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où il eut le tems de fe repentir à loifir de fon entreprife. Sa pénitence fut fincére, & fa mémoire eft encore aujourd'hui dans l'églife de Strasbourg en particuliere vénération. * Remarq. Hift. & Critiq, d'un voyage d'Italie, &c. 1704, p. 41.

WERGAVILLE, abbaye de France, au diocèfe de Metz. Voyez WERGAVILLE.

WERGEL, ville d'Allemagne, dans la contrée de Windischmarck, au cercle d'Autriche, fur la rive droite du Gurck, au levant de Rudolphsverd. WERGOLENSKOY, ville de l'empire Rusfien, dans la Sibérie, province de Irkutskoy, au Nord oueft du lac Baikal, fur la rive droite de la Lena vers fa fource, à quelques lieues d'Irkutskoy au feptentrion. Voyage de le Brun en Moscovie. * Robert,

Atlas.

WERING, WOERING, ou WURINGEN, ville d'Allemagne, dans l'électorat de Cologne, à la gauche du Rhein, entre la ville de Cologne & celle de Nuits. Wering eft renommée par la victoire que, les habitans de Cologne y remportérent fur le duc de Brabant en 1297.* Jaillot, Atlas.

WERKATURÍA, ou WERCHOTURE, ville de l'empire Rusfien, dans la Sibérie, fur la riviére de Tura, au Nord-oueft de Tumen.

WERLE, bourg d'Allemagne, dans la Westphalie, au duché de ce nom, vers les confins du comté de la Marck, fur le bord de la petite riviére de Sifeke. L'électeur de Brandebourg attaqua deux fois ce lieu inutilement en 1673.

WERM, ou WORM, riviére d'Allemagne, au duché de juliers qu'elle traverfe. Elle prend fa fource au confins du duché de Limbourg, arrofe Aix-laChapelle, Rolduc, Geilekirchen & Randeradt après quoi elle va fe perdre dans le Roer, au voifinage de Wasfenberg.

WERTMINSTER. Voyez WARMISTER. WERN, ou WERNE ville d'Allemagne en Weftphalie, dans le haut évêché de Munster, à quatre lieues au midi de la ville de ce nom, aux confins du comté de la Marck, près de la rive droite de la Lipe. Cette petite ville qui eft fort agréable, fe trouve dans un pays très-bon. Comme elle n'eft point gardée, il s'y trouve plufieurs ouvriers qui y vivent aifément, & avec beaucoup de liberté. *Corn. Dict. Jovin de Rochefort, Voyage de Danne

marck.

WERNITZ, riviére d'Allemagne, dans la Franconie. Elle a fa fource dans la partie orientale du comté de Holach, près de Schillingsfurt; & prenant fon cours vers le midi oriental, en ferpentant beaucoup, elle arrofe le village de Wernitz, les villes de Dinckespuhel & d'Oeting, après quoi elle environne la ville de Donawert, près de laquelle elle fe jette dans le Danube. Entre Oeting & Donawert la riviére de Wernitz reçoit celle de Rotach à la gauche, & celle d'Egerà la droite. * Jaillot, Atlas. WERRA, riviére d'Allemagne. Voyez WESER. WERT, feigneurie des pays-Bas, fur les confins du Brabant Hollandois, dans le comté de Horn, à quatre lieues de Mafeick. C'eft la patrie de cet illustre Jean de Wert, qui quoiqu'il fût d'une origine fort basse, mérita par fes belles actions & par fa vaillance le commandement général des armées de l'empereur, qu'il commanda avec beaucoup de gloire.* Dict. Geogr. des Pays-bas.

WERTACH, Windo, riviére d'Allemagne, dans la partie méridionale de la Suabe. Elle prend fa fource dans l'évêché d'Augsbourg, au pied des monts Steinberg & Mittelberg, aux confins du Tirol; & prenant fon cours du Sud au Nord, fans baigner aucun lieu confidérable que la ville de Kaufbeuren, elle va fe jetter dans le Lec, un peu au-desfous de la ville d'Augsbourg. Elle reçoit entr'autres riviéres, celle de Gemach, à la droite. * De l'Isle Atlas

WERTHEIM, ville d'Allemagne, dans la Franconie, à la gauche du Mein, dans l'endroit où ce fleuve reçoit le Tauber. Cette ville qui eft dans une fituation très-agréable, eft le chef lieu d'un comté auquel elle donne fon nom.

Le comté de Wertheim eft borné au Nord par ces lui de Reineck, à l'Orient par l'évêché de Wurtzbourg, au midi & à l'Occident par les terres de l'archevêché de Mayence. Le Mein le coupe en deux parties. Ce comté a été posfédé durant plufieurs fiécles par des feigneurs particuliers, dont la postéri té finit en 1566 par la mort de Michel, comte de Wertheim. Louis, comte de Stolberg fon beaufrere, ménagea fi bien l'empereur Maximilien II, qu'il obtint pour lui & pour fes trois filles la jouisfance du comté de Wertheim, & des fiefs qui relevoient du royaume de Bohême. Les deux premieres qui avoient été mariées, l'une avec Philippe, comte d'Eberstein, l'autre avec Thierry, comte de Manderfcheid, étant mortes fans enfans', Anne qui avoit époufé Louis comte de Loeuvenstein recueillit cette riche fucces fion.* D'Audifred, Géogr. anc. & mod. t. 2, p. 163.

WERWICK, ou WARWICK, ville des Pays-Bas, dans la Flandre, au quartier d'Ypres, fur la Lys, entre Armentieres & Mennin. Cette petite ville qui appartient aujourd'hui à la maifon d'Autriche, eft un lieu fort ancien, & qui a confervé fon nom, puisque Viroviacum eft marqué dans l'itinéraire d'Antonin. Ce n'est plus aujourd'hui qu'une bourgade, qui a été autrefois une ville marchande, mais qui fut facagée par les François en 1381, parce qu'elle tenoit le parti de Flamans rebelles à Louis de Masle, comte de Flandres.* Dict. Géogr. des Pays-Bas. Longuerue, Defcr. de la France, part. 2, p. 77.

WESE, riviére des Pays-Bas, au duché de Limbourg. Elle prend fon commencement dans des marais du Ban de Balen, passe à Nisdorp, d. à Open, d. à Limbourg, g. à Verviers, g. à Drollevan, d. a Fraypont, d. à Fleuron, d. après quoi elle fe perd dans la riviére d'Ourt, au-dessus de Chenay. * Dia. Géogr. des Pays-Bas.

1. WESEL, bourg d'Allemagne, dans l'archevêché de Tréves, fur la rive gauche du Rhein, entre Bacharach & S. Goar. On voit dans ce bourg plufieurs églifes, & quelques cloîtres de religieux. On nomme auffi ce lieu Ober-Wefel, pour le distinguer d'une autre ville fituée plus bas de l'autre côté du Rhein. Zeyler, Topogr. Arch. Trevir. dit qu'on prétend qu'Ober-Vefel étoit anciennement une ville, appellée Vefania, ou Ficelia. C'étoit ci-devant ajoute-t-il une ville libre, qui fut enfuite foumife aux feigneurs de Schonenberg, dont on voit encore la réfidence fur une montagne voifine. Du tems de l'empereur Frédéric, Wefel devint une dépendance de l'empire. Mais l'empereur Henri VII, ayant befoin d'argent pour fon expédition d'Italie, la vendit à l'églife de Trèves. Il y a encore dans cette ville une collégiale fous le titre de Notre-Dame, & une abbaye qui passe pour la plus ancienne du diocèfe de Trèves. Près des murailles vers le Rhein > dans l'églife de l'hôpital, à côté du grand-autel, on trouve une colonne de bois à laquelle les Juifs avoient attaché un petit garçon qu'ils firent mourir après l'avoir foueté. L'inscription qu'on y a mife pour conferver la mémoire de cette barbarie, porte que l'an 1287, le 13 des Kalendes de Mai, Wernerus de Wammenraid fouffrit la mort de la main des Juifs. Dans l'églife collégiale de S. Martin, il y a un abbé, un doyen & cinq chanoines. Werner de Falkenstein, archevêque de Trèves, affiégea cette ville pendant une année entiére, fit couper les vignes des environs, & caufa divers autres dommages aux habitans.

2. WESEL ville d'Allemagne, au duché de Clèves, à la droite du Rhein, dans l'endroit où ce fleuve reçoit les eaux de la Lippe. Cette ville qui est asfez grande, fe trouve défendue par une bonne citadelle bâtie fur le bord de la Lippe; ce qui fait qu'on lui donne quelquefois le nom de Fort de la Lippe. La ville étoit autrefois impériale, & fe gouverne encore felon fes loix, quoiqu'elle foit obligée de reconnoître l'électeur de Brandebourg pour fon fouverain. Elle lui fut rendue en 1674 par les François, qui s'en étoient rendus maîtres deux ans auparavant. Depuis ce tems-là les ouvrages extérieures de la ville de Wefel ont été confidérablement augmentés. *La Forêt de Bourgon, G. Hift. t. 1, p. 584.

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WESEN, bourg de Suisfe, au pays de Gaster, ur le bord occidental du lac de Wahlestatt. Ce bourg qui eft confidérable, étoit autrefois une asfez grande ville, comme les restes des murailles brûlées qu'on y voit encore en font une preuve. Wefen eft fitué à l'isfue du lac de Wahlestatt, dans l'endroit où ce lac fe vuide par une riviére, qui fe joint à demi-licue de-là avec la Linth. C'eft un lieu de grand abord à caufe de la commodité de fa fituation fur la grande route de Suisfe & d'Allemagne, au pays des Grifons. On y trouve trois églifes & un monastére de religieufes Bernardines. * Etat & Dél. de la Suisfe,

t. 3, p. 201.

WESENAL, felon Corneille, qui cite le pere Bousfingaut; & Wesfemael, felon le Dictionnaire Géographique des Pays-Bas. C'eft une fort belle & très-ancienne baronie, dans le Brabant, entre Louvain & Arschot. Le baron de Wefenal eft maréchal du Brabant.

WESENBERG, our WESEMBERG, ville de l'empire Rusfien, dans l'Esthonie, au quartier appellé Wirland, fur la Weifs qui lui donne fon nom, entre Revel & Narva. C'eft une petite ville asfez bien fortifiée, & dans laquelle le roi de Suéde Charles XII, avoit établi des magafins pour fon expédition de Livonie en 1700.* La Forêt de Bourgon, Géogr. Hift. t. 2, p. 248.

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l'un de l'autre, par une rangée de frênes, commenç à fe détacher du reste de la terre qui l'environnoit, & changea de place, fe pousfant au Midi, pendant onze fois vingt-quatre heures, avec les arbres & les hayes qui étoient desfus. Cette portion de terre emporta, avec elle, deux creux, pleins d'eau ; l'un, profond de fix pieds; l'autre, de douze, & larges de quatre perches, avec plufieurs aulnes & frênes, qui étoient fur le bord, & un grand rocher. Tout cela fut, non-feulement arraché de fa place, & transplanté, à quatre perches de-là, mais encore poussé en haut, de forte qu'il s'en forma une petite butte, élevée de neuf pieds au-desfus de l'eau, fur laquelle le · tout avoit glisfé. Il vint une autre terre, à la place que toutes ces chofes avoient occupée, & qui étoit néanmoins plus haute auparavant. On a vu, dans ce même quartier, plufieurs autres exemples de pareils bouleverfemens; & c'eft la raifon pourquoi on trouve quantité de creux, pleins d'eau, qui occupent la place des terres abimées: de-là, vient encore qu'il y a des vallées profondes, dans les endroits où il y avoit autrefois des montagnes, & au contraire des hauteurs, où l'on ne voyoit anciennement que campagnes. * Délices de la Grande - Bretagne, des p. 834.

WESER, en latin Vifurgis, riviére d'Allemagne, qui a fa fource dans la Franconie au duché de Cobourg, d'où, fous le nom de Werra, prenant fa courfe du midi au Nord occidental en ferpentant extrêmement, elle arrofe Eifsfelt, Hilpershufen, Themar, d. Mafsferdt, g. Meinungen, d. Wasfund. Schwalingen, d. Smalkad, d. Breitungen, d. Saltzungen, g. Krayenberg, d. Vacha, g. Creutzberg, d. Berka, d. Gerstungen, d. Creutzberg, g. Trefurt, d. Wanfried, d. Eschuege, g. Allendorff, d. Witzhaufen, g. Helmershaufen, g. Herstel, g. Blankenaw, g. Hoxter , g. Corvey, g. Tonneberg, g. Holtzminden, d. Hamelen, d. Rin, telin, g. Vlothaw, g. Minden, g. Petershagen, g. Schlufeburg, g. Nyenburg, d. Brockenburg, d. Te dinckhufen, ,g. Brême, Owelgune, g. Esfenham, g. Wolsdorp, d. Gesfendorp, d. & enfin elle fe jette dans la mer d'Allemagne à l'Orient, & asfez près de l'embouchure du fleuve Jade. Dans fa courfe le Wefer reçoit diverfes riviéres, entr'autres la Nasfa, d. la Fulde, g. le Dymel, g. l'Emmer, g. la Wehra, g. l'Owe, g. l'Aller, d. le Delmen, g. l'Hamme d. l'Himde, g. Voyez VISURGIS.

WESOP ou WESEP, petite ville des Pays-Bas, dans la Hollande, au Goyland, à trois lieues d'Amfterdam. Elle eft fituée dans un agréable payfage, fur la riviere de Vecht. La biére, que l'on y fait, lui donne de la réputation. On la transporte principalement à Leyde, où elle eft appellée, par excellence, la médecine des Flamans.

WEST-HITH, ancien port d'Angleterre, dans le comté de Kent, & des débris duquel s'eft formé celui de Hyeth, ou Hith. L'Océan s'eft tellement éloigné du port de Weft-Hith, qu'il en eft préfentement à la distance d'un bon mille. Weft-Hith s'étoit ausfi élevé fur les ruines d'un port plus ancien, nommé aujourd'hui, Limne, & autrefois, Portus Lemanis. Il fe trouve, à préfent, à deux milles de la Mer..

WESSEN ou WESSEM, ville d'Allemagne, dans l'évêché de Liége, au comté de Horn, à la gauche de la Meufe, dans l'endroit où le Ghoerbeck fe jette dans cette riviere. Cette ville, qui n'eft pas grande, fe trouve entre Mafeick & Ruremonde, au Midi de la ville de Horn. * Sanfon, Atlas.

WESSENBRUN, abbaye d'hommes, ordre de faint Benoit, dans la Haute - Baviere, fur le lac d'Amber.

WEST-HOFP ou WESTHOFFEN, ville de France, dans la Basfe-Alface, & le chef-lieu d'un bailliage. Cette petite ville eft bâtie au pied d'une montagne, & féparée de fes fauxbourgs, par un fosfé revêtu de maçonnerie, qui a fept ou huit toifes de lar ge, fur environ douze pieds de profondeur. Ce fosfe eft défendu par une muraille, qui a un parapet percé de créneaux, & un chemin de ronde derriere. Cette muraille entoure la ville, & eft flanquée de quelques tours. Il y a, au pied, une fausfe-braye, revêtue d'environ fix pieds au-desfus du fosfé, avec un parapet, percé de créneaux, mais qui eft un peu négligé, & démoli en quelques endroits. Dans un des faux bourgs de cette ville, on trouve un château, environné d'un mur, de trois pieds d'épaisfeur, & de douze ou quinze de hauteur, avec une espéce de parapet, au-desfus, fort délabré, & défendu par quatre petites tours, le tout enveloppé d'un fosfé de quatre ou cinq toifes de large, fur huit ou dix pieds de haut, revêtu de maçonnerie. * Piganiol, Descr. de la France, t. 7 › p. 465.

WEST-BURY, ville d'Angleterre, dans la province de Wilts. Elle envoie les députés au parlement, & a droit de tenir marché public. * Etat préfent de la Gr. Br. t. 1.

WEST-HAM, paroisfe d'Angleterre, dans le comté de Kent. Le Darert traverse cette paroisse, où il arriva, dans le feiziéme fiécle, un bouleversement étrange. A un mille & demi de Westham, du côté du Sud, une pièce de terre, de douze toifes de longueur, s'enfonça de fix pieds & demi, le 18 de Décembre 1596; le lendemain, elle s'enfonça de quinze pieds, & le troifiéme jour, de plus de quatre-vingt. Par cet enfoncement, une portion de terre, de quatre-vingt perches de longueur, & de trente de largeur, qui comprenoit deux grands enclos, féparés

WEST-MEATH, comté d'Irlande, dans la pro→ vince de Leinster, à l'Ouest du comté d'Eft-Meath, ce qui lui a fait donner le nom qu'il porte. Ses autres bornes font: au Nord, le comté de Cavan, dans l'Ultonie; au Nord-Ouest, celui de Longford; à l'Occident, celui de Roscomon, dans la Connacie; au Midi, le comté du roi. Il a quarante milles de lontilité, & pour le nombre des habitans, à tous les augueur, & vingt de largeur: il le dispute, pour la fertres comtés de l'Irlande. On le divife en onze baronnies, qui font :

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Les deux comtés d'Eft-Meath, & de Weft-Meath; n'étoient autrefois réputés que pour un ; & ce ne fut que vers le milieu du feiziéme fiécle, fous le regne de Henri VIII, qu'ils furent divifés en deux. On trouve, dans les montagnes de ces deux comtés, & dans quelques autres, plus avant au Nord, divers endroits, où la terre eft inégale, comme fi elle avoit été labourée autrefois. Les naturels du pays difent que leurs ancêtres étoient fort occupés au labourage, & que leur pays étant entrecoupé de grands bois, ils cultivoient tout ce qui en étoit dépouillé, jusqu'aux fommers des côteaux & des montagnes. La plupart de ces bois ont été extirpés, avec le tems, & le terroir a été converti en champs & en pâturages. Mais, s'il en faut croire la tradition du pays, quelques-uns de ces bois ont été abimés dans la terre, par quelque tremblement extraordinaire; & les grands lacs, qu'on voit, dans divers comtés du voifinage, fe font formés à la place. On ne fait fi ce rapport eft bien fondé: on peut pourtant le conjecturer ainfi ; parce que de tems-en-tems on en tire des arbres, qui ont été longtems enterrés, & dont quelques-uns font d'une longueur & d'une grosfeur extraordinaire. * Etat préfent de la Gr. Br. t. 3, p. 45. Délices de la Gr. Br. t.8, p. 1548.

WEST-MINSTER, ville d'Angleterre, dans le comté de Middlesex, au bord de la Tamife, & à l'Occident de Londres, avec laquelle elle ne fait plus qu'une même ville. Mais quoique Weft-Minster foit jointe à Londres, par une fuite de maifons & d'hôtels, & qu'on la comprenne ordinairement fous le nom de Londres, cependant elle fait un corps de ville, qui a fes priviléges & fes droits féparés, ausfibien que fa jurisdiction. Dans le commencement du dix-feptiéme fiécle, il y avoit encore un mille de distance entre l'une & l'autre de ces villes, & cet espace étoit rempli par des champs & des prairies. Mais les habitans de Londres s'étant multipliés, cet espace a été rempli, peu-à-peu, par de belles & de magnifiques rues, qu'on y a bâties; de forte que les deux villes font aujourd'hui bout-à-bout l'une de l'autre ; & fans la différence de jurisdiction, elles feroient confondues en une. Anciennement elle s'appelloit Thorney, du Dieu Thor, qu'on y adoroit, avant la converfion des Saxons. Elle prit enfuite le nom de Weft-Minster, à caufe d'un monastere bâti dans cet endroit, à l'Oueft de Londres. Les deux principales chofes, qu'on y remarque, font l'églife & l'abbaye, & les restes d'un vieux palais royal. * Délices de la Gr. Br. p.938, & fuiv.

L'églife fut fondée, dans le feptiéme fiécle, par Sebert, roi des Saxons Orientaux, à l'endroit où étoit auparavaut le temple d'Apollon, & elle fut toute rebâtie à neuf, dans l'onziéme fiécle, par faint Edouard le Confesfeur, qui la mit sous l'invocation de faint Pierre. Il y fit bâtir un monastere, ou une abbaye, où furent mis des religieux, de l'ordre de faint Benoît. Dans le treiziéme fiécle, le roi, Henri III, bâtit l'églife plus belle qu'elle n'étoit auparavant. Il fit couvrir le toit de plomb. Henri VII, dans le quinziéme fiécle, ou vers le commencement du feiziéme, choifit cette églife, pour être fa fépulture, & celle des rois, fes fuccesfeurs. Il y fit construire dans le chœur, à l'Orient, une fuperbe chapelle, où il n'épargna rien de tout ce que l'art & la nature pouvoient contribuer, pour en faire une piéce achevée. Elle lui coûta quatorze mille livres sterling, ce qui, dans fon tems, étoit une très-grosfe fomme. On y voit fon tombeau, qui eft de bronze masfif. L'églife eft un grand édifice, un peu étroit, de goût gothique, fort élevé, construit en croix, long de cinq cens pieds, & large d'environ cent. On voit, dans diverfes charpelles, les tombeaux de quinze ou feize rois & reines d'Angleterre, & de plufieurs perfonnes illustres, foit par leur mérite, foit par leur naisfance. En face du chœur, eft, entr'autres, le tombeau de Sebert, roi des Saxons Orientaux & Méridionnaux, premier fondateur de l'églife, & qui mourut en 616. Les religieux lui firent une très-longue & très-honorable épitaphe, en vers, felon le goût de ce fiécle-là. En voici le commencement:

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& celle

Dans la chappelle royale, fe trouve, fur la droite, la
fépulture du roi Richard II, mort en 1399,
d'Edouard III, mort en 1377. Au fond de la chap-
pelle, on voit le tombeau de Henri V, mort en 1 422,
& celui de faint Edouard le Confesfeur, mort en
1065. Sur la gauche, eft inhumé le brave Edouard I,
mort en 1308, & Henri III, mort en 1273. Ces tom
beaux font tous accompagnés d'épitaphes, dont voici
quelques fragmens. Celle de Henri III, fe resfent
du bien qu'il avoit fait aux religieux. La voici:

Tertius Henricus jacet hic pietatis amicus,
Ecclefiam ftravit ipfam quam poft renovavit,
Reddet ei munus qui regnat trinus & unus.

Celle d'Edouard I, est superbe.

Edwardus primus Scotorum malleus hic eft. Celle de Henri V, eft dans le même goût:

Gallorum maftix jacet hic Henricus in Urna.

Dans celle de Richard II, on s'eft attaché à la rime, plus qu'à la raison.

Corpore procerus, animo prudens ut Homerus.

On voit encore, dans la même chappelle, le trône,
le fceptre & la couronne des anciens rois d'Ecosse,
avec la Pierre fatale, qui étoit leur Palladium. Le
roi, Edouard I, ayant triomphé des Ecosfois, leur
enleva tous ces précieux bijoux, & les mit dans
l'église de Weft-Minster, pour monument de fa vic
toire. La tradition du pays veut que la fatale Pierre,
foit celle où Jacob repofa autrefois fa tête, lorsqu'il
alla en Méfopotamie; & qu'ayant été transportée en
Irlande, fans qu'on fache par qui, ni comment, ni
quand, un oracle prononça que l'empire des Scots
ou Ecosfois, feroit attaché perpétuellement à cette
Pierre; ce qui fit que ces peuples, lorsqu'ils pasferent
d'Irlande en Ecosfe, eurent le foin de la porter
avec eux. Voici l'oracle en question:

Nifallat Fatum, Scoti quocumque locatum
Inveniunt Lapidem, regnare tenentur ibidem.

On ajoute que cet oracle a été accompli, lorsque
la maifon des Stuards, venue d'Ecosfe, fut mife
fur le trône d'Angleterre, dans la perfonne de Jac-
ques I.

De la chappelle royale, on pasfe tout droit dans celle de Henri VII, où fe voit le magnifique tombeau de ce prince, en bronze masfif, & où il eft inhumé avec Elifabeth, fon époufe. Le roi, Edouard VI, a fon tombeau tout près de celui de fon ayeul. La reine, Marie Stuard, mere de Jacques I, & la princesfe, Margueritte de Richmond, mère de Henri VII, font au-dehors de la chappelle, à la droite; & fur la gauche, on voit la fépulture de l'illustre reine Elifabeth, & de deux filles de Jacques I, mortes dans l'enfance. Le tombeau de la reine Elifabeth, porte une glorieuse épitaphe.

Dans les deux bras de la croix de l'églife, il y a diverses chappelles, ausfi remplies de tombeaux. Dans le bras, qui eft du côté du Midi, on trouve les fépultures de deux favans hommes, Ifaac Cafaubon, & Guillaume Camden. Harald le Bâtard, fils du roi Canut, Danois, eft ausfi enféveli dans quelque coin de cette églife; mais on ne fait point pofitivement l'endroit, parce que fon tombeau n'a aucune inscription.

L'églife de Weft-Minster eft le lieu où fe fait ordinairement

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Minairement le couronnement des rois; & l'on a gar-` dé Conquérant, qui s'y fit couronner. La reine Elifabeth, ayant ôté cette église aux Bénédictins, qui la posfédoient, y mit douze chanoines, avec un doyen. Le doyen eft d'ordinaire un évêque; & il a une jurisdiction eccléfiastique & civile, dans la ville de WeftMinster, & dans les lieux qui dépendoient autrefois de l'abbaye, fous quelques restrictions néanmoins. Les revenus de cette maison, fervent aujourd'hui à entretenir trente chanoines, un organiste, douze pauvres, & quarante écoliers, avec leurs maîtres, & divers officiers de collége. Il fe trouve, dans le cloitre, une bibliothèque publique, qui s'ouvre foir & matin, pendant les féances des cours de justice de Weft-Minster.

Il y avoit autrefois, près de l'abbaye, un grand & magnifique palais, construit, à ce qu'on croit, dans le onzième fiécle, par faint Edouard le Confesfeur; il fut réduit en cendres, vers le milieu du feiziéme fiécle, fous le regne de Henri VIII; & l'on ne put fauver qu'une grande fale, & quelque peu de chambres, entr'autres, celle qu'on nomme la Chambre peinte de faint Edouard. C'eft dans cette grande fale que s'asfemble toujours le parlement. Il s'y tient ausfi quelques cours de judicature. Cette fale eft voûtée, & la voûte eft lambrisfée de cette espéce de bois, qui croît en Irlande, & où les araignées ne s'attachent jamais.

Le gouvernement de Weft-Minster s'étend fur la ville de ce nom & fur fes fauxbourgs ou dépendances, qui avancent du côté de Londres, jusqu'à Temple-Ba. La cité elle-même n'a qu'une paroisfe, appellée Sainte Marguerite, & qui eft d'une grande étendue; mais fes dépendances confistent en cinq paroisfes, Saint Martin, Saint Clément, Sainte Marie de la Savoye, Saint Paul de Covent Garden, Saint Jacques & Sainte Anne. Pour ce qui eft de la paroisfe de Saint Gilles, elle n'eft ni de Weft-Minster, ni de Londres.

Il n'y a, pour le gouvernement de Weft-Minster, ni mairie, ni échevins, ni sherifs. Le chapitre eft revêtu de toute la jurisdiction civile & eccléfiastique, depuis le changement arrivé dans la religion. Il eft vrai que le gouvernement civil a été mis entre les mains des laïcs, choifis ou confirmés par le chapitre. Le chef de tous les magistrats, eft celui qu'on appelle High-Steward, qui eft d'ordinaire un noble du premier rang, choifi par le chapitre, & qui posféde cette charge pendant fa vie; il en fait exercer les fonctions, par un homme verfé dans les loix. Cet homme doit être confirmé par le chapitre ; & c'eft lui qui, avec les autres magistrats, tient la cour, qu'on appelle Leet. Après lui, eft le baillif, qui convoque les Jurés. Tous les fergens de Weft-Minster lui font foumis; & c'est lui qui régle les formalités pour l'élection des membres du parlement, pour la cité de WeftMinster, qui a droit de nommer deux députés. Toutes les amendes & les confiscations lui appartiennent. Il y a ausfi un Grand-Connétable, choifi par la cour de Lect, & il a, fous fon commandement, tous les autres connétables. Il eft ordinairement continué deux années en charge. Enfin, il y a quatorze des principaux bourgeois, qu'on appelle burgesfes, & dont fept font pour la cité, & fept pour fes dépendances. Leur office a bien du rapport à celui des échevins de Londres; car ils ont chacun un ward ou quartier particulier, fous leur jurisdiction. De ces quatorze Burgesfes, il y en a deux qui font élus, fous le nom de Head-Burgesses, ou chefs des bourgeois; l'un d'eux eft pour la cité, & l'autre pour fes dépendances, ausquelles on donne ausfi les noms de Libertés & de Franchifes.

WEST-MORLAND, province d'Angleterre. Elle eft bornée, au Sud & au Sud-Eft, par le duché de Lancastre, à l'Ouest & au Nord, par le Cumberland, à l'Orient, par le duché d'Yorck. Son nom lui vient de fes terres incultes, que les habitans des provinces feptentrionales de l'Angleterre appellent, en leur langue, Mores; de forte que Weft-Morland, fignifie un Pays de terres en friche, à l'Oueft. En effet, Tom. VI.

ce comté eft presque tout couvert de hautes montagnes, fec & peu habité: car, quoiqu'il ait trente milles de longueur, du Nord au Sud, vingt-quatre de largeur de l'Eft à l'Ouest, & cent douze de circuit; on n'y compte qu'une ville, huit bourgs, & vingt-fix paroisfes en tout, où l'on voit un peu plus de fix mille cinq cens maifons. Cependant, comme il y a divers feigneurs, qui tirent leurs titres de cette province, on y voit divers châteaux, & plufieurs maifons de campagne. L'air de cette province eft fubtil & pénétrant, un peu froid, mais pur, & fort peu obscurci par les brouillards; ce qui fait que les habitans s'y portent bien, & vivent longtems; mais le terroir eft rude ftérile, & ne rapporte rien qu'à force de travail. Il eft vrai que dans la baronnie de Kendale, la terre y eft un peu meilleure, & que les valées, dont elle eft entrecouppée, y font asfez fertiles. L'Eden, le Kent, le Lon & l'Eamon, font les principales rivieres du Weft-Morland, où l'on voit deux lacs; fçavoir: UIles-Water & Weynander-Mere. Ses villes & bourgs, où l'on tient marché, font:

* Applepy,
Kendal,
Burton,
Kirby-Steven,

Délices de la Gr. Br. p. 309.

Burton, Lonsdale, Orton, Brough.

WEST-RIDING. Les Anglois donnent ce nom au quartier occidental du duché d'Yorck. Ce quar tier eft borné, au Nord, par une ligne, tirée depuis la fource de la Lune, jusqu'à la ville de Rippon; au Nord-Eft, par la riviere de la Youre, autrement Oufe, qui le fépare de North-Riding, & d'Eft-Ri ding; à l'Orient, par la province de Lincoln; au Midi, par les provinces de Darby & de Nottingham; àl'Occident, par les montagnes de Lancastre. On compte, dans le Weft-Riding, cent quatre églifes paroisfiales, fans les chapelles, & vingt-une villes ou bourgs à marché ; mais ce qui en fait le plus bel ornement, eft la ville d'Yorck, la capitale de la province.

Ce quartier de Weft-Riding eft, pour la plus grande partie, couvert de montagnes, entrecoupé de rochers, & revêtu de forêts, en quelques endroits. Les montagnes & les rochers font entierement ftériles; mais les colines & les vallées fournisfent du bled & des pâturages autant qu'on en peut confumer dans le pays. Dans les endroits, où le terroir ne rapporte rien, on y trouve des mines de plomb ou de cui& des carrieres de charbon de pierre ou de

vre,

terre.

WESTER, WESTRA. Voyez ce mot. WESTERAS, ville de Suéde, & la capitale de la Weftmanie, fur le bord feptentrional du lac Maler, entre Koping & Enkoping. Cette ville, confidérable par fa fituation fur le lac Maler, par fon évêché & par fon château, eft encore renommée pour avoir été le lieu où fe fit l'Union-Héréditaire, ou l'acte, qui asfura la couronne héréditaire à la postérité du roi Gustave Vala, en 1544. Le baron de Moersperg rapporte que ce fut dans le château de Westeras, que fut renfermé le roi Eric, fils-aîné du GrandGustave; & que ce prince eft inhumé dans l'églife cathédrale, où l'on voit fon tombeau, élevé d'un pied au-desfus de terre, couvert d'un drap noir, orné des armes de Suéde, & entouré d'une grille de fer. Il ajoute que fur la muraille voifine, on lit cette inscription ou épitaphe, en lettres d'or, & que le roi Eric fit lui-même: Translatum eft regnum meum, & factum eft fratris mei, & à Domino constitutum eft ei. Cependant Helvaderus, part. 2, Sylvæ, p. 205; asfure que le roi Eric mourut prifonnier à Orebroe, en Finlande, l'an 1578. Si cela eft, il faut que le corps de ce prince ait été apporté à Westeras. En 1520, les Danois s'emparerent du château de cette ville; mais l'année fuivante, le Grand-Gustave, à la tête des Dalécarliens, ayant défait, près de cette même ville, l'armée du roi Christierne II, leur enleva ce château. *Mart. Zeyler, Sueciæ Descr. p. 189. WESTERBOURG, bourg d'Allemagne, dans

M m

la Wetteravie, & le chef-lieu d'un comté de même nom. Ce bourg eft gros, & défendu par un château.

Le Comté de Westerbourg eft fitué dans la partie orientale de la Wetteravie, nommée le WesterWald. Il n'a qu'une petite étendue; & le bourg, qui lui donne fon nom, eft le feul endroit remarquable. Les comtes de Westerbourg descendent de Henri I, fils-aîné de Sigifrid I, feigneur de Runckel, qui eut en partage la feigneurie de Westerbourg. Renaud II, époufa Marguerite, fille de Frideric VII, comte de Linange; & après la mort du comte Hesfon, fon beaufrere, il s'empara de fes biens, & les retint, avec l'asfistance de Frideric le Victorieux, électeur Palatin, auquel il fut obligé d'en céder une partie. Renaud IV, laisfa, de Marie de Koenigftein, Geor-, ge & Philippe, qui ont fait les branches de Westerbourg & de Linange. La derniere s'étoit fubdivifée en celles de Grunstatt & d'Oberbrunn; mais celle-ci finit, en 1665, à la mort de Jean-Louis, qui ne laisfa que deux filles. * D'Audifred, Géogr. anc. & mod. . 3, p. 282.

WESTERGOE ou WESTREGOE, comté des comté des Pays-Bas, dans la Frife, & l'un des trois quartiers de cette province. C'eft la partie de la Frife, qui eft au couchant, vers la côte du Zuider-zée, fituation qui a occafionné fon nom. Le Westergoe comprend huit cantons, appellés Gritanies; favoir: ceux de Wonfer, de Franecker, de Bard, de Menaldum, de Bars, d'Henaord, de Wynbritzer, de Gaester, avec les feigneuries de Hemelumer & de Bildt. Ses villes font: Franecker, Harlingen, Staveren, Hindelopen, Worcum, fur le Zuider-zée, & Sneck, qui eft fituée au milieu du pays.

WESTERNES. On appelle ainfi, à caufe de leur fituation, les isles qui fe trouvent fur la côte occidentale de l'Ecosfe. Elles s'étendent, depuis le 55 dégré de latitude, jusqu'au 58 30 m. & entre le 10 & le 12 de longitude. Les habitans ont à peu-près les mêmes mœurs que les Irlandois. Les rois de Norwege, qui les ont posfédées, les ont vendues à ceux d'Ecosfe. Ce font les Hebrides, ou Abude des anciens. On les distingue en trois clasfes, par rapport à leur grandeur. Celles du premier rang, font:

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cond fight, ou feconde vue. C'eft la vue, ou la repréfentation de quelque événement futur, qui fait une fi forte impresfion fur l'esprit de la perfonne qui en eft frappée, qu'elle ne peut voir ni penfer autre chofe, tant que la vifion continue; & cette même perfonne paroît gaye ou affligée, fuivant la nature de l'objet repréfenté. Celui, par exemple, qui a la faculté de la feconde vue, verra tout d'un coup une perfonne connue ou inconnue, que l'on asfasfine dans un autre lieu; & cela ne manque pas d'arriver dans le même lieu, & à la même heure qu'on a eu la vifion, ou peu de tems après. Ceux qui font fujets à ces presfentimens, ou vifions, voudroient ne les pas avoir : ils en font inquiets, & fe plaignent de leur fort. On asfure même que quelques-uns de ceux, à qui ces vifions ont été fréquentes, ont appris, par expérience, à marquer précisément le tems auquel la chofe repréfentée aura fon acomplisfement. Une infinité de perfonnes, de bon fens, d'efprit & de favoir, ne doutent, en aucune façon, de la vérité de ces vifions; ainfi, il y a-là de quoi exercer les philofophes & les théologiens. Etat préfent de la Grande-Bretagne, t. 2, p. 281, & fuiv.

WESTER-QUARTIER, contrée des Pays-Bas, dans la province de Groningue, & la plus occidentale de celles qu'on nomme les Ommelandes. Elle eft aux confins de la Frife, entre la Hunfe & le Lawers. On n'y trouve aucun lieu confidérable. Cette contrée n'eft peuplée que de bourgs ou de villages.

WESTERREICH ou WESTRICH, nom que l'on donnoit autrefois à l'une des cinq contrées, qui compofoient le Bas-Palatinat. Cette contrée s'étendoit depuis la Lorraine & l'Alface, jusqu'à Oppenheim. Comme le Palatinat eft divifé aujourd'hui en bailliages, les noms des anciennes contrées ne font plus guéres en ufage. Davity donne une grande étendue au Westerreich. Il le borne, au Nord, par le duché de Limbourg, & par l'archevêché de Cologne: au Levant, par les terres du Palatinat; au Midi, par le duché de Lorraine, qui même faifoit autrefois partie du Westerreich; & au Couchant, par le pays de Lutzenbourg. Le nom de Westerreich, c'est-à-dire, royaume d'Oueft ou d'Occident, fut donné à cette contrée, pour la distinguer de l'Osterreich, ou royaume d'Oft ou du Levant. * D'Audifred, Géogr. t. 33 p. 214.

WESTER-WALD, contrée d'Allemagne, dans la Wetteravie, dont elle fait partie. Elle eft bornée, au Septentrion, par la Fige, qui la fépare des duchés de Berg & de Weftphalie; à l'Orient, par la HauteHesfe; au Midi, par le Lohn, qui la fépare de la Wetteravie propre; & au Couchant, par le Rhin. Cette contrée comprend ainfi une petite partie des états de Cologne & de Treves, les comtés d'Ifenbourg, de Sain, de Weid de Sigen, de Dillenbourg, de Bielftein, & la principauté d'Hada

mar.

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WESTERWICK, Vestrovicum, ville de Suéde, dans le Smaland, ou Gothie méridionale, fur la côte au Midi de Lindkoping, fur les frontieres de l'Ostrogothie. Cette petite ville a un bon port.

WESTERWOLD, contrée des Pays-Bas, dans la province de Groningue, & l'une des Ommelandes. Il n'y a, dans cette contrée, aucune ville, mais feulement plufieurs villages. Son territoire eft rempli de marais & de bruyères, & a de belles prairies, où les habitans nourrisfent beaucoup de bétail. WESTFRISE. Voyez HOLLAande.

WEST-GOTHIE. Voyez WESTRO-GOTHIE. WESTINE, abbaye de filles, ordre de Citeaux, dans la Flandre Françoife, au diocèse de S. Omer, dans la châtellenie de Casfel.

WESTLOW, bourg d'Angleterre, dans la province de Cornouailles. Il a droit de tenir marché public. Etat préfent de la Gr. Br. t. 1.

WESTMANIE ou WESTMANLAND, province de Suéde, dans la Sueonie, ou Suéde propre. Elle eft bornée, au Nord, par la Dalekarlie; à l'Orient, par l'Uplande; au Midi, partie par la Sudermanie, partie par la Néricie; & à l'Occident, par le Vermeland.

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