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graviat de Hesfe & le comté de. Hazfeld. Il a environ neuf lieues de longueur, & quatre de largeur. Les comtes de Witgenstein, descendent des comtes de Spanheim. Jean II, comte de Spanheim, hérita du comté de Sayn en 1246, à la mort de Henri II, comte de Sayn, fon oncle, qui ne laisfa point d'enfans. Godefroy, fon fils puîné, acquit la feigneurie de Hombourg par fon mariage avec Jute de Hombourg: Sallentin de la branche de Wallendar, époufa Elifabeth, fille unique de Sigefroi, comte de Wirgenstein, & unit ce comté à fon domaine, après la mort de fon beau-pere; & Guillaume y ajouta la Seigneurie de Neumagen, que Jeanne d'Ifenbourg lui porta en dot. La maison de Wirgenstein eft divifée en trois branches, qui font celles de Berlebourg, de Sayn, & de Witgenstein. Celle de Sayn ne jouit plus du comté de Sayn qu'elle avoit eu en partage, parce qu'après la mort de Louis qui arriva en 1636, les électeurs de Trèves & de Cologne voulurent rentrer en posfesfion de ce qui relevoit de leurs églifes; & comme la comtesfe de Sayn, mere de Louis, appréhendoit de tout perdre, elle céda, par une Tranfaction, à l'électeur de Trèves, les bourgs de Sayn & de Rheinbruel, avec les prevôtés d'Erlic & d'Ormiz & prétendit que le reste du comté de Sayn devoit appartenir à fes filles à l'exclufion de Teurs oncles, Louis-Albert & Christian, ce qui fut confirmé par arrêt. Ernestine eut en partage le bailliage d'Hachenbourg, qu'elle porta en dot au comte Salentin Erneft de Manderscheid Blanckenheim; & Jeanne eut le bailliage d'Altenkirchen, & époufa Jean-George, duc de Saxe-Eyfenach. Le comté de Sayn eft entre les comtés de Wied & du bas Ifenbourg. Quant au comté de Witgenstein, fes principaux lieux font

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Witgenstein, Birckelbach, Berlebourg,
Rospe,
Ruchstein, Windthaufen.

1. WITHAM, riviére d'Angleterre, dans Lincolnshire. Elle prend fa fource au Nord-oueft de Stanford, vers les frontiéres de Leicester, près des ruines d'un vieux château nommé Bitham, qui fut rafé fous le regne de Henri III. Cette riviére qui eft petite & féconde en brochets, coule droit au Nord, & arrofe une petite ville nommée Paunthon. De-là le Witham continuant fon cours vers le Nord, va baigner la ville de Grantham, & enfuite celle de Bekingham & de Lincoln. En quittant cette derniére ville, le Witham tourne à l'Orient, & enfuite au Sud-eft; puis il arrofe la ville de Tatteshall, où il reçoit les eaux de la petite riviére de Bane. Enfin le Withem précipitant fes eaux au Sud-eft, pasfe à Boston, & arrive à l'Océan, roulant en partie fes eaux aux travers des marais, & les laisfant en partie déborder fur les terres voifines.* Del. de la Gr. Br.p.1.

2. WITHAM, bourg d'Angleterre, dans la province d'Esfex. Ony tient marché public. * Etat préfent de la Gr. Br. t. 1.

WITHERN, ou WITE-HERNE, ville d'Ecosfe, dans la Province de Gallovay. La terre avance en pointe dans la mer au-desfous de Wightoun; & c'eft à trois milles au-desfus du Cap qu'on voit la petite ville de Withern, en latin Candida-Cafa. On croit que c'est l'ancienne Leucopidia de Ptolomée, Sous l'empire de Théodofe le Jeune, un Breton nommée Ninian, homme zélé, s'y retira après avoir converti les Pictes méridionaux à la religion chrétienne, & y bâtit une églife. La mémoire de cet homme fut fi chére à la postérité, qu'on y bâtit une églife épiscopale fous le titre de Saint Ninian; & dans le tems que la religion catholique regnoit en Ecosfe, c'étoit un célébre pélerinage.

WITLEY, bourgade d'Angleterre, dans le comté de Northumberland, aux confins du comté de Derhem, près de la fource de l'Alow. On prend ce lieu pour l'ancienne Alone.

WITLICH, en latin Vitelliacum, ville d'Allemagne, au cercle du bas-Rhein, dans le diocèse de

Trèves, fur la riviére Lefer, qui descend de Manderscheid, & entre dans la Meufe vis-à-vis de Veldenz. Witlich n'étoit qu'un bourg lorsqu'il fut brûlé l'an 1152, durant la guerre entre l'archevêque Adelbert & le comte de Namur. L'archevêque Henri de Finstingen acheta en 1281 le château de Mailberg, & Witlich avec toutes fes dépendances pour deux mille cinq cens livres. Enfuite l'archevêque Balduin fit enfermer de murailles cette ville, & Wemer qui mourut en 1418, avoit commencé à y bâtir le château dès le fondement, fon fuccesfeur Othon l'acheva. On élut dans cette ville, en 1567 archevêque de Trèves, Jacques III, de l'illustre famille d'Eltz. A un mille de la ville dans une valée, il y a une eau tiéde & faine pour ceux qui ont l'estomach foible, qui fouffrent des maux de rate, ou font faifis des fiévres lentes. Ils en boivent, ou s'y baignent. Elle guérit de plus les ulcéres, la gale, & les démangeaifons de la peau.* Geyler, Togogr. Arch. Trevir. p. 36.

WITNEY, bourg d'Angleterre, dans Oxfordshire, fur la riviére de Windruch. Ce bourg qui a droit de marché, eft fameux par fes manufactures de couvertures de lit par fon école, & par fa petite bibliothèque. * Etat prefent de la Grande Bretagne,

t. 1.

1. WITTENBERG, ville d'Allemagne, dans le duché de Saxe, fur les bords de l'Elbe. Cette ville qui eft la capitale du duché de Saxe, & défendue par un bon château que l'électeur Frédéric III, dit le Sage, fit bâtir, eft grande & bien peuplée. On croit que c'eft cette ville que les anciens ont connue fous le nom de Leucorea, ou Calefia. Plufieurs Historiens asfurent que Witekind en a été le fondateur, & qu'elle a été ainfi appellée des mots Allemands Witce-Berg, c'est-à-dire montagne de Wittekind. Cette étymologie a pouttant paru fausfe beaucoup d'auteurs. C'eft ce qu'on ne fauroit garan tir. Cette ville fe resfentit des défordres de la guerre civile dont l'Allemagne fut affligée durant le dernier fiécle. L'électeur Fréderic III, fonda l'univerfité de Wittenberg en 1502. Il lui asfigna de bons revenus, & y attira, par de grosfes penfions, les plus habiles hommes de l'Allemagne. Il y a toujours dans cette univerfité, un très-grand nombre d'écoliers, qui jouisfent de plufieurs prérogatives; & c'est ce qui contribue à la rendre la plus florisfante de celles qui font entre les mains des protestans. * D'Audifred, Géogr. anc. & mod. t. 3, p. 362, éd. 1695.

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L'églife, où repofoient les corps de plufieurs princes de la maifon de Saxe, fut changée, par l'électeur Jean-Fréderic, qui en fit ôter leurs tombeaux, pour les mettre dans l'églife du château. Ce même élec teur embellit fort la ville de Wittenberg: il y fit construire un pont, fur l'Elbe, rebâtit entierement le château, & fonda le principal temple, dédié à fainte Urfule. Le tems, où ce temple fut bâti dans lę château, eft marqué dans l'inscription, qu'on voit encore, au frontispice du portail. Elle est conçue en

ces termes :

D. Friderici, Ducis Saxonia, Sacri Romani Imperii, & ejusdem Cæfareæ Majestatis, Archimarescalli, Electoris & locum tenentis Generalis, Landgravii Thuringia, & Marchionis Misnia. M. D. XVIII.

Struximus hæc Divis & nostræ cuncta faluti

Et pro Saxonica posteritate Domus.

2. WITTENBERG, ville d'Allemagne, dans l'électorat de Brandebourg, au comté de Pregnitz à la droite de l'Elbe, dans l'endroit où la riviere de Strepenitz fe jette dans ce fleuve. * Jaillət Atlas.

3. WITTENBERG ou NEU-WITTENBOURG, bourgade d'Allemagne, dans le duché de Lawenbourg, fur le bord de l'Elbe, à la droi te, à quatre lieues au-desfus de la ville de Lawenbourg.

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WITTENBORCH, bourgade d'Allemagne, dans le duché de Mecklenbourg au comté de Schwerin, entre la ville de ce nom, & celle de Lawenbourg, à fix lieues de la premiere, & à fept de l'autre. Cette bourgade eft bâtie à la fource d'une petite riviere, qui fe jette dans l'Elbe.

1. WITTENSÉE, lac de Dannemarck, dans le Sud-Jutland, ou duché de Schleswich, dans la préfecture de Gottorp, asfez près de l'Eyder, dans lequel il fe décharge, par le moyen d'un émisfaire. Ce lac peut avoir un mille de longueur, & trois. ou quatre milles de largeur. * R. Hermanid. Descr. Daniæ, p. 886.

2. WITTENSÉE, bourgade du Dannemarck, au duché de Schleswick, dans la préfecture de Gottorp, à l'Occident du lac de même nom. * De l'Isle, Atlas.

WITTOW, presqu'isle d'Allemagne, dans la partie feptentrionale de l'isle de Rugen. Le bourg de Wick eft le principal lieu qu'on y trouve.

WITZEHAUSEN, ville d'Allemagne, dans le Landgraviat de Hesfe-Casfel, au quartier auquel elle donne fon nom, & dont elle eft la capitale. Cette ville eft fituée fur la rive gauche du Wefer, entre Allendorff & Munden, environ à trois lieues de Casfel.* Gerard Walk, Carte de la Hesfe.

WIWELSCOMB, bourg d'Angleterre, dans la province de Sommerfet. Il a droit de tenir marché public. Etat préfent de la Gr. Br. t. 1.

WIZAGNE, ville de Tranfylvanie, au comté de Ceben, au Nord de la ville de Ceben ou Hermanstat, fur la route de cette derniere ville à Medgies. Les Allemands la nomment Soltzenburg. On y voit de belles mines de fel. * De l'Isle, Atlas.

WIZNA, ville de Pologne, dans la partie orientale du palatinat de Mazovie, aux confins de celui de Podlaquie, à la droite du Narew; entre Tykoczin & Lomza. C'est un des douze territoires du pala

tinat de Mazovie.

WLADISLAW ou WROICZLAWEK, ville de la Grande-Pologne, la réfidence de l'évêque de Cujavie, & le titre du palatin de cette province. Cette ville, bâtie fur la rive gauche de la Vistule, entre Doobrzin & Thorn, qui font de l'autre côté de la riviere, eft fituée dans un terrein bas & uni, & préfente, du côté de la Vistule, une fort belle perfpective. Son églife eft magnifique, & fes bâtimens font asfez beaux. Il y a, dans cet endroit, un péage. *Mémoires du Chevalier de Beaujeu, l. 2, c. 3.

WLIERDEN, village des Pays-Bas, dans la mairie de Bois-le-Duc, au quartier de Peelland. La feigneurie de ce village appartient au baron de Quaadt. Il y a un tribunal de fept échevins, avec une églife, où le ministre de Deurne va prêcher. * Janiçon, Etat préfent des Provinces - Unies, t. 2,

P. 142.

WLODZIMIERS ou WLODIMIRS, ville de la ville de la Petite-Pologne, au palatinat de Volhinie, fur le bord & à la droite du ruisfeau de Lug, qui fe jette, un peu au-dessous, dans le Boug. Dès le commencement du onzième fiécle, cette ville étoit confidérable, & très-bien fortifiée; ce qui n'empêcha pas qu'elle ne fe rendit, l'an 1073, à Boleslas, fecond roi de Pologne. En 1319, Gedimin, grand-duc de Lithuanie, l'asfiégea, & la prit avec fon château, après avoir tué Volodimir, fon duc, qui s'approchoit, avec une armée, pour faire lever le fiége. Le roi de Pologne, Cafimir III, furnommé le Grand, s'empara de Wlodzimiers, & y fit prifonnier Kieystutut, frere de grand-duc Olgerd; mais Kieystutut, s'étant évadé, enleva de nouveau cette ville aux Polonois. Elle fut réduite en cendres, en 1431, durant la guerre du roi, Wladislas V, & de fon frere Suirigellon.* Andr. Cellar. Description Polonoife,

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WOCHSTAD ou WAGSTADT, ville d'Allemagne, au duché de Siléfie; dans la principauté de Troppaw, aux confins du marquifat de Moravie, avec un château. * Jaillot, Atlas.

,

WODNANY ou WODNAY, bourgade de Bohême dans le cercle de Prach, fur la riviere de Blanitz, à cinq lieues, au Nord occidental, de Budweis.

WOENSEL, village des Pays-Bas, dans la mairie de Bois-le-Duc, au quartier de Kempenland fur la riviere de Dommel. Ce village, qui eft grand, a le titre de feigneurie; mais elle eft unie à celle d'Eyndhoven. Il y a, a Woenfel, un tribunal de fept échevins, que le Drosfard renouvelle ou confirme tous les ans. Le ministre de l'églife de ce lieu eft ausfi chargé d'aller prêcher à Tongelre. Il y avoit autrefois, à Woenfel, trois hôpitaux, pour les pélerins, & qui avoient été fondés & dotés, par des particuliers. Janiçon, Etat préfent des Prov. Un. t. 2, P. 136.

*

WOENSDRECHT, village des Pays-Bas, dans le marquifat de Berg-oh-Zom, au quartier occidental, à deux lieues au fud de Berg-op-Zom. Il y a dans ce village un tribunal, compofé de fept échevins, & de quatre Jurés. Le fecrétaire d'Osfendrecht exerce, à Woensdrecht, la même fonction, de la part du marquis de Berg-op-Zom. Cette jurisdiction renferme deux Polders, le Zuytland & le Nortland. Le premier comprend une partie de la feigneurie d'Enkelnoort, qui eft du resfort de la Zélande; & chacun de ces Polders a fon dyckgrave, deux jurés & un tréforier. Il y avoit autrefois, dans ce village, une très-belle églife, qui fut brûlée par les Espagnols, & dont une partie a été rétablie pour les protestans. Les propriétaires ont l'ufage de toutes les bruyeres de la jurisdiction, pour y faire paître leurs bestiaux, & pour en tirer des tourbes. Ils payent feulement une petite rétribution au marquis.

WOGULITZI, WOGULTZOI ou WOGULITZES, peuple payen de Sibérie. Ils habitent aux environs de la riviere de Tura, depuis les montagnes, qui féparent la Rusfie de la Sibérie, jusqu'à la riviére d'Irtis, en tirant du côté de Samaroff. On prétend communément que cette nation est une branche des Tartares; mais comme les Wogulitzes font payens, & des plus grosfiers, & que tous les autres Tartares, qui habitent de ce côté, foit dans la Sibérie, foit dans les royaumes de Cafan & d'Astracan, font profesfion du culte Mahométan; on les peut plutôt compter parmi les peuples payens de la Sibérie, que parmi les peuples, qu'on appelle préfentement Tartares: ausfi resfemblent-ils beaucoup plus à ces premiers qu'aux derniers. Mais ils font plus civilifés que les autres peuples de la Sibérie, & avoient beaucoup de commerce avec les Rusfes, avant que la Sibérie fût foumife à la Rusfie. Ces peuples, quoique payens, ont une idée du Créateur, croyent une réfurrection des morts, une récompenfe du bien, & une punition du mal, après la mort. Ils ne veulent point croire au diable, & difent que s'il y en a un, il ne peut faire de mal, puisqu'il n'en a jamais fait. Tout leur culte confiste en ce que tous les peres de famille, de chaque village, s'asfemblent une fois par an, vers la fin de l'Eté, & vont facrifier, dans quelque forêt voifine, une tête de chaque forte de leur bétail, dont ils fuspendent les peaux, à quelque arbre des plus beaux & des plus droits de la forêt, & fe prosternent enfuite plufieurs fois devant elles, fans faire autrement des prières; après quoi, ils mangent ensemble la chair de ces bêtes facrifiées, avec de grands témoignages de joie, & ils s'en croyent quittes, envers Dieu, pour toute l'année. Ils ne favent donner aucune raifon, ou autre explication de ce prétendu facrifice, fe contentant de dire que leurs

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ancêtres en ont ufé ainfi. Avec fi peu de cérémonies facrées, on jugera facilement qu'ils n'ont pas befoin de prêtres. Ils enterrent leurs morts habillés de leurs plus beaux habits; &, fi les moyens du mort permettent, ils mettent quelque argent avec lui dans la fosfe; ce qui n'eft qu'une fuite des fausfes idées qu'ils fe font de la réfurrection. Ils prennent autant de femmes qu'ils en peuvent nourrir, & achettent les filles, qu'ils ont envie d'époufer, de leurs peres, après quoi, ils vont coucher avec elles, fans autre façon: ils invitent feulement les plus proches parens, des deux côtês, à un petit festin, qu'ils donnent à ce fujet. Quand la femme eft prête d'accoucher, elle fe retire dans une hute, dresfée pour cet effet, dans quelque forêt voifine; &-là, après qu'elle eft accouchée, elle eft obligée de s'arrêter pendant deux mois, avant qu'il lui foit permis de revenir auprès de fon mari, & pendant ces deux mois, le mari ne peut non-plus la venir voir. Ils obfervent foigneufement de ne fe point marier dans les dégrés défendus, ni après la mort de quelquesunes de leurs femmes, avant que l'année du deuil foit pasfée. Ils font à peu-près habillés comme les payfans Rusfes, & leurs femmes, comme les femmes du commun de la même nation. Ils habitent dans des villages, & leurs maifons font bâties comme celles qu'on voit dans les villages de la Rusfie; mais au lieu de fourneaux, dont les payfans Rusfes fe fervent, ils ont, au milieu de la chambre, un foyer, & un trou, directement au-desfus de la place du feu, pour donner pasfage à la fumée. En Hiver, ils couvrent ce trou, d'un grand morceau de glace, dès que le bois s'eft convertí en charbons; ce qui conferve la chaleur dans la chambre, dans le même-tems qu'il leur fert de fenêtre. Ils ne fe fervent point de chaifes; ils ont, tout à l'entour de la chambre, un banc, de la hauteur d'une aulne, & de deux de largeur, fur lequel ils font asfis, les jambes croifées, à la maniere des Tartares; & ce banc leur fert en même-tems de lit. Comme il y a peu d'endroits dans le pays qu'ils habitent, où les grains puisfent parvenir à leur maturité, ils vivent presque tous de leur bétail, & de la chasfe des élans, & d'autres femblables bêtes fauves; mais ils ne mangent ni poulets ni pourceaux. Au reste, les Wogulitzes font fujets de la Rusfie, & vivent fort pailiblement de ce qu'ils peuvent acquérir par leur travail. Ils payent leurs contributions, en pelleteries, au tréfor de la Sibérie. Hist. des Tartares, p. 366.

*

WOLA, vaste campagne de Pologne, dans le Palatinat, & en-deçà de Warfovie on l'appelle ainfi du nom d'un village, qui y eft fitué. C'eft dans ce lieu, que fe tiennent les diétes, pour l'élection des rois de Pologne.

WOLAW, Volavia, ville d'Allemagne, dans la Siléfie, & la capitale de la principauté de même nom. Cette ville, fituée à quelque distance de fituée à quelque distance de l'Oder, à la droite, eft bâtie dans un marais, & a un château.

La Principauté de Wolaw eft bornée, au Nord, partie par la principauté de Glogaw, partie par les terres de Pologne; àl'Orient, partie par la baronnie de Trachenberg, partie par la principauté d'Olff, partie par celle de Breslaw, qui la borne ausfi au Midi, comme la principauté de Glogaw & celle de Lignits la terminent au Couchant. L'Oder traverfe le pays, du Midi au Nord. Les principaux lieux, qu'on y remarque, font:

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*D'Audifred, Géogr. anc. & mod. t. 3, p. 148 & 449, éd. 1695. La Forêt de Bourgon, Géogr. t. 1, p. 489.

WOLFERSDYCK, Isle des Pays-Bas, dans la Zélande. Elle eft fituée entre celles de Noort-Bevelant, & Zuydt-Bevelant. Elle s'étend d'Orient en Occident. Elle n'a que trois villages; favoir: Osterlant, Sabbinge & Hongerdyck. La plupart de fes habitans font leur occupation de la pêche. Il y a ausfi, dans cette isle, de bons pâturages.

WOLFSBERG, ville d'Allemagne dans la Basfe-Carinthie, fur la riviere de Lavand, fix lieues au-desfus de fon embouchure, dans la Drave. Cette ville, qui appartient à l'évêque de Bamberg, & dont le nom veut dire la Montagne aux loups, a été ainfi appellée, à caufe qu'elle eft fituée au pied d'une montagne, où il y a une très-grande quantité de loups. D'Audifred, Géogr. tom. 1, p. 146, édition 1695.

*

WOLGA, riviere de l'empire Rusfien, & l'une des plus grandes rivieres de l'Univers. Elle eft appellée Attell, par les Tartares, & elle tire fa fource du lac de Wronow, à une petite distance de la ville de Rzeva-Vlodimerski, en Rusfie, vers les frontieres de la Lithuanie, à 56 d. 15'. de latitude. Après un cours de deux lieues, elle pasfe par le lac de Wolgbon, & en fortant de-là, elle commence à prendre le nom de Wolga. Auprès de la ville de Twer, qui eft environ à vingt lieues de fa fource, elle porte déja de grands batteaux, de charge Cette riviere traverfe presque toute la Rusfie, depuis Twer, jusqu'à la ville de Niesna, où la riviere d'Occa, qui eft confidérable, vient s'y jetter du Sud-Oueft. Son cours eft à peu-près de l'Ouest à l'Eft, depuis Niesna, jusqu'à foixante weerfts au-delà de la ville de Cafan, où la riviere de Kama vient s'y jetter du Nord: fon cours eft Sud-Eft; & de-là, elle tourne tout-à-fait au Sud, & va fe dégorger, après un cours de plus de quatre cens lieues d'Allemagne, dans la Mer Ĉas-. pienne, à douze lieues de l'autre côté de la ville d'Astracan, à 45 d. 40'. de latit. Cette riviere fourmille de toutes fortes de poisfons, & furtout de faumons, esturgeons & brochets, d'une grandeur extraordinaire, & d'un goût exquis. Ses bords font par-tout également fertiles; ce qui eft quelque chofe d'étonnant, vu la longueur de fon cours, & la rigueur du climat des provinces, qu'elle parcourt en

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deçà de la ville de Cafan; & quoiqu'au Sud de cette ville, les bords du Wolga ne foient pas cultivés, à caufe des fréquentes courfes des Tartares Koubans, ils ne laisfent pas d'être d'une fertilité fi extraordinaire, que les asperges y croisfent d'elles-mêmes en abondance, & d'une grosfeur & qualité toute particuliere, fans parler des truffes & de quantité d'autres herbes potageres, que la nature y produit abondamment, fans le fecours des hommes; en forte qu'on peut asfurer, fans fe tromper, que la plus belle contrée de la Rusfie eft presque tout-à-fait déferte, tandis que des provinces ingrates y font bien cultivées. Pour remédier, autant qu'il eft posfible, à cet inconvénient, l'empereur Pierre I, fit faire un retranchement, qui commence à la riviere de Wolga, endeçà de la ville de Zaritza, & vient aboutir à la riviere de Don, auprès de la ville de Twia; & par ce moyen, on a mis à couvert la partie du pays, qui eft en dedans du retranchement; mais tout ce qui eft en dehors du retranchement, & qui ne va pas à moins qu'à une étendue de 80 lieues, tant en longueur, qu'en largeur, eft abfolument abandonné en proie aux Tartares Koubans. La Rusfie n'a presque point de bois de chêne, que ce qui en croît aux environs de cette riviere, dans le royaume de Cafan.

Le Wolga reçoit un grand nombre de rivieres, & mouille une prodigieufe quantité de villes. *Hist.gé nérale des Tartares, 1 part. p. 22.

WOLGAST, Volgastum, ville des états de Suéde, en Allemagne, au duché de Pomeranie, fur le bord occidental de la troifieme branche, la plus occidentale de l'Oder, qui prend le nom de Pfin ou Pene, à cinq milles de la Mer Baltique. Cette ville qui eft assez grande & asfez peuplée, a un château, qui passe pour être l'ouvrage de Barnim IV, duc de Pomeranie. Le féjour en eft fort agréable. Son port eft très-grand, & eft regardé comme un des meilleurs de la Mer Baltique. Wolgaft fut prife par Gustave Adolphe, roi de Suéde, en 1630, & par l'électeur de Brandebourg, en 1675. Elle retourna aux Suédois, en 1679.

La feigneurie de Wolgaft renferme tout ce qui eft entre le comté de Gutzkow, & les bouches de l'Oder, qu'on nomme Pfin, Swin & Diwenow. Cette feigneurie fut posfédée longtems par une branche de la maifon de Poméranie. Elle renferme les villes de

Wolgaft, Ufedom; & Wollin.

* D'Audifred, Géogr. anc. & mod. t. 3, p. 403, éd. 1695.

WOLGDA, riviere de l'empire Rusfien. Voyez WOLKAVA, qui eft le vrai nom. Olearius donne celui de Wolgda; mais nous ne connoisfons d'autre riviere, qui forte du lac d'Ilmen, pour fe rendre dans celui de Ladoga, que celle de Wolkowa.

WOLKACK, ville d'Allemagne, dans la Franconie, & dans l'évêché de Wurtzbourg, à la gauche du Mein, au confluent d'une petite riviere, au Nord oriental de la ville de Wurtzbourg. Voyez VOLKACH. *Jaillot, Atlas.

WOLKOWA ou WOLCHOVA, riviere de l'empire Rusfien, dans le duché de la Grande-Novogorod. Elle fort du lac d'Ilmen, du côté du Nord, dans l'endroit où eft bâtie la Grande-Novogorod; & après avoir mouillé le monastere de Nachatim, d. le village de Kriszeviza, g. les villes de Visoko, g. de Polisfa, d. de Gruzina, d. de Soltza, g. de Gorodna, d. le monastere de Nicolai Nespostiza, d. elle fait un faut, puis, arrofe la ville de Ladoga ou Ladiskia, & le monastere de faint Nicolas, près duquel elle fe jette dans le lac de Ladoga. * De l'Isle, Atlas.

WOLKOWAR, VALKOWAR, VALCOWAR ou VOLCOWAR, ville de Hongrie, dans l'Esclavonie. Voyez WALPO.

WOLLIN, Julinum, ville des états de Suéde, en Allemagne, au duché de Pomeranie, dans la feigneurie de Wolgaft, à quatre lieues, Sud-Oueft, de Casmin. Cette ville, autrefois célebre & épisco

pale, eft fituée dans une isle, formée par deux embouchures de l'Oder; favoir, la plus orientale, appellée le Diwenow, & celle du milieu, appellée la Swine. La commodité de fon port, fur la Mer Baltique, y attiroit autrefois un bon commerce, qui a été, depuis, transféré à Lubeck. Cette ville a été bâtie des ruines de Julinum, ville fameufe dès les premiers fiécles. Voyez JULINUM.

WOLMAR, petite ville de l'empire Rusfien, dans la Livonie, au pays de Lette ou Lettie, fur le bord de la riviere de Treiden, à quelques lieues audesfus de Rop. Cette petite ville a été tellement ruinée, par les Moscovites & par les Polonois, que fes habitans, pour se mettre à couvert de l'injure du ont été contraints de faire des bâtimens de bois, fur les ruines des premiers. * Olearius, Voyage de Moscovie, l. 1, p. 6.

WOLMERSTAD, petite ville d'Allemagne, dans le duché & à deux lieues de Magdebourg. Il y a un château, où les archevêques de Magdebourg faifoient quelquefois leur réfidence.

WOLMSTADEN, bourg d'Allemagne, dans le cercle de la Basfe-Saxe, au duché de Magdebourg, dans l'endroit où la petite riviere de Wechte fe partage en deux bras, pour aller fe jetter dans l'Elbe. Jaillot écrit Wolmerftede, au lieu de Wolmstaden, qui eft l'ortographe de Corneille. Ce dernier fait de Wolmftaden une ville, & la met au confluent de l'Alre & de l'Elbe; ce qui ne s'accorde pas avec la carte de Jaillot.

WOLOCZ. Voyez WOLOCK.

1. WOLODIMER, province de l'empire Rusfien, avec titre de duché. Elle eft bornée, au Nord, par le Wolga; à l'Orient, par la feigneurie de la Basfe-Novogorod; au Midi, par le duché de Moscou; & à l'Occident, par celui de Susdal. Cette province, qui tire fon nom de fa capitale, a beaucoup de forêts, & quelques marais, & eft traverfée par la riviere de Clesma. Ses principaux lieux font:

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2. WOLODIMER, ville de l'empire Rusfien, dans le duché auquel elle donne fon nom, près de la riviere de Clesma-Reca. Elle eft fituée fur une montagne, où elle paroît beaucoup, à cause du nombre de fes églifes, qui font blanches. La riviere pasfe à côté, vers le Midi, & va fe décharger dans le Wolga. Wolodimer eft une ville asfez grande, bâtie fur plufieurs collines, féparées les unes des autres. Elle a fept ou huit églifes de pierre, & plufieurs autres de bois. Elle n'eft qu'à cent cinquante werstes de Moscou.

Cette ville fut bâtie par le prince Wolodimer, qui vivoit environ l'an 928. Les grands ducs l'avoient choifie comme le lieu le plus commode pour leur réfidence; & elle fut leur capitale, jusqu'à ce que le prince Danilow Michaelowitz eût transporté le fiége de l'empire à Moscou. * Le Brun, Voyage, t. 3, pag. 245. Olearius, Voyage de Moscovie, liv. 3,

P. III.

1. WOLOGDA, ville de l'empire Rusfien, capitale d'une province & d'un duché de même nom a cinquante lieues de Jeroslaw, vers le Nord, & à cent de Moscou, fur la riviere de Wologda. La grande églife de Wologda fe nomme Saboor. C'eft un beau bâtiment, de la façon de l'architecte Italien, qui a travaillé au château de Moscou. Cette églife a cinq dômes, que les Rusfiens nomment GlaJa, c'est-à-dire, Têtes d'Eglife: ils font couverts de fer blanc, & au-desfus, s'élevent de grandes croix. On compte, dans cette ville, vingt & une églifes, bâties de pierre, & dont la plupart ont ausfi des dômes, couverts de fer blanc, avec des croix dorées; ce qui fait un bel effet, quand le foleil donne

desfus.

desfus. Outre ces églifes de pierre, il y en a quarante-trois autres, bâties de bois, trois couvens de religieufes, dont le principal ornement eft une églife de pierre, bâtie au milieu, & environnée de célules de bois, pour loger les religieufes, dans un lieu particulier, où l'on entre par une petite porte. Les bazars ou marchés font remplis de boutiques. Les denrées & les marchandifes, de différentes espèces, s'y vendent chacune dans un endroit particulier. On voit, à Wologda, un grand édifice, qui n'a pas été achevé, & qui fut commencé par le Czar Ivan Wasfieliewitz, pour fervir de citadelle; mais on ne put point le finir, par la crainte que l'on eut en ce tems des Tartares, qui firent retirer ce prince de Moscou. L'autre côté de la ville & de la riviere, n'eft pas fi beau; il fe nomme Dofreféne, & il a fon gouverneur particulier. Cette ville a une bonne lieue de longueur, & un quart de lieue de largeur, en certains endroits. C'eft le lieu par où pasfent toutes les marchandifes, qui viennent d'Archangel, pour être transportées hors du pays. Il s'y trouve aujourd'hui trois ou quatre magafins, pour ferrer les effets des Hollandois. Wologda eft fituée fous les 59 d. 15'. de latit. feptent. à l'Eft, de la riviere, qui eft asfez large. Elle a un archevêché, qui eft un des plus anciens de Moscovie. * Le Brun, Voyage, t. 3, P. 59. 2.

2. WOLOGDA, province de l'empire Rusfien, avec titre de duché. Elle eft entre les provinces de Kargapol, au Nord; de Bielozero, au Couchant; be Bielski & de Susdal, au Midi; & d'Ostioug, au Levant. C'est un pays rempli de forêts & de marais, qui abondent en gibier & en poisfon. Cette province dépendoit autrefois du duché de la Grande-Novogorod; mais elle en a été féparée. Les principaux fieux, de cette province, font:

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3. WOLOGDA. Voyez DwINA. WOLSTAT, bourg d'Allemagne, dans la Siléfie, au duché de Lignitz, fur une petite riviere, qui fe jette dans le Katzbach, un peu au-desfous de Lignitz. Ce bourg est remarquable, par la victoire que les Tartares y remporterent, en 1241, fur Henri le Pieux, duc de Silefie, qui y fut tué dans le combat. Ce n'eft que depuis cette bataille, que ce bourg a pris le nom de Wolftat, qui, dans la langue du pays, fignifie carnage. * Jaillot, Atlas.

WOLTHAU, felon Corneille, & VLOTHAW, felon Jaillot, petite ville d'Allemagne, dans la Weftphalie, au comté de Ravensberg, fur la rive gauche du Wefer, entre Rintelen & Minden.

WOLVERHAMTON ou WOLVERTON, bourg d'Angleterre, dans la province de Stafford, à l'Occident de la Tame, fur une hauteur. Ce bourg, qui a droit de marché, fe nommoit anciennement Wol fruneshamtom, du nom de Wolfrune, femme dévôte, qui y bâtit un monastere. Son église a été annexée au doyenné de Windfor.

A quatre milles de ce bourg, eft un bois, où eft le chêne, qui fervit de retraite, au roi, Charles II, après fa défaite à Worchester, en 1651. On voit encore ce chêne, qu'on a entouré d'une petite mu raille, & qu'on appelle le chêne royal. * Del. de la Gr. Br. p. 383.

WOLWICH, bourg d'Angleterre, dans la provice de Kent. Il a droit de tenir marché public.* Etat préfent de la Gr. Br. t. 1.

WOMER, ruisfeau d'Angleterre, au comté de Hartford. A trois ou quatre milles de faint Alban, au Nord-Ouest, le Coln arrofe un bourg, nommé Redborn, où il reçoit le ruisfeau, appellé Womer. Selon l'opinion populaire, ce ruisfeau ne se déborde jamais, qu'il ne foit le préfage de quelque grand malheur, dont le royaume eft menacé.

WONSIDEL, ville d'Allemagne, dans la Saxe, au Voigtland, fur l'Egra, au Midi d'Hoff. On la regarde comme étant de la Franconie, à caufe de fon fouverain. Il y a, aux environs, des mines Tom. VI.

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d'étain, de cuivre & de fer, & des carrieres de marbre, * Jaillot. Sanfom.

WOODBRIDGE, bourg d'Angleterre, dans la province de Suffolck, fur la riviere de Deben, à cinq ou fix milles, au Nord, d'Ipswich. C'eft un grand & beau bourg, célebre par fon marché, où il fe fait chaque femaine un grand commerce de ferges, de planches, pour les vaisseaux, de beurre & de frommage. On y voit une très-belle églife, & deux ou trois chantiers, pour les vaisfeaux. Les habitans de Woodbridge pasfent pour être de très-bons ouvriers, dans ce genre de construction.

WOODCOTE, lieu d'Angleterre, dans le comté de Surrey. On y voit les vestiges d'une ville dans un petit bois, dont le fommet d'une colline eft couvert. On y remarque, entr'autres, plufieurs fontaines, faites de fragmens de cailloux. Ceux du pays racontent plufieurs chofes de fes richesses & du grand nombre de fes citoyens. On croit que c'eft la ville que Ptolomée nomme Neomagus, & l'Itinéraire d'Antonin, Noviomagus. Sa distance de Londres,' qui eft de dix milles, & de Viagmes, qui eft de dixhuit milles, en eft une forte preuve. C'est ce que marque l'ancien Itinéraire. Ainfi, il ne faudroit pas' s'attacher à l'opinion de ceux qui ont mis Noviomagus, près de Buckingham, ou de Guildford. Cette ville a été la principale cité des regnes, & connue par Marin Tyrien, ancien géographe. * Corn. Dict. Atlas, Surrey.

WOODLAND. On appelle ainfi, en Angleterre, la partie occidentale du comté de Warwick, à caufe des bois dont elle eft couverte. Anciennement on la nommoit Arden, qui, en langue Gauloife, fignifioit la même chose. * Délices de la Gr. Br. p. 531.

WOODSTOK, ville d'Angleterre, dans Oxfordshire, avec droit de tenir marché, & d'envoyer des députés au parlement. Woodstok étoit autrefois un domaine de la couronne, qui fut aliéné, par acte du parlement, en faveur du feu duc de Marlborough, comme une marque publique de reconnoisfance, pour les fervices fignalés, qu'il avoit rendus à l'état, particulierement à la bataille de Bleinheim; & c'eft pour en perpétuer la mémoire, qu'on y a voulu bâtir un palais magnifique, nommé Bleinheim-house. Henri I fit bâtir, à Woodftok, une maifon royale, qui fut aggrandie, dans la fuite, par Henri II, & détruite, dans les guerres civiles, du tems de Charles I. Il y avoit un labyrinthe, où la belle Rofemonde, concubine d'Henri II, fut empoisonnée, pour fatisfaire à la vengeance d'une reine jaloufe. Elle fut enterrée, à Godítow, dans le couvent des religieu fes, avec cette épitaphe latine :

Hæc jacet in tumba Rofa mundi, non Rofamunda;

Non redolet, fed olet, quæ redolere folet.

Le tombeau avoit été placé au milieu du chœur de l'églife, couvert d'un drap de foie. Un évêque de Lincoln, nommé Hugues, trouva contre la décence, & de dangereufe conféquence, que le tombeau d'une femme, telle qu'avoit été Rofemonde, fût expofé aux yeux des filles, qui avoient fait vœu de chasteté il le fit ôter du chœur, & transporter dans le cimetiere. Mais les religieufes, affectionnées à la mémoire de Rofemonde, tirerent fes os du cimetiere, & les remirent honorablement dans le chœur de leur églife. * Etat préfent de la Grande-Bretagne, t. 1, p. 101. Délices de la Grande-Bretagne, t. 3, p. 625.

C'eft dans la maifon royale de Woodftok, qu'étoit né le vaillant Edouard, furnommé le Prince Noir, qui gagna, fur les François, la fameufe bataille de Poitiers, où Jean, roi de France, fut fait prifonnier, le 19 de Septembre 1356.

La riviere d'Evenlode, s'étant avancée, à l'EA, vis-à-vis de Woodftok, tourne droit au Sud, & va fe jetter dans la Tamife. Près du confluent de ces deux rivieres, on voit un monument antique, tou à-fait fingulier. C'eft un rang de grosfes pierres, de grandeur & de forme inégales, élevées fur leur bafe,

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