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prenoit fa fource dans les montagnes des Uxiens, fe lon Diodore de Sicile, l. 17, c. 67. Gronovius, ad Arian, p. 355, aremarqué qu'il y avoit deux nations différentes d'Uxiens: l'une qui habitoit dans la plaine, & qui étoit foumife aux Perfes; l'autre qui habitoit les montagnes, & qui fe maintenoit en li berté. Diodore de Sicile, l. 17, c. 67, entend parler de la premiére, lorsqu'il dit que le pays des Uxiens eft très-fertile, & arrofé de quantité d'eaux ; ce qui lui faifoit produire toutes fortes de fruits en abondance. Strabon, l. 15, p. 729, parle de la feconde ́nation, c'est-à-dire de celle qui habitoit les montagnes, & il dit qu'on trouve plufieurs détroits de montagnes, en pasfant chez les Uxiens, près de la Perfide. Le même auteur donne au pays le nom d'Uxia, & ajoute que les peuples étoient de grands voleurs; caractére que leur attribue auffi Pline, 1.6, c. 27, qui les appelle Oxii. Dans Diodore de Sicile, 1. 17, c. 67, le pays des Uxiens eft appellé Uxiana, l'Uxiane.

UXISAMA. Strabon, l. 1, p. 64, dit que Pitheas nommoit ainfi la derniére des Isles qu'il mettoit fur la côte du Promontoire des Ostidamniens, autrement nommé Calbium, & qu'il la plaçoit à trois journées de navigation. Si on pouvoit compter fur le rapport de Pitheas, l'isle Uxifama feroit la plus occidentale des Açores ; mais Strabon lui-même déclare que les Ostidamniens, le Promontoire Calbium, 'Isle Uxifama, & toutes celles que Pitheas mettoit aux environs, n'avançoient point vers l'Occident mais vers le feptentrion, & n'appartenoient point à l'Espagne, mais à la Celtique, où plutôt que c'étoit autant de fables que Pitheas avoit débitées. Paulmier de Grentemefnil, Exercit. ad Strabon, l. 2, voudroit fauver un peu l'honneur de Pitheas, en difant que l'Isle qu'il met la derniére de toutes, à trois journées de navigation du promontoire Celbium, ou des Ostidamniens, pourroit être l'isle Uxantes, aujourd'hui l'Isle d'Ouesfant, & que Pitheas ne l'avoit pas imaginée comme l'en accufe Strabon. Mais quand cela feroit, Pitheas n'en feroit pas plus justifié; car il entendoit parler de trois journées de navigation en longitude, & non en latitude. Il feroit néan moins à couvert de toute critique fi on pouvoit fuppofer qu'il eût connu les Isles Açores, comme Ortelius femble le fuppofer, mais s'il les eût connues, Strabon les eût-il ignorées ?

UXITIPA, province de l'Amérique feptentriole, dans la nouvelle Galice. Elle eft au-dedans du pays, du côté de celle de Xalisco, dont elle eft éloignée de vingt-fix lieues. Elle dépendoit autrefois du gouvernement de Panuco; mais depuis que ce gouvernement a été joint à la province de Méxique, Uxitipa a été fous celui de la nouvelle Galice. Les naturels du pays ne différent en rien des Méxicains, tant pour les habits que pour les mœurs; mais leur langage eft fort différent. Lope de Mendoza ayant eu ordre de Nuno de Gusman en 1529 d'aller vifiter cette province, dont il avoit entendu parler, il y mena une colonie d'Espagnols, & y bâtit une ville qu'il nomma San-Luis. Elle eft à vingt lieues de celle de Panuco, dans la vallée d'Uxitipa. Les temples des habitans de cette province étoient élevés avec des degrés faits de gazon. Ils ufoient de plufieurs breuvages compofés de différentes maniéres, ils s'en enyvroient aux jours de fêtes, & commettoient des abominations. Depuis qu'ils ont été instruits par les Espagnols ils ont quitté ces détestables coutumes. Cette province abonde en toutes fortes de fruits. Les bocages y font remplis de cerfs, & les campagnes de cailles, de perdrix, de tourterelles, & autres oifeaux L'air y eft un peu trop chaud, & la terre inégale & âpre en plufieurs lieux. La riviere qui coule le long de la ville de Panuco, & qui fe jette un peu au-desfous dans le Golfe de la nouvelle Espagne, tire fa fource de cette province qu'elle arrofe. * De Laet, Defcr. des Indes occ. 1. 6, c7.

UXSAMA: une ancienne infcription alléguée par Ortelius, écrit ainfi le nom de la ville Uxama, ou UXAMA-ARGELLA. Cette ortographe est défectueufe. La véritable eft Uxama. Voyez UXAMA-ARGELLÆ.

UXUMI, province du Japon, dans l'islé de Ximo, au midi de celle de Fiunga, & au levant de celle de Suxama. Elle a deux journées de longueur de l'Est à l'Ouest. On la divise en huit districts, qui quoique de petite étendue, abondent en tout ce qui eft nécesfaire à la vie.

VY, bourg de France, dans le Maine, élection de Château du Loir.

VYCHSIDEN, province de la Norwége, dans legouvernement de Bahus, felon d'Audiffred, Geogr. anc. & mod. t. 1, qui dit qu'elle renferme Maelstrand, Congel & Oldeval, ou Oudewalla.

VYON, ou VION, bourg de France, dans l'Anjou, élection de la Fléche, à une lieue du bourg de Parcé & de la riviére de Sarte. Ce bourg eft connu par la quantité de noyers qui font dans fon territoire, & dont on fait de l'huile qu'on envoye en Bretagne. A un quart de lieue de Vyon, on trouve la fameufe chapelle de Notre-Dame du Chêne. C'eft un lieu de dévotion fort fréquenté, & où il fe fait grand nombre de Pélerinages.* Corn. Dict. Mémoires dressés fur les lieux en 1706.

UZABIRENSIS

fiége épiscopal d'Afrique on ne fait dans quelle province, parmi les évêques qui font nommés dans la conférence de Carthage,ontrouve Maximinus Uzabirenfis. Hard. Col. con.t. 1, p. 1106.

UZALENSIS, fiége épiscopal d'Afrique, dans la province Proconfulaire, felon la notice des évêchés d'Afrique. Dans la conférence de Carthage, N 203, l'évêque de ce fiége eft nommé Felix Episcopus Uzalenfis. Mustulus Episcopus Uzalenfis fouscrivit au conle de Carthage, fous le pape Boniface. Saint Augustin nous apprend que cette ville étoit voifine de celle d'Utique. Pline, 1. 5, c. 4, la nomme Uuzalitanum Oppidum Latinum. Le pere Hardouin dit néanmoins que l'Uzalitanum Oppidum Latinum de Pline étoit une ville différente de celle d'Ufala, dont l'évêque Evodius ( Uzalenfis Episcopus) étoit ami intime de Saint Augustin, Epift. 147, & Serm. 33, de diverfis. Ortelius remarque qu'on trouve une ancienne infcription, avec ce mot Ufallitanorum, mais il n'ofe décider fi elle fait mention des habitans d'Usa◄ la, ou de ceux d'USILLA. Voyez USILLA.

UZAN, ville de l'Afrique propre elle eft du nombre des places que Ptolomée, l. 4, c. 3, marque entre la ville de Thabraca & le fleuve Bagradas.

UZARÆ, peuples de l'Afrique propre. Ptolomée dit qu'ils habitoient au pied du mont Vafalætus.

UZECIA, ville de l'Afrique propre : elle eft marquée par Ptolomée au nombre des villes qui étoient au midi d'Adruméte. Elle n'étoit pas éloignée de Thysdrus. On conjecture que c'est la même ville qu'Hirtius, c. 89, nomme Usceta, & où il dit que Scipion avoit une grande quantité de munitions de guerre & de bouche, avec une petite garnison. Si cette Usceta, dit Cellarius, Geogr. ant. l. 4, n'est pas l'Uzecia de Ptolomée, nous ferons fort embarrasfés à lui trouver une place. Une chofe pourtant qui eft certaine, c'eft que Usceta eft une ville différente de celle d'Uzita, que Ptolomée distingue d'Uzecia, & qu'Hirtius distingue d'Usceta.

UZEDA, ou UCEDA, ville d'Espagne, dans la nouvelle Castille, à fept ou huit lieues au Nord d'Alcala ; c'eft le chef-lieu d'un duché. On y voit un château avec une tour ancienne extrêmement forte. *Délices d'Espagne, p. 317.

UZÉGE, pays de France, dans le bas-Languedoc. Il prend fon nom d'Uzès qui en eft la capitale. Une partie de ce pays eft couverte de montagnes, & on y nourrit quantité de bétail. La plaine produir abondamment du bled & de bons vins, & l'on y fait aut des huiles. Il y a dans l'Uzège plufieurs manufactures de foie, & l'on y fait quantité de petites étoffes de laine, qui y attirent beaucoup d'argent. Ses villes principales font:

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èle & recette de Saint Brieu. Cette petite ville a ne collégiale dans la grande églife, dont le chœur tasfez bien dispofé. La collégiale eft compofée d'un doyen, d'un chantre & de 4 chanoines, de 2 chanres gagés, & de deux enfans de chœur. Elle ne fubfiste presque plus depuis la perte d'un procès. Le revenu fe trouve aujourd'hui fi modique, qu'on ne fait point l'office, pas même les dimanches & les jours de fêtes. Les jours de fêtes de la Sainte Vierge, à qui cette collégiale eft dédiée, on chante la mesfe du chœur & l'office de la Vierge. C'est l'unique vestige de cette collégiale, dont les canonicats étoient à la nomination du marquis de Coetquen, qui eft Seigneur d'Uzel. Le curé qu'on appelle Recteur, a fix cens livres de fixes en dimes & autres droits, fans le cafuel qui monte à quatre cens livres.

La ville d'Uzel a une Subdélégation confidérable, & fe trouve au centre de la province. Il y a un bailliage dont le juge s'appelle Sénéchal. On y fuit l'Ufement du duché de Rohan. Il y a auffi une châtellenie, dont le titre fe joint d'ordinaire avec celui de la Mothe d'Onnenon, autrefois démembré du duché de Rohan. Le marché qui fe tient tous les mercredis, eft un des plus beaux de la province. Les halles y font belles, élevées, larges & fpacienfes, bien couvertes, & il y en a trois. La grande place du marché eft d'une grandeur prodigieufe, outre cinq autres places de différens marchés; la grande fert pour le commerce des toiles qui fe fabriquent à Uzel & aux environs : les autres fervent pour les bestiaux, pour les fabots & pour les fruits. Il y a douzes foires par an, une chaque mois. Elles ne durent qu'un jour; mais elles font confidérables. Les toiles fe transportent aux Indes orientalales & occidentales par les ports de mer de Saint Malo, de Morlaix & autres. Il y avoit cidevant une verrerie aux Sallés, près d'Uzel, dans la forêt de Quintin. Il y a une chapelle à un demiquart de lieue d Ufel. On l'appelle Bonne-nouvelle: elle eft fort fréquentée, bien bâtie & richement

ornée.

L'esprit du pays eft vif, rufé, intéressé, & peu laborieux. Les habitans font presque tous bien faits & hardis. La lutte eft, leur plus grand exercice. Le premier de Mai, les nouveaux mariés de l'année vont chercher en cavalcade un arbre ou Mai dans la forêt de Rohan, qui eft asfujettie à donner l'arbre que choifisfent les mariés. Le jour de l'Afcenfion ces mêthes nouveaux mariés rompent des perches nommées Quintaines. Ces deux folemnités fe font,avec un grand concours de peuple, & il s'y fait des danfes, des tables, des cavalcades & des courfes.

UZELENSIS, fiége épiscopal de la Pifidie, felon des notiques grecques Théodore, fon évêque, fouscrivit au concile tenu à Nicée, l'an 325. * Harduin, collect. conc. t. 1, p. 318.

UZELLA. Voyez VEXALA..

huit tours, dont l'une eft encore appellée la tour de Leocaire, parce que ce fut dans cette tour que le mê me prince fit couper la tête à Leocaire, maire de fon palais. La fituation d'Uzerche eft toute particuliere. Elle occupe un gros rocher élevé, escarpé du côté que la riviere en lave le pied, & dont elle fait comme une péninfule; ce qui rend la place d'autant plus forte, qu'il feroit difficile d'y aborder, fi on rompoit le pont qui eft fur cette riviere, & qui donne pasfage pour aller au fauxbourg Saint-Olario. Cette ville a toujours fignalé fa fidélité envers fes rois, dans le tems que les Anglois étoient maîtres de la Guienne; & elle a foutenu des fiéges durant les guerres civiles. Hors l'enclos des murailles d'Uzerche, on voit les restes d'un château, appellé la Blanche, où l'on dit qu'habitoit S. Martial, lorsqu'il enfeignoit, dans ce pays, la religion chrétienne. Il y a encore une fontaine & une chapelle, qui portent fon nom.

UZERCHE. Üferchia. Ville de France, dans le Bas-Limoufin, au diocèfe & à onze lieues au Sud-Eft de Limoges, & au Midi de Brive, fur la Vezere. Cette petite ville eft fort ancienne, & avoit déja une églife fondée dans le cinquiéme fiécle, comme on le voit par une lettre de Ruricius, évêque de Limoges. Cette églife fut donnée, cinq cens ans après, aux Bénédictins, par Hildegarius, évêque de Limoges, qui y fonda, en 960, un monastére, qui fubfiste encore aujourd'hui, & dont l'abbé eft feigneur d'Uzerche. On compte, dans cette ville, environ deux cent dix feux, & mille habitans. Les maifons font bien bâties, & couvertes d'ardoife. Leur folidité & leur propreté ont donné lieu au proverbe : Qui a Maifon à Uzerche, a Château en Limoufin. En effet, quoiqu'il n'y ait qu'une feule rue, bordée de maifons à droite & à gauche, il n'y a point d'habitant qui ne voye la riviere au pied de fa maison ou de fon jardin, la Vefére embrasfant toute la ville, à la réferve d'une petite langue de terre. D'ailleurs, il n'y a presque pas une maifon, qui, à la regarder par derriere, n'ait l'air d'un petit château à l'antique. On n'y voit que tourelles & pavillons, le tout couvert d'ardoife. On tient que Pepin, combattant Vaifer ou Gaifer, dans l'Aquitaine, fit bâtir cette place & la fortifia de dix

L'abbaye d'Uzerche eft le chef-lieu de la congrégation des religieux-exempts de l'ordre de faint Benoit, en France. Le revenu de l'abbé d'Uzerche, peut aller aux environs de quatre mille livres. * Longuerue, Descr. de la France, part. 1, p. 142. Piganiol, Descr. de la France, t. 6, p. 381.

UZES, ville de France, dans le Bas-Languedoc, le fiége d'un évêché, & chef-lieu d'une recette, d'un bailliage, d'une viguerie & d'une justice non-resfortisfante. Cette ville ne fe trouve marquée, ni dans les anciens Géographes, ni dans les Itinéraires, ni dans aucuns Auteurs ou actes plus anciens que le cinquiéme fiécle, dans le milieu duquel Constantius étoit évêque d'Uzès; & il eft nommé, Episcopus Ucecienfis, par S. Hilaire, pape, dans une lettre aux évêques des Gaules. Probatius, évêque d'Uzès, asfista, en 506, au concile d'Agde. Alors, cette ville étoit encore fujette des Vifigots; mais elle leur fut ôtée bientôt après, par les François, parce que leur roi, Clovis, vainquit & tua en bataille Alaric, roi des Vifigots, l'an 507. Ainfi, cette ville, qui eft quelquefois appellée Castrum, appartint depuis aux rois de France, quoique les évêques ayent toujours reconnu la métropole de Narbonne, quoique Narbonne fût toujours tenue par les Vifigots. Uzès, depuis le onzième fiécle, a eu des seigneurs, qui ont quelquefois porté le nom de vicomtes. Dans le douzième, ils avoient le furnom de Decani, & étoient feigneurs de Posquiéres.* Longuerue, Description de la Franc, t. 1, p. 259.

Les évêques d'Uzès ne reconnoisfent point d'autre feigneur, au temporel, que le roi, & ils ont encore avec lui, en commun, la feigneurie utile de la ville d'Uzès. Les habitans avoient de fort grands priviléges, dont ils abuferent dans le 16. fiéclej: car, s'étant faits calvinistes, ils maltraitérent l'évêque & les eccléfiastiques, & ils ruinerent, près de leur ville, le bourg de faint Firmin, habité par les catholiques. Mais comme la plus grande partie de l'Ufége avoit embrasfé la nouvelle religion, & le parti des Huguenots, ils fe conferverent dans leur indépendance, jusqu'à l'an 1629, qu'ils furent contraints de fe foumettre, & de rafer leurs fortifications.

La ville d'Uzès eft petite, & Piganiol de la Force ne lui donne pas plus de fept cent quatre-vingt-quatorze familles. La cathédrale eft dédiée à faint Thierri, & la tour, qui lui fert de clocher, eft d'un bon goût gothique. La terrasfe, qui eft à côté de cette églife, offre une asfez belle vue. La maifon de l'évêque eft belle. Le château du duc eft un gros bâtiment, dont les tours rondes, à l'antique, font hautes & fort grosfes. Le jardin eft asfez bien entendu. On voit, audesfous de la maifon de l'évêque, la fontaine d'Aure, qui fournisfoit l'eau à l'aqueduc du pont du Gard. Le basfin en eft beau. Les Capucins ont un joli couvent hors de la porte, appellée la Condamine. On voit, presque par toute la ville, des arcs de pierre construits, fi l'on en croit les habitans, pour garantir du foleil & des chaleurs de l'Eté.

L'évêché d'Uzès vaut vingt-deux mille livres de rente, & fon diocèfe ne comprend que cent quatrevingt-une paroisfes. La cathédrale porte le nom de faint Thierri, & fon chapitre eft compofé d'un pre

de

vôt, d'un archidiacre, d'un théologal & de vingtquatre chanoines. Ils étoient ci-devant chanoines réguliers: ils furent fécularifés, par le pape Clément XI, fur la fin de l'année 1719. Ce diocèfe produit du bled, des huiles, des foies, beaucoup de bestiaux à laine & de bons vins. On y voit plufieurs manufactures de foie, & de petites étoffes de laine, qui y attirent beaucoup d'argent. * Piganiol, Description de la

France.

Uzès étoit une vicomté, qui fut érigée en duché, par Charles IX, en 1565, en faveur d'Antoine, comte de Crusfol & de Tonnerre, & en partie pour Jacques de Crusfol, duc d'Uzès, par lettres du mois de Janvier 1572, registrées au parlement le 31 de Mars de la même année. L'aîné de cette maifon eft, en cette qualité, le premier pair laïc du royaume, mais non pas le premier duc; car le duché de Thouars fut érigé au mois de Juillet 1563, & fes lettres registrées au parlement de Paris, le 21 d'Octobre de la même année.

UZI, peuples d'entre les Huns, & placés aux environs de la Dace, par Zonare & par Cedréne. A la marge, dit Ortelius, on lit Uti, & une autre leçon

porte Utti. Ne demeuroient-ils point, ajoute-t-il, fur le bord du fleuve Utus? UZIA. Voyez UXIA.

UZICATH. Voyez THABRACA.

UZIPPARENSIS. Voyez UTZIPPARITANO

RUM.

UZITA, ville de l'Afrique propre : Ptolomée, 1.4, c. 3, la marque au midi d'Adrumete. Il la place de façon qu'elle devoit être dans la Byzacène. Cependant la notice des évêchés d'Afrique, la met dans la Proconfulaire, qui étoit différente de la Byzacène ; de forte que la fituation précife de cette ville demeu re incertaine. Hirtius, cap. 1, & feq. fait ausfi mention d'Utzita.

UŽITENSIS, ou UCI-MINORIS, fiége épiscopal de l'Afrique, dans la province Proconfulaire, felon la notice des évêchés de cette province, qui fournit Gaïus, fon évêque.

UZÍTTARENSIS, fiége épiscopal d'Afrique. On ne fait dans quelle province. On trouve, dans la conférence de Carthage, Paulus qualifié Episcopus Uzittarenfis. * Harduin. Collect. conc. t. 1, p. 1083. UZKUNT. Voyez URKEND.

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WAC.

,

WAD.

cident de Lintz, au midi oriental de Pasfau. Lazius
prend ce bourg pour l'ancien Stanacum de l'Itinérai-
re d'Antonin. Jaillot écrit Wartzenkirck.

WADENSEE, ou WALLENSTATTER-ZEE.Voyez
WAHLESTATT.
On

ACASA, Province du Japon, dans l'Isle de Niphon, entre le lac d'Oitz au Midi, & la Mer au Nord. Elle a, du Nord au Sud, une journée & demie de longueur. Ón la divife en trois districts, où l'on trouve des mines de fer. WACH. Voyez WALT-KAPPEL. WACHTENDONCK, ville des Pays-Bas, dans la province de Gueldres, à deux lieues au midi de la ville de Gueldres. La principale force de cette petite place, confiste dans les marais qui l'environnent, & dans les eaux de la riviere de Niers, qui remplisfent fes fosfés. Le feigneur de Wachtendonck l'ayant fait fortifier, elle fut prife en 1467, par Adolphe d'Egmond, parce qu'elle tenoit le parti de fon pere, le duc Arnoud. Dans le commencement des révolutions des Pays-Bas, Louis, comte de Nasfau, frere de Guillaume, prince d'Orange, la furprit pendant un rude hiver, à la faveur des glaces. En 1588, le comte de Mansfeldt, fous les ordres du duc de Parme, la battit furieufement avec fon artillerie; & on remarque que ce fut devant cette place qu'on fe fervit, pour la premiere fois, de bombes. Les asfiégés fe défendirent avec tant de vigueur, que les asfiégeans alloient fe retirer après un fiége de trois mois, fi le colonel Chircourt, qui en étoit gouverneur, n'eût rendu lâchement la place, dans le tems qu'il étoit fur le point d'être fecouru. En 1603, Henri, comte de Berg, s'empara de Wachtendonck par ftratagême; mais fes gens furent contraints de la rendre peu de tems après, faute de vivres. En 1625, le comte de Buquoi, ayant été commandé par le marquis de Spinola, battit Wachtendonck avec tant de vigueur, qu'elle fut obligée de capituler.

Il y a, dans cette ville, un couvent de fœurs, du tiers-ordre de faint François, appellé la Valée de JoSaphat. Il fut brûlé par accident, le 14 Août 1708, avec la grande églife & la meilleure partie de lá ville.

WACHZENKIRKEN, bourg d'Allemagne, dans la Haute-Autriche, aux confins de la Baviere, fur la petite riviere d'Ascha, à quelques lieues à l'Oc

WADERBORN, ou WEDERBORN, château d'Ecosse, dans la province de Merns, au voifinage de la ville de Duns, du côté du Sud-Eft. Près de ce château, qui eft beau, on en voit un autre nommé Nisbeth, bâti au milieu d'un grand parc. * Délices de la Gr. Br. p. 1151.

WAELRE, village des Pays-Bas, dans la mairie de Bois-le-Duc, au quartier de Kempenland. Waelre & Veert font deux feigneuries, qui ne forment qu'un feul tribunal, formé de quatre échevins du premier de ces lieux, & de trois de l'autre. Il y a tous les ans trois marchés à Waelre; favoir: un, le premier mardi de carême, un autre, le premier mardi dans la femaine de la foire de Bois-le-Duc, & le troifiéme le premier mardi après la faint André. *Janiçon, Etat préfent des Prov. un. t. 2, p. 136.

WAELWYK, bourg des Pays-Bas, dans la mairie de Bois-le-Duc, au quartier d'Oosterwyck. Ce bourg eft asfez confidérable. Jean II, duc de Brabant, lui accorda, en 1203, les mêmes priviléges qu'à une ville. En 1409, Guillaume, duc de Baviere, & comte de Hollande, exempta les habitans de ce bourg des péages de Hollande. Waelwyk eft une feigneuria qui appartenoit autrefois à la maifon de Brederode, & dont la famille de le Leu de Wilhem est aujourd'hui en posfesfion. Sa jurisdiction s'étend jusqu'à Ganfoyen, & fon tribunal eft compofé d'un drosfard, de fept échevins, & d'un fecrétaire, nommés le feigneur. Il y a un marché tous les vendredis, & deux autres marchés francs tous les ans ; l'un, au mois de Mars, le jour de faint Thomas d'Aquin, & l'autre au mois d'Août, deux jours après la faint Laurent. On voit dans ce bourg une églife protestante, & une maifon de religieufes, qui y font tolérées. * Janiçon, Etat préfent des Prov. un. t. 2, p. 124.

par

1. WAES, (le pays de) contrée des Pays-Bas dans la partie orientale de la Flandre impériale. Il s'étend fur la rive gauche de l'Escaut, en tournoyant

depuis Gand, jusqu'à Yfendyck, entre les quatre of fices & les quartiers de Beveren & Bornheim. Il confiste en de fort belles prairies & en de bons pâturages. Il est très-fertile en bleds & en lin, & produit de bons chevaux de forte que cette contrée ett regardée ; comme le meilleur pays de la Flandre.

Le pays de Waes, qui a fes loix & fes coutumes particulieres, eft gouverné par une cour de justice, qui a un grand baillif, plufieurs échevins & greffiers, & chaque bourg a fes différens officiers. Il dépendoit autrefois du comté de Hollande; mais en 1163, Philippe, comte de Flandres, ayant déclaré la guerre à Florent III, comte de Hollande, & l'ayant vaincu dans une bataille, & fait prifonnier, Florent fut obligé de lui céder à jamais, pour fa rançon, le pays de Waes. Pour le fpirituel, il dépendoit de l'évêque d'Utrecht; mais depuis l'érection des nouveaux évêchés, dans les Pays-Bas, il eft fous la jurisdiction de l'évêque de Gand. Cette contrée comprend dix-huit bourgs ou villages, dont les principaux font Saint Nicolas, Lokeren, Tamife & Beveren. Saint NicoLas eft un bailliage, où l'on tient tous les ans plufieurs foires franches. Son commerce, fes richesfes & fes bâtimens le rendent fameux. Il y a une belle églife paroisfiale, & un couvent de Recolets, qui, après la prife de Hulft, s'établirent, en 18. Le bourg de 1645, au de au village de Saint Paul, & à Saint Nicolas, en Tamife, appellé Tempsche dans le pays, & fitué fur l'Escaut, à quatre lieues d'Anvers, & à autant de Malines, a une églife paroisfiale, dédiée à Notre-Dame, & desfervie par des peres de l'Oratoire, qui y enfeide l'Oratoire, qui y enfeignent les humanités à la jeunesfe. Il y a, outre cela, un couvent de religieufes Dominicaines, fondé en 1507, par Roland le Févre, feigneur de Tamife. Le pays de Waes contient encore le bourg de WaesMunster, où il y a une abbaye de religieufes, de l'ordre de faint Augustin, de la congrégation de faint Victor; celui de Beveren, où il y a des Guillelmites celui de Rupelmonde, qui eft un comté, érigé vers l'an 1650, en faveur de la maifon de Recourt & de Licques; un ancien château, au confluent de l'Escaut & du Rupel, mais qui a été ruiné pendant les derniéres guerres; enfin, la terre de Bornhem ou Bornheim, qui eft ausfi un comté érigé, vers l'an 1680, en faveur de la maison Coloma. On y voit un ancien prieuré de Bénédictins, dépendant de l'abbaye d'Affligem, & une maison de Dominicains Anglois, fondée vers l'an 1670, par le pere Thomas Howard, duc de Nortfolck, religieux du même ordre, & enfuite cardinal.

;

WAETERLAND, ou WATERLAND, c'eft-à-dire, pays d'eau. On nomme ainfi cette partie de la Nort-Hollande, qui eft vis-à-vis d'Amfterdam, de l'autre côté de l'Ye, qui eft baignée par le Zuiderzée, & où font les villes d'Edam, de Monickendam, & de Purmerendt. On peut juger qu'il y a beaucoup d'eau dans ce pays, puisque le nom de Waeterland lui a été donné par préférence au reste de la Hollande, qui en eft fi remplie. Ausfi fouffre-t-il fouvent des dommages confidérables, par l'impétuofité de la Mer, qui perce quelquefois fes digues, comme cela arriva en 1686 & en 1717, le 24 de Décembre. On trouva alors, par une fupputation générale, imprimée à Amfterdam, qu'il y eut onze mille fept cent quatrevingt-dix-fept habitans noyés, outre des bestiaux, des maifons & des terres presque fans nombre. * Did. Geogr. des Pays-Bas

WAESMUNSTER. Voyez WAES,

WAGENINGEN, ou WAGUENINGUE, ville des Pays-Bas, dans la Gueldre, au quartier d'Arnheim, aux confins de la feigneurie d'Utrecht, fur la rive droite du Rhin, qui lui procure beaucoup de commodités. Elle eft environ à deux lieues de Nimégue, & à pareille distance d'Arnheim, mais dans un terroir fort ingrat. Il n'y a presque qu'une grande rue qui foit de richesfe des habitans. Elle a des bruyères de quaremarquable. Les prairies & le tabac font la plus grantre ou cinq lieues d'un côté, & des terres asfez fertiles de l'autre. Cette place fut fermée de murailles, & érigée en ville, par Othon, comte de Gueldre, en 1230. On croit que Wageningen eft la Vada, dont parle Tacite, l. 5, c. 10. * Corn. Dict, Jovin de Rochefort, Voyage des Pays-Bas. Longueruë, Descr. de la France, part. 2, p. 41.

WAGRIE, en latin Wagria, en allemand, Wageren, contrée d'Allemagne, au duché de Holftein bornée, au Nord & à l'Orient, par la Mer Baltique; au Midi, par la Trave; & au Couchant, partie par le Holftein propre, partie par la Stormarie. On lui donne huit milles de longueur, depuis la Mer Baltique, jusqu'à la Trave, fur cinq, fix ou fept milles de largeur d'Orient en Occident. Ce pays fut anciennement la demeure des Wandales, & enfuite celle des Venêtes. Il est entrecoupé de rivieres, de ruisfeaux & de lacs, qui lui donnent une grande fertilité: ausfi y recueille-t-on du bled en grande abondance. On y a beaucoup de poisfon: les forêts y nourrisfent quantité de bétail, & dans la faifon, leur gland engraisfe un nombre prodigieux de cochons, dont on fait un grand commerce. Tout cela fait que cette contrée eft beaucoup plus peuplée que le reste du Holftein, & qu'on y voit ausfi un plus grand nombre de châteaux & de maifons nobles. La ville de Lubec étoit comprife autrefois dans la Wagrie, où font aujourd'hui la principauté de Ploen, l'évêché d'Eutin, & trois anciennes abbayes, qui, depuis le changement arrivé dans la religion, font devenues des bailliages.Ces trois abbayes étoient Rheinfeld, Arensboek & Cismar. Si on en excepte le rocher de Segeberd, il n'y a dans la Wagrie aucune montagne; on y voit néanmoins plufieurs collines & diverfes valées, extrêmement fertiles. R. Hermanid. Description, Daniæ, p. 947.

2. WAES, Isle de la Mer d'Ecosfe, & l'une des Orcades, à trois milles de l'isle Fara, (Faire) du côté de l'Occident. Cette isle eft divifée en deux parties, par un petit Ifthme, qui eft le plus fouvent couvert d'eau; de forte que la plupart en font deux isles, appellant Waes, en latin Wallis, celle qui eft à l'Orient, & l'autre Hoy, ou Hoia. L'isle de Waes à quatre milles & demi de long, & trois milles dans fa plus grande largeur. Elle produit les mêmes fruits que les autres isles voifines, nourrit les mêmes animaux, furtout de petits chevaux, & abonde en oiseaux de mer & de bruyére. Il s'y trouve un bon port, deux maifons asfez belles, & une églife paroisfiale, où les 'habitans de l'isle de Fara vont entendre le fervice divin. L'Ifthme, qui fépare Waes de Hoy, eft ordinai- On divife ce pays en Wagrie Septentrionale & Warement couvert d'eau, excepté dans le tems des équi- grie Méridionale. La premiere comprend tout le cernoxes. C'est dans cette faifon que les marées font les cle d'Oldenbourg, où font les bailliages d'Oldenplus grandes; & comme le flux monte fort haut, aus- bourg & de Cismar, la plus grande partie du bailliafile reflux descend fort bas, & laisfe cet Ifthme entiége de Pretzen, & quelques terres, qui dépendent de rement découvert; de forte qu'on peut pasfer à pied d'une isle à l'autre. * Délices de la Grande Bretagne,

p. 1412.

WAETEN, ou WATEN, ville des Pays-Bas, dans la Flandre, aux confins de l'Artois, près de la riviere d'Aa, dans la châtellenie de Casfel. Il y avoit autrefois, dans cette ville, une prevôté de chanoines réguliers, de l'ordre de faint Augustin, fondée par Robert le Frifon X, comte de Flandres. Dans le feiziéme fiécle, les revenus de ce monastere furent annexés au nouvel évêché de faint Omer; & dans la fuite, la maifon fut donnée aux Jéfuites Anglois, qui en ont fait leur noviciat.

l'évêché d'Eutin. La Wagrie méridionale renferme la plus grande partie du cercle de Segeberd, la meil leure portion de l'évêché d'Eutin, & la principauté de Ploen.

WAGRII, peuples de la Germanie, connus feulement dans le moyen âge. La plupart des auteurs, dit Spener, Notit. Germ. med. c. 4, cherchent les Wagrii au-delà de la Trave, dans le pays où le nom de Wagrie s'eft confervé jusqu'à préfent; & il y a quelque apparence que c'eft où on doit les trouver: mais il eft incertain s'ils ont reçu leur nom du pays, ous'ils lui ont donné le leur. Peut-être ne feroit-on pas mal fondé à chercher les anciens Wagrii au-delà de

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