Jugements des savans sur les principaux ouvrages des auteurs, Volume 17

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aux dépens de la Compagnie, 1725
 

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 326 - Dtiï.ihrijl. préceptes de Ciceron de quoi former le • ftyle du Prédicateur. Ce Saint ajoute deux chofes; l'une, que le Prédicateur n'a point d'autres règles à fuivre; l'autre, que fon ftyle ne doit point toujours être fi grand. C'eft un Moderne en quelque forte, qui...
Page 30 - ... tique; & que s'il ya du mérite à bien „ juger, il y en a fans doute encore plus „ à mériter l'eftime de ceux qui jugent „ bien : ce qui ne- fe doit pas entendre „ feulement de ceux qui ne font que „ fpeâateurs des travaux de l'esprit , „ mais de ceux encore qui entrent dans „ la lice. Il n'eft rien de plus ordinaire „ alors que de prêcher contre fes pro...
Page 29 - Sur ce principe il marque l'importance de l'action, & établit que la prononciation doit être exacte, claire, ornée, & que cela dépend de la bonté, de la force, de la beauté & de la douceur de la voix. Il faut, dit-il, la régler, de manière qu'elle convienne au fujet, à l'expofition , à l'amplification, au raifonnement, aux pallions.
Page 15 - Stoïciens qui ne vouloient point de paillons; & établit que la fource de tous les bons mouvemens dans le discours, ne peuvent être que l'amour de Dieu, l'amour réglé de foi-même , & l'amour du prochain , qui comprend l'amour réciproque des parens & des enfans , du mari & de la femme, des frères & des fœursjdc tous les.
Page 27 - C'eft là qu'il fait deux obfervations qui lui font propres. L'une eft, qu'au lieu que l'Arocat s'élève du particulier au général , ce qu'on appelle monter de l'hypothéfe à la théfe, à caufe qu'il veut établir les faits fur des maximes : le Prédicateur au contraire descend du général au particulier, ou de la théfè à l'hypothéfe, parce qu'il veut des détails.
Page 16 - Saint-Efprit ; il en veut au défaut d'aâion , qui rend l'Orateur infupportable. Il confeille d'avoir un Maître pour s'y former , & en général de confulter d'habiles gens , pour ne rien dire qu'à propos. Il demande la pureté du langage & la clarté encore plus , un ufage prudent & des métaphores ôc des autres figures , fans Valérie, trop s'affujcttir jamais aux nombres du difcours.
Page 34 - Ses ennemis firent paroître leur joye avec un, éclat furpreB y nanr34 LES MAÎTRES nant. Les Princes les plus faftueux nefont point tant de fracas après la prife d'une grande Ville. La Sentence fut publiée en Latin & en François , dans toutes les rues de Paris , & dans tous les lieux de l'Europe où on la put envoyer.
Page 430 - Difiertatton qui eft imprimée. Je „ ne fai fi on vous l'a envoyée ; mais „ je fuis fur que, fi vous l'avez lue, vous „ concevrez avec moi, qu'il ne s'eft rien ,, fait en notre Langue de plus beau ni „ de plus fort en matière de Rhétorique. „ C'eft ainlî que toute la Cour & toute „ la Ville en ont jugé ; & jamais Ou„ vrage n'a été mieux réfuté que la Pré
Page 496 - VII Il faut songer au jugement que toute la postérité fera de nos écrits. (Paroles de Longirt, chap. xn.) « Il n'ya en effet que l'approbation de la postérité qui puisse établir le vrai mérite des ouvrages. Quelque éclat qu'ait fait un écrivain durant sa vie, quelques éloges qu'il ait reçus, on ne peut pas pour cela infailliblement conclure que ses ouvrages soient excellents. De faux brillants, la nouveauté du style, un tour d'esprit qui...
Page 108 - Ils font naturels, ils ne forcent rien; ils laiiTent couler toutes chofes par les voyes les plus aifées ; les répétitions de mots font des recharges dans leurs Ouvrages ; les allufions y portent coup; la variété y règne; il n'ya point...

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