Defense du paganisme, Volumes 1 à 2

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Chez Chretien Frederic Voss, 1769 - 214 pages
 

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Fréquemment cités

Page lxxxv - Lfi pitié nous conduit naturellement au grand précepte de ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'on nous fît...
Page 43 - De cet ordre admirable les hommes ont conclu avec raison que le soleil est un dieu ou la demeure d'un Dieu. Car une chose qui est par sa nature à l'abri du changement ne peut être sujette à la mort : et ce qui n'est point sujet à la mort doit être exempt de toute imperfection. Nous voyons qu'un être qui est immortel et immuable ne peut être porté...
Page 129 - Nos législateurs et nos philosophes nous ordonnent d'imiter les dieux autant que nous pouvons; ils nous prescrivent, pour parvenir à cette imitation, de contempler et d'étudier la nature des choses. C'est dans la contemplation, dans le recueillement...
Page 107 - ... choses, il n'aurait pu le faire par sa seule volonté; il aurait fallu qu'il eût agi selon l'essence des choses: or il ne pouvait changer les différentes natures des êtres qui s'opposaient invinciblement à ce changement subit. Ces différentes natures s'aperçoivent non-seulement dans les esprits, mais- encore dans les corps des hommes nés dans différentes nations. Combien les Germains et les Scythes ne sont-ils pas entièrement différents des Africains et des Ethiopiens? Peut-on attribuer...
Page 95 - Si cette contrariété de mœurs, de lois, chez les différents peuples, n'est que la suite du hasard, pourquoi ces mêmes peuples, qui ne peuvent rien attendre de mieux de l'Être suprême, honorent-ils et adorent-ils un être dont la providence ne s'étend point sur eux? Car celui qui ne prend aucun soin du genre de vie, des mœurs, des coutumes, des...
Page 45 - Cependant cette compagne non-seulement ne lui est d'aucun secours, mais elle ne sert qu'à le tromper, à l'induire dans le piège qu'elle lui tend , et à le faire chasser du paradis. Qui peut, dans cette narration , ne pas voir clairement les fables les plus incroyables. Dieu devait sans doute connaître , que ce qu'il regardait comme un secours pour Adam, serait sa perte, et que la compagne qu'il lui donnait , était un mal plutôt qu'un bien pour lui.
Page 71 - Mais comment est-il possible, si ce Dieu est le nôtre comme le vôtre, s'il a créé également toutes les nations, qu'il les ait si fort méprisées, et qu'il ait négligé tous les peuples de la terre ? Quand même nous conviendrions avec vous que le Dieu de toutes les nations a eu une préférence marquée pour la vôtre, et un mépris pour toutes les autres, ne s'ensuivra-t-il pas de là que Dieu est envieux, qu'il est partial?
Page 101 - Juifs, c'est qu'il nous a comblés de biens, nous a donné en abondance ceux de l'esprit et ceux du corps, comme nous le verrons dans peu. Il nous a envoyé plusieurs législateurs dont les moindres n'étaient pas inférieurs à Moïse, et les autres lui étaient bien supérieurs.
Page 95 - Il n'est pas nécessaire, pour faire sentir la diversité des mœurs, que je montre combien les Germains aiment la liberté, avec quelle impatience ils sont soumis à une domination étrangère; les Syriens, les Perses, les Parthes, sont au contraire doux, paisibles, ainsi que toutes les autres nations qui sont à l'orient et au midi.
Page 151 - Rome eut été fondée elle soutint plusieurs guerres, se défendit contre les ennemis qui l'environnaient, et en vainquit une grande partie; mais le péril étant augmenté, et par conséquent le secours lui étant devenu plus nécessaire, Jupiter lui donna Numa, qui fut un homme d'une vertu admirable, qui, se retirant souvent dans des lieux écartés, conversait avec les dieux familièrement, et recevait d'eux des avis très salutaires sur les lois qu'il établit et sur le culte des choses religieuses.

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