Voltaire en Prusse, Volume 6

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Sandoz & Fischbacher, 1878 - 229 pages
 

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Fréquemment cités

Page 92 - Astrua est la plus belle voix de l'Europe; mais fallait-il vous quitter pour un gosier à roulades et pour un roi? Que j'ai de remords, ma chère enfant! que mon bonheur...
Page 78 - Il était toujours en souliers gris , bas gris de fer roulés , grande veste de basin, longue jusqu'aux genoux, grande et longue perruque, et petit bonnet de velours noir. Le dimanche il mettait quelquefois un bel habit mordoré, uni, veste et culotte de même, mais la veste à grandes basques , et galonnée en or, à la bourgogne , galons festonnés et à lames, avec de grandes manchettes à dentelles jusqu'au bout des doigts, car avec cela, disait-il , on a l'air noble.
Page 91 - Je vous écris à côté d'un poêle; la tête pesante et le cœur triste, en jetant les yeux sur la rivière de la Sprée, parce que la Sprée tombe dans l'Elbe, l'Elbe dans la mer, et que la mer reçoit la Seine, et que notre maison de Paris est assez près de cette rivière...
Page 193 - Au reste, je suis encore bien faible; vous me trouverez au lit, et je ne pourrai que vous jeter à la tête ma seringue et mon pot de chambre ; mais dès que j'aurai un peu de force...
Page 200 - C'était un carrosse coupé, large, commode, bien suspendu, garni partout de poches et de magasins. Le derrière était chargé de deux malles, et le devant, de quelques valises. Sur le banc étaient placés deux domestiques, dont un était de Potsdam et servait de copiste. Quatre chevaux de poste, et quelquefois six, selon la nature des chemins, étaient attelés à la voiture.
Page 178 - Voltaire; il n'y en eut jamais de si bien récompensés, parce que le goût ne met jamais de bornes à ses récompenses. Le roi de Prusse comble de bienfaits les hommes à talens, précisément par les mêmes raisons qui engagent un petit prince d'Allemagne à combler de bienfaits un bouffon ou un nain (1).
Page 152 - ... et de ne pas voler le dimanche; mais je n'ai jamais rien perdu avec les grands, excepté mon temps.
Page 77 - J'avais vu une lettre touchante, pathétique, et même fort chrétienne, que le roi avait daigné écrire à Darget sur la mort de sa femme. J'ai appris que le même jour Sa Majesté avait fait une épigramme contre la défunte ; cela ne laisse pas de donner à penser.
Page 36 - France, et comme il ya un peu plus de beaux esprits et plus de grands seigneurs qu'en Prusse, il me faudrait une bien grande table pour les réunir tous.
Page 134 - Ce La Mettrie, cet homme-machine, ce jeune médecin, cette vigoureuse santé, cette folle imagination, tout cela vient de mourir pour avoir mangé, par vanité, tout un pâté de faisan aux truffes. Voilà, mon héros, une de nos farces achevée.

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