Bibliotheque universelle des Romans, ouvrage periodique: dans lequel on donne l'analyse raisonnée des Romans anciens & modernes, François, ou traduits dans notre langue; avec des anecdotes & des notices historiques & critiques concernant les auteurs, ou leurs ouvrages; ainsi que les moeurs, les usages du temps, les circonstances particulières & relatives, & les personnages connus, déguises ou, emblêmatiques, Volume 2

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Lacombe, 1775
 

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Page 33 - ... de cœur où est une mère qui revoit son cher fils qu'elle avait cru mort ; et cette joie, qui échappe bientôt à la mère, ne s'enfuit jamais du cœur de ces hommes: jamais elle ne languit un instant, elle est toujours nouvelle pour eux ; ils ont le transport de l'ivresse sans en avoir le trouble et l'aveuglement.
Page 65 - Quand vous avez trouvé des flatteurs, les avez-vous écartés ? vous en êtes-vous défié ! Non, non ; vous n'avez point fait ce que font ceux qui aiment la vérité, et qui méritent de la connaître.
Page 12 - Il m'eût quittée! Hé bien! ne faudra-t-il pas qu'il me quitte, ou que je le voie, plein de mépris pour moi, ne vivant plus que pour ma rivale? Non, non, je ne souffre que ce que j'ai bien mérité. Pars, Télémaque, va-t'en...
Page 16 - Protésilas, qui est un peu plus âgé que moi, fut celui de tous les jeunes gens que j'aimai le plus. Son naturel...
Page 66 - ... sortes d'artifices pour le tromper. Hélas! cher Télémaque, vous ne l'éprouverez que trop! On ne trouve point dans les hommes ni les vertus ni les talents qu'on y cherche. On a beau les étudier et les approfondir, on s'y mécompte tous les jours. On ne vient même jamais à bout de faire, des meilleurs hommes, ce qu'on auroit besoin d'en faire pour le bien public.
Page 22 - O rivages! ô promontoires de cette île! ô bêtes farouches! ô rochers escarpés! c'est à vous que je me plains; car je n'ai que vous à qui je puisse me plaindre : vous êtes accoutumés à mes gémissements. Faut-il que je sois trahi par le fils d'Achille?
Page 6 - C'est un crime à Tyr que d'avoir de grands biens; l'avarice le rend défiant, soupçonneux, cruel; il persécute les riches, et il craint les pauvres. C'est un crime encore plus grand à Tyr d'avoir de la vertu ; car Pygmalion suppose que les bons ne peuvent souffrir ses injustices et ses infamies : la vertu le condamne ; il s'aigrit et s'irrite contre elle.
Page 67 - Ils ont leurs entêtements, leurs incompatibilités, leurs jalousies. On ne les persuade, ni on ne les corrige guère. Plus on a de peuples à gouverner, plus il faut de ministres pour faire par eux ce qu'on ne peut faire soimême; et plus on a besoin d'hommes à qui on confie l'autorité, plus on est exposé à se tromper dans de tels choix. Tel critique aujourd'hui impitoyablement les rois, qui...
Page 21 - O mon fils, je te conjure, par les mânes de ton père, par ta mère, par tout ce que tu as de plus cher sur la terre , de ne me laisser pas seul dans ces maux que tu vois. Je n'ignore pas combien je te serai à charge; mais il y aurait de la honte à m'abandonner; jette-moi à la proue, à la poupe, dans la sentine même , partout où je t'incommoderai le moins.
Page 7 - C'est un crime encore plus grand à Tyr d'avoir de la vertu ; car Pygmalion suppose que les bons ne peuvent souffrir ses injustices et ses infamies ; la vertu le condamne, il s'aigrit et s'irrite contre elle. Tout l'agite, l'inquiète, le ronge ; il a peur de son ombre ; il ne dort ni nuit ni jour ; les Dieux, pour le confondre, l'accablent de trésors dont il n'ose jouir.

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