Corneille et Gerson dans l'Imitation de Jésus-Christ

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A. Leclere, 1841 - 411 pages
 

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Page 83 - Ne seroient-ils point ceux qui parlent mal de nous ? Ceux de qui la conduite offre le plus à rire, Sont toujours, sur autrui, les premiers à médire ; Ils ne manquent jamais de saisir promptement L'apparente lueur du moindre attachement. D'en semer la nouvelle avec beaucoup de joie, Et d'y donner le tour qu'ils veulent qu'on y croiec.
Page 62 - Qu'est-ce-ci, mes enfants? écoutez-vous vos flammes Et perdez-vous encor le temps avec des femmes? Prêts à verser du sang, regardez-vous des pleurs? Fuyez, et laissez-les déplorer leurs malheurs. Leurs plaintes ont pour vous trop d'art et de tendresse : Elles vous feraient part enfin de leur faiblesse, Et ce n'est qu'en fuyant qu'on pare de tels coups.
Page 284 - Je n'en lus pas davantage ; l'impression subite que j'éprouvai est au-dessus de toute expression, et il ne m'est pas plus possible de la rendre que de l'oublier. Je tombai la face contre terre, baigné de larmes, étouffé de sanglots, jetant des cris et des paroles entrecoupées. Je sentais mon cœur soulagé et dilaté, mais en même temps comme prêt à se fendre. Assailli d'une foule d'idées et de sentiments, je pleurai assez longtemps sans qu'il me reste d'ailleurs...
Page 187 - PARLE, parle, Seigneur, ton serviteur écoute : Je dis ton serviteur, car enfin je le suis ; Je le suis, je veux l'être, et marcher dans ta route Et les jours et les nuits. Remplis-moi d'un esprit qui me fasse comprendre Ce qu'ordonnent de moi tes saintes volontés, Et réduis mes désirs au seul désir d'entendre Tes hautes vérités. Mais désarme d'éclairs ta divine éloquence, Fais-la couler sans bruit au milieu de mon cœur : Qu'elle ait de la rosée et la vive abondance Et l'aimable douceur....
Page 146 - Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes. On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain. Le fabricateur souverain Nous créa besaciers tous de même manière, '' Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui : II fit pour nos défauts la poche de derrière, Et celle de devant pour les défauts d'autrui.
Page 284 - Je tombai la face contre terre, baigné de larmes, étouffé de sanglots, jetant des cris et des paroles entrecoupées. Je sentais mon cœur soulagé et dilaté, mais en même temps comme prêt à se fendre. Assailli d'une foule d'idées et de sentiments, je pleurai assez longtemps, sans qu'il me reste d'ailleurs d'autre souvenir de cette situation, si ce n'est que c'est, sans aucune comparaison, ce que mon cœur a jamais senti de plus violent et de plus délicieux ; et que ces mots : Me voici, mon...
Page 188 - JE n'ai point ces frayeurs alors que je te prie ; Je te fais d'autres vœux que ces fils d'Israël, Et plein de confiance, humblement je m'écrie Avec ton Samuel : QUOIQUE tu sois le seul qu'ici-bas je redoute, C'est toi seul qu'ici-bas je souhaite d'ouïr : Parle donc, ô mon Dieu ! ton serviteur écoute, Et te veut obéir.
Page 189 - Et tout ce qui l'éclaire et tout ce qui l'enflamme Ne part que de ta main. Ces prophètes enfin ont beau crier et dire ; Ce ne sont que des voix , ce ne sont que des cris, Si, pour en profiter, l'esprit qui les inspire Ne touche nos esprits.
Page 187 - ... d'entendre Tes hautes vérités. Mais désarme d'éclairs ta divine éloquence, Fais-la couler sans bruit au milieu de mon cœur : Qu'elle ait de la rosée et la vive abondance Et l'aimable douceur. . Vous la craigniez, Hébreux, vous croyiez que la foudre, Que la mort la suivît, et dût tout désoler, Vous qui dans le désert ne pouviez vous résoudre A l'entendre parler.
Page 189 - C'est mourir en effet, qu'à ta faveur céleste Ne rendre point pour fruit des désirs plus ardents ; Et l'avis du dehors n'a rien que de funeste S'il n'échauffe au dedans.

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