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Outre cette milice de Romanie, il y en a une autre forte, qu'on appelle jureghian ou juracler; ceux qui la compofent poflèdent leurs terres en fief de pere en fils, & font environ douze cents quatre vingt-quatorze familles. Il y en a encore une autre forte dans la province de Dobridge, qu'on appelle Ogiaks; ceux-là font environ quatre cents maifons. Il y en a de la même espéce deux cents maifons dans la province de Kizilgé, & dans celle de Tchirmen trois cents cinquante-un cingani ; c'eft une efpéce d'Egyptiens, & dans Vizé cent foixante-dix. Ainfi le nombre des Ogiaks peut aller à aller à quatre mille fept cents vingt-un, ou au plus à cinq mille. Ceux là tont obligés de prendre cinq perfonnes de trente, qu'on appelle akingi ou volontaires, & qui fe joignent avec les Tartares, pour faire des courfes dans la Pologne & ailleurs; & ainfi ils fe relevent tous les ans. Ceux qui demeurent au logis font appellés jamac, & ne font point obligés de fervir en perfonne, lorfque le grandfeigneur les veut employer; mais pour chaque fomme de cinq mille afpres qu'ils poffédent de revenu des

terres du grand-feigneur, ils doivent fournir un homme, qui eft obligé de fervir, outre ceux qui accompagnent les Tartares dans leurs courfes cette année là. Le principal office de ceux-là, eft d'accompagner l'artillerie, le bagage & les provifions de l'armée. On les occupe auffi à nettoyer les chemins & à raccommoder les ponts, pour faciliter le paffage des troupes. Il y a auffi des familles de Bulgariens, qui font deftinées au même fervice, & à porter du foin, ou à couper de l'herbe pour les chevaux, felon la faifon de l'année. Le nombre des zaims & des timariots dans les gouvernemens des beglerbegs de Bude, de Temifwar & de Bofnie, ne fe trouve point marqué exactement dans les regiftres du grand-feigneur; mais felon le rapport de ceux qui en font bien informés, cette milice des frontieres de l'Empire, qu'on appelle Serhadli, ne fait pas moins de foixante-dix mille hommes, qui font payés du revenu des fangiacs de ces pays; mais quoique la milice de Bude ne foit pas comprife dans les anciens regiftres de Conftantinople, parce que ce gouvernement, à caufe de fa vafte étendue & Tome V. AAAaaaa

de fon grand revenu, paffe comme pour une principauté indépendante; néanmoins on ne laiffe pas de tenir dans Bude même un registre exact de toutes les forces qu'on en peut tirer. Cela le fait avec d'autant plus de foin, que les Turcs regardent ce gouvernement comme un des plus confidérables de l'Empire, à caufe qu'il eft comme la clef de Hongrie. Pendant que j'y étois, il y avoit, comme je l'appris des officiers les mieux informés, le nombre que voici, lequel le rapporte précisément à celui que je viens de remarquer. Douze mille janiffaires; quinze cents fpahis; deux mille deux cents zaims & timariots; dix-huit cents azapes, qui font les moindres foldats. Dans le château de Bude douze cents; dix neuf cents gebegis ou armuriers; cinq cents à la garde de la porre, appellée Coutchouc Capi, cinq cents cannoniers; trois cents martolois, qui font une efpéce de fantaflios; deux cents quatre-vingts foldats pour garder le magafin des poudres; trois mille foldats qui fervent le bacha; cela fait en tout vingt cinq mille cent quatre-vingts, à quoi, fi on ajoute la milice de Bofnie & des autres provinces de l'Esclavonie, & celle qui eft le long des frontieres, dont l'étendue eft de huit cents lieues angloifes ou environ, le nombre ne pourra pas aller à moins de foixante-dix mille combattans; mais on ne parle ici que des zaims & des timariots, dont le nombre peut aller à dix mille neuf cents quarante-huit zaims, & à foixante-douze mille quatre cents trente-fix timariots, qui font en tout quatre vingt-trois mille trois cents quatrevingts, felon la moindre estimation, & qui peut être aifément plus grand d'un tiers, outre la milice du grand caire, & les autres ordres de foldats, dont on parlera aux chapitres fuivans.

Ces partages & ces divifions furent faites autrefois par Soliman le Magnifique, comme un des meilleurs moyens de tenir en ordre la milice, qui eft le plus puiffant appui de l'empire des Ottomans. Mais comme avec le tems la corruption fe gliffe par-tout, l'avarice & l'ambition des officiers ont trouvé le moyen d'apporter quelque altération dans ce bel ordre, & les beglerbegs, les bachas & les tréforiers, au lieu de donner des récompenfes aux foldats, felon leur mérite & leurs fervices, réfervent ces ziamets & ces timars, pour récompenfer leurs domeftiques, & pour en tirer divers fervices. Les feigneurs qui demeurent à Conftantinople, ou proche de la mer, obligent ces domeftiques à entretenir les bateaux qui apportent les provifions néceffaires pour leur maifon. Ceux qui demeurent dans des lieux plus éloignés de la mer s'accommodent avec le tréforier des foldats, & fans avoir égard aux véritables héritiers, mettent en vente le revenu des fermes, & le donnent à ceux qui en offrent le plus. De forte que dans le tems de la moillon le bacha envoye fes officiers pour recevoir les droits de ces pauvres timariots, ce qui le fait avec une fi grande violence, qu'il naît une infinité de procès de ces actions; mais comme ils fe paffent tous devant des juges intéreffés, la fentence est toujours prononcée en faveur de celui qui a le plus de pouvoir & le plus d'argent. Le calcul qu'on vient de faire des zaims & des timariots, eft le plus raisonnable qu'on peut faire; mais comme il eft fait fur la plus bafle estimation, on peut dire, en ajoutant quelque chose aux quatre vingt trois mille trois cents quatre-vingts, que cette milice va jufqu'à cent mille combattans, qui eft, à ce qu'on dit, le plus grand nombre qu'on puiffe mettre enfemble.

Les Turcs fe perfuadent que leurs loix civiles leur ayant été données par leur prophéte, auffi bien que les précep. tes de leur religion, elles viennent également de Dieu, & qu'ils font également obligés à y obéir. Leurs cérémonies, leur doctrine, les loix de leur religion font renfermées dans trois livres qu'on peut appeller proprement le code & les pandectes de la religion des Mahométans. Le premier eft l'alcoran; le fecond affonach, ou la tradition, avec les fentimens des fages; le troifiéme comprend les conféquences que l'on en tire. Mahomet a écrit l'alcoran, & a fait quelques loix pour le gouvernement civil, le reste a été composé par fes quatres premiers fucceffeurs Abubeker, Omar, Ofman & Aly. Les califes de Babylone & d'Egypte, ont auffi été des docteurs & des interprétes de la loi de Mahomet, & leurs décifions étoient regardées comme d'autorité divine; mais l'opinion que l'on avoit de leur autorité infaillible s'étant perdue avec leur puiflance temporelle, elle a été transportée au mufti. Cependant quoi

qu'il y ait une grande diverfité entre les docteurs, dans l'explication de leur loi, quiconque néanmoins obferve les cinq articles fondamentaux de leur religion, eft regardé en Turquie comme véritable fidéle. Le premier de ces articles regarde la pureté extérieure de leurs corps & de leurs habits. Le fecond confifte à faire leurs prieres cinq fois le jour. Le troifiéme oblige à jeûner le mois de ramazan. Le quatriéme ordonne de donner de bonne fois la zecat, c'està-dire l'aumône. Le cinquiéme oblige à faire le voyage.de la Mecque quand la chole eft poffible; mais ils n'ont qu'un feul article de foi qu'ils doivent croire, favoir, Qu'il n'y a qu'un feul Dieu, & que Mahomet eft fon prophéte. Les autres cérémonies, comme la circoncifion, l'observation du vendredi pour un jour de dévotion, l'abftinence de la chair de pourceau & du fang des animaux, ne font pas comprifes dans les cinq principaux articles, & n'ont été commandées que pour fervir de marques & de preuve de l'obéiffance des hommes dans les chofes les plus néceffaires de la loi.

Le mufti eft le chef principal de la religion des Turcs, & l'oracle de tous les doutes & de toutes les difficultés qui peuvent naître fur l'explication de leur loi. Il eft extrêmement confidéré, & les Turcs ont tout le respect imaginable pour fa perfonne. Son élection dépend abfolument de la volonté du grand-feigneur, qui choifit toujours pour cet office un homme de grand favoir, d'une probité reconnue & d'une austérité exemplaire pour les mœurs. Son autorité eft fi grande, que le grand feigneur même ne le contredit jamais, & ne s'oppose à aucune des fentences qu'il a prononcées; fa puiffance ne s'étend pas néanmoins jusqu'à contraindre dans les affaires d'état & dans les caufes civiles & criminelles, il fe contente de dire fon fentiment & d'eme ployer des raifons pour l'appuyer; il les donne par écrit après que la queftion lui a été propofée en peu de mots auffi par écrit, & il fe contente d'écrire au bas un oui ou un non, & cela s'appelle fetfa, après quoi il ajoute ces mots Dieu fait ce qui eft meilleur. Lorsque ce papier eft porté au cadi ou juge, il y conforme toujours fon jugement, & par ce moyen les procès de la plus grande importance font terminés dans une heure ; la fentence s'exécute fans délai & fans appel. Pour ce qui regarde les affaires d'état, le fultan lui demande fon avis fur les chofes les plus importantes, comme lorsqu'il veut faire mourir quelque perfonne considérable, ou lorsqu'il s'agit de faire la paix ou la guerre, ce qu'il fait pour paroître plus équitable & plus dévot, ou pour obliger fon peuple à lui rendre une obéillance plus volontaire. Si le grand-feigneur confulte le mufti fur des choses fulte le mufti fur des chofes que celui-ci ne peut décider en bonne conscience comme le fouverain le fouhaiteroit, il arrive alors du retardement & du défordre dans les affaires; dans ce cas le mufti eft privé de fa charge, on établit un autre oracle qui puiffe réfoudre les difficultés d'une maniere plus conforme aux intentions du fultan; s'il ne le fait pas, il perd fon office comme le premier, & il en arrive de même de tous les autres, jusqu'à ce qu'il s'en rencontre quelqu'un dont les réponfes s'accommodent aux detfeins & aux intérêts de fon prince. Cette charge étoit beaucoup plus confidérable autrefois qu'elle ne l'eft préfentement; on n'entreprenoit aucune guerre ni aucune affaire confidérable, fans avoir auparavant confulté cet oracle; mais aujourd'hui on eft beaucoup plus rélervé à cet égard. On le confulte quelquefois pour la forme; mais la maniere d'agir la plus commune, eft que le grand vilir fe contentant de fa capacité, décide lui-même les affaires, & exécute même fouvent ce qu'il a réfolu, après quoi il demande l'approbation du mufti & le fens de la loi; alors le mufti a un vafte champ pour trouver des interpétations; car leur loi s'accommode aux tems & aux conjonctu

res.

Après la charge de mufti, celle de cadiflesker ou juge de la milice, & que l'on appelle autrement juge avocat, eft el la plus confidérable. Quoique l'étymologie de cadiflesker femble reftreindre cette charge aux foldats, elle ne laufe pas pourtant de s'étendre généralement fur toutes fortes de perfonnes, & les cadisleskers peuvent connoître de toutes fortes de caufes & juger toutes fortes de procès; mais comme les foldats ont le privilége de ne pouvoir être foumis qu'à leurs officiers, il faut que les juges qui connoisfent de leurs différends foient établis juges de l'armée, avaut que de pouvoir exercer aucune jurisdiction fur eux.

Cette charge eft un degré à celle de mufti, & il faut nécellairement avoir exercé la charge de cadiflesker avec approbation, avant que de pouvoir être élevé à celle de fouverain pontife.

La charge de molla eft enfuite la plus confidérable. Il y a de deux fortes de mollas, les uns ont trois cents aspres de penfion par jour, & les autres cinq cents, car on les distingue par cette différence de gåges. Les mollas de trois cents aspres font les principaux juges des petites provinces, & commandent aux cadis des villes pauvres & de peu de confidération. Ceux de cinq cents aspres exercent leur jurisdiction fur une province entiere du beglerbeg, & ont fous eux les cadis de toutes les places riches & contidérables qui dépendent de leur gouvernement. Ceux-ci font fouvent élevés à la charge de mufti, mais ils n'y montent que par plufieurs degrés, & il faut qu'ils ayent auparavant exercé leur charge dans quelqu'une des villes qui ont autrefois fervi de fiège à l'empire. Ils font donc premierement mollas de Prufe, d'Andrinople: enfuite ils deviennent cadifles. kers, & lorsque la charge de mufti eft vacante, on les y appelle.

Les imams, ou prêtres de paroiffe, doivent être affez instruits pour pouvoir lire dans l'alcoran, & il faut que leur conduite foit irréprochable pour être appellés à cette charge, il faut encore qu'ils ayent été du nombre de ceux qui ont accoutumé d'appeller le peuple à la priere du haut du clocher, & qu'on nomme moveddins ou movezzins. La fonction des imams confifte à appeller le peuple aux prieres, & à lui fervir de guides dans les mosquées aux heures prescrites. Ils font auffi obligés de lire cous les vendredis des fen. tences ou des verfets de l'alcoran. Il y en a peu qui ofent entreprendre de prêcher, à moins qu'ils n'ayent bien de la vanité, ou qu'ils ne croyent avoir bien du talent; ils laisfent ce foin aux fcheichs & à ceux qui font profeffion de prêcher, & qui paffent ordinairement leur vie dans les monafteres. Le mufti n'a point de jurisdiction fur les imams pour ce qui regarde le gouvernement de leur paroiffe, car il n'y a à cet égard-là nulle fupériorité, nulle hiérarchie enchacun étant indépendant & abfolu dans fa paroiffe, mais ils font fujets aux magiftrats dans les caufes civiles & criminelles. Les gens d'églife & les jurisconfultes font en grande confidération parmi les Turcs, comme il paroît par ces titres que leur donne le fultan lorsqu'il leur écrit pour leur envoyer fes ordres: Vous qui êtes la gloire des juges & des hommes fages, & les profonds trésors de l'éloquence & de l'excellence, votre fagesse & votre capacité puiffent être augmentées.

tr'eux,

On peut mettre les émirs, qu'on appelle autrement enlad rafoul, au nombre des eccléfiaftiques, parce qu'ils font de la race de Mahomet. Pour marque de cette illuftre origine, ils portent le turban verd, qui eft la couleur de ce prétendu prophéte. La vénération que les Turcs ont pour le fang de cet impofteur, a engagé les magiftrats à accorder de grands priviléges à ces émirs; ils ont un fupérieur

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qu'on appelle nakib-escheref, qui a les fergens & les offi. ciers, & qui eft fi abfolu fur les émirs, qu'il a pouvoir de vie & de mort fur eux. Quoiqu'il y en ait peu d'entr'eux qui puiffent prouver clairement qu'ils descendent de Mahomet; ceux néanmoins qui peuvent tant foit peu prétendre à cet avantage, trouvant fouvent du fecours pour prouver leur généalogie, & lorsque le nakih fouhaite favorifer quelqu'un, ou qu'il a deffein d'acquérir un nouveau fujet, il lui donne un arbre généalogique, qui prouve qu'il eft des descendans du prophéte, & perfonne alors ne peut en douter. Le deuxième officier s'appelle alemdar & porte l'enfeigne verte de Mahomet lorsque le grand-feigneur fe montre en públic.

C'eft une opinion commune que les Turcs ont dans leur religion foixante-douze fectes, & il y a même apparence qu'il s'en trouveroit davantage fi l'on connoiffoi parfaitement les divers fentimens des auteurs, qui font en crédit & qui ont des fectateurs parmi eux, mais il y a deux grandes fectes qui divifent les Mahometans; favoir, celle qui eft fuivie par des Turcs, & celle des Perfans. La fecte des Turcs tient Mahomet pour le plus confidérable & le dernier des prophétes; celle des Perfes eftime qu'Aly lui doit être préféré; car quoiqu'il ait été fon disciple, & qu'il lui ait enfin fuccédé, ils croient néanmoins qu'il a cu de plus fréquentes & de plus confidérables inspirations que Mahomet, & que les interprétations qu'il donne à l'alcoran doivent paffer pour très-parfaites & pour divine. Les Turcs reprochent aux Perfans qu'ils ont corrompu l'alcoran, qu'ils ont changé des mots, & qu'ils ont mal placé les virgules; d'autre part, les Perfans s'éloignent, autane qu'ils peuvent, des cérémonies des Turcs & de leur doctrine, & rejettent ces trois grands docteurs de la loi de Mahomet; favoir, Abu-Beker, Othman & Omar, comme des ufurpateurs de l'autorité fouveraine.

Presque tout le monde fait que la religion des Turcs eft un ridicule compofé de la religion chrétienne & de celle des Juifs, & il n'y a pas de doute que leurs monastères ont été formés fur le modèle de ceux des chrétiens, & que c'est à leur imitation que ces infidéles ont introduit diverfes fortes de religieux chez eux; la plupart de ces religieux s'attachent à une auftérité de vie & à des mortifications extraordinaires; ils font profeffion d'être pauvres & de renoncer aux délices du monde. Les docteurs Mahometans affurent que leurs monaftères & les ordres de leurs religieux font auffi anciens que Mahomet, & que c'est de lui qu'Aly a reçu de lui les inftructions de tout ce qui regarde leurs régles & leur discipline; mais l'hiftoire des Turcs ni les autres mémoires ou monumens que nous avons, font aucune mention de ces monaftères que depuis quatre cents ans ou environ. Quoi qu'il en foit, les premiers Mahométans qui ont établi des régles & des préceptes pour ces religieux, font Chalwetti & Nakschibendi. Les Turcs les tiennent après Mahomet, pour les deux fources d'où font fortis les ordres qui fuivent.

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