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beaucoup

OLTCERI

Il y a

les & huit couvens, cinq d'hommes & trois de filles:
dans le faux bourg de cette ville un ancien tem-
ple, dédié aujourd'hui à faint Jacques, & qui, du tems
du paganisme, étoit confacré à Proferpine. On y a
trouvé un très-grand nombre d inscriptions, faites à
l'honneur de cette fausfe divinité, & entr'autres,
celle-ci :

PROSERPINE SERVATRICI
C. VETTIUS SILVINUS
PRO. EUNOIDE. PLAUTILLA
CONJUGE. SIBI. RESTITUTA
V. S. A. L. P.

Ces dernieres lettres fignifient votum folvens animo
libens pofuit. Dans la même ville on voit un couvent
de religieux, de l'ordre de faint Augustin, où l'on
trouve quantité dinscriptions antiques, apportées en
ce lieu par ordre de Théodofe, duc de Bragance.
Elles viennent d'un bourg, nommé o Terrao, fitué
vers le confluent des deux rivieres d'Exarrama &
d'Alvito. Ces inscriptions font toutes à l'honneur
du Dieu Endovellicus, dont le nom a tant donné
de peine aux critiques. Voici une de ces inscrip-
sions.

DEO ENDOVELLICO
PRESTANTISSIMI. NUMINIS
SEXTUS. COCCEIUS. CRATERUS
HONORINUS. EQUES. ROMANUS
EX VOTO.

qui ne font pas bien éloignés du chemin, au pied d'une montagne, à un mille d'Angleterre de la ville. Ces bains ont de la réputation. Il y en a deux, dit Edouard Brouwn, Voyage de Vienne, p. 200, dont les eaux à demi-chaudes ont un goût un peu aigre, fans être défagréable. Le fond des bains n'eft point un pavé: tout y eft naturel. Il y a ausfi dans un de ces bains une fource qui eft chaude. Ils font fort grands, & on y trouve des degrés pour y descendre; & tout autour on a pratiqué plufieurs petites maifons de bois, pour la commodité de ceux qui veulent s'y baigner. Ils font couverts, & on s'y baigne avec fa chemise & fes caleçons, comme en Autriche.

Le territoire de cette ville eft extrêmement fertile
en toutes fortes de denrées, & on y trouve des car-
riéres d'un beau marbre verd. * Délices de Portugal,
P.796.

2. VILLA-VICIOSA, bourg d'Espagne, dans
l'Asturie de Santillane, aux confins de l'Asturie
d'Oviedo, & au fond d'un golfe où fe jette la riviere
d'Asta. On veut que le port de Villa-Viciofa foit le
port Veca de Pline. * Jaillot, Atlas.

3. VILLA-VICIOSA, bourg d'Espagne, dans l'Asturie de Santillane, au milieu de cette province, dans les terres, au Midi occidental de Santillana. Jaillot, Atlas.

VILLACERF, marquifat de France, dans la Champagne, élection de Troyes. Il fut érigé en 1670, en faveur d'Edouard Colbert, premier maître d'hôtel de la reine, & depuis, fur-intendant des bâti mens, & parent du grand Colbert. * Baugier, Mém. de Champagne, t. 2, p. 329.

VILLA-VIEIA, bourgade d'Espagne, dans la vieille Castille, à la fource de l'Arlançon, environ à huit lieues au-desfus de Burgos. Il y a quelques Géographes, qui veulent que ce foit l'ancienne Segi Sama. Cette opinion n'eit pas fort certaine.

office de

VILLACOURT, Villacuria, paroisse du duché de Lorraine, au département du Barrois Chatté. Son églife eft dédiée à faint Martin. La cure eft réguliere. Elle fut unie à l'abbaye de Belle-champ en 1203.

1. VILLAGE, asfemblage d'un certain nombre de maifons champêtres, habitées par des payfans, & qui ordinairement ne font fermées par aucune clôtu re. Il y a des villages plus ou moins grands les uns que les autres; & fouvent ce qu'on appelle village dans une province, ett appellé bourg dans un autre. On ne doute point que le mot Village ne vienne du latin VILLA. Voyez ce mot.

VILLAC, ville d'Allemagne, dans la Carinthie, (Remarques Histiq. & Critiq. d un v yag d'Italie, en 1704, p. 38.) fur la rive droite de la Drave, un peu au-dessus de l'embouchure du Geyl. Cette petite ville, qui peut pasier pour jolie, eit glorieule d'avoir été la retraite de l'empereur Charles V, lorsqu'en 1552, Maurice de Saxe penfa le furprendre à Inspruck. On fçait que ce prince, quoiqu'investi par ce même empereur des dépouilles de fon coufin, fe rangea du parti de fes ennemis, & fit fes efforts, pour ravir la liberté à fon bienfaiteur. La chofe ne lui réusfit pas; & Villac eut la gloire de prêter un afile asfuré à fon fouverain, qui y eut le tems de relever fes affaires, & de fe mettre en état de faire fentir à fes perfécuteurs les effets de fon courage & de fa bonne for

tune.

2. VILLAGE, (Le) lieu de France, dans la Normandie, élection de Mortain.

VILLAGE-DES-BAINS, village de France, dans le Roussillon, & dans la dépendance de l'abbaye d'Arles. Ce village ett renommé par des bains d'eau chaude, très-falutaires pour diverfes infirmités. Le basfin eft fort grand, & les degrés, pour y descendre, font d'une compofition que l'eau ne peut altérer. Le tout est couvert par une voûte des plus anciennes, percée par le milieu, pour donner du jour. Cela pa roit un ouvrage des Romains, ou du moins des anciens Maures. La fource de ces eaux eft au penchant fi chaude, qu'en un moment un cochon, qu'on y d'une montagne, à vingt pas du basfin. L'eau en est trempe, eft tout pelé; & cependant on ne peut pas y faire cuire un œuf, l'y laisfa-t-on vingt-quatre heu res. Ces eaux font vitrioliques, & les habitans s'en fervent tous les jours, pour mettre leur pot au feu. *Figaniol, Descrip. de la France, t.7, p. 574.

Avant que d'entrer dans Villac, on trouve des bains d'eau minérale, qui font ouverts à tout le monde. Ce font de tous côtés montagnes épouvantables, qui fe fuivent l'une l'autre, & qui ne donnent point d'autre répi aux voyageurs, que celui de fe laisfer rouler en bas, quand on a fini de grimper jusqu'au haut. L'empereur Charles V, étoit bien für que fes ennemis ne le fuivroient point dans un pays impraticable, à un certain nombre de perfonnes à la fois: ausfi y arriva-t-il lui-même, accompagné de très-peu de monde; car s'il en avoit eu davantage, les vivres & les commodités lui auroient manqués infailliblement, parmi des bois & des rochers continuels, où il y a très-peu d'habitations.

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Près de Villac, on voit quelques bains naturels,

VILLAGE, (Le petit ) village de l'Amérique feptentrionale, à la côte de la Basfe-Terre de la Guadelouppe. C'eft une petite habitation, qui eft fur le chemin de l'Ance, à la barque à l'Ifle, à Goyaves, à quinze cens pas au-delà du lieu nommé le Bucher."

VILLAGES-D'AMBERT, lieu de France, dans l'Auvergne, élection d'Iffoire. Ce lieu eft trèspeuplé.

VILLAGES, (Les quatre) communauté du pays des Grifons, dans la Ligue de la Caddée, où elle ale rang de feconde communauté. Elle eft au Midi de Coire, & tire fon nom des quatre villages paroisfiaux, qui la compofent. Trois de ces villages font à la droite du Rhin; fçavoir, Zigers, Igis, & Trim mis; le quatrième, qui eft fur la gauche du Rhin, fe nomme Underfatz. Les trois premiers font fujets aux goitres, ce qu'on attribue aux mauvaises eaux qu'on y boit; mais les habitans y font tellement accoutu més, qu'ils les regardent comme une beauté. Chacun de ces quatre villages a fa juftice inférieure pour le civil; mais les appels & les caufes criminelles fe portent devant le Ministral de la communauté, qui réfide à Zizers, & qui a une chambre de douze juges, choifis des quatre villages. * Etat & Délices de la Suisle, t. 4, p. 47.

VILLAGES DE S. EUTROPE, (Les) bourg de France, dans la Saintonge, élection de Saintes.

VILLAGES-DE-VIVONE, (Les) bourg de

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France, dans le Poitou, élection de Poitiers. Ce bourg eft confidérable.

1. VILLAINES, bourg de France, dans l'Andans l'Anjou, élection de la Fléche.

2. VILLAINES, châtellenie de France, dans la Touraine, élection de Chinon.

VILLAINES-SOUS-LUCÉ, bourg de France, dans le Maine, élection de Château du

Loir.

Février 1657, les lettres en furent vérifiées au Parle ment d'Aix, & le 24 d'Octobre 1662, à la Chambre des Comptes de la même ville, Mais ces lettres ne furent que préfentées au Parlement de Paris, le 7 de Février 1657. Elles n'y furent enregistrées que le 5 de Septembre 1716, en vertu des lettres de furannation, données à Paris le....... du même mois de Septem bre. * Piganiol, Description de la France, t. 4,

P. 125.

VILLALPANDO, ville d'Espagne, au royaume 2. VILLARS ou VILLARDS, bourg de France, de Léon, à quelques lieues, au Nord, de Toro, à dans le Périgord, élection du Périgueux. Cebourgett moitié chemin de Benavente à Zamora, tirant un peu fort peuplé. à l'Orient. Elle eft fituée au milieu d'une longue plaine, également agréable & fertile. On y recueille du vin & du bled, & la campagne y nourrit divers animaux domestiques, & toutes fortes de gibier. Les connétables de Castille y ont un fuperbe palais, & un arcenal bien fourni d'armes & d'artillerie. * Délices d'Espagne, p. 157.

VILLAMBLARD, bourg de France, dans le Périgord, élection de Périgueux. Ce bourg eft asfez confidérable.

VILLAMEDO, bourgade d'Espagne, dans l'Estremadoure, fur le bord méridional, au Sud-eft, du Tage, au couchant de Puente del Arçobispo, & à deux lieues d'Almaraz. * Délices d'Espagne, P. 362.

VILLANDRADE, bourgade de France, dans la Guienne propre, fur la petite riviére de Siron, à deux lieues de Bafas, vers le couchant. Ce lieu n'eft remarquable, que parce qu'il eft le lieu de la naisfance du pape Clément V, qui s'appelloit Bertrand de Gouft, ou d'Agouft, & étoit fils de Beraut, feigneur de Gouft, de Rouillac & de Villandrade. Bertrand, après avoir été fuccesfivement évêque de Comminges, & archevêque de Bordeaux, fut élevé au fouverain pontificat, le 5 de Juin 1305. Il mourut à Roque-Maure, fur le Rhône, le 18 ou 20 d'Avril 1314, & il fut enterré à Uzeft, bourg du diocèfe de Bafas, dans une églife dédiée à Notre-Dame; églife, qu'il avoit fondée, près de Villandrade, lieu de fa naissance.

VILLANDRY, bourg de France, dans la Touraine, élection de Tours, fur le bord du Cher, avec titre de marquifat. Ce marquifat fut érigé en 1659 avec union des châtellenies de Savonnieres & de Colombiers. Sa justice s'étend fur trois paroisfes.

VILLANOUF, village de la grande Pologne, dans le duché de Mazovie, à une grande lieue de Pologne, au-desfus de Varfovie, au bord de la prairie, ou coule la Vistule. Ce lieu, très-peu confidérable par lui-même, devint fameux dans le pays, par la maifon que le roi Jean Sobieski y fit bâtir. Cette maifon, bâtie de briques, eft d'un ordre asfez commun. Elle a peu d'élevation, & une asfez petite étendue, n'ayant qu'un petit corps de logis, terminé par deux espéces de pavillons, avec deux aîles détachées, qui forment le quarré de la cour. Ses ornemens intérieurs font quelques peintures à fresque, quelques bas-reliefs, des cheminées de marbre, des parquetages de menuiferie, des lambris peints & dorés; mais à tout prendre, Villanouf étoit moins la maifon d'un roi, que la demeure d'un particulier de moyenne élévation, & n'approchoit point de celle que les financiers & les gens de robe, un peu riches, ont fait bâtir aux environs de Paris. Le jardin, le parterre, les vergers, qui entourent le château, n'ont rien que de fort commun: point d'eau, & point de couvert. * Mémoires du chevalier de Beaujeu, I. 2, C. I. 1. VILLARD & VILLARDS. Voyez VIL

LARS.

1. VILLARS, lieu de France, dans la Provence viguerie & recette d'Apt. Villars étoit un marquifat, qu'on a uni à la baronnie d'Oife ou Champtercier. Louis XIII, l'érigea en duché, pour la maifon de Brancas, par des lettres du mois de Septembre 1627. Elles furent vérifiées au Parlement de Provence, le 24 de Juillet 1628, & à la Chambre des Comptes d'Aix, le 15 Octobre de la même année. Au mois de Juillet 1652, ce duché fut érigé en pairie; & le 17 de

3. VILLARS, bourg de France, dans la Marche, élection de Gueret. C'est une paroiste fituée en plaines. Ses terres font bonnes pour le feigle, le bled noir, l'orge, l'avoine & les raves. Les pacages & les foins font bons & fuffifans pour la nourriture des bestiaux qu'on y élevé, & dont on fait commerce. Il y a un bois de chêne de haute-futaye, & quelques taillis. Les habitans font commodes & laborieux.

4. VILLARS, lieu de France, dans la Bresfe, fur la Chalarone, le chef-lieu d'un mandement, avec droit de députer aux asfemblées de la Bresfe. Ce lieu, qui a titre de marquifat, eft la feconde feigneurie de Bresfe. Il étoit confidérable avant que les guerres l'eusfent ruiné. Il a eu fes feigneurs abfolus, dès le onziéme fiécle. Le premier, qu'on trouve, s'appelloit Etienne. Ses descendans mâles, après avoir joui, durant cent cinquante ans, de la feigneu rie de Villars, finirent en la perfonne d'un autre Etienne, qui mourut l'an 1180, ne laisfant qu'une fille, nommée Agnès, qui apporta Villars en mariage à Etienne, feigneur de Thoire en Bugey, fur la riviére d'Ain. Les defcendans d'Etienne, feigneurs de Thoire, ont joui de Villars durant plus de deux cens ans. Le dernier, nommé Humbert, mourut l'an 1424, après avoir vendu tout fon bien à Amé, qui fut créé premier duc de Savoie, par l'empereur Sigismond. Humbert avoit un héritier, qui étoit Philippe de Levis, vicomte de Lautrec, fils de Philippe de Levis, & d'Eléonor de Villars. Le vicomte de Lautrec fe pourvut devant l'empereur Sigismond, qui lui adjugea la terre de Villars, qu'il qualifia de baronnie & de fief de l'empire; mais, par un traité, que ce feigneur fit avec le duc, à Chamberry, l'an 1432, le vicomte céda au duc tout ce qui lui appartenoit en Bresfe & en Bugey, fans fe rien réferver, que ce qu'il avoit en Dombes, & le duc de Savoie investit le même vicomte, Philippe de Levis, de la feigneu rie de Villars; le duc s'en réferva la fouveraineté, & en même-tems que cette feigneurie feroit tenue par tous les mâles descendans de Philippe. Nonobstant cette claufe formelle de l'inféodation, faite par le duc Amé, Jean de Levis rendit la terre à Ámé VII, duc de Savoie, au mois de Février 1469, ou 1470; ce qui excita de grands procès entre le feigneur de Ventadour, de la maifon de Levis, & René Bâtard de Savoie, à qui le duc avoit donné Villars. Philibert Emmanuel, duc de Savoie, érigea en marquifat Villars, l'an 1565. Ceux de la maison de la Baume de Suze, hériterent des droits du Bâtard de Savoie, & eurent un jugement définitif en leur faveur, l'an 1605. Pour lors le pays étoit uni à la France, par la cesfion que Charles-Emmanuel en avoit faite à cette couronne & il y avoit déja longtems que l'ancienne fouveraineté de Villars avoit été jointe à la Bresfe.

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VILLARS-D'ARESNES, village de France, dans le Dauphiné entre Grenoble & Briançon. Baudrand, qui cite Nicolas Chorier, dit que Villars d'Aresne eft le Durotinum de l'Itinéraire d'An

tonin.

VILLARS-LE-MOINE, village de Suisfe, au canton de Berne, dans le bailliage de Morat, à demi-lieue au-desfus de la ville de ce nom, fur le chemin de Fribourg. Il y avoit autrefois dans ce lieu un Prieuré, dont les terres ont été fécularifées, & font posfédées en fief par la famille des de Graffenriedt de Berne. On y a trouvé un très-grand nombre d'antiquailles & d'inscriptions Romaines, qui font voir que du tems du Paganisme, il y avoit dans ce lieu un temple,

temple, dédié à la Déesfe Aventia. * Etat & Délices de la Suisfe, t. 2, p. 360.

1.VILLE, bourg de France, dans la haute Alface, & le chef-lieu d'un bailliage.

2. VILLE, lieu de France, dans la Picardie, élection de Noyon.

VILLE-AUX-CLERCS, (la) bourg de France, dans le Vendomois, élection de Vendôme. Cette paroiffe fuit la coutume de Chartres.

VILLE-AUX-DAMES, (la) bourg de France, dans la Touraine, élection de Tours, dont il est à une lieue.

VILLE-BARON, bourg de France, dans le Blaifois, élection de Blois. Ce bourg eft bien peuplé.

1. VILLE-BOIS, bourg de France, dans la Bourgogne, bailliage & recette de Bugey, fur le bord du Rhône. Ce bourg eft membre du marquifat de Saint-Sorlin, & il a un prieuré de l'ordre de S. Benoît.

2. VILLE-BOIS, bourg de France, dans le Dauphiné, élection de Gap.

3. VILLE-BOIS, ancien duché-pairie. Voyez LA VALETTE, N°. 2.

VILLE-BON, bourg de l'ifle de France, élection de Paris.

VILLE-BOURGS, ou VILLE-BOUREAU, Villa-Burellum, ou Villa-Burgum, bourg de Franà fix lieues de Tours, fur la route de Vendôme, dans un pays agréable & fertile : il est de l'élection de Tours.

ce,

VILLE-BUSSIERE, feigneurie de France, aux frontieres du Berri & du Poitou. Elle est mouvante en partie de la châtellenie d'Argenton.

VILLE-CHASSON, ROSOY, ou ROSELLES, Rofetum, abbaye de France, au diocèfe de Sens, à trois lieues de cette ville, entre le nord & le couchant, à une lieue de Pont-fur-Yone. C'eft une abbaye de filles de l'ordre de faint Benoît, & qui fut richement dotée par Pierre de Courtenay. Elle jouit de quatre mille livres de revenu.

1. VILLE-COMTAL, ville de France, dans le Rouergue, élection de Rhodés : il y a de méchans villages plus peuplés que cette ville, qui n'a pas deux cent habitans.

2. VILLE-COMTAL, bourg de France, dans le bas Armagnac, élection d'Astarac, avec justice royale.

VILLE-CROZE, bourgade de France, dans la Provence, viguerie & recette de Draguignan. On trouve dans le territoire de Ville-Croze de belles grottes, où il fe fait d'admirables congellations, qui repréfentent diverfes figures d'animaux.

1. VILLE-DAGNE, bourg de France, dans le basLanguedoc, recette de Narbonne.

VILLE-D'AUNAY, bourg de France, dans le Poitou élection de Niort.

VILLE-DE-MANGE, bourg de France, dans la Champagne, élection de Rheims.

les droits de la marchandife qui en fort. Il y a aus
fi des fondeurs de cloches: le terroir n'eft pas fi
bon que dans les autres endroits du diocèfe: il eft
plus maigre. On tient marché à Ville-Dieu le mardi,
& trois foires dans l'année : l'une, le 3 de Mai;
l'autre, leg de Septembre, & la troifiéme, le jour de
fainte Catherine. * Corn. Diction. Vaudome. Ma-
nuscrit Géogr.

Malthe; ce qui le rend presque indépendant de
Ce lieu eft remarquable par une commanderie de
l'évêché de Coutances. On y dépend de l'évêque
pour l'ordination & pour les approbations; mais
chidiacre. Cette commanderie fut fondée par Ri-
ce prélat n'a point droit de vifite non plus que l'ar-
justice, préfente à cinq Cures, & jouit de deux mille
chard III, roi d'Angleterre : le commandeur a haute
écus de rente. Entre Ville-Dieu & Gavrey, on trou-
ve une forêt du roi; elle dépend de la maîtrife de
Valogne : le lieu de la lande le Rou eft tout pro-
che de ce bourg; & à deux traits d'arcs plus loin,
on voit une chappelle fort antique, desfervie autre-
Bois. Sigebert parle d'un prodige qu'on prétend être
fois par des religieux nommés de S. Léonard des
arrivé dans ce quartier-là vers l'an 1158: il dit qu'il
s'éleva un tourbillon qui enleva tout ce qui fe trou-
voit fur fon pasfage, & que s'étant hausfé en l'air,
bleu, contre laquelle étoient lancées des fleches de
on y apperçut une colonne colorée de rouge & de
plufieurs endroits il y avoit à l'entour quantité
d'oifeaux de diverfes fortes. Ce prodige, ajoute
dépeupla des villes entieres. * André du Chêne, An-
Sigebert, fut fuivi d'une peste fi furieufe, qu'elle
tiquités des villes de France.

1.VILLE-DIEU, Theopolis, ou Villa-Dei,bourg de France, dans la Normandie, au diocèfe de Coutances, élection de Vire, à trois lieues de Gavrey; & à fept de Coutances. Son grand commerce confiste en poëleries: voici ce qu'en écrit Cenalis; Habet Conftantia Civitas fub fua Hierachica Ditione Theopolim, Gallicè Ville-Dieu, Municipium in fabricandis aneis vafis, fabrili arte omni ex parte addictum. Caldarios artifices vocant. Auffi Charles de Bourgueville, dans fes antiquités & recherches de la Neustrie, a-t-il remarqué que les habitans de ce bourg fe fâchent, quand on leur demande quelle heure il eft, parce qu'il s'y fait un fi grand bruit de marteaux, que la plupart des habitans font fourds; ce qui fait dire communément les Sourdins de VilleDieu le bruit de ces marteaux s'entend de fort loin dans la campagne. Il y a un ufage affez particulier dans ce lieu-là: les originaires & fils de maîtres, qu'ils appellent du Sang, travaillent asfis; & tous les étrangers font obligés de fe tenir debout en travaillant. Ce bourg eft grand & riche, & apporte au roi plus de dix mille écus de rente pour Tom. VI.

beauce, élection de Vendôme. Sa justice eft du res-
2. VILLE-DIEU, bourg de France, dans la
fort de Bauge.

Languedoc, recette de Montauban.
3. VILLE-DIEU, bourg de France, dans le haut

Languedoc, recette de Viviers.
4. VILLE-DIEU, bourg de France, dans le bas

vergne, élection de S. Flour.
5. VILLE-DIEU, bourg de France, dans l'Au-

6. VILLE-DIEU, bourg de France, dans la Toy-
raine, près de Neuvy.

ry, élection de Châteauroux, aux frontiéres de la
7. VILLE-DIEU, bourg de France, dans le Ber-
Touraine. Il y a dans ce bourg un prieuré dédié à la
gneur de Deols, en 952. Ĉe lieu fe nommoit aupa-
fainte Trinité, & fondé par Raoul le Large, Sei-
prieuré, il a pris le nom de Ville-Dieu. C'est une
ravant PONTICUL; mais depuis la fondation de ce
châtellenie fituée fur l'Indre. Elle fait partie du do-
maine des princes de Deols & de la maifon de
Chauvigy.

Maine. Il y a dans ce lieu des carrieres de pierre
8. VILLE-DIEU, bourg de France, dans le

blanche.

9. VILLE-DIEU, abbaye de France, dans la
C'eft un monaftere d'hommes de l'ordre des Pré-
Gafcogne, au diocèfe d'Acqs, en latin Dei-Villa.
montrés.

10. VILLE-DIEU, (La) lieu de France, dans la
Marche, élection de Gueret. C'eft une paroiffe fituée
dans la montagne. Les terres y font bonnes
feigle, le bled noir, l'avoine & les raves. Il n'y a au-
pour le
cuns bois, ni ancuns fruits; mais les pacages y font
excellens pour les moutons, dont on fait un com-
merce confidérable; ce qui eft caufe que les habitans
font affez à leur aife.

VILLE-DOMAIN, bourg de France, dans la
Touraine, élection de Loches.

VILLE-DOSME, bourg de France, dans la Tou-
raine, élection d'Amboife.

VILLE-EN-BOIS, lieu de France, dans la Champagne, élection de Joinville. L'abbé de Moutier en Der eft feigneur de cette Paroisfe, & collateur de la cure. L'églife eft dédiée à Saint Maurice. C'eft un prieuré régulier de l'ordre de Saint Benoît, & qui eft préfentement en commande. Il vaut fix cens livres, toutes charges acquitées.

VILLE-FAGNAN, bourg de France, dans l'An

Z

1

Soumois, élection d'Angoulême. Ce bourg eft fort Peuplé.

VILLE-FARGEAU, ouLA VILLOTTE, paroiffe de France, dans la Bourgogne, recette d'Auxerre, à une lieue de la Ville de ce nom. Il y paffe une petite riviére, fur laquelle il y a un pont de bois. Les hameaux de Bruyere & Monnery dépendent de cette Paroiffe.

VILLE-FOLLES, bourgade de France, dans la Champagne, élection de Sens. Il y a dans ce lieu un chapitre compofé d'un doyen, d'un tréforier & de huit canonicats, feulement de quarante livres

chacun.

VILLE-FORT, bourg de France, dans le Languedoc, au diocèfe d'Ufez, recette de cette même ville, avec un château. C'est un grand paffage & la clef des Sévennes & du Langnedoc.

1. VILLE-FRANCHE, ville de France, la capitale du Beaujolois, à cinq lieues de Lion, & à fix de Mâcon, entre ces deux villes fur le Morgon, qui fe perd dans la Sône à une lieue au-deffous. Cette ville, qui eft le chef-lieu d'une élection & d'un grenier à fel, a une très-belle rue, & d'une telle largeur, qu'elle femble n'être qu'une grande place dans toute fon étendue, qui prend d'un bout de la ville à l'autre. Cette rue eft un peu plus enfoncée dans le milieu. Ville-franche fut fondée par Humbert, quatrieme du nom, Sire de Beaujeu, vers le commencement du douzieme fiécle. Ce feigneur donna le terrein fur lequel elle eft bâtie, fous la redevance de trois deniers par toife; & afin d'y attirer des habitans, il y permettoit aux maris de battre leurs femmes jufqu'à effufion de fang, fans être repris, pourvu que la mort ne s'enfuivit point. Il y a encore dans la banlieue de Ville-franche un ufage fort fingulier. Lorfque le petit peuple croît que les grains font mûrs, il va les couper fans la permiffion du propriétaire il les lie, & fe paye de fa peine en emportant la dixieme gerbe. Cette maniere de moiffonner s'appelle la Cherpille, & ce n'est que depuis très-peu d'années que cette efpece de privilége a été retranché par de très-féveres défenfes. Ville-franche étoit place frontiere, quand la Breffe appartenoit aux ducs de Savoie. Elle eftencore fortifiée de bonnes murailles & de larges foffés. Il y a dans cette ville une collégiale érigée en 1681, dans une des Parroiffes nommée Notre-Dame. Son chapitre eft compofe d'un doyen curé, d'un chantre & de fix chanoines, qui jouiffent de deux mille huit cens livres. Peu de tems après cette érection, les moines de l'Abbaye du JougDieu, Jugum-Dei, prenant occafion de la mauvaife fituation de leur maifon, obtinrent de l'archevêque de Lion d'être transférés à Ville-franche, & d'y faire le fervice dans la collégiale conjointement avec les chanoines. Ils y font au nombre de fix, dont quatre ont des offices clauftraux & deux mille trois cens cinquante livres de revenu. Depuis les moines de Joug-Dieu ont obtenu leur fécularifation, & le revenu de l'abbaye a été réuni à celui de la collégiale pour augmenter le nombre des chanoines. Ville-franche a une académie de beaux efprits, & elle fut la Patrie de Jean-Baptiste Morin, médecin & profeffeur royal en mathématique à Paris. * Piganiol. Defcr. de la France, t. 6, p. 263.

2. VILLE-FRANCHE, ville de France dans le Bourbonnois, élection de Mont-luçon, à 4 lieues de la ville de ce nom, fur les petites riviéres de Hauterive & de Beffe-moulin. Il y a dans cette petite ville un chapitre. Les terres produifent du feigle & de l'avoine, & fourniffent des pacages pour la nourriture des beftiaux, dont on fait un bon com

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haut Languedoc, recette d'Alby. Cette petite ville qui n'a que cinq à fix cens habitans, eft renommée pour fes foires.

5. VILLE-FRANCHE, ville de France, dans le Rouffillon, fur la Tet, à huit grandes lieues de Perpi gnan. Ce font deux rangs de maifons, qui font une rue de trois cens pas de long. A droite & à gauche, il y a deux montagnes fi près l'une de l'autre, qu'il n'yaque la riviére de la Tetqui pasfe comme un torrent au pied de la muraille d'un côté ; & de l'autre, il n'y a qu'un chemin à paffer une petite charette, entre la montagne & un foffé fort étroit. Ces deux montagnes ne font que deux fosfés efcarpés; & elles font fi hautes, qu'on ne peut voir du bas les hommes qui font au-desfus. Il y a encore une longue rue, du côté de la montagne, & qui conduit à la Paroisfe. Cette églife eft grande; & compofée de deux nefs. Les cordeliers avoient un beau couvent dans le fauxbourg, & c'eft-là où fe logea le comte de Buffi Rabutin, lorfqu'en 1654, il alla inveftir Ville-franche. Ce couvent fut détruit quelques années après, parce qu'on auroit pû battre la ville de cet endroit. On y a fait une place d'armes. Les cordeliers n'ont confervé que leur ancien jardin, & fe font retirés dans la ville. Les fortifications de Ville-franche font des murs de pierres de taille, qui forment aux quatre angles de très-beaux baftions. La riviere fert de foffé d'un côté, & de l'autre il y a un foffé fec & peu profond, entre la ville & la montagne. Les françois s'étant rendus maitres de Ville-franche le 5 de Juillet 1654, & cette place ayant été cédée au roi, avec tout le Rouffillon, par la paix des pyrenées, en 1659. Louis le Grand fit élever un château de l'autre côté de la ville à gauche de la riviére. Ce château domine le chemin de France, celui d'Efpagne, & la gorge qui mene à la montagne de Canigou, & il a un commandant particulier & un état-major complet. Pour aller de la ville au château, on paffe la riviére fur un pont de pierre. Il y a à Ville-franche une curiofité, qui même peut-être utile en cas de fiége. C'eft une caverne, qui eft au centre d'une des deux montagnes qui environnent la ville. On y monte par un escalier de pierre de taille, pratiqué tout droit en s'enfonçant dans la montagne, & qui a près de cent marches. La porte qui en defend l'entrée eft forte, & dans le foffé la caverne eft très-profonde, & a des détours & des défilés dans lefquels on n'ofe s engager. On y trouve de tems en tems des piliers, & des morceaux de glace qui pendent du plancher. En cas de fiége, on pourroit enfermer dans cette montagne quatre ou cinq cens bouches inutiles qui y feroient commodément, & n'auroient rien à craindre de la bombe, ni du canon. * Piganiol, Defcr. de la France, t. 7, p. 628.

Cette ville, qui eft la capitale du Conflant, en prend quelquefois le nom de VILLE-FRANCHE DE CONFLANT. Elle fut fondée en 1092, par Guillau me Raymond, comte de Cerdaigne.

6. VILLE-FRANCHE, ville de France, dans le Rouergue, au diocèfe de Rhodès, le chef-lieu d'une élection, & la deuxieme ville du Rouergue. Cette ville, la capitale de la baffe-Marche du Rouergue, fur l'Aveirou, à huit lieues à l'occident de Rhodes, & à cinq de Figeac, n'eft pas ancienne. Elle fut bâtie dans le douzieme fiecle, à peu-près dans le même tems que Montauban. Les peuples qui y allérent demeurer s'y bâtirent des maifons, avec la permiffion d'Alfonfe, comte de Touloufe; & cette ville s'acrut par le commerce du cuivre, dont on découvrit plufieurs mines aux environs. On y compte aujour d'hui près de fix mille ames. Il y a un chapitre compofé d'un prevôt, d'un facriftain & de douze chanoines, qui ont deux cens livres chacun. Les peres de la doctrine chrétienne y ont un beau collége. Les dominicains, les cordeliers & les capucins y ont des couvens. La chartreufe eft hors la ville, & dans une une belle fituation; elle est très-bien bâtie, mais pauvre, auffi l'appelle-t-on la belle gueufe. Il fe débite tous les ans, dans l'élection de Ville-franche, pour plus de cent cinquante mille livres de toiles de chanvre, qu'on porte à Toulouse & à Narbonne.

*Piganiol, Defcr. de la France, t. 4, p. 561.
7. VILLE-FRANCHE, bourg de France, dans le
Périgord, recette de Sarlat, à cinq lieues au midi de
la ville de ce nom, vers les confins du Quercy. Ce
bourg eft fort confidérable.

8. VILLE-FRANCHE, ou VILLE-FRANCHE DE LAURAGAIS, ville de France, dans le haut Languedoc, recette de Toulouse. Cette petite ville n'a pas mille habitans.

9. VILLE-FRANCHE, ou VILLE-FRANCHE DE LONCHAPT, bourg de France, dans le Périgord, élection de Périgueux.

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10. VILLE-FRANCHE ou VILLE-FRANCHE DE PANAT, ville de France, dans le Rouergue, fur le ruiffeau de Dordon. Cette petite ville qui n'est pas éloignée du Tarn, fe trouve à quatre lieues au midi de Rhodès, & au nordoueft de Milhau.

11. VILLE-FRANCHE, ville du duché de Savoye, dans le comté de Nice, fur la côte de la Méditerranée, au pied d'une montagne, & au fond d'une baye qui a environ deux milles de profondeur, & un petit quart de lieue de largeur. Cette petite ville, dit Michelot, Portul. de la Médit. p. 83, eft fort ruinée; mais proche de la Baye en entrant, on trouve à la gauche un bon château.

La reconnoiffance de cette ville eft facile de côté & d'autre. Les vaiffeaux qui viennent de l'Oueft la reconnoiffent par un petit fort caré, qui eft au-deffus de la ville, & qu'on appelle Montauban. Il eft fitué furune haute pointe, entre Nice & Ville-franche, & fur l'xtrêmité de cette pointe il y a un moulin à vent lorfqu'on vient du côté de l'Eft, on voit le fort de faint Sospir, & la pointe de Malalangue fort avancée en mer, & fort haute par le milieu. On va ordinairement mouiller devant la ville mouillant le premier fer de la gauche à 15 ou 18 braffes d'eau, à I'Eft-fud-eft de la ville; enfuite on tourne la galére, & on la prolonge le long de la ville, avec des amares à terre de poupe & de proue, principalement la commandante, & un fer que l'on prolonge de poupe vers le Nord-eft; quelques autres galéres font de même, & le reste mouille aux environs de la ville & de la fortereffe avec des amarres à terre.

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Au dehors du château il y a un Lazaret, ou une infirmerie; & entre les deux on trouve un petit mole, auquel on a donné la figure d'une L. C'eft ce qu'on appelle la Darce. On y peut mettre deux ou trois galéres. Mais lorsqu'on y veut aller, il faut ranger à difcrétion le château, pour éviter une jetée de pierres qui font à fleur d'eau à la pointe du mole ; & après l'avoir doublée, il faut s'approcher du mole, qui est l'endroit le plus profond; car dans le fond de la Darce, du côté du château, il n'y a point d'eau. On peut mouiller auffi devant le Lazaret, & porter une amarre à terre du même côté. En allant au mouillage, il ne faut pas approcher de la pointe qui eft vis-àvis le château, à caufe d'une roche qui eft à fleur d'eau. On fait de l'eau à la ville, & au couvent des capucins, qui font au-deffus de la ville. Le traverfier eft le vent de fud, & lorfque les vents font frais; il y a du côté du Sud-oueft un grand reffac de la mer. La latitude eft de 43, d. 40', & la variation de 6 d.. 40, & la variation de 6, d. Nord-ouest.

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12. VILLE-FRANCHE, petite ville de France, dans l'Armagnac, au comté d'Aftarac. VILLE-FRANQUE, bourg de France, dans la Gafcogne, élection de Bayonne. Ce bourg eft bien peuplé.

Bourgogne

VILLE-GAUDIN, paroiffe de France, dans la au bailliage de Châlon, recette de faint Laurent. Cette paroiffe, qui eft fituée dans les bois, eft un paffage fur le grand chemin de Verdun à Louhans.

VILLE-GENOM, châtellenie de France dans le Berry, élection & au nord de Bourges.

· VILLE-GONGIS, lieu de France dans le Berry, élection de Châteauroux, avec titre de châtellenie. Ce n'étoit ci-devant qu'un fimple fief, que Pierre d'Aumont, baron de Châteauroux, érigea en Châtellenie, en faveur de Jacques de Brizet, l'an 1539. La fille du maréchal de Chabannes y a fait bâtir un beau

château.

VILLE-GOUGE, bourg de France, dans la Guienne, élection de Bourdeaux.

VILLE-JESUS, bourg de France, dans l'Angoumois, élection de Cognac.

VILLE-ISSEY SUR MAS, Villa Ifiaca fupra Madiam, bourgade de France, au diocèle de Toul. VILLE-JUIF, bourg de l'ifle de France, élection de Paris, à une lieue & demie de cette capitale, fur le grand chemin de Lyon. Il a été ainfi nommé, parce qu'il appartenoit aux juifs, qui étoient établis à Paris, avant qu'ils en fuffent chaffés par Philippe-Augufte, à caufe de leurs blafphêmes & de leurs ufures, vers l'an 1200. Il y a dans le diftrict de ce bourg le prieuré des filles de la Sauffaye, & quelques ha

meaux.

VILLE-LAURE, bourg de France, dans la Provence, viguerie & recette d'Apt. Il y a bien de petites villes qui ne font pas auffi peuplées que cé bourg.

VILLE-LOIN, ou VILLE-LOUP, Villa-lupenfis, bourg de France, dans la Touraine, élection de Loches fur l'Indrois, à dix licues à l'Orient de là ville de Tours. Il y a dans ce lieu une abbaye de l'ordre de faint Benoît de la congrégation de faint Maur. Elle fut fondée en 850, par Andacher, abbé de Cormery, à la prière de Ménard, feigneur de Ville-loin, qui lui donna ce lieu & fes dépendances pour fonder & bâtir une maison. L'abbé, qui eft commandataire, retire trois mille livres par an. Les religieux qui font au nombre de neuf, ont quatre mille livres pour leur manfe avec les offices clauftraux.

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1. VILLE-LONGUE, Villa-Longa, abbaye de France, dans le Languedoc, au diocèfe de Carcasfonne, à deux lieues de la ville de ce nom. C'est une abbaye d'hommes, de l'ordre de Citeaux, fondée en 1151, & qui rapporte quinze cens livres de

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VILLE-MADE, bourg de France, dans le Quercy, élection de Montauban.

1. VILLE-MAGNE, ou SAINT AMANS DE VILLE-MAGNE, bourg de France, dans le Bas - Languedoc, recette de Castres. Il eft asfez confidérable.

2. VILLE-MAGNE, ou VILLE-VEIRAC, bourg de France, dans le Bas-Languedoc, recette d'Agde.

3. VILLE-MAGNE, lieu de France, dans le Bas-Languedoc, au diocèfe de Beziers, à cinq lieues de la ville de ce nom, vers le Nord, fur la riviére de Mare, & près de celle d'Orbe. Il y a dans ce lieu une abbaye, de l'ordre de faint Benoît, fondée dès l'an 817.

VILLE-MANDEUR, lieu de France, dans le Gastinois, élection de Montargis. C'eft une justice du bailliage de Montargis.

VILLE-MARECHAL, bourg de France, dans le Gastinois, élection de Nemours.

VILLE-MARIE, ville de l'Amérique feptentrio nale. Voyez MONT-REAL.

1. VILLE-MAUR, comté de France, dans la Champagne élection de Chaumont. Il vaut fept mille livres de rente aux héritiers de M. Seguier. Le chef-lieu de ce comté porte le même nom.* Baugier, Mém. de Champagne, t. 2, p. 340.

Ville-Maur fut érigé en duché, en 1650; mais les lettres ne furent point enregistrées.

2. VILLE-MAUR, ville de France, dans la Champagne, élection de Chaumont, & le chef-lieu d'un comté de même nom. Le Chapitre de cette ville a été fondé, avec un Prieuré, en 1154, par les feigneurs du lieu. Il y avoit d'abord douze chanoines. Mais les titres font péris par les guerres, & par l'embrafement, arrivé le 10 de Juin 1574, qui réduifit en cendres la ville & fon petit fauxbourg. Il ne reste que

Zij

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