Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe, Volume 11

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Janet et Cotelle, 1821
 

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Page 53 - O DIEU de vérité, pour qui seul je soupire, Unis-moi donc à toi par de forts et doux nœuds ! Je me lasse d'ouïr, je me lasse de lire, Mais non pas de te dire :
Page 192 - Et tout ce qui l'éclaire, et tout ce qui l'enflamme, Ne part que de ta main. Ces prophètes enfin ont beau crier et dire : ' Ce ne sont que des voix, ce ne sont que des cris,' Si pour en profiter l'esprit qui les inspire Ne touche nos esprits. Silence donc, Moïse ! et toi, parle en sa place, Éternelle, immuable, immense vérité ; Parle, que je ne meure enfoncé dans la glace De ma stérilité.
Page 189 - PARLE, parle, Seigneur, ton serviteur écoute : Je dis ton serviteur, car enfin je le suis ; Je le suis, je veux l'être, et marcher dans ta route Et les jours et les nuits.
Page 192 - Éternelle, immuable, immense vérité ; . Parle , que je ne meure enfoncé dans la glace De ma stérilité. C'est mourir en effet qu'à ta faveur céleste...
Page 128 - Pour n'en être jamais surpris! Qu'un saint penser t'en entretienne Quand un autre rend les abois : Tu seras tel que tu le vois, Et ton heure suivra la sienne. Aussitôt que le jour te luit, Doute si jusques à la nuit Ta vie étendra sa durée; Et la nuit reçois le sommeil Sans la croire plus assurée D'atteindre au retour du soleil.
Page 191 - Comme c'est de toi seul qu'ils ont tous ces lumières Dont la grâce par eux éclaire notre foi, Tu peux bien sans eux tous me les donner entières, Mais eux tous rien sans toi.
Page 183 - Ne mets point ton espoir sur un frêle roseau Qui penche au gré du vent, qui branle au gré de l'eau , Sur le monde en un mot , ni sur sa flatterie...
Page 237 - NÉANT ! ô vrai rien ! mais pesanteur extrême, Mais charge insupportable à qui veut s'élever! Mer sans rive où partout chacun se peut trouver, Mais sans trouver partout qu'un néant en soi-même ! DANS un gouffre si vaste où te retires-tu, Où te peux-tu cacher, source de vaine gloire?
Page 269 - Peux d'une seule visite Enrichir ton serviteur. VIENS donc, Seigneur, et déploie Tous tes trésors à mes yeux; Remplis-moi de cette joie Que tu fais régner aux cieux. DE l'angoisse qui m'accable Daigne être le médecin, Et d'une main charitable Dissipes-en le chagrin. VIENS, mon Dieu, viens sans demeure...
Page 7 - JOINS au mépris des biens celui des dignités ; Joins au mépris du rang celui des vanités D'une inconstante renommée : On condamne demain ce qu'on loue aujourd'hui, Et cette gloire enfin dont l'âme est si charmée, Comme le monde l'a formée, S'éclipse et passe comme lui.

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