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directeurs de ce cercle, dont le contingent eft de trois cents quarante-trois cavaliers, & de deux mille fix cents quarante forins par mois.

qui

SUAHYLA, petite ville d'Afrique, felon Marmol, la met à quatre lieues de la province de Sugulmeffe, fur la frontiere de la Lybie. Ce n'eft, à proproment parler, qu'un château que les Arabes du défert ont bâti pour enfermer leurs meubles & leurs vivres, & pour les mettre à couvert en leur abfence. La riviere de Zis, qui paffe tout contre, fe répand de là dans les fablons du Zachara, où elle forme un grand lac. Il n'y a ni terres labourables, ni jardins, ni chofes d'aucun rapport autour de Svahyla, de forte qu'on n'y voit que des pierres & des fables noirs. * Marmol, Hift. Situés en Suabe. d'Afrique, t. 3, C. 27.

L'évêque de Conftance, & le duc de Wurtemberg, font les

SUAGELA, ville de la Carie, felon Etienne le géogra phe. SUANA. Voyez SUANENSES.

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SUANAGURA, ville de l'Inde, au-delà du Gange: Prolomée, l. 7, c. 2, la compte au nombre des villes voifines de ce fleuve.

SUANE, province de l'Amérique méridionale : elle s'étend jusqu'à la riviere du grand Kaketa, & comprend toutes les campagnes, qui font fur l'autre rivage au côté du nord du fleuve des Amazones. Elle a l'avantage de porter de l'or dans les entrailles. La montagne qui le produit eft vers le 24 de longitude auftrale, & a 317d de latitude. Cette montagne eft à deux cents lieues de la ville de S. Thomas, colonie des Espagnols, dans l'Orenoque, à quarante lieues de la mer Atlantique, & de la riviere qui en arrofe le pied, & que les naturels du pays appellent riviere de l'or, en entraîne beaucoup en forme de grains. Elle fe rend dans l'Yoputa, autre riviere confidérable, qui fe jette dans le grand fleuve des Amazones, du côté du nord, à trois dégrés de latitude méridionale, & à une très-grande diftance des fources de ce même fleuve.* Le comte de Pagan, Rel. géogr. du fleuve des Amazones.

SUANENSES, peuples d'Italie, dans la Toscane, felon Pline, l. 3, c. 5. Leur ville fe nommoit SUANA : elle eft connue de Prolomée, l. 3, c. I.

SUANES ou SOUANES, peuples d'Afie. Ils habitent dans les montagnes du Caucafe, entre les Tartares Circaffes & les royaumes d'Imeréti & de Carduel. On affure que les Suanes ont embraffé le chriftianisme, & que ce font les plus civilifés de tous ceux qui ont leur demeure dans le Caucafe, & qu'ils ont l'art de faire de la poudre & des arquebuses, dont ils fe fervent fort adroitement. Ils descendent par troupes en été, , pour aller travailler dans la Georgie, d'où ils fe retirent au commencement de l'hyver pour regagner leurs montagnes, où ils vivent indépendans de toute puiffance étrangere. Baudrand, Dict.

*

que

SUANETES, peuples que Pline, Z.;, c. 20, met parmi ceux des Alpes, qui furent fubjugués par Augufte. Le pere Hardouin foupçonne que les Suanetes font les mêmes les Sarunetes que le même auteur place autour des fources du Rhin. Ce fentiment eft d'autant plus probable que les Suanetes de Pline font les Suanita de Ptolomée, l. 2,6. 12, qui les place dans la Rhétie.

SUANI, peuples de la Colchide, felon Pline, l. 6, c. 4, & Cédrene. Agathias, l. 4, en fait une nation hibérique, au-delà du Caucafe. Ils font comptés parmi les Laziques dans les authentiques. Ce font les Zou, Souani de Ptolomée, 1. 5, 6. 9, & les Zouaves, Soanes de Strabon, l. 11, p. 498, & d'Etienne le géographe. Il y a apparence que c'eft un refte de ces peuples que l'on connoît encore aujourd'hui dans les montagnes du Caucase, & qu'on nomme SUANES. Voyez ce

mot.

SUANIR, grande ville de la Perfe. C'est ainfi qu'elle eft qualifiée par Abdias de Babylone, dans la vie de SaintSimeon & de Saint-Jude. Ortélius,. qui cite cet auteur, ajoute qu'il paroît appeller auffi cette ville Senayra.

SUANITE. Voyez SUANETES.

SUANITE, ville de la Georgie. C'est Petit de la Croix, 1.4, c. 10, qui en parle dans fon hiftoire de Timur-Bec.. Cependant le chevalier Chardin ne met que deux villages dans toute la Mingrelie.

SUANOCOLCHI. Voyez SOUENOCOLCHI. SUAQUEN, ifle d'Afrique, fur la côte occidentale de la mer Rouge, la derniere d'Ethiopie, & la premiere d'Egypte, au nord d'Arkiko, dont elle eft éloignée de cent lieues. Longitude 55d 6'; latitude 19d 30'.

La ville de Suaquen étoit, il y a deux fiécles, une des plus riches du Levant, fur la côte des Abyffins. Elle égaloir, ou furpaffoit les plus fameufes par la bonté, & la fureté de fon port, par la facilité d'y charger & décharger les vaifleaux, par fon trafic avec les pays éloignés, par fa force & les avantages de fa fitnation; mais depuis les conquêtes des Turcs, Moka & plufieurs autres lieux ont enlevé le commerce de Suaquen.

y

La nature a mis le port à l'abri de tous les vents. L'eau eft continuellement fi tranquille, qu'on s'y apperçoit à peine des marées. Il peut contenir deux cents vailleaux, & des galeres fans nombre. Le fond eft par-tout de cinq ou fix brafles, & de fept dans quelques endroits. Les bâtimens peuvent s'approcher autour de la ville jusqu'au bord du rivage, & recevoir les marchandises des magasins par une fimple planche de communication.

Toutes les maifons de Suaquen font de pierres liées avec

de la chaux, & bâties à la façon de l'Europe. C'est où commence la côte des Cafres. Il y avoit autrefois un roi; mais les Turcs s'en étant rendus les maîtres, y ont un gouverneur avec garnifon, fous le commandement du bacha du Caire. * Marmol, Descr. d'Afrique, t. 3.

1. SUAR, contrée de l'Afie mineure, dans la petite Arménie. Son nom ancien eft Méliterne, & on l'appelle autrement Bofoch. La ville de Méliterne, capitale des Leuco - Syriens, felon Procope, y eft fituée. Cette petite contrée eft peuplé d'arbres fruitiers, & porte de l'huile & du vin appellé Monaritique, qui paffe pour auffi bon que le Grec. Davity, petite Arménie.

2. SUAR, bourg de l'Arabie heureuse. Il eft fitué en la plage de la mer, où fe voit auffi une fortereffe des Portugais. Il y a quantité de palmes, & on y trouve de la monnoie ancienne, dont l'inscription eft en caractere latin. Quelques-uns veulent que Ninive ait été là autrefois, parce que le rivage eft très-propre pour y avoir bâti une ville, & que ce fut proche de Ninive qu'une baleine vomit Jonas; mais l'autorité de l'écriture, qui place Ninive dans l'Affyrie, ou dans la Chaldée, eft contraire à cette opinion, auffi-bien que la tradition des chrétiens orientaux, qui montrent proche de cette ville des Philiftins le rivage, où l'on dit que Jonas fut rendu par la baleine.* Le pere Philippe, Voyage d'Orient.

SUARDENI, peuples de la Sarmatie Afiatique, felon Ptolomée, l. 5,6. 9.

SUARDONES, peuples de la Germanie. Tacite, Germ. les comprend parmi les Suéves. Ils habitoient, dit d'Audifret, une partie des duchés de Stein & de Bard. Voyez PHA

RODENI.

SUARI, peuples de l'Inde, felon Pline, l. 6,c. 19. Le pere Hardouin croit que ce font les za ßaças, Sabara de Ptolomée, l. 7,.c. 1 ; & les Expanvoi d'Arrien, in Indic. p. 523. Il ajoute que les Suari & les Nonédes habitoient entre l'Inde & le Gange, vers le milieu de l'empire du Mogol d'à préfent.

SUARIAH & SUERIAH, nom d'une province voifine de la Colchide. Nous l'appellons la Suézie, & les peuples nommés Tzani & Lazi en habitoient la plus grande partie. Toutes ces nations font appellées Pontiques, à caufe qu'elles habitent fur les rives orientale & feptentrionale du Pont-Euxin ou de la mer Noire, auffi-bien que les Gerkezes ou Tcherkezes, qui font les Circaffiens.*D’Herbelot, Bibliot. orient.

Le prince, qui regne dans ce pays-là, est nommé dans les hiftoires orientales Schach-Suar & Suariah-Schahi. SUARNI. Voyez VALLI.

SUARRANI, peuples d'Italie : Pline, l. 3, c. 14, les met dans la fixéme région. Quelques manuscrits portent Suarreani au lieu de Suarrani; mais comme un peu plus haut Pline écrit Afirinates pour Afifinates, ici il écrit Suarrani, Suarreani, ou Suarani pour Suasani; car il est question des habitans de la ville Suafa.

1. SUASA, ville d'Italie, dans l'Umbrie. Prolomée, 1. 3, c. 1, qui la place dans les terres, la donne atix Semnones. Ses habitans font appellés Suarrani pour Suafani par Pline. On voit par une ancienne inscription rapportée par Gruter, p. 469, no. 5, que c'étoit un municipe; 11. VIRO Q. Q. AUGURI SUASE. On prétend que les ruines de cette ville fe trouvent dans le duché d'Urbin, fur la riviere de Cefano, dans un lieu appellé Safa, près du village de Mirabel, environ à trois lieues de Foffombrone, vers le levant, & que ces ruines font connoître ville a été confidérable.

que

la

2. SUASA, ville de l'Ethiopie, fous l'Egypte, felon Pline, 1.6, c. 29.

SUASTENE, contrée de l'Inde, en deçà du Gange: Ptolomée, l. 7, c. 1, la marque au midi des fources du fleuve Suaftus.

SUASTUS, fleuve de l'Inde, en deçà du Gange : Ptolomée, l. 7, c. 1, dit que ce fleuve fe jette dans le fleuve Indus.

SUAVENSIS ou SUABENSIS, fiége épiscopal d'Afrique, dans la Numidie, felon la notice des évêchés de cette province. Dans la conférence de Carthage, no. 133, Litorius eft qualifié episcopus plebis Suavenfis.

SUAUBE ou SU ABE. Voyez SUabe.

1. SUAVIA, contrée dont fait mention Caffiodore dans ce paffage, Variar. 5 & 9; univerfis poffefforibus in

Suavia conftitutis. Ortélius foupçonne qu'il faut lire Savia pour Suavia, & qu'il eft queftion de la Pannonie, furnom

mée Savia.

2. SUAVIA. Procope, de Bel. Goth. l. 1, c. 15 & 16, parle d'une contrée de ce nom, & d'un peuple nommé SUEVI. Ortélius croit qu'il eft queftion des habitans de la Suabe. Je ne faurois être de fon fentiment. Procope ne paroît pas mettre ces Suéves fi loin du golfe de Venife. On peut en juger par le paffage de cet auteur. Le voici fuivant la tradition de Coufin. « Les premiers qui fe ren» contrent au-delà du golfe, font les Grecs, furnommés Epirotes, qui s'étendent jusqu'à Epidamne, qui eft une » ville maritime. On entre delà dans une contrée que l'on appelle Prébale. Enfuite eft la Dalmatie, la Liburnie, l'iftrie & les terres des Vénitiens, qui ne finiffent qu'à Ravenne. Tous ces peuples habitent proche de la » mer. Plus loin font les Scisciens & les Suéves, non pas » ceux qui relevent des François ; mais d'autres qui pccu"pent les terres les plus éloignées du pays. Par delà font » les Carniens & les Noriques, &c. »

رو

رو

دو

SUBA. Voyez SOBA..

SUBAGRÆ, peuples de l'Inde. Orofe, l. 3, c. 19, les compte au nombre de ceux qui furent fubjugés par Alexandre le Grand. Mais Ortelius remarque que Fabricius, après avoir confulté d'anciens manuscrits, lit Oxydraca au lieu de Subagra.

SUBAITA. Surius, dans fon premier volume de la vie des faints, appelle Subaita le village où fut vendu le moine Nilus. Ortel. Thef.

SUBANECTI. Voyez ULBANECTI.

SUBARRITANUS. Voyez SUBBARRITANUS. SUBASANI, peuples de l'ifle de Corfe : Ptolomée, 1. 4, c. 2, les place dans la partie méridionale de l'ifle. SUBATTII, peuples de la Germanie. Strabon, l. 7, P. 292, les compte parmi ceux dont Germanicus triompha.

SUBAUGUSTANUS, fiége épiscopal d'Italie. Il en eft fait mention dans le concile de Rome, tenu fous le pape Hilaire. La ville, où ce fiége étoit établi, fe nommoit SU BAUGUSTA ou AUGUSTA HELENA. Elle étoit dans la Campanie & dans le Vicariat Romain. On voit fes ruines à Toire Pignatara, entre Ronie & Frafcati. Cette ville étoit évêché vers l'an 490. * Commainville, Table des évêchés.

SUBBARITANUS, fiége épiscopal d'Afrique, dans la Mauritanie Céfarienfe, felon la notice des évêchés de cette province, qui fait mention de Donatus lon évêque.

SUBBIACO ou SUBIACO, ville d'Italie, dans la Canpagne de Rome, en latin Sublaqueum & Sublacum.Elle eft fituée fur une colline, près du Téverone, vers les frontieres du royaume de Naples, à dix milles de Paleftrine, à dix-huit de Segni & d'Anagni, & à trente cinq de Rome. Il n'y a rien à y voir que le château bâti à l'antique, & la principale églife, qui eft fort propre. Il y a auffi quelques couvents. A un mille hors de cette ville eft une abbaye de bénédictins dédiée à fainte Scholaftique. L'abbé commendataire eft feigneur temporel & fpirituel de Subiaco, d'où dépendent vingt-cinq gros villages; il faut encore monter un mille de-là pour arriver à la grotte facrée de S. Benoît. C'est un lieu affreux dans un rocher, où ce faint fe retira pour faire pénitence, & où il commença la fondation de fon ordre. En y allant, on rencontre plufieurs oratoires, fanctifiés par la préfence & par les miracles qu'il a opérés, comme le lieu où il donna l'habit à S. Maur & à fes autres premiers religieux, & celui où S. Maur alla retirer de l'eau S. Placide, qui étoit tombé dans le Téverone, à l'endroit où il y avoit une éclufe qui faifoit comme un lac fort profond. Cette fainte grotte eft à peu près comme la fainte Beaume de Provence, au milieu d'une montagne escarpée. On trouve une église au deffus, accompagnée d'un couvent, où il ne réfide néanmoins qu'un religieux & un frere, & quelques domeftiques. Les religieux de l'abbaye de fainte Scholaftique y viennent fouvent officier. Les fem. mes n'y entrent qu'en certains jours de l'année. On voit dans la facriftie grand nombre de reliquaires d'or, d'argent & de pierreries, qui font un riche tréfor. Charlemagne & plufieurs autres princes les ont donnés comme une marque de leur piété envers ce faint patriarche. On y mortre un bâton haut de fix pieds. On dit que c'eft la véritable efure de la taille de S. Benoît, qui approchoit de la gi

gantesque.* Corn. Dict. E. D. R. Nouveau voyage d'Italie,

tom. 2.

SUBDALIA, fiége épiscopal, fons le patriarchat de Conftantinople, felon Balfamon, cité par Ortélius, Thef.

SUBDINUM, ancienne ville de la Gaule Celtique, felon la table de Peutinger. C'eft la même que la Vindinum de Ptolomée. Voyez ce mot.

SUBEL, nom d'un champ, dans lequel fut enterré le martyr Céfaire, felon Suidas, in verbo Eudoxius. Ce champ étoit apparemment quelque part au voifinage de la Syrie.

SUBEYT, petite ville d'Afrique, au royaume de Maroc, dans la province de Duquela. Elle eft fur le bord de l'Ommirabi ou Uma Rabeac, & environnée de murs & de vieilles tours. On tient que ce font les anciens Africains qui l'ont bâtie. La fituation en eft affez avantageufe, & elle étoit autrefois affez bien peuplée, les habitans ne fe trouvant pas fort chargés de payer tribut aux Portugais, après qu'ils eurent conquis Azamor, de qui la ville dépend; mais Muley Nacer, frere du roi de Fez, les emmena en fon pays, fous peine de les affranchir de cette fujettion, Les Arabes de Charquie, appellés Uled-Subeyt, errent aujourd'hui par ces campagnes, & par toute la contrée, qui eft abondante en bleds & en pâturages. Il y a beaucoup de mouches à miel dans le creux des arbres & dans les fentes des rochers. Pour les découvrir on le couche à terre, & quand on voit une abeille qui pafle chargée, on la fuit jusqu'à ce qu'on la voye entrer dans fon trou; alors on y creufe, & on y a bien-tôt trouvé la ruche: on y prend le miel après l'avoir enfumée; ce qui fait faire un trafic confidérable, tant de cire que de miel, à ceux du pays, tant à Maroc qu'ailleurs. Les marchands d'Europe achètent la cire. On enleve quelquefois plus de cent cinquante livres de miel d'un creux, où il ne paroiffoit pas qu'il y en eût. Marmol, Descr. de l'Afrique, 7. 3, c. 62.

SUBI, fleuve d'Espagne. Pline, l. 3, c. 3, le met dans la Coffetanie Le nom moderne eft Befos, felen Clufius & Beles, felon Morales: c'est aujourd'hui, dit le pere Hardouin, la riviere qui palle à Tarragone; ce feroit donc le Francoli.

SUBICARENSE CASTELLUM, lieu fortifié, dans la Mauritanie, felon Ammien Marcellin, l. 29, c. 5; mais de Valois croit qu'il faut lire Rufubbicarenfe, au lieu de Subicarenfe.

SUBIRI, village de la haute Navarre, entre Burguette & Pampelune. De Marca croit que c'eft la Turiffa de l'itinéraire d'Antonin.

SUBLACUM. Voyez SUBLAQUEUM.

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SUBLÆUM ou SILBIUM, ville de l'Afie mineure, dans la premiere Phrygie Capatiane & dans l'Exarchat d'Afie. Cette ville qui eft ruinée préfentement, étoit évêché dans le cinquième fiécle, fous la métropole de Laodicée, Voyez SUBLEUM. * Commainville, Table des évéchés. SUBLANTIA. Voyez LEGIO SEPTIMA. SUBLAPATIA. Voyez SUBLUPATIA.

SUBLAQUEUM, ville d'Italie, dans le Latium. Pline, 1. 3, c. 12, dit que l'Anio paffe au travers de trois lacs fort agréables, qui avoient donné le nom à la ville de Sublaqueum. Tacite, Annal. l. 14, p. 227, appelle auffi Sublaqueum la maifon de plaifance que Néron avoit fait bâtir dans ce quartier-là, & à laquelle il avoit donné le nom de la ville; car la ville étoit au bord d'un des lacs, & la maifon de plaifance fur une élévation. Hermolaüs voudroit lire Sublacum, au lieu de Sublaqueum, parce que la maifon de plaifance de Néron eft appellée Sublacenfis Villa dans Frontin, de Aquaduct. p. 247. Sublaqueum n'étoit pas beaucoup au-deffous de la fource de l'Anio. Paul Diacre la met à quarante milles de Rome. Le nom de ce lieu eft aujourd'hui corrompu en celui de Subiaco. Voyez SUBBIACO.

SUBLAVIO, onis, ville du Norique ou de la Rhétie. L'itinéraire d'Antonin la marque fur la route d'Augufta Vindelicum à Verone, entre Vipitenum & Endideium, à trente-deux milles du premier de ces lieux, & à vingtquatre milles du fecond. La table de Peutinger écrit auffi Sublavio, mais elle differe dans le nombre des milles. Cluvier, Ital. Ant. l. 1, p. 122, croit qu'il faut lire SulSavione, au lieu de Sublavione. En effet, on ne peut douter qu'il ne foit queftion de la ville Savio ou Sabio, dont l'évêque eft nommé Ingenuinus de Salione dans Paul Dia

cre, l. 3, c. 26. Cette façon de lire de Cluvier, eft encore confirmée par un diplome (in metropoli Salisburgenfi) de l'empereur Conrad II, qui déclare avoit donné à l'églife de Brixen Comitatum quondam Welfoni commiffum, ab eo' fcilicet termino, quo usque longiffime porrigitur in valle Enana cum Claufa SUB-SAVIONE. Ce n'eft plus aujourd'hui qu'un méchant bourg, nommé Siben ou Suben, dans le comté de Tirol, & qu'on prétend avoir été évêché dès les premiers fiécles. Cet évêché a été transféré à Brixen. *Commainville, Table des évêchés.

SUBLECTINUS ou SULLECTINUS, fiége épiscopal d'Afrique, dans la Byzacène, felon la notice des dignités de cette province. La ville, où ce fiége étoit établi, eft appellée Sublete par l'anonyme de Ravenne, Subletti dans la table de Peutinger, & Syllectum par. Procope. Martianus Sullectinus, évêque donatifte, fut condamné par les aurres Donatiftes, dans le concile de Bagai en 394, & la notice fait mention de Proficius Sublectinus. SUBLEUM, ville de Phrygie, felon Nicétas, cité par Ortélius. C'est la même SUBLAUM.

que

SUBLIGNY, paroiffe de France, dans le Berry, élec tion de Bourges, avec titre de châtellenie. Cette paroifle fe trouve à deux lieues de Sancerre. C'eft un lieu ancien, puisque faint Romble y fonda l'abbaye de faint Satur en 463.

SUB-LUPATIA, ville d'Italie, dans la Pouille. L'itinéraire d'Antonin la marque entre ad Silvianum & Canales, à vingt-un milles du premier de ces lieux, & à treize milles du fecond. Au lieu de Sublupatia, quelques manuscrits portent Sublupantia, d'autres Sublapantia, & d'autres Sublupatia ou Sub-Lapatia. Surita a cru qu'il falloit lire Sub-Lupatia ; mais il n'étoit pas néceffaire de rien corriger, car la table de Peutinger & l'anonyme de Ravenne, connoillent Sub- Lupacia. Lupacia, felon Holsten, étoit où eft aujourd'hui la ville épiscopale d'Alta

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SUBRITA, ville de l'ifle de Créte. Ptolomée, L. 3, 6. 17, la marque dans les terres. Elle eft nommée Subri tum dans plus d'un endroit du concile de Chalcédoine. Selon Baudrand, c'eft aujourd'hui Sandioia.

SUB-ROMULA, lieu d'Italie. L'itinéraire d'Antonin marque que ce lieu eft entre Eclanum & Pons-Aufidi, à vingt-un inilles du premier de ces lieux, & à vingt-deux milles du fecond. Ce gîte avoit fans doute pris fon nom de fa fituation au-deffous de la ville Romulea, que TiteLive, l. 10, c. 17, met dans le Samnium.

SUBSANA, lieu dont parle S. Auguftin. Il paroît que ce lieu étoit en Afrique.

SUBSICIVUM, lieu d'Italie. Il eft marqué, dans l'itinéraire d'Antonin, fur la route d'Equo-Tuticum à Regium, en prenant par Roscianum, & il fe trouvoit entre Succeianum & Altanum, à vingt-quatre milles du premier de ces lieux, & à vingt milles du fecond. Au lieu de Subficivum, quelques manuscrits lifent Subfcicivum & Subcicinum. Les meilleurs exemplaires portent Subcifivum. C'eft aujourd'hui Belforte, fi nous en croyons Barri.

SUBSTANTION, SUSTANTION ou SOSTANTION petite ville ou bourgade de la Gaule Narbonnoite Elle eft marquée dans l'itinéraire de Bourdeaux à Jerufalem, & dans la carte de Peutinger. Maguelone étant venue au pouvoir des Sarrazins, après la ruine de la monarchie des Vifigots, fut prife & détruite par Charles Martel, en 737, ce qui obligea l'évêque, avec fon clergé, & la plupart des habitans, de fe retirer à Subftantion, dans la terre ferme. Cette petite ville a auffi été détruite. Catel, dans fes mémoires de Languedoc, affure que de fon tems on voyoit encore les ruines de Subftantion, à mille pas du grand chemin qui va de Montpellier à Nismes, & à pareille diftance de la ville de Montpellier, près des villages de Caftelnau & de Clapiers. * Longuerue, Descr. de la France, 1 part. p. 250.

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Subftantion a eu durant long-tems, & depuis le dixiéme fiécle, fes comtes, qui ne relevoient d'aucun autre feigneur. Ce furent ces comtes de Subftantion qui don

nerent aux évêques de Maguelone l'ifle où étoit leur ancien fiége épiscopal. Voyez MAGUELONE & MONTPELLIER. SUBVENTANA. Voyez TRIPOLITANA.

1. SUBUR, fleuve de la Mauritanie Tingitane. Prolomée, l. 4, c. 1, marque l'embouchure de ce fleuve fur la côte de l'Océan Atlantique, entre l'embouchure du fleuve Lix & le golfe Emporicus. Pline, l. 5, c. 1, fait auffi mention de ce fleuve, dont le nom moderne eft Subu, selon quelques-uns, & Sus ou Cebit, felon d'autres. Elle fort du mont Ciligo ou Salego, au royaume de Fez, dans la province de Cuz, & fe précipite fi rapidement, qu'elle entraîne avec foi des pierres qui pefent un quintal. Il y a fut cette riviere un pont de cent cinquante toifes de long. Après qu'elle a traverfé beaucoup de montagnes & de vallées, elle arrofe une plaine à deux milles de la ville de Fez. Elle fait la même chofe dans la province d'Asgar, & fe jette dans la mer, auprès de la ville de Maroc. Ce n'eft toutefois qu'après s'être groffie de l'eau de plufieurs rivieres, comme de Guarca, de Sador, qui descendent des monts Gomere & Errif; de celle de Fez, qui eft le Fut de Pline, & le Pheut ou Theut de Ptolomée & de celles d'Ynavan & de Bath, dont la province d'Agascar eft baignée.* Dapper, Descr. de l'Afrique, p. 139.

2. SUBUR, ville de la Mauritanie Tingitane. Prolomée, l. 4, c. 1, la marque dans les terres.

3. SUBUR, ville de l'Espagne Tarragonnoife. Prolomée, l. 2, c. 6, la donne aux Laletani, & la place fur la côte, entre Barcinon & Tarracon. Cette ville eft connue de Pomponius Mela, . 2, c. 6, qui la compte au nombre des petites villes fituées aux environs de Tarracone. Pline, 7. 3, c. 3, ne fait que la nommer. Les habitans de Subur font appellés Suburitani, dans une ancienne inscription trouvée auprès de Tarragone, & rapportée par Gruter, p. 414.

L. FURIO L. F. FAVENTINO SUBURITANI PUBLICE.

Thomas Reinefius rapporte auffi à cette ville une ancienne inscription trouvée en Espagne, & conçue de la forte : PlEBS C. J. P. S. ce qu'il explique ainfi : Plebs Colonia Julia Paterna Suburitana. On croit que Subur est aujourd'hui Siges. Voyez ce mot.

SUBURGIA, ville de la Mauritanie Céfarienfe. Prolomée, l. 4, c. 2, la marque près de la fource du fleuve Phoemius.

SUBUTTUM, ville de l'Inde, en-deça du Gange, felon Ptolomée, l. 7, c. 1, qui la place entre le fleuve Bynda & Pfeudoftome.

SUCARDENSIS, fiége épiscopal d'Afrique, dans la Mauritanie Célarienfe, felon la notice des évêché de cette province. Dans la conférence de Carthage, n. 134, Pompéïanus eft qualifié episcopus Sucardenfis.

SUCAYCADA, ville d'Afrique, dans le royaume de Tunis. C'eft une ancienne ville, bâtie par les Romains. fur une haute montagne, qui s'étend jusqu'à la mer, à l'endroit du golfe de Numidie, à douze lieues de Conftantine, du côté du nord. Ptolomée lui donne 29a de longitude, & 32d 30' de latitude, fous le nom de Tacacie. Après avoir été ruinée par les Goths, le gouverneur de Conftantine, à caufe qu'il y a un port raisonnable, bâtit fur le bord de la mer quelques magafins & quelques retraites pour les marchands de l'Europe. Il fit auffi conftruire, fur la cime d'une montagne voifine, une fortereffe, où il y a toujours garde, & où ceux qui y demeurent échangent du bled, des draps & des toiles contre d'autres marchandifes. Depuis cette ville jusqu'à Conftantine il y a un chemin tout droit, pavé de grandes pierres noires, comme ceux que les Romains ont fait en Italie & en Espagne. En quelques endroits il eft gâté par les eaux. * Marmol, Descr. de l'Afrique, t. 2, p. 434.

SUCCA, bourgade d'Espagne, au royaume de Valence, à l'embouchure du Xucar, & à une lieue au-dessus du bourg de Cullera. Il y en a qui la prennent pour l'ancienne Sucro, ville des Contestains, & qui devint enfuite épiscopale fous la métroprole de Tolède. * Baudraud Dist.

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