profit de. Il a fait son testament, il a testé en faveur d'un tel, en faveur d'un ami. Le jugement est en votre faveur. Je lui parlerai en votre faveur. Ce prince fit beaucoup en faveur des sciences et des arts.

Prévenir en faveur de quelqu'un, de quelque chose, En donner d'avance une opinion avantageuse. Celle conduite prévient en sa faveur. Il a su les prévenir en ma faveur. Ce que vous dites me prévient en faveur de la méthode de ce maitre.

A LA FAVEUR DE. loc, prépositive. Par le moyen, par l'aide de. Il s'est sauvé à la faveur de la nuit. Il ne s'est dérobé aux recherches de la justice qu'à la faveur de son dégui

sement.

FAVORABLE. adj. des deux genres. Propice, avantageux, tel qu'on le désire pour la fin qu'on se propose. Il se dit Des personnes et des choses. Se rendre quelqu'un favorable. Ses dispositions, ses sentiments vous sont très-favorables. Soyez-moi favorable. Tout le monde lui a été favorable. Il obtint une réponse favorable. Avoir un temps favorable, un vent favorable. Auspices favorables. Occasion favorable. Evénement favorable. Endroit favorable pour aborder. Des circonstances favorables à l'exécution d'un projet.

Blessure favorable, Blessure qui

TOME I.

FAVORABLEMENT, adv. D'une manière favorable. Ils vous ont traité, ils vous ont reçu favorablement. On l'a écouté favorablement. Juger favorablement de quelqu'un. Interpreter favorablement quelque chose.

FAVORI, ITE. adj. Qui plaît plus, qu'on affectionne plus que toute autre chose du même genre. Il se sert toujours de ce mot, c'est son mot favori. C'est sa lecture favorite. Horace est son auteur favori. L'ironie était la figure favorite de Socrate. Elle aime le bleu, c'est sa couleur favorite. Passion favorite. La sultane favorite. C'est son cheval, son chien, son oiseau favori.

Il s'emploie aussi come substantif, et signifie, Celui, celle qui tient le premier rang dans la faveur, dans les bonnes grâces d'un roi, d'une reine, d'un grand prince, d'une grande princesse. Le favori d'un roi, d'un souverain. Un sage favori. Un favori insolent. On la regardait comme la favorite de la reine. Ce roi avait plusieurs favoris.

Il se dit de même de Tout objet d'une prédilection habituelle. Cette grand mère aime bien tous ses petitsfils, mais le plus jeune est son favori. Cet acteur est le favori, cette actrice est la favorite du public. Voilà le cheval que je monté habituellement, c'est mon favori. Dans ce sens, il est ordinairement familier.

Fig., et dans le style soutenu : Les favoris de la fortune. Les favoris des Muses. Les favoris d'Apollon. Etc.

FAVORI, se dit encore substantivement, au masculin, Des touffes de barbe que quelques personnes laissent croître de chaque côté du visage, de l'oreille au menton. Avoir des favoris. Laisser croitre ses favoris. Soigner ses favoris.

FAVORISER. v. a. Traiter favorablement, accorder quelque préférence, appuyer de son crédit, protéger. Il est favorisé du prince. Etre favorisé des dames. Il ne mẻritait point cette place, on l'a évidemment favorisé. Un juge ne doit jamais favoriser une partie au préjudice de l'autre. Il m'a favorisé en tout ce qu'il a pu. Il favorise leur parti. Favoriser une entreprise.

Favoriser quelqu'un de quelque chose, L'en gratifier, accorder à quelqu'un une chose qui lui est avantageuse, agréable, qui l'honore, etc. La confiance dont vous m'avez lou

jours favorisé. Elle n'a pas même daigné le favoriser d'un regard.

Fig., La nature l'a favorisé, ne l'a pas favorisé de ses dons, se dit en parlant, soit au physique, soit au moral, Des avantages naturels dont une personne est douée ou dépour

vue.

FAVORISER, se dit aussi De tout ce qui est conforme à nos souhaits, et qui seconde nos desseins, nos désirs. Le temps nous a favorisés. Le vent nous a bien favorisés. Si le ciel, si la fortune nous favorise. Tout favorisait nos vœux. L'obscurité favorisait notre fuite.

Il signifie encore simplement, Aider à. Tout ce qui est propre à favoriser le développement de cette industrie. Favoriser la licence.

FAVORISÉ, ÉE. participe. C'est un homme peu favorisé des dons de la nature, des dons de la fortune.

FAY

FAYENCE, FAYENCERIE, FAYENCIER. Voyez FAÏENCE, ETC.

FEA

FÉAGE. s. m. T. de Jurispr. féodale. Contrat d'inféodation; ou Tenure en fief. Un feage noble était un héritage tenu en fief.

FEAL, ALE. adj. Vieux mot qui signifie, Fidèle, et qui était usité dans les lettres royaux. À nos amės et feaux...

Fam. et substantiv., C'est mon féal, c'est son feal, C'est mon fidèle ami, son fidèle ami, mon intime, son intime.

FEB

FÉBRICITANT. adj. T. de Médec. Qui a la fièvre. Il se dit particulièrement De ceux qui ont des fièvres intermittentes. Un homme febricitant.

Il est aussi substantif. C'est un pauvre febricitant.

FEBRIFUGE. adj. des deux genres. T. de Médec. Il se dit Des médicaments avec lesquels on combat les fièvres intermittentes. Un remède febrifuge. Une plante febrifuge.

Il se prend aussi substantivement, au masculin. Le quinquina est un excellent febrifuge.

FEBRILE. adj. des deux genres. T. de Médec. Qui a rapport à la fièvre. Chaleur febrile. Pouls febrile. Mouvement febrile.

FEC

FECALE.adj.f. Il ne s'emploie guère que dans cette locution, Matière fécale, Les gros excréments de l'homme. Il y a des phosphores qui se tirent de la matière fecale.

FECES. s. f. pl. T. de Chimie et de Pharmacie. Sédiment qui se dépose au fond d'une liqueur qui a fermenté, ou au fond d'une liqueur trouble, lorsqu'on la laisse reposer.

FECIAL.s.m. T. d'Antiq. romaine. Nom de chacun des prêtres ou hérauts dont la fonction principale était d'intervenir dans les déclarations de guerre et dans les traités de paix et d'alliance, et de consacrer ces actes 51

publics par des formalités religieuses. Les féciaux étaient sacrés et inviolables. Le collège des féciaux.

FECOND, ONDE. adj. Qui produit, qui peut produire beaucoup par voie de génération. Il se dit proprement Des femmes et des femelles des animaux. Les femmes de ce pays sont très-fecondes. Les poissons sont trèsféconds.

OEnf fécond, OEuf dont le germe a été fécondé.

FECOND, signifie, par extension, Fertile,abondant. Une terre feconde. Un sol fecond.

Source feconde, Source qui donne de l'eau abondamment. On dit en un sens analogue, Mine feconde Ces deux locutions s'emploient aussi et même plus souvent au figuré. C'est une source d'erreurs tres feconde. Ce sujet est une mine féconde de beautes poètiques.

FECOND, se dit figurément De tout ce qui produit beaucoup de certaines choses. Une ville, une famille feconde en grands hommes. Un siècle fécond en découvertes. Un événement fecond en résultats. Un esprit fecond en idées originales. Avoir l'esprit fécond, l'imagination fëconde, la veine feconde. C'est un homme fécond en ressources. C'est un auteur, un écrivain fecond.

Sujet ferond, matière féconde, Sujet, matière qui fournit, qui peut fournir beaucoup à l'écrivain.

Principe fecond, Principe d'où naissent beaucoup de vérités qui s'enchaînent et se lieut les unes aux

autres

FECOND, signifie quelquefois Fécondant, qui fertilise. Chaleur feconde. La lumière feconde du soleil. Une pluie douce et feconde.

FECONDANT, ANTE. adj. Qui féconde Matière fécond inte. Principe fecondant. La poussière fecondante des végétaux. Chaleur, pluie ficondante.

FECONDATION. s. f. Action de féconder, ou Le résultat de cette action. Il ne se dit qu'en parlant Des êtres organisés. Rechercher comment s'opere la fecondation Les œufs qui n'ont pas reçu la fecondation ne produisent rien. Les étamines d'une fleur se flétrissent ordinairement après la fécondation.

FECONDER v. a. Communiquer à un germe le principe, la cause immédiate de son développement. Féconder un germe. Dès que la femelle a été fecondée. Les anciens croyaient qu'en Lusitanie il arrivait à des cavales d'etre fécondées par le souffle du vent. Dans les végétaux, c'est la poussière des étainines qui feconde l'ovaire.

Il signifie aussi, Rendre fécond, fertile. Féconder un champ. La pluie a feconde nos campagnes.

Il s'emploie également au figuré, daus ce dernier seus. La lecture des grands poetes féconde l'imagi

nation.

FECONDE, EE. participe. Germe féconde.

FECONDITÉ. S. f. Qualité de ce qui est fécond. Il se dit au propre et au figuré. La fécondité des animaux. Les femmes de ce pays sont

d'une fécondité remarquable. La fécondité de la terre. La fécondité de l'esprit. Cet écrivain est d'une rare fécondité. La fécondité d'un sujet, d'une matière.

FECULE. s. f. Poudre blanche assez semblable à l'amidon, qui se précipite au fond du suc exprimé de certaines racines ou de certaines graines. Fécule de pommes de terre, de manioc, etc.

Il s'est dit aussi comme synonyme, ou plutôt comme diminutif de Feces. Ce sens est vieux.

FECULENCE. s. f. T. didactique. Sédiment, lie, partie grossière des choses liquides. Ce mot, qui est vieux, se disait particulièrement Du sédiment des urines.

FECULENT, ENTE adj. T. didactique. Il se dit Des liqueurs qui sont chargées d'une lie, et qui n'ont pas la pureté qu'elles doivent avoir.

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FEE. s. f. Nom que l'on donne, dans les contes, dans les romans, etc., à une fenime, à un être qui possède une puissance surnaturelle, qui a le don de connaitre l'avenir et d'opérer des prodiges. La fée Alcine. La fée Urgande. Les enfants aiment les contes de fees. Palais de fees. La baguette d'une fee.

Fig. et fam., C'est une fee, se dit D'une femme qui charme par ses graces, par son esprit, par ses talents. On dit aussi, C'est un ouvrage des fees, en parlant De certains ouvrages délicats, faits avec beaucoup de perfection. On dit de même, Travailler comme une fee, en parlant D'une femme qui travaille avec une adresse admirable.

FEER. v. a. Enchanter, charmer. Vieux mot qui se disait autrefois en parlant De certains enchantements qu'on attribuait aux fées. Les vieux contes reproduisent souvent celle espèce de formule : Je vous fee et refée. FEE, EE. participe. Les vieux romans disent que Ferragus était fëë, que les armes de Mambrin étaient féées.

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FÉERIE. s. f. L'art des fées. Il fut transporté à Babylone par art de féerie

Il se dit aussi Du merveilleux où figurent les fées, les génies, etc. Le merveilleux de la féerie. Introduire la féerie dans un opéra, dans un роёте.

Fig, C'est une féerie, une vraie féerie, se dit D'un très-beau spectacle.

FEI

FEINDRE. v. a. Simuler; se servir d'une fausse apparence pour tromper; faire semblant. Feindre une maladie. Feindre une entreprise. Feindre de la joie. En feignant d'aller à la chasse, il se sauva. Feindre d'etre gai, d'être malade, d'etre en colère. On l'emploie quelquefois absolument. Savoir feindre. Avoir l'art de feindre.

I signifie aussi, Controuver, inventer, imaginer. Il feint des choses qui ne sont pas vraisemblables. Ce poele a feint des héros qui n'ont jamais existé. Feindre des caractères qui n'ont point de vraisemblance.

FEINDRE, s'emploie aussi comme verbe neutre, et signifie, Hésiter à faire quelque chose, en faire difficulté. Dans ce sens, qui a vieilli, il ne se dit guère qu'avec la négation. Je ne femdrai point de vous dire. Il n'a pas feint de le lui déclarer. Il ne feignit pas de l'aborder.

Feindre en marchant, se dit D'une personne ou d'un cheval qui, après une indisposition, boite encore légèrement. Il est guèri de sa goutte, mais il feint encore un peu du pied gauche. Ce cheval feint d'un pied.

FEINT, EINTE. participe. Un mal feint. Une amitié feinte. Une feinte réconciliation. De feintes caresses. Une histoire feinte.

En Archit., Porte feinte, colonne feinte, fenêtre feinte, etc., Représentation d'une porte, d'une colonne, etc., que l'on fait pour la symétrie ou pour l'agrément.

FEINTE s. f. Déguisement, artifice par lequel on cache une chose sous une apparence contraire. Il parait être de vos amis, mais ce n'est que feinte. Toute sa dévotion n'est que feinte. Parlez sans feinte. Il m'a surpris par ses feintes. Ses feintes n'ont pas réussi.

Il se dit, en termes d'Escrime, Lorsqu'on fait semblant de vouloir diriger le coup vers un endroit du corps, et qu'on le porte à un autre. Faire une jeinte. Il fit une feinte en tierce, et porta sa botte en quarte.

FEINTE, en termes d'Imprimerie, Défaut de touche dans une feuille imprimée, imperfection qui résuite de ce qu'une partie de la forme n'a pas reçu assez d'encre. Faire une fente.

FEINTE, en termes d'Art vétérinaire, Claudication d'un cheval, si légère, qu'elle est à peine sensible. FEINTISE. s. f. Feinte, déguisement. Il a vieilli.

FEL

FELDSPATH. s. m. T. de Minéralogie, emprunté de l'allemand. Pierre

très-dure qui est composée de silice, d'alumine et de potasse, qui a une texture lamelleuse, et qui, fondue au chalumeau, se convertit en un émail blanc.

FELER. v. a. Fendre une vase, un cristal, un verre, etc., de telle sorte que les pièces en demeurent encore jointes l'une avec l'autre. Il ne faut pas exposer ce vase à la gelée, elle le félerait.

Il s'emploie aussi avec le pronom personnel. Ce vase se felera, si on L'approche trop près du feu.

FELE, EE. participe. Un pot felé. Une cloche felée. Une verre felé.

Prov. et fig., Les pots felés sont ceux qui durent le plus, se dit Des personnes qui, étant d'une santé délicate, se ménagent mieux que les

autres.

Fig., Poitrine felée, Poitrine délicate et menacée.

Fig. et fam., Avoir la tête felée, le timbre felé. Etre un peu fou.

FELICITATION. s. f Action de féliciter; compliment qu'on fait à quelqu'un pour lui témoigner la part que l'on prend à ce qui lui est arrivé d'agréable. On lui a fait un compliment de felicitation. Je lui ai écrit une lettre de felicitation. Recevez mes felicitations J'irai lui en faire mes felicitations.

FELICITE. s. f. Béatitude, grand bonheur. La félicité éternelle. La souveraine félicité. La suprême fëlicité. La véritable felicité ne peut se trouver qu'en Dieu. Jouir d'une parfaite félicité. Une felicité que rien ne saurait troubler. 11 mei en cela toute sa félicité. Toute la félicité de la vie. Etre au comble de la félicité.

Il se dit quelquefois, au pluriel, Des choses qui contribuent à la félicité. Les fencites de ce monde sont peu durables.

FELICITER. v. a. Faire compliment à quelqu'un sur un succès, sur un événement agréable, lui exprimer que l'on prend part à sa joie. Je vous felicite du nouvel emploi qu'on vous a donné. Il a gagne son procès, il faut que j'aille l'en feliciter. Je l'ai feheté sur son mariage.

Il s'emploie aussi avec le pronom personnel, et signifie, S'applaudir, se savoir bon gré. Je me felicite d'avoir fait un si bon choix.

FELICITE, EE. participe.

FELON, ONNE. adj. Traître, rebelle. Il s'est dit proprement D'un vassal qui faisait quelque chose contre la foi due à son seigneur. Un vassal felon.

If signifie aussi, Faux, méchant, cruel. Cœur feton. Regard felon. II

est vieux.

FELONIE. s. f. Trahison. Il s'est dit proprement de La rébellion du vassal contre le seigneur. Crime de felonie. Alleint et convaincu de félonie.

FELOUQUE. s. f. T. de Marine. Sorte de petit bâtiment léger, long et étroit, qui va à voiles et à rames, et qui est principalement en usage dans la Méditerranée. S'embarquer sur une felouque. Felouque armée en guerre.

FELURE. s. f. Fente d'une chose

félée. La félure en est si légère, qu'on ne la voit point, qu'elle ne parait point.

FEM

FEMELLE. s. f. Animal du sexe qui conçoit, porte et fait les petits ou les œufs. Il ne se dit proprement qu'en parlant Des bêtes. Le male et la femelle. Dès que la femele a conçu. La vache est la femelle du taureau. La biche est la femelle du cerf. La poule est la femelle du coq

Il se dit cependant quelquefois en parlant Des femmes, par opposition à Ma'e, quand il s'agit de Succession et de Généalogie. Dans plusieurs coutumes, les males ex luaient les femelles de l'hérédité. Hors de là, Femelle ne se dit Des femmes qu'en plaisantant. Ne vous fiez point à cette femme, c'est une dangereuse femelle. C'est une fine, une adroite femelle. Une gentille femeile. Une agaçante petite femelle. Quelle étrange femelle !

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FEMELLE est aussi adjectif des deux genres. Un serin mâle, un serin femeile. Une perdrix male, une perdrix femelle.

Fig et fam., C'est un démon femelle, se dit D'une femme trèsméchante, très-emportée.

Duché femeile, Duché que les femmes peuvent posséder, et qui se transmet par elles.

FEMELLE, s'applique par extension, en Botanique, A Torgane sexuel qui, dans une fleur, est destiné à donner le fruit; ainsi qu'Aux plantes, aux fleurs ou assemblages de fleurs qui n'ont que cet organe. Le pistil est l'organe sexuel femelle. La plante femelle est fecondée par le pollen que lui envoie la plante mile. Un palmier male, un palmier femelle. Du chanure male, du chanvre femelle. Fleurs femelles. Epi, chaton femelle.

FEMININ, INE. adj. Qui appartient aux femmes, qui est propre et particulier à la femme. Le sexe feminin. Les ruses féminines.

Il siguifie aussi, Qui ressemble à la femme, ou qui tient de la femme. Cet homme a le visage feminin. La voix feminine La marche feminine. Les manières féminines.

En Grammaire, Noms féminins, se dit Des noms substantifs ou adjectifs qui désignent ou qualifient soit les êtres femelles, soit ceux qu'on leur assimile, quant au genre, dans le langage. Poule, lettre, table, sont des substantifs féminins. Grande, belle, bonne, sont des adjectifs fëminins. On appelle Genre feminin, Le genre de ces noms. On dit d'une manière analogue, La est l'article féminin, Elle est un pronom fëmi

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FEMININ, se dit quelquefois, substantivement, Du genre féminin. Le masculin et le féminin. Cet adjectif ne s'emploie qu'au féminin. Le féminin de bon est bonne. Faux fait au feminin fausse.

FEMINISER. v. a. T. de Gram. Faire du genre féminin. Il se dit surtout en parlant De certains mots qui étaient originairement masculins, et que l'usage a rendus féminins. L'usage a feminisé les mots Affaire, épigramme, étude, etc.

FEMINISÉ, É. participe.

FEMME. s. f. (On prononce Fame.) La femelle, la compagne de l'homme. Dieu tira la femme de la côte d'Adam. Les femmes sont naturellement timides. Il y a plus de femmes que d'hommes dans telle ville. Les maladies des femmes Un caprice de femme. Une femme mariée. Une jolie femme. Une belle femme. Une grande femme. Une femme coquette. Une femme auteur. Une femme peintre. Une femme poète. La parure d'une femme. Des habits de femme. Un homme habillé en femme. Ce sultan avait un grand nombre de femmes dans son harem. Il est fort amoureux de cette femme. Sa mère est une excellente femme. Une femme bonne et charitable. Elle n'est femme à se laisser séduire. Cet homme est adonné au vin et aux femmes.

Prov. et fig., Ce que femme veut, Dieu le veut, Les femmes veulent ardemment ce qu'elles veulent, et elles viennent ordinairement à bout de l'obtenir.

Bonne femme, outre sa signification ordinaire, veut dire aussi, Une femme àgée. La bonne femme n'en peut plus. Quelquefois même, Bonne femme, se dit par familiarité et par hauteur, en parlant A une femme du peuple ou de la campagne, quel que soit son age.

Fam., C'est une maitresse femme, se dit D'une femme habile, ferme, et qui sait se faire obéir.

Fam., Elle est femme, elle est bien femme, se dit Pour faire entendre que celle dont on parle a les penchants, les faiblesses, les défauts ordinaires à son sexe.

Femme de chambre, Celle qui est attachée, moyennant un salaire, au service intérieur et particulier d'une personne du sexe. On dit absolument, au pluriel, Femmes, en parlant de Plusieurs femmes de chambre attachées au service de la même personne Elle appela ses femmes. Elle envoya une de ses femmes.

Femme de charge, Femme attachée au service d'une maison, pour avoir soin du linge, de la vaisselle d'argent, etc.

Femme de ménage, Femme du dehors, par laquelle on fait faire son ménage.

Femme de journée, Femme qu'on emploie à la maison pour un travail quelconque, et qu'on paye à tant la journée.

Femme publique, Femme prostituée. Femme de mauvaise vie, femme perdue, Femme livrée à la débauche.

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Sage-femme, Accoucheuse. On fit venir la sage-femme.

Fig., C'est une femme, une vraie femme, se dit D'un homme sans force, sans courage.

FEMME, se dit quelquefois, dans un sens plus restreint, et familièrement, de Celle qui est nubile. La voilà bientôt femme.

Il se dit encore de Celle qui est ou qui a été mariée; et, dans ce sens, il est opposé à Fille. Les femmes et les filles. Femme en puissance de mari. Mari et femme. Avoir une jemme. Une jeune femme. Il aime beaucoup sa femme. Il rend sa femme heureuse. Femme infidèle. Femme sage. Femme de bien. Honnéte femme. Femme grosse. Femme veuve. C'est sa femme légitime. Femme séparée de son mari. Femme commune en biens. Femme autorisée en justice.

Prendre femme, Se marier. Ce vieux garçon a enfin pris femme. On dit dans un sens analogue, Chercher femme.

Prov., Maison faite, et femme à faire, Il faut acheter une maison toute batie, et épouser une jeune femme qu'on puisse accoutumer à sa manière de vivre.

Envie, fantaisie de femme grosse, Désir subit et pressant, souvent même désordonné, que quelques femines grosses ont de certaines choses. Il se dit quelquefois, figurément et familièrement, de Toute espèce de goût, de désir peu raisonnable.

Prov. et fig., Le diable bat sa femme, se dit Quand il pleut et qu'il fait soleil en même temps.

FEMMELETTE. s. f. Diminutif. (On prononce Famelette.) Terme de dédain, qui signific, Une femme d'humeur légère et d'un esprit borné. Vous gouvernez-vous par les avis d'une femmelette?

Il se dit, figurément, d'Un homme faible, sans énergie. Cet homme-là n'est qu'une femmelette. Dans les deux sens, il est familier.

FEMUR, s. m. T. d'Anat., emprunté du latin. L'os de la cuisse. Le femur est le plus grand des os du corps humain. Il a une fracture au fëmur. Les deux femurs.

FEN

FENAISON. s. f. Action de couper les foins. Le temps de la fenaison est bien avancé.

Il se dit aussi du temps où on coupe les foins. Pendant la fenaison. FENDANT. s. m. Coup donné du tranchant d'une épée de haut en bas. Il fut blessé dangereusement d'un fendant qu'il reçut dans le combat. Ce mot est vieux.

Fig. et pop., Faire le fendant, Faire de grandes menaces, parler comme un fanfaron qui veut se faire craindre. Cet homme fait bien le fendant, quand il ne voit personne à combattre.

FENDERIE. s. f. T. des Forges de fer. L'art et l'action de fendre le fer et de le séparer en verges, après qu'il a été mis en barre. Un ouvrier qui entend bien la fenderie. Mettre du fer à la fenderie.

Il signifie aussi, Le lieu où se font toutes les opérations de la fenderie. Le maitre de forge était dans la fenderie.

FENDEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fend. Fendeur de bois.

FENDEUR, se dit particulièrement, dans les Forges, de celui qui préside à la fenderie; et, dans les Ardoisières, de Celui qui fend les pierres d'ardoise.

Prov. et fig., Un fendeur de naseaux, Un bravache, un fanfaron. Cette locution a vieilli,

FENDILLER (SE). v. pron. Il se dit

Du bois ou d'une autre matière où il se forme de petites fentes, des gerçures. Du bois qui se fendille.

FENDILLE, ÉE. participe.

FENDOIR. s. m. Outil qui sert à fendre, à diviser. Fendoir de vannier, de tonnelier.

FENDRE. v. a. Diviser, couper en long. Fendre un arbre. Fendre du bois. Fendre en deux. Fendre avec des coins, avec une cognée. Fendre la terre avec une charrue. Fendre la tête d'un coup de sabre. Fendre avec des ciseaux, avec un canif Fendre la peau légèrement. Il avait les jambes tellement enflées, qu'on fut obligé de fendre ses bottes. Fendre une manche à son ouverture, pour laisser le poignet plus libre.

Fam., Il me semble qu'on me fend la tête, se dit Pour exprimer qu'on a un violent mal de tête.

Fig. et fam., Fendre la tête à quelqu'un, L'incommoder en faisant un grand bruit. Ils me fendent la tele avec leurs cris. On dit de même: Ce bruit, ce tapage me fend la tête. C'est un bruit qui fend la tête, un bruit à fendre la tete, à tête fendre.

Fig., Fendre le cœur, se dit De ce qui excite une très-vive compassion. Ce spectacle était à fendre le cœur, me fendait le cœur. Voyez plus bas, FENDRE, neutre.

Prov. et fig., Fendre un cheveu en quatre, Faire des distinctions, des divisions subtiles. On dit de même : C'est vouloir fendre un cheveu en quatre. Cet homme fendrait un cheveu en quatre.

rer,

FENDRE, signifie également, Sépaécarter les parties d'un corps, d'une masse quelconque, en les traversant avec un certain effort. Un navire qui fend l'eau, qui fend les vagues. Fendre l'eau en nageant. Un oiseau qui fend l'air. Fendre la presse, la foule.

Il signifie encore, Faire que les parties d'un corps continu se séparent, et laissent des intervalles entre elles. La trop grande sécheresse fend la terre. La gelée fend les pierres. Il a gelé à pierre fendre.

FENDRE, est aussi neutre; mais alors il ne s'emploie que figurément et dans ces phrases, La tete me fend, le cœur me fend, pour marquer un violent mal de tête, un grand sentiment de compassion. La tête me fend du bruit que l'on fuit. Le cœur me fend de douleur. Le cœur me fend de voir souffrir tant de pauvres gens.

FENDRE, s'emploie souvent avec le

pronom personnel, et signifie alors, Devenir divisé, séparé, s'entr'ouvrir, se gercer. Ce bois se fend aisément. La terre se fend de chaleur. Les pierres se fendent par la gelée. La glave se fendit sous ses pieds. Cette plaque de marbre s'est fendue en plusieurs endroits. Une muraille qui commence à se fendre. Les eaux de la mer Rouge se fendirent en deur pour donner passage aux Israelites. Les lèvres se fendent par le grand froid. Un fruit qui se fend parce qu'il est trop mur. Avec ellipse du pronom, Cela fait fendre le cœur, est à faire fendre le cœur.

Il signifie, aussi, surtout en termes d'Escrime, Ecarter les jambes de manière à porter en avant un pied loin de l'autre. Fendez-vous.

FENDU, UE. participe. Un verre fendu.

Il s'emploie aussi comme adjectif, surtout dans les phrases suivantes : Des yeux bien fendus, Des yeux grands et un peu longs.

Par exagérat. et par plaisanterie, Avoir la bouche fendue jusqu'aux oreilles, Avoir une bouche fort grande.

Ce cheval a les naseaux bien fendus, Il a les narines fort ouvertes.

Etre bien fendu, se dit D'un homme qui a les cuisses et les jambes longues. Cet homme est tellement fendu, qu'il doit être bien à cheval, qu'il doit bien embrasser le cheval.

FENE. s. f. Voyez FAINE.

FENESTRE, EE. adj. T. d'Hist. nat. Percé à jour. Feuille fenestrée. Le fruit du pavot est fenestre.

FENETKAGE. s. m. coll. Toutes les fenêtres d'une maison. Le fenetrage de ce palais est tout de gla

ces.

Il signifie aussi, L'ordre, la disposition pour les jours, pour les fenêtres d'une maison. Le fenétrage de ce bâtiment est mal entendu, est mal ordonné.

FENETRE. s. f. Ouverture faite dans certaines parties d'un bâtiment, pour donner du jour et de l'air à l'intérieur. Fenêtre basse. Fenêtre haute. Fenêtre carrée, ronde, ovale. Fenêtre à balcon. Avoir des pots de fleurs sur sa fenêtre. Se tenir à la fenêtre. Se mettre à la fenêtre. Mettre la tête à la fenêtre. Regarder par la fenêtre. Jeter par la fenetre. Passer par la fenêtre. Sauter par la fenêtre. L'impôt des portes et fenêtres.

Il se dit aussi quelquefois Du bois et du vitrage qui composent la croisée. Ouvrir les fenêtres. Fermer les fenêtres. Il manque plusieurs carreaux de vitre à cette fenêtre.

Fig. et fam., Cette maison n'a ni portes ni fenêtres, se dit D'une maison fort délabrée.

Prov. et fig., Jeter tout par les fenêtres, Dissiper son bien en folles dépenses.

tir

Prov. et fig., Si vous le faites sorpar la porte, il rentrera par la fenêtre, ou Chassez-le par la porte, il rentrera par la fenêtre, se dit D'un importun dont on ne peut se débarrasser.

FENÈTRE, en termes d'Anatomie,

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