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foit la guerre à Trémécen, & elle n'a jamais été repeuplée depuis. Les Bérebércs, qui poffedent cette contrée, errent fous des tentes comme les Arabes. Le pays eft fi bon, qu'il pourroit fournir de froment & d'orge la ville de Trémécen, s'il étoit tout labouré. Ils ont outre cela quantité de chameaux & de chevaux. Il n'eft refté de Tezela qu'un petit château fort d'alliette, où il y a une belle citerne, pour recueillir les eaux de la pluie. Cette ville fe nommoit autrefois Arina. Ptolomée la met à 13d 20' de longitude, & à 30d so' de latitude. * Marmol, Royaume de Trémécen, 1.5, c. 15, p. 358.

TEZENZA, riviere d'Italie, dans le Vicentin, paffe à trois quarts de licues de Vicence & à une lieue de Padoue.

TEZERGIL, dans les états du roi de Maroc, au royaume de Fez, dans la province de Cuzt. Marmol, Royaume de Fez, 1.4, c. 122, dit qu'elle a été bâtie par les anciens Africains, fur une petite riviere qui pafle au pied de la montagne de Cunagel-Gerben. Il ne demeure à Tezergil que quelques pauvres gens du pays, qui labourent quelques héritages, où ils recueillent de l'orge. Ils dépendent des Arabes qu'on appelle Uuled-Husceyn.

1. TEZERIN, ville d'Afrique, dans la Barbarie. Matmol, Numidie, l. 7, c. 13, p. 14, dit que c'eft une petite ville fur le bord de la riviere de Dara, entre des palmiers, qui font en fi grand nombre, qu'on ne la voit point qu'on n'y foit dedans. Il y a un château, qui eft affez fort. Le pays eft abondant en orge & en chévres, mais il y a peu de bled. Les habitans font Darvis, & ils trafiquent auffi de ces fortes de chofes.

2. TEZERIN. Ce nom, qui fignifie deux villes en langage du pays, eft le nom d'une belle contrée, qui contient fix villes on bourgades, & quinze villages rangés fur une petite riviere, qui descend du grand Atlas, & tire vers le midi. Ce quartier eft à vingt lieues de la montagne & à dix de Fercala, du côté du levant : on y voit encore les ruines de deux anciennes villes, qui furent détruites par les premiers Arabes Mahometans qui entrerent en Afrique, mais on ne fait pas les roms de ces villes. Les habitans de Tezerin font des Bérebéres, ils font très-riches, & plus civils que ceux de Fercala; ils ont quantité de dattes & quelque bled. Les Arabes du défert les incommodent moins que ceux de leur voifinage.

TEZOTE, petite ville dans l'Afrique, au royaume de Fez, dans les terres, fur la pointe d'un rocher, à trois lieues de Mélile & à cinq de Caçaça : c'est la capitale de la province de Garet. Les auteurs africains difent qu'elle a été fondée par les Bénimérinis, avant qu'ils fuffent rois de Fez, qu'ils y renfermoient leurs bleds & leur équipage, lorqu'ils menoient paître leurs troupeaux par les déferts de Garet, où il n'y avoit point d'Arabes alors. C'étoit donc leur principale fortereffe; mais s'étant agrandis par la ruine des Almohades, ils s'établirent dans Fez & autres places plus confidérables que celle ci, laquelle ils abandonnerent à des Bérebéres, qui étoient leurs alliés & de la même tribu: on n'y peut monter qu'en tournant par un fentier affez difficile il n'y a dedans ni puits ni fontaine, mais une grande citerne, qui fe remplit des eaux de pluie. Elle a été ruinée par Jofeph fils de Jacob, fecond roi des Bénimérinis, à caufe de la révolte du gouverneur, & demeura dépeuplée jusqu'à la prife de Mélile, qu'un Grenadin, de ceux qui s'étoient fauvés en Afrique, l'ayaut demandée au roi de Fez, la repeupla de quelques Maures de l'Andaloufic, & fit de-là des courfes fur les chrétiens de Caçaça & de Mélile. Marmol, Royaume de Fez, l. 4, c. 108, p. 220.

TEZTEZA, ville dans l'Afrique, au royaume de Trémécen, dans une belle plaine, entre la montagne de la Abez & de Bugie, dout elle eft éloignée de vingt lieues du côté du midi. Cette ville a été bâtie par les Romains, & étoit autrefois riche & confidérable, à caufe du trafic; mais elle diminua beaucoup depuis les fucceffeurs de Mahomet, qui, l'ayant faccagée, la démolirent, demeurant maîtres de la campagne, comme ils le font encore aujourd'hui. Les habitans ne font que de pauvres miférables que les Turcs tyrannisent. Les ruines de fes murailles témoignent encore fon ancienne grandeur; elle eft fur le chemin de Fez à Tunis.* Marmol, Royaume de Trémécen, l. 5, C. 53, P. 421.

TFENI, ville de la baffe Egypte.

THABALTA. Voyez TABALTHA.

THABANA. Voyez THEBANA & THÀUANÀ, THABARESTAN, nom d'un pays qui confine, du côté du couchant, aux provinces de Dilem & de Ghilan, qui s'étendent l'une & l'autre le long de la mer Caspienne, à laquelle elles ont communiqué leur nom, de même que lé Thabaretan, car on appelle cette mer en perlien, tantôt mer de Dilein, tantôt mer de Ghilan, tantôt mer de Thabareftan. Du côté du levant, le Thabarestan a le Giorgian, au feptentrion la mer Caspienne, & au midi une partie du Khoraffan & une partie de l'Iraque Perfique de la haute Perfe. On dit que ce pays a pris fon nom du mot Theber ou Thabar, qui fignifie en perfien une cognée, à caufe que ceux qui y voyagent doivent toujours avoir une cognée à la main, pour fe faire chemin dans les bois dont il eft presque tout couvert. On n'y féme que du riz, qui y vient fort bien, à caufe des eaux qui font abondantes au milieu de fes forêts; mais d'un autre côté, ces eaux rendent le pays mal-fain, ce qui n'empêche pourtant pas qu'il ne foit fort habité, à caule de la grande quantité de foies dont on y fait la récolte. Les maifons n'y font pas magnifiques, car la plupart font bâties fimplement de bois ou de cannes. Les hiftoriens perfans écrivent que Thahamuratht, troifiéme roi de Perfe, de la premiere race, eft le premier qui a fait cultiver le Thabareftan, dont la pofition convient fort bien à l'Hyrcanie des anciens.

THABAS ou THABES. Il y a, dit d'Herbelot, Biblioth. orient. le géographe perfien dans fon troifiéme climat, deux villes qui portent ce nom; l'une eft fituée dans le pays de Fars, qui eft la Perfe, proprement dite, près de la ville d'lezd, que l'on appelle THABAS-KEILEKI, peut être à caufe qu'il y a beaucoup de fange dans les tems de pluies: l'autre ville appellée THABAS eft dans le Sistan, & porté le nom de Thabas-Sifta, pour être diftinguée de la précédente.

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THABAT MARIAN, montagne de l'Abiffinie, eft faivant Alphonfe Mendez, la plus haute de cet empire; fa cime va beaucoup au-deffus des nues : elle eft fort fpacieufe, fon pied eft arrofé de deux rivieres. Il y a fept églifes, dont l'une eft fous l'invocation de faint Jean, qu'on dit être fort riche; c'étoit autrefois la fépulture des empereurs d'Abiffinie: on y en voit cinq tombeaux. THABATHA, Voyez THABASA, no I.

1. THABBA, ville de l'Arabie Heureufe. Ptolomée, 6,c. 7, qui la marque dans les terres, la place au voisinage de Menambis & de Sabe.

7.

1.

2. THABBA, ville de l'Afrique propre. Elle étoit, felon Prolomée, l. 4, c. 3, du nombre des villes fituées entre les fleuves Bagrada & Triton.

THABENA, ville de l'Afrique propre, felon Hirtius, Debell. Afric. c. 77. Poffidius, in vita D. Auguftini, en fait un fiége épiscopal. Il fe pourroit faire que ce feroit la même ville que Ptolomée nomme Thabba.

THABILIACA, ville de l'Albanie. Ptolomée, l. 5, c.12, la marque au nombre des villes fituées entre les fleu, ves Gerrus & Soanas.

THABIS. Voyez THAмOS.

THABOR, montagne de Galilée, nommée par les Grecs Ithaburius ou Athaburius. Eufébe dit qu'elle eft fur les frontieres de Zabulon, au milieu de la Galilée, à dix milles de Diocéfarée vers l'orient, & qu'elle confine avec les tribus d'Iffachar & de Nephtali. Jofué, c. 19, 22, la place fur les confins de la tribu d'Ifachar: le nom de Thabor en hébreu fignifie une hauteur & le nombril, parce que cette montagne s'élève au milieu d'une grande campagne, nommée la vallée de Jetzraël ou le grand cham. Jofeph, l. 4, c. 2, feu. 5, in Gr. de Bello, p. 866, fol. 9, dit que le Thabor eft haut de trente ftades, qu'à fon fom met il y a une plaine qui en a vingt fix de circuit, environnée de murailles, & inacceffible du côté du septentrion. Polybe, l. 8, c. 70, affure qu'il y avoit une ville fur fon fommet; & Jofeph l'infinue, lorsqu'il dit qu'il fit fermer de murailles dans l'espace de quarante jours, le haut du mont Ithabyrius, dont les habitans n'avoient point d'au tres eaux que celles des pluies; il ajoute, que le Thabor eft fitué entre le grand Champ & Scythopolis, ce qu'on ne peut expliquer du grand Champ de Jetzraël, au milieu duquel le Thabor étoit placé; mais d'un autre grand Champ qui eft au pied du mont Carmel, & qui s'étend au Tome V. Rrrrr

midi, à l'orient & au feptentrion de cette montagne. Le Thabor eft entierement ifolé, au milieu d'une grande campagne, où il s'éleve comme un pain de fucre. Eft autem Thabor mons in Galilea, fitus in campeflribus, rotun dus arque fublimis, & ex omni parte finitus æqualiter, dit faint Jérôme. Tous les voyageurs en conviennent : ils ajoutent qu'il eft fort beau à voir, étant revêtu d'arbres & de verdure. Le pere Nau, dans fon voyage de la Terre-Sainte, dit qu'il faut une bonne heure pour monter au fommet. Elle eft, ajoute-t-il, plus longue que large, & fa figure tend à l'ovale. On la voit élevée par-deffus les autres, & féparée de toutes, quoiqu'elle en foit entourée du côté du couchant & du feptentrion. On la découvre de douze & quinze lieues loin: quand on en eft près, & qu'on la confidere attentivement du côté du midi & d'occident, on diftingue vers le haut comme trois parties. Celle du milieu, qui cft la plus longue & la plus élevé, fe jette un peu fur le dehors, & elle a comme deux petites montagnes appuyées fur elle, qui n'en font point féparées pourtant, ne faifart qu'un petit enfoncement vers le haut. C'eft fur cette monta gne où l'Homme-Dieu parut dans fa gloire le jour de fa Transfiguration : l'écriture ne dit point le nom du lieu de ce glorieux fpectacle ; elle dit feulement que ce fut fur une haute montagne féparée des autres; mais la tradition des chrétiens, confirmée par l'églife & le monattère que fainte Hélene a fait bâtir, appuyée du témoignage de faint Cy rille de Jerufalem, de faint Jean de Damas, & des autres peres, ne permet pas de douter que ce n'ait été le Thabor. Et c'eft fans aucune bonne raifon que quelques-uns veulent que le Liban ait eu cet avantage. Îl eft vrai pourtant qu'on peut dire que cette montagne eft une partie & l'extrémité du Liban; car cette fameule montagne, qui eft compofće de tant d'autres, continue fon enchaînure jusque-là. Et c'eft peut-être pour cette raifon que les Maronites célébrent avec grande cérémonie la fête de la Transfiguration fous les cédres du Liban, où d'ordinaire leur patriarche officie pontificalement ; & on y vient ce jour-là de huit & de dix lieues à la ronde en pélerinage. Et quand ils difent dans les prieres qu'ils y chantent, qu'elle s'eft faite fur le Thabor, ils regardent le Thabor comme partie de leur Liban. Le haut du Thabor fait une belle plaine, qui eft fertile & abondante en bonnes herbes, & couronnée en divers endroits de petits bocages. Il y a pourtant en quelques-uns des creux, & des élévations de terre, & ces élévations fe trouvent principalement au midi & à l'occident de cette glorieufe montagne : c'eft fur une d'elles qu'étoit autrefois bâti le grand & le fort monaftère des trois Tabernacles. On voit encore des marques de fes fortifications en des reftes de follés & de murailles. Il y avoit autrefois trois églifes bâties & rentées par fainte Hélene; la premiere étoit confacrée au Sauveur, & les deux autres â Moife & Elie. On les reconnoît encore allez dans leurs ruines, ou plutôt on voit ce qui refte de l'églife que Tancréde fit bâtir, ou qu'il augmenta, & à laquelle il donna de grandes richelles. Les religieux de faint Benoît la defler-* voient; maintenant il ne reste plus qu'une chapelle enfoncée dans un creux, où l'on entre par trois portes qui ne ferment point. La premiere qui eft extrêmement baffe, & par laquelle on ne peut entrer qu'en rampant à terre; après quoi on fe trouve dans un petit carré, d'où en tournant à gauche, on arrive devant la chapelle, qui eft le lieu de la transfiguration. La troifiéme porte donne l'entrée dans cette chapelle. Ce lieu n'a pas plus de neuf ou dix pieds dans fa longueur, & plus de fept ou huit dans fa largeur : il eft vouté. On a fait trois niches aux trois placés que l'on croit que Notre-Seigneur, Moïfe & Elie occupoient. On y dit la melle. Hieron. in Ofee 5.

Ce fut auffi fur le Thabor, fuivant l'opinion de faint Bonaventure, de Lyranus & de Denys le Chartreux, qu'arriva cette célébre apparition de Notre-Seigneur après la réfurrection, dont faint Matthieu parle en ces termes : Undecim autem discipuli abierunt in Galilæam in montem ubi conftituerat illis Jefus. Les onze disciples s'en allerent en Galilée à la montagne que Jefus leur avoit marquée, & faint Jérôme dit qu'il fe fit voir là à plus de cinq cents de fes disciples qui étoient en grand nombre dans la Galilée. Saint Paul fait mention de cette apparition en fa premiere épître aux Corinthiens.

Cette montagne eft aujourd'hui entierement déferte. Il eft parlé de la ville du Thabor I. Paral. 6, 77. Sanutus, Se

cret. fidel. cruc. p. 252, parle d'un fleuve qui prenoit fa fource au pied du Thabor du côté de l'orient, & qui tomboit dans le Jourdain, à l'extrémité du lac de Génézareth. Le Thabor étoit oppofé au mont Hermon, qui étoit de l'autre côté de la vallée de Jézraël vers le midi. Hermon étoit ftérile & défert, & le Thabor étoit habité, & chargé de bois & de verdures. Le psalmiste oppose ces deux mongnes; Thabor & Hermon in nomine tuo exultabunt. * Pl. LXXX. 3, 13.

&

Débora & Barac affemblerent leur armée fur le Thabor, livrerent la bataille au pied de cette montagne à Sifara, général de l'armée de Jabin, roi d'Afor, l'an du monde 2719, avant Jefus-Chrift 1281. Ofée, cap. 5, I, rcproche aux princes d'Israël & aux prêtres des Veaux d'Or, de tendre des piéges à Maspha, & de mettre des filets fur le Thabor. Ces piéges & ces filets étoient apparemment des idoles ou des autels fuperftitieux que l'on avoit dreffés à Maspha au-delà du Jourdain, & fur le Thabor dans la Galilée; pour engager les peuples d'Israël dans l'idolatrie & la fuperftition. Quelques-uns croient que c'eft fur le Thabor que Melchifedec vint au-devant d'Abraham, & qu'il offrit fon facrifice au Seigneur. Adricomius dit qu'on y montroit encore de fon tems l'autel fur lequel ce facrifice avoit été offert. ( a ) Judic. 4, 5.

2. THABOR, ville de Boheme, fur le grand chemin entre Budweis & Prague, près de la riviere de Lausnichs, fur une hauteur, dans une fituation plaifante & agréable. Ziscka, chef des Huflites commença à la bâtir en 1419, lui donna le nom de Thabor, qui veut dire, Baftion fur un paffage, & la rendit extrêmement forte, à quoi fon affiette fur des rochers contribuoit beaucoup; il l'enferma d'une double muraille flanquée de tours & de baftions. La riviere de Lufinitz d'un côté, & un torrent large de l'autre, environnent presque toute la ville. Le général Suédois Wittenberg la prit d'affaut le 23 d'août 1648. * Zeyler, Topogr. Bohem. p. 80.

3. THABOR, abbaye de chanoines réguliers, dans les Pays-Bas, au diocèse de Leuwarden, auprès de Snec. Gazet, p. 499, remarque qu'il y a eu en ce lieu plufieurs perfonnages fort ftudieux de l'histoire eccléfiaftique & politique de Frife, entr'autres un nommé Henti Thaborita, qui vivoit en 1510.

THABORTENUS MONS, montagne d'Afie, dans la Parthie. Juftin, 4. 41, c. 5, dit que Séleucus y bâtit une ville appellée Dara. La fituation de cette montagne, ajoutet-il, étoit telle, qu'on ne pouvoit trouver aucun lieu ni plus fort ni plus agréable.

THABRAČA, felon Ptolomée, TABRACHA felon Pline, & TABRACA felon Pomponius Mela, ville d'Afrique, dans la Numidie. C'étoit une colonie romaine & un fiége épiscopal. Voyez TABRACENSIS.

THABREK, nom d'un fort château de l'Iraque Perfique, que Takasch, roi de Khouarezm, prit fur Thogrul, fils d'Arflan, dernier roi de Selgiucide de la dynastie de Perfe. D'Herbelot, biblioth. orient.

THABUCA, ville de l'Espagne Tarragonnoife. Prolomée, l. 2, c. 6, qui la place dans les terres, la donne aux Varduli.

1. THABUDIS. Voyez TABIDIUM.

2. THABUDIS. Voyez TABUDA, n° 1. THABUSIUM, lieu fortifié dans l'Afie, fur le bord du fleuve Indus. C'eft Tite - Live, l. 38, c. 14, qui en parle.

THAC, nom d'une place forte du Segeftan. Elle fut prife par Mahmoud Sebekreghin, fondateur de la dynaftie des Gaznevides, dans le Khoraffan & dans les Indes. C'eft, je penfe, la même place que d'Herbelot appelle That dans un autre endroit. Voyez THAT. * D'Herbelot, Bibliotheque orientale.

THACASIN, ville de la Palestine de Zabulon, felon Jofué, c. 19, v. 13. Elle eft nommée Ittakazin dans le texte hébreu.

THACAPE. Voyez TACAPE.

THACCONA, ville de la Babylonie. Ptolomée, l. 5, c. 20, la marque fur un bras de l'Euphrate, entre Duraba & Thelbencana.

THACES, peuples de Scythie, en-deça de l'Imaüs, & près de cette montagne, felon Ptolomée, l. 6, c. 15. Lẹ manuscrit de la bibliotheque palatine porte Tectofaces pour Thaces.

THACIS. Ortélius qui cite Euripide, in Phaniffis, dit que c'est un lieu de la ville de Thebes, in Thebis; ceft où Tiréfias avoit coutume de faire fes prédic

& que

tions.

THADAMOR ou THADMOR, ville bâtie par Salomon, III. Reg. 9, 18. C'est la ville de Palmire. Voyez

PALMIRE.

THADITÆ, peuples de l'Arabie heureuse, felon Prolomée, l. 6, c. 7. Au lieu de Thadita, le manuscrit de la bibliotheque palatine porte Oadita.

THEMA, ville de l'Arabie déferte. Ptolomée la marque dans les terres. Voyez THEMA.

1.THÆNA, THENA OU THÆNÆ, ville d'Afrique, fur la côte, vers le commencement de la petite Syrte, felon Strabon, l. 17, p. 834. Pline & Ptolomée en font auff mention. L'itinéraire d'Antonin la marque à dix-fept milles de Marcomades. Il eft encore parlé de cette ville dans une ancienne inscription rapportée dans le tréfor de Gruter, p. 363, en la maniere fuivante : Decuriones &coloni colonia Elia Auguffa Mercurialis Thanit. Cette ville étoit épiscopale. Voyez Tenitanus.

2. THÆNA, ville de Syrie, dans la Cyrrheftique. Prolomée, l. 5, c. Is, la marque entre Berrhoea & Paphara. Le manuscrit de la bibliotheque palatine porte Bena, au lieu de Thana.

THAGAMUTENSIS. Voyez TAGAMUTENSIS.
THAGASTA. Voyez TAGASTENSIS.

THAGIA. Voyez DAGIE.

THAGORA, ville de l'Inde, au - delà du Gange. Ptolomée, l. 7, c. 2, la marque fur la côte du grand golfe. THAGULIS, ville de l'Afrique propre. Elle eft placée par Ptolomée, 1.4, c. 3, au nombre des villes qui étoient fituées entre les deux Syrtes.

THAGURA, THIGURA, TAGURA OU THAGORA, ville de Numidie. Voyez TAGORENSIS.

THAGURIS, montagne de la Sérique, felon Prolomée, l. 6, c. 15. Le manuscrit de la bibliotheque palatine porte Tagurus au lieu de Thaguris.

THAHA. D'Herbelot, dans fa bibliotheque orientale, dit que Thaba eft le nom d'une ville de l'Egypte fupérieure, dont un jurisconfulte nommé Thahaoui Takih étoit originaire.

THAIBAH, nom que l'on donne à la ville de Médine, outre ceux d'latreb & de Medinat alnabi.* DHerbelot, Bibliotheque orient.

THAIEF ou THAIF, nom d'une ville du pays d'Hagiaz, en Arabie, & que Naffireddin place à 77d 30' de longitude, fous les 214 20' de latitude feptentrionale. Les habitans de Thaief jouiffent d'un air extrêmement pur. Il y a dans le terroir de cette ville une grande abondance d'eaux vives; ce qui le rend fertile en toutes fortes de fruits, que l'on transporte de-là à la Mecque, où la terre n'en produit aucun. C'eft de Thaief & de Bathenmor, qui n'en eft éloignée que d'une journée, que les pèlerins de la Mecque tirent l'eau qui leur eft néceffaire, quand elle manque à la Mecque.

THAIN, Tegna, bourgade de France, dans le Dauphiné, fur la rive gauche du Rhône, vis-à-vis de Tournon. Thain eft au pied d'un côteau fur lequel on voit un hermitage. Ce côteau eft fameux pour les bons vins qu'il produit.* Mémoires dreffés fur les lieux.

THAIPHALI, peuples Scythes, au delà du Danube, felon Zozime, hift. l. 4, c. 25. Ceux qu'Eutrope dit avoir été vaincus par l'empereur Trajan, habitoient dans la Dace, au voifinage du fleuve Hierafus. Aurelius Victor, in Gratiano Imper. Ammien Marcellin, l. 31, la notice des dignités de l'Empire, fect. 4, 39 & 65, & le panégyrique de l'empereur Maximien, font mention de ces peuples; mais la plupart de ces auteurs écrivent TAIFALI, fans aspiration; & Johannes Gothus femble les prendre pour les Triballi.

THAIRÉ ou THÉRÉ, bourg de France, au pays d'Aunis, élection de la Rochelle : ce bourg eft confidérable.

1. THALA, ville d'Afrique, dans la Numidie. Sallufte, Bell. Jugurth. c. 75. Strabon, l. 1. Tacite, annal. l. 3, & Florus, l. 3, c. 1, parlent de cette ville; mais aucun d'eux n'en marque la fituation précise.

C. 21,

2. THALA, montagne de la Libye intérieure, felon Ptolomée, 1.4, 6. 6.

THALE, peuples de la Libye intérieure. Ils habitoient, dit Ptolomée, près du mont Thala.

lius, qui cite Hérodote, 4. 3, #°. 93, & Etienne le géo

THALAMANÆI, peuples de la Perfide, felon Orté

graphe; mais les meilleures éditions de ces deux anciens portent Thamanai pour Thalamanai.

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THALAME, felon Polybe, & THALAMA, felon Paufanias, ville du Péloponnése. Polybe la met au nombre des villes des Eleutherolacones; ce qui fembleroit dire qu'elle n'étoit pas éloignée du golfe Argolique; car Paufanias met les Eleutherolacones fur la côte; mais Polybe, in Excerpt. Valefianis ex. L. 16, donne lui-même à THALAME une pofition bien différente. L'Eurotas, dit-il, & le territoire des Sellafiens font fitués à l'orient d'été de la ville de Sparte ; & Thalama, Phera, & le fleuve Pamifus font au couchant d'hiver : ainfi Thalame devoit être entre l'Eurotas & le Pamifus. Selon Paufanias, l. 3, c. 26, cette ville étoit à près de quatre-vingts ftades d'Oetylus, & à vingt ftades de Pephnus. Comme dans un autre endroit, Paufanias dit que Thalame étoit une ville de Mellénie : quelques-uns ont cru qu'il y avoit deux villes de même nom; l'une dans la Laconie, l'autre dans la Mellénie; & Ortélius femble même en admettre trois; favoir, deux dans la Laconie & une dans la Meffénie ; mais je croirois plutôt que ce n'eft que la même ville dont Paufanias parle dans trois endroits de fa defcription de la Laconie.

On croit que c'eft aujourd'hui Praftia, port du Péloponnéfe. Voyez ce mot.

THALAMEPOLIS. Soxomene, l. 4, c. 12, fait mention d'un certain Leontius, prêtre de Thalamempolis, & donne à cette ville le titre de ville royale: Ortélius foupçonne qu'elle pouvoit être fituée quelque part dans

l'Afie.

THALAMIA, ville de la Theffalie, felon Etienne le géographe.

THALAMONIUM. Voyez TALAMONIUM. THALAMUM, ifle dans laquelle, felon Cédrène, l'empereur Conftance fit mourir fon coufin Gallus, qu'il avoit créé céfar. Ortélius croit que Thalamum eft un mot corrompu, & qu'il faut lire Flavon; car les uns mettent ce fait à Pola, & les autres à Flavon ou Flavona.

THALAMUS, montagne dont fait mention Parrhafius, in Proferpinam Claudiani, qui cite Lycus, Voici fa remarque: Thalamus Thuria mons in eo fpecus, indigenis Alufie cognominatum ab Alufio proximo amne, ut fcribit Lycus. Euftathe, Iliad. B. connoît un fleuve nommé Halufius, & il le place dans l'Epire.

THALASSA. Voyez, LASEA.

THALASSAR, province d'Afie. Rabfacès, échanfon du roi Sennachérib, dit à Ezéchias: (a) Les dieux des nations ont-ils pu garantir des mains de mon maître les enfans d'Eden qui étoient à Thalaffar, ou à Thelaffar, comme lit le quatrième livre (b) des rois. On ignore la fituation précife de Thalaffar, mais on juge, dit don Calmet, que cette province étoit dans l'Arménie & la Méfopotamie & aux environs des fources de l'Euphrate & du Tigre, à caufe des enfans d'Eden, qui habitoient ce pays. (a) Ezech. cap. 37, 12. (b) IV. Keg. 19, 12,

THALASSE, ville ou port, au midi de l'ifle de Créte. THALASSE eft auffi appellée LASSOS. * Act. 27, 8. THALASSIA. Voyez THASUS.

THALASSII. Voyez SALAMPSII.

THALATHA, ville de la Babylonie. Ptolomée, l. 5, c. 20, la marque fur le bord du Tigre & parmi les villes qui font au midi d'Apamée. Elle étoit entre Bathracartha & Altha.

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I. THALATTA. Ortélius, qui cite Strabon, dit : THALATTA, c'est-à-dire la mer; on donne ce nom à un lac d'eau falée en Ethiopie, au voisinage du promontoire de Pitholaüs, qui eft fur le golfe Arabique.

2. THALATTA, étang ou lac au pied du mont Caucafe, aux environs du pays des peuples Coraxi, felon Aristote, Meteorolog. qui dit que ce lac décharge fes eaux dans le Pont-Euxin, près du lieu nommé Bathea-Ponti. Ortélius croit que c'eft le même lac qu'Agathias appelle Mare-Par

vum.

THALBIS, ville de l'Albanie. Prolomée, l. 5, c. 12, la marque entre les fleuves Gerrus & Soanas. Dans le manuscrit de la bibliotheque palatine, on lit Thilbis au lieu de Thalbis.

Tome V. Rrrrrij

THALCA, ville de la tribu de Siméon. * Elle n'eft pas dans l'hébreu, mais feulement dans les Septante. Eufebe & Saint-Jerôme parlent d'un lieu nommé Tala, à feize milles d'Eleutheropolis vers le midi. * Jofué,

19, 7.

THALEASILVA, nom d'une forêt dont parle Calphurnius, Egloga. 6. On ignore en quel endroit elle eft firuée.

THALECAN, nom d'une ville voifine de celle de Balkh, dans le Khoraffan. Elle fut prise par Ginghiskhan l'an 618 de l'hégire; & les habitans furent alors tous tués ou faits esclaves. Ginghiskhan partit enfuite de Thalecan, pour aller par la province de Caboul, attaquer Saadeddin, qui étoit campé fur le fleuve Indus.

THALI ou THALLI, peuples d'Afie, voifins des Sauromates, & qui habitoient à l'orient de l'embouchure du Volga, appellée autrefois Fauces Maris Caspii. C'eft Pline, l. 6, c. 5, qui fixe ainfi la demeure des Thali. Solin, c. 15, qui a pris de travers le paffage de Pline, ce qui lui arrive allez fouvent, dit que les Thali étoient voilins des peuples qui habitoient à l'orient des Fauces Caspii Maris; ce qui eft oppofé au fens de Pline. Le pere Hardouin croit que les Thali habitoient ce qu'on appelle aujourd'hui le royaume d'Aftracan'; & fi l'on s'en rapporte à Pline, on ne peut les placer ailleurs.

THALIADES, lieu de l'Arcadie, fur le bord du fleuve Ladon, felon Paufanias, l. 8, c. 25.

THALINA, ville de la grande Arménie, fur le bord de PEuphrate. Prolomée, l. 5, c. 13, la marque entre Chorfa & Armauria.

THALISAMUS, village que Procope, Perficor. l. 1, place à quarante ftades d'Amida. Ortélius foupçonne que ce village étoit dans la Méfopotamie.

THALLA. Voyez THELLA.

THALMIS ou TALMIS, ville de l'Egypte. L'itinéraire d'Antonin, la marque entre Taphis & Tutzis, à huit milles de la premiere de ces places, & à vingt milles de la feconde.

THALPUSA, ville de l'Arcadie, felon Etienne le géographe, qui la donne aux Orchoméniens. Quelques-uns liTent Thelpufa; mais Sylburge dit que Thalpusa est la véritable ortographe.

THALSEA, THELSEA, ville de la Phénicie, felon la notice des dignités de l'Empire, fect. 23. L'itinéraire d'Antonin la marque fur la route de Bemmaris à Néapolis, entre Geroda & Damascum, à feize milles de la premiere de ces places, & à vingt-quatre milles de la feconde.

THALUDA, fleuve de la Mauritanie Tingitane. Ptolomée, l. 4, c. 1, place fon embouchure fur la côte de l'Océan Ibérique, entre Jagath & le promontoire Oleaftrum. Voyez TAMUADA, qui eft le nom moderne. Marmol l'appelle cependant Tagaza.

THALUDÆI, peuples de l'Arabie heureuse, felon Pli

ne, l. 6, c. 28.

THALUDE, petite ville de l'Afrique, dans les états du roi de Maroc,au royaume de Fez, dans la province d'Errif, felon Davity, royaume de Fez, p. 139, qui dit qu'elle eft fituée fur une riviere à deux milles ou environ de la mer Méditerranée.

THALYNTES. Voyez THOLUS.

THAMA, ville de la Phénicie, felon la notice des dignités de l'Empire, fect. 23, où on lit ces mots : Cohors prima orientalis Thama.

THAMAGRISTENSIS. Voyez TAMAGRISTENSIS. THAMALLA, ville de l'Afrique propre, felon la notice des dignités de l'Empire, fect. so, où on lit : Præpofitus limitis Thamallenfis. Peut-être eft-ce la même ville qui eft ap. pellée Turris-Tamulleni par l'itinéraire d'Antonin. Voyez

TAMALLENSIS.

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THAMANORUM-VICUS, village qu'Agathias, 1.4, cité par Ortélius, met au voifinage des monts Carduques. Ne feroit-ce point la même chofe que les THAMANAI d'Hérodote, I. 3, no, 93 ? Voyez THEMA.

1. THAMAR, ville de la Judée. Elle est marqué dans Ezechiel, c. 47, 1948, 27, comme un terme des limites méridionales de ce pays. Elle devoit être vers la pointe méridionale de la mer Morte. Eufebe in Thamar. dit que Thamara est à une journée de Malis ou Malathe, en tirant du côté d'Elia ou de Jerufalem. Il ajoute qu'il y avoit là une garnifon romaine. Prolomée & les tables de Peutinger marque auffi Thamar ou Thamare dans la Judće.

2. THAMAR, fleuve de l'Arabie heureufe, felon Pline, 1.6, c. 28.

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THAMARITA, ville de la Mauritanie Céfarienfe. Ptolomée la marque entre Thubuna & Augala.

THAMARO, ville de la Judée, felon Ptolomée, qui la compte au nombre des villes fituées à l'occident du Jourdain. C'eft fans doute la même que THAMAR. Voyez THAMAR I.

THAMARUS, fleuve d'Italie. L'itinéraire d'Antonin parle d'un lieu fitué fuper Thamari fluvium. Ce lieu devoit être dans le Samnium.

THAMASCHALTIS, ville de l'Afrique propre. L'iti néraire d'Antonin la marque fur la route de Tacapa à la grande Leptis, en paffant le long des confins de la province de Tripoli. Elle étoit entre Thramusdifis & Thentei, à trente milles de la premiere de ces places, & à la même distance de la feconde. Les manuscrits varient beaucoup fur l'orthographe de ce mot. Les uns écrivent TAMASCHALTIS, & les autres THAMASTALTIS, THAMUS CALTIS OU TA

MASCALTIS.

THAMBES, montagne de l'Afrique propre, felon Prolomée, 1.4, c. 3.

THAMESIS ou TAMESIS, fleuve de la Grande Bretagne, felon Céfar, de Bell. Gal. l. 5, c. 18, & Orofe. Londinium ou Londres, eft fitué fur la rive feptentrionale de ce fleuve. Le nom moderne eft Thamife; voyez THAMISE. Prolomée a connu cette riviere ; mais au lieu de Thamefis, il dit Jamila; & ce nom eft encore plus corrompu dans Dion-Caffius qui écrit Himenfa.

THAMGAG' ou TAMGAG', nom d'une tribu & d'un pays des Turcs orientaux ou Tartares. Aboul-Feda écrit que ce pays eft celui de Khatha ou Khathaï, & que ceux qui y ont voyagé, difent que le grand mur qui enferme leur pays & leurs villes, dont il met Thamgag' pour la capitale, a vingt-trois journées de longueur de l'orient à l'occident. Il fait mention de ce mur en parlant de la ville de Khanbalik ou Khanbalek, que nous appellons Cambalu; mais tous les hiftoriens & tous les géographes orientaux, affurent que Thamgag' eft un pays & un peuple de la race de ceux qu'ils appellent Atrak, qui font les Turcs qui habitent au delà du fleuve Sihon ou Jaxartes, tant à l'orient qu'au feptentrion.

THAMIA, ville de la Theffalie, felon Etienne le géographe. Les éditions des Aldes & de Florence portent ThaLamia. C'eft apparemment une faute, car Xylander & tous les manuscrits lifent Thamia.

THAMIATIS ou TAMIATIS, ancien nom de la ville de Damiette, en Egypte. Voyez ce mot.

THAMISE, riviere d'Angleterre. Elle fe forme de deux autres qu'on appelle TAME & ISIS, qui fe joignent près de Dorchester, dans Oxfordshire. De-là elle coule à l'eft, féparant la province de Buckingham d'avec celle qu'on appelle Berkshire; Midlesex d'avec Surrey, & Effex d'avec Kent. Dans fon cours elle paffe auprès de Reading & de Windfor, en Berkshire, de Kingston & de Southwarken Surrey, de Londres, de Barking, dans Effex, & de Gra vefend, dans Kent. Il n'y a point de riviere en Europe plus avantageufe pour la navigation. Son courant eft ailé, fes marées font commodes, & fon eau eft faine. Dans un long voyage cette eau fe purifie par fermentation, & devient très-bonne à boire. La marée monte jusqu'à cent milles depuis fon embouchure, c'est-à-dire, environ vingt milles plus haut que Londres. Le négoce fur cette riviere eft fi grand, qu'elle fourmille par-tout de matelots, fur-tout aux environs de Londres. On en compte jusqu'à vingt milles pour le moins qui fubfiftent de cette riviere : & c'est à elle que Londres doit fa grandeur & fes immenfes richer

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fes. On le peut remarquer par la réponse que fit un maire de Londres à Jacques I, à qui la ville ayant refulé le prêt d'une groffe fomme, le roi piqué de ce refus menaça le maire & les échevins d'éloigner de Londres, non-feulement la cour, mais auffi les cours de juftice, & de faire transporter ailleurs les regiftres de la cour: Sire, répondit le maire, votre majefté fera ce qu'il lui plaira, & la ville de Londres vous fera toujours fidéle. Une chose la confole; c'est que votre majefté n'emportera pas la Thamife avec elle. Voyez THA* Etat préfent de la Grande Bretagne, tom. 1,

MFSIS. pag. 13.

1. THAMNA, ville célébre, dans la Palestine, fur le chemin de Jerufalem, à Diospolis. Elle étoit la capitale de la Toparchie Thamnitique, qui devint fameufe dans les derniers tems de la république des Juifs. * Eufeb. in

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2. THAMNA, ou Tamnas, ville de la tribu de Juda. (^) Juda alloit à la ville de Thamna lorsqu'il rencontra Thamar, & commit un incefte avec elle. (b) Cette ville peut bien être la même que celle qui eft entre Jerufalem & Dios polis. (a) Jofué, 15, 10, 57. (°) Genese, 38, 12.

3.

THAMNA ou Tamnata, ville des Philiftins, où Samfon fe maria. C'est peut-être la même que la précédente, qui pouvoit alors appartenir aux Philiftins; car elle étoit fort proche de leur pays. * Judic. 14, 1 & fuiv.

THAMNATA, ville de la Palestine. Il en eft fait mention dans le livre des Juges, ch. 14, 1 & fuiv. dans les Machabées, I Mach. 9, 50, & dans Jofeph, l. 13. Elle eft nommée Timin dans Benjamin, peut-être eft-ce la même ville qui eft appellée Thamata par la notice des dignités de l'Empire, fect. 22, & qui y est attribuée à l'Arabie.

.pour

THAMNATH-SAAR ou Thamnathfare, ville de Palestine, dans la province de Samarie, de la tribu d'Epraïm, fituée fur la montagne qu'on appelloit,mont d'Ephraïm, au feptentrion du mont Gaas. Elle fut donnée à Jofué même fon héritage en propre, après qu'il eut fait les partages de toute la terre promife aux tribus. Il y mourut à l'âge de cent dix ans, & il y fut enterré. Son tombeau, ou du fut enterré. Son tombeau, ou du moins le monument qui portoit fon nom, fe voyoit encore du tems de faint Jérôme, quoique la ville de Tamnathfare ne fubfiftât plus. Ce monument s'eft confervé jusqu'en ces derniers fiècles fur la même montagne; mais les Turcs en font les maîtres.* Baillet, Topog. des faints, p. 481. THAMNERIA, ville de la Médie. Elle étoit, felon Xe nophon, Hift. Grac. L. 4, au voifinage des Cadufii.

THAMOR. Voyez PALMIRA.

THAMUDA, lieu voifin du pays des Arabes Nabatéens, felon Etienne le géographe. Ce lieu pouvoit appartenir aux THAMUDEMI, qu'Agatarchis place fur la côte du golfe Arabique. Ce font les Thamudeni de Diodore de Sicile; les Thamydeni ou Thamydita de Ptolomée, & les Thamudei de

Pline.

THAMUDOCANA. Voyez THAMUNDA CANA.
THAMUGADA. Voyez TAMUGADA.

THAMUNDACANA, ville de la Libye intérieure. Ptolomée, L. 4, c.6, la marque au midi du fleuve Niger. Au lieu de Thamundacana, le manuscrit de la bibliotheque palatine porte Thamondocana, & le texte grec dans un autre endroit lit Thamudocana.

THAMUSIDA. Voyez TAMUSIDA. THAMYDITÆ. Voyez THAMUDA. THAMYRIS ou THOMYRIS, ville de la Scythie, dans la Mafie, au voisinage du Danube. Jornandès, de reb. Get. 6.10, dit que cette ville fut bâtie par Thamyris, reine des Gétes.

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THANE, ville de la tribu de Manaffé, au-deça du Jourdain. Elle fut cédée aux Lévites Eufébe, Saint-Jérôme & Procope de Gaze, difent que c'étoit encore de leur tems un grand lieu, à trois milles de Légion.* Josué, 21, 25, & 12, 21. Judic. 1, 27.

THANATA. Voyez THEBASA.

THANATH. C'étoit un bourg, à dix milles de Sichem, du côté du Jourdain. Saint Jérôme l'appelle Thenath; & Ptolomée met auffi Thena dans la Samarie.* Eufeb. in Hieron. in loc. Hebr.

THANATHSELO. Il eft dit dans Jofué, c. 16, 6, que la frontiere des enfans d'Ephraïm tournoit vers l'orient, en Thanathfelo, & paffoit de l'orient jusqu'à Janoé.

THANE. Il eft dit dans le livre des Juges, c. 5, v. 19, que les rois de Canaan ont combattu à Thane, près des

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THANET, petite ifle d'Angleterre, dans la province de Kent dont elle fait partie, à quinze milles à l'embouchure de la Thamile, au levant, eft formée par le fleuve Stour, en fe déchargeant dans l'Océan par deux embouchures; elle a huit milles d'Angleterre de long, & fix ou fept de large. Il y a dix paroiffes ou hameaux, Stonar, qui eft un port de mer, en eft le bourg principal. Cette ifle abonde en bled & en pâturages. Les Saxons descendirent dans cette isle quand ils s'emparerent de l'Angleterte; elle étoit connue des anciens fous le nom de Thanatos. Elle donne le titre dé comte à la famille Fufton. Ce fut dans cette ifle que le moine Auguftin, depuis archevêque de Cantorbery, aborda lorsqu'il vint annoncer l'évangile aux Bretons.

THANN, ville de France, dáns la haute Alface, diocèfe de Bâle, & le chef-lieu d'un bailliage. Il y a une collégiale dont l'église a un clocher bâti fur le modele de celui de Strafbourg. Cette ville eft du nombre de celles que le rof Louis XIV donna au cardinal de Mazarin; elle eft tellement fituée aux confins du Sundgau, que fon fauxbourg nommé Kattembach, eft de la haute Alface. On voit auprès de cette petite ville la montagne de RANG, renommée pour fes bons vins. Zeyler, Top. Alfat. p. 64, dit qu'il y a tout près de Thann un joli château fitué fur une montagne, & qu'on le nomme le CHÂTEAU SAINT- ANGE. Thann étoit autrefois du comté de Pfindt, & appartenoit à là maison d'Autriche. C'eft auprès de cette ville que commence la grande montagne de Vosge, qui s'étend jusqués vers Veisfeinburg. leinburg

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THANNURIS. La notice des dignités de l'Empire, fect. fait mention de deux villes de ce nom. Elle en met une dans l'Osthoéne & l'autre dans la Méfopotamie. On lit dans cette notice, fect. 26. Ala prima nova Diocletiana inter Thannurin & Orobam : & dans un autre endroit; Equites Sagittarii indigena Thannuri.

THANONTADA, ville de l'Afrique propre. Prolomée, l. 4, c. 3, la marque entre Ammedera & Gazacu pada. Le manuscrit de la bibliotheque palatine lit Thanu→

tadi.

THANUETÆ, peuple de l'Arabie heureuse, felon Prolomée, 1.6, c. 7. Le manuscrit de la bibliotheque palatine porte Thanuite pour Thanueta.

THANUTIS, village que Ptolomée, l. 4, c. 5, place dans le nome de la Libye.

THANXAN, ville de la Chine, dans la province de Pekin, au département de Xunte, cinquième métropole de la province. Elle eft de 24 $4 plus occidentale que Pekin, fous les 384 5' de latitude. * Atlas Sinenfis.

THAOUAOUIS, nom d'une ville du Maouaralnahar ou de la Tranfoxiane, des dépendances de Bokhara, de laquelle elle eft éloignée de fept parafanges. D'Herbelot dit qu'elle eft fituée, felon quelques-uns, à 87d 40' de longitude, fous les 39d 30' de latitude feptentrionale; & fuivant d'autres géographes, à 78d so' de longitude, foas la même latitude dans le cinquiéme climat. Ebn Haukal cité par Aboul-Feda, écrit que cette ville étoit grande, environnée de beaucoup de jardinages, arrofés de belles eaux, & qu'il en étoit forti un grand nombre de favans hommes; mais qu'elle étoit ruinée de fon tems. Al-Bergendi en dit à peu près la même chofe dans fon cinquième climat. Ebn Haukal dit encore qu'elle étoit plus grande que la ville de Manber, & qu'il y avoit tous les ans une foire où il fe faifoit une très-grande affemblée; mais quoique cet auteur, qui paroît écrire avec plus de vraisemblance, la fafle fi grande, cependant le géographe qui a intitulé fon ouvrage allebab, dit que ce n'étoit qu'un village de la dépendance de Bokhara. On peut dire aufli qu'il a feulement entendu parler de l'état où elle étoit depuis qu'elle avoit été ruinée. Al-Azizi donne vingt-deux parafanges de diftance entre Thaouaouis & la ville de Deboufliah; & un autre géogra phe place celle de Karminah entre les deux, dans la même province de Maouaralnahar.

THAPAUA, ville de l'Arabie heureuse. Ptolomée, 1.6, c. 7, la marque dans les terres.

THAPHARUM, lieu dont fait mention Nicéphore Callifte, l. 9, c. 18. Ortélius, Thefaur. foupçonne que Rrrrrij

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