Mémoires de Grammont et Contes,

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Furne et cie, 1861 - 551 pages
 

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 13 - En ce temps-là, il n'en allait pas en France comme à présent; Louis XIII régnait encore, et le cardinal de Richelieu gouvernait le royaume. De grands hommes commandaient de petites armées, et ces armées faisaient de grandes choses.
Page 82 - Me voilà à courir jour et nuit, connaissant votre impatience, et qu'il ne faut pas lanterner avec vous. — Mais où est-il, m'écriai-je, cet habit si bien empaqueté?
Page 20 - C'était une table de réfectoire, où nous étions pour le moins vingt-cinq, malgré la promesse de mon hôte. Le plus maudit repas du monde fini, toute cette cohue se dispersa, je ne sais comment, à la réserve du petit Suisse, qui se tint auprès de moi, et de l'hôte, qui se vint mettre de l'autre côté. Ils fumaient comme des dragons, et le Suisse me disait de temps en temps : Demande pardon à monsieur de la liberté grande ; et là-dessus m'envoyait des bouffées de tabac à m'étouffcr.
Page 21 - J'en fus piqué: j'en rejouai une autre; la chance tourna, le dé lui devint favorable; les écoles cessèrent : je perdis partie, revanche et le tout. Les moitiés suivirent, le tout en fut.
Page 74 - Elle était dans cet heureux âge où les charmes du beau sexe commencent à s'épanouir. Elle avait la plus belle taille, la plus belle gorge et les plus beaux bras du monde. Elle était grande, et gracieuse jusque dans le moindre de ses mouvements.
Page 81 - Le jour du bal venu, la eour plûs brillante que jamais, étala toute sa magnificence dans cette mascarade. Ceux qui la devaient composer étaient assemblés, à la réserve du chevalier de Grammont. On s'étonna qu'il arrivât des derniers dans cette occasion, lui dont l'empressement était si remarquable dans les plus frivoles ; mais on s'étonna bien plus de le voir enfin paraître en habit de ville, qui avait déjà paru. La chose était monstrueuse pour la conjoncture, et nouvelle pour lui.
Page 20 - ... une bénédiction. Brinon arriva sur la fin de la troisième partie pour me mener coucher. Il fit un grand signe de croix, et n'eut aucun égard à tous ceux que je lui...
Page 176 - Ce.sont de petites villageoises blondes, fraîches, avec du linge bien blanc, de petits chapeaux de paille, et proprement chaussées, qui vendent du gibier, des légumes, des fleurs et du fruit. On y fait aussi bonne chère qu'on veut ; on y joue gros jeu, et les tendres commerces y vont leur train. Dès que le soir arrive, chacun quitte son petit palais pour s'assembler au boulingrin. C'est...
Page 21 - ... façons, il ne me fournit aucun expédient. Je ne craignais rien tant que l'aube du jour : elle arriva pourtant, et le cruel Brinon avec elle.

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