Le Magasin théatral: choix de pièces nouvelles, jouées sur les théatres de Paris, Volume 6

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Marchant, 1835
 

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Page 35 - J'ai donc sacrifié tous nos intérêts à ceux de la patrie ; je pars : vous, mes amis, continuez de servir la France. Son bonheur était mon unique pensée ; il sera toujours l'objet de mes vœux ! Ne plaignez pas mon sort ; si j'ai consenti à me survivre, c'est pour servir encore à votre gloire. Je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble.... Adieu, mes enfants ! Je voudrais vous presser tous sur mon cœur; que j'embrasse au moins votre drapeau !... » A ces mots, le général...
Page 34 - Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe, l'empereur Napoléon, fidèle à son serment, déclare qu'il renonce, pour lui et ses héritiers, aux trônes de France et d'Italie, et qu'il n'est aucun sacrifice personnel, même celui de la vie, qu'il ne soit prêt à faire à l'intérêt de la France.
Page 35 - Soldats de ma vieille garde, dit-il, je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans je vous ai trouvés sur le chemin de l'honneur et de la gloire ; dans ces derniers temps, comme dans ceux de notre prospérité, vous n'avez cessé d'être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, notre cause n'était pas perdue , mais la guerre était interminable : c'eût été la guerre civile, et la France n'en serait devenue que plus malheureuse.
Page 21 - Voilà la bataille que vous avez tant désirée. Désormais la victoire dépend de vous; elle nous est nécessaire; elle nous donnera l'abondance, de bons quartiers d'hiver et un prompt retour dans la patrie.
Page 2 - C'est ce dégoût d'un sol que voudraient fuir nos pas ; C'est ce vague besoin des lieux où l'on n'est pas, Ce souvenir qui tue; oui, cette fièvre lente, Qui fait rêver le ciel de. la patrie absente; C'est ce mal du pays dont rien ne peut guérir, Dont tous les jours on meurt sans jamais en mourir.
Page 43 - Honneur à ces braves soldats, la gloire de la patrie ! et honte éternelle aux Français criminels dans quelque rang que la fortune les ait fait naître; qui combattirent vingt-cinq ans avec l'étranger pour déchirer le sein de la patrie.
Page 43 - Soldats, dans mon exil j'ai entendu votre voix : je suis arrivé à travers tous les obstacles et tous les périls. Votre général, appelé au trône par le choix du peuple et élevé sur vos pavois, vous est rendu : venez le joindre.
Page 43 - Soldats! venez vous ranger sous les drapeaux de votre chef. Son existence ne se compose que de la vôtre ; ses droits ne sont que ceux du peuple et les vôtres ; son intérêt , son honneur, sa gloire , ne sont autres que votre intérêt , votre honneur et votre gloire.
Page 35 - Soldats de ma Vieille Garde, je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans, je vous ai trouvés constamment sur le chemin de l'honneur et de la gloire. Dans ces derniers temps, comme dans ceux de notre prospérité, vous n'avez cessé d'être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, notre cause n'était pas perdue. Mais la guerre était interminable...
Page 39 - C'est Talleyrand qui leur a fait faire cette infamie ; on lui aura donné de l'argent. La paix est facile à de telles conditions. Si j'avais voulu, comme eux, signer la ruine de la France, ils ne seraient point sur mon trône. (Avec force) J'aurais mieux aimé me trancher la main ! J'ai préféré renoncer au trône plutôt que de le conserver aux dépens de ma gloire et de l'honneur français...

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