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NOTICE SUR JUSTIN.

L'abréviateur Justin, nommé, dans un ancien manuscrit de Florence, M. Junianus Justinus, et dans d'autres M. Justinus Frontinus, passe communément pour avoir vécu sous le règne des Antonins. On n'en a d'ailleurs d'autre preuve que ces deux mots de la préface de Justin, Imperator Antonine, ajoutés très-probablement par quelque copiste, qui confondait cet auteur avec Justin le Martyr. Ce témoignage même étant ruiné, on en est réduit à des conjectures fort arbitraires sur l'époque où il convient de placer cet écrivain, dont la vie est d'ailleurs complétement inconnue. Son abrégé est un extrait du grand ouvrage historique de Trogue-Pompée. Justin, dans sa préface, avertit le lecteur qu'il a fait choix des faits et des passages qu'il jugeait particulièrement intéressants; les autres événements ne sont qu'à peine mentionnés, et seulement par forme de transition.

Les critiques ont fait de patientes recherches pour reconnaître les autorités où Trogue - Pompée a puisé. On pense avec quelque fondement que parmi les quarante-quatre livres dont se composait son ouvrage, et dont Justin a donné quarante-quatre extraits, le guide de Trogue pour les six premiers, qui forment une sorte d'introduction à l'histoire de la Macédoine, a été Théopompe. Il a pu cependant compléter les données que lui fournissait cet historien par celles que lui offraient Hérodote et Ctésias, et même les mythographes. Les quatre livres suivants, que remplit l'histoire de Philippe, auraient été traduits de Théopompe. Dans les livres XI-XVI, qui traitent de l'histoire d'Alexandre et des guerres entre ses généraux jusqu'à l'avènement de Lysimaque au trône de Macédoine, on ne distingue les sources que pour les digressions sur Cyrène et sur Héraclée, qui seraient tirées de Théopompe, et pour l'épisode de l'Inde, emprunté à Mégasthènes. L'histoire de Lysimaque, qui fait l'objet du livre XVIII et où Séleucus est jugé avec partialité, aurait été puisée dans Jérôme de Cardie. Les six livres suivants (XVIII-XXIII), qui renferment à peu près tout ce que nous savons sur les Carthaginois avant leurs démêlés avec les Romains, sont fort importants. Théopompe aurait fourni ce qui regarde Syracuse et la Grande-Grèce, et Timée, l'histoire d'Agathocle. Phylarque a été la principale autorité de Trogue-Pompée, du livre XXIV au livre XXIX, période qui commence à l'invasion des Gaulois sous Brennus, et se termine à la première guerre de Philippe avec les Romains. La suite des

* Ces mots viendraient dans la Préface à la suite de : Quod adte, Imperator Antonine, non tam cognoscendi, etc. Nous les avons supprimés comme trop douteux.

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guerres de Macédoine et de Syrie, où figurent Annibal, Antiochus le Grand, Philopémen, Persée, et qui est racontée dans les six livres qui suivent (XXX-XXXV), est extraite de Polybe.

Pour une grande partie de ce qui est renfermé entre les livres XXXVI et XLII, touchant la suite de la guerre de Syrie et la fin de ce royaume, la Judée, les guerres de Mithridate, l'histoire des Parthes et de l'Arménie, Justin est la principale source historique. La comparaison de ces livres avec les fragments de Posidonius de Rhodes, qui nous ont été conservés par Athénée, a fait voir que cet historien a été le guide de Trogue-Pompée. Posidonius, qui était lié d'amitié avec Pompée, avait publié en cinquante-deux livres une histoire des quatre-vingt-deux années qui se sont écoulées entre la destruction de Corinthe et le bouleversement de l'empire de Syrie. La digression de Justin sur les Juifs est remplie de confusion on sait quelles idées fausses on avait de ce peuple du temps d'Auguste, et même encore à l'époque de Tacite; mais on est surpris que Justin n'ait pas été en état de rectifier les erreurs qui se trouvaient dans son original.

Le livre XLIII contient l'histoire ancienne de Rome et de Marseille. Dans la dernière partie, Dioclès de Péparèthe a été la source de Trogue-Pompée. Enfin le livre XLIV, qui traite de l'histoire de l'Espagne, est tiré probablement de Posidonius.

Telles paraissent être les autorités suivies par Trogue-Pompée, et par conséquent par son abréviateur. Il ne faut pas d'ailleurs chercher dans Justin ni l'exactitude chronologique qui manque à la plupart des historiens anciens, ni la critique historique, qui peut-être lui a manqué plus qu'à aucun autre. Mais personne ne peut lui contester le mérite d'un très-habile écrivain. Sous ce rapport, Rollin nous paraît en avoir donné une idée trèsjuste dans le passage suivant, où il juge à la fois l'auteur original et l'abréviateur.

« On croit que c'est à Tite-Antonin que Justin a adressé son Abrégé de l'Histoire de Trogus Pompeius mais on n'en peut rien assurer, y ayant plusieurs empereurs du nom d'Antonin. Trogus Pompeius est mis entre les illustres écrivains du temps d'Auguste. On le place entre les historiens du premier mérite, avec Tite-Live, Salluste et Tacite. Son ouvrage était d'une étendue immense, et comprenait, en quarante-quatre livres, toute l'histoire grecque et romaine jusqu'au temps d'Auguste. Justin en fait l'abrégé en autant de livres : en quoi il nous a rendu un mauvais service, s'il est vrai que cet abrégé soit la cause de la perte de l'origi

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SOMMAIRES

DES XLIV LIVRES DE JUSTIN.

Livre I. Chap. I. Ninus, le plus ancien roi d'Assyrie, soumet tout l'Orient, tue Zoroastre, roi des Bactriens, et s'avance jusqu'aux frontières de la Libye. II. Sémiramis, qui lui succède, bâtit Babylone, dompte l'Éthiopie, tente la guerre en Italie, règne quarantedeux ans, et est tuée par son fils. · III. L'empire de l'Asie, qui avait été aux Assyriens pendant treize cents ans, passe, après le meurtre de Sardanapale, le dernier de leurs rois, aux Mèdes. — IVVI. Astyage, dernier roi des Mèdes, est détrôné par Cyrus, son petit-fils. VII. Cyrus, roi des Perses, défait les Babyloniens et Crésus, roi des Lydiens. VIII. Cyrus est tué dans la guerre contre les Scythes. IX-X. Cambyse, son fils et son successeur, périt en Égypte. Darius, fils d'Hystaspe, est élu roi; ruse de Zopyre. Guerre contre les Scythes.

Livre II. Chap. I. Origine des Scythes; leur antiquité plus haute que celle des Égyptiens.-II. Climat de la Scy. thie; les Scythes nomades; leurs mœurs simples et pures; leur justice. - III. Bravoure des Scythes; vainqueurs de Sésostris, ils reçoivent un tribut de l'Asie pendant quinze cents ans. - IV. Les Amazones; leurs exploits en Cappadoce, en Asie et en Europe jusqu'à Alexandre.-V. Les Scythes vainquent leurs esclaves et repoussent Darius. Ce roi s'enfuit, ct dompte, en passant, la Macédoine et l'lonie. VI. Origine d'Athènes; ses arts, ses lois, ses rois depuis Cécrops jusqu'à Codrus, le dernier. - VIIVIII. Les archontes. Lois de Solon. Solon réclame pour ses concitoyens Salamine, enlevée aux Mégariens. Pisistrate asservit sa patrie. IX. Meurtre d'un des fils de Pisistrate; exil de l'autre chez les Perses. Miltiade vainqueur des Perses à Marathon. - X. Xerxès, successeur de Darius, recommence la guerre, interrompue par la mort de son père. XI-XIV. Léonidas aux Thermopyles. Pillage de Delphes. Thespies, Platée et Athènes brûlées par Xerxès. Bataille de Salamine, de Platée en Béotie, de Mycale en Ionie. Xerxès, défait, se sauve à Abydos et laisse Mardonius en Grèce.

-XV. Les Athéniens songent à rebâtir leur ville. Les Spartiates se plaignent de ce qu'ils élèvent de plus fortes murailles; Thémistocle joue les Spartiates. Les Athéniens et les Spartiates battent les Perses dans différents combats. Livre III. Chap. I. A Xerxès tué succède Artaxerxès son fils. II-III. Les Athéniens se séparent des Spartiates. Lycurgue, législateur de Sparte. - IV. Première guerre messénienne; les Spartiates y sont battus. Ils envoient une colonie à Tarente, sous la conduite de Phalanthe. - V.VI. Vainqueurs dans la seconde guerre messénienne, les Spartiates en entreprennent une troisième, dans laquelle les Athéniens ont pour chefs Périclès et Sophocle. VII. Belle conduite de Périclès pendant la guerre. Livre IV. Chap. I-II. La guerre est transportée en Sicile.

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Description de la Sicile; les Carthaginois veulent s'en emparer. III. Les habitants de Rhégium opprimés par les Himériens. Les Athéniens secourent les Cataniens, et ont des succès contre les Syracusains. IV-V. Les Athéniens sont battus par Gylippe, général des Spartiates, qui était allé au secours des Syracusains.

Livre V. Chap. I. Alcibiade, exilé d'Athènes, excite con

tre sa patrie le roi de Sparte, auquel se joint Da rius. II-IV. Alcibiade s'enfuit de Sparte; il dé. tache les Perses de l'alliance avec cette république. Nommé de nouveau amiral de la flotte, il bat les Spartiates, et revient à Athènes, chargé de dépouilles, et au milieu des félicitations générales. — V. Il part ensuite pour l'Asie avec la flotte, est vaincu et exilé une seconde fois. VI. Conon, qui lui succède dans le commandement, est aussi battu; il fuit en Chypre. — VII-VIII. Athènes, affamée et tremblante, est forcée de se rendre. Les trente tyrans; ils sont les instigateurs de la mort d'Alcibiade. - IX-X. Les trente tyrans sont vaincus par Thrasybule.-XI. Artaxerxès Mnémon, successeur de Darius, ayant vaincu son frère Cyrus, ne peut vaincre une armée de dix mille Grecs. Admirable retraite de ces dix mille Grecs.

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Livre VI. Chap. I. Les Lacédémoniens veulent s'emparer de l'Asie; Artaxerxès leur oppose Conon l'Athénien avec une flotte. — II. Agésilas est envoyé en Asie, où Conon a de nombreux succès. - III. Agésilas est rappelé. Conon remporte une grande victoire navale sur Pisandre, général lacédémonien. IV. Les Lacédémoniens sont vaincus par les Thébains, qui le sont à leur tour par Agésilas. - V. Les Athéniens envoient Iphicrate au secours des Thébains. Conon rentre dans sa patrie; il en rebâtit les murs et le port. VI. Paix d'Antalcis. Les Spartiates vaincus par les Arcadiens et les Thébains. - VII-VIII. Les Thébains vaincus par les Spartiates. Mort d'Épaminondas. - IX. Les Thébains tombent dans la mollesse, ainsi que les Athéniens. Philippe, roi de Macédoine, menace l'indépendance de la Grèce.

Livre VII. Chap. I. Description de la Macédoine.

- II.

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Livre X. Chap. I-III. Artaxerxès ayant été tué par Darius, son fils, a pour successeur son autre fils Artaxerxès Ochus. A celui-ci succède Darius Codoman, qui est vaincu par Alexandre le Grand et tué par Bessus.

Livre XI. Chap. I. Les armées de Philippe, composées de différentes nations, se soulèvent au bruit de sa mort. Alexandre se concilie la faveur des Macédoniens. II-IV. Alexándre punit les meurtriers de son père, subjugue les Athéniens et les Thébains, et détruit leurs villes, dont il vend les habitants. - V-VI. Il passe en Asie, et bat, près du Granique, avec trente-quatre mille cinq cents hommes, l'armée de Darius, qui était de six cent mille.

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VII VIII. Il tranche le noeud Gordien; passe le Taurus; se baigne dans le Cydnus; est guéri par Philippe, son médecin. — IX. Nouvelle défaite de Darius, à Issus; soixante et onze mille Perses tués; quarante mille prisonniers, parmi lesquels la mère, la femme et les deux filles de Darius. X-XI. Alexandre recouvre Sidon et la Syrie; prend Tyr, Rhodes, l'Égypte et la Cilicie; se fait reconnaître comme fils de Jupiter Ammon. - XII-XIV. Troisième défaite de Darius, à Arbèles. Alexandre se rend maitre de toute l'Asie, après que ses conditions de paix ont été repoussées par Darius. Immense butin qu'il fait à Suze et à Persépolis. Alexandre pleure Darius tué par les siens, et lui fait de magnifiques funérailles.

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· XV.

Livre XII. Chap. I-II. Attaques des généraux d'Alexandre contre les Grecs, pendant son absence. Zopyrion battu par les Scythes. Alexandre, roi d'Épire, tué par les Brutiens.-III-IV. Alexandre soumet les Hyrcaniens et les Mardes; son aventure avec l'Amazone Thalestris; son luxe asiatique. Il bat les Parthes, et leur donne pour gouverneur le Perse Andragoras. V. Il dompte les peuples du Caucase; il bâtit sur le Tanaïs, dans la Bac. triane et dans la Sogdiane, treize villes, qu'il peuple de soldats séditieux; il punit Bessus. VI. Il tue Clitus. Sa douleur; Callisthènes le console. -VII. II tue ce même Callisthènes, qui ne voulait pas l'adorer; il va dans l'Inde et donne ce royaume à Cléophis, dont il partage la couche. VIII. Après avoir vaincu Porus et battu les Cuphites, les murmures de son armée l'empêchent de marcher plus avant. - IX-XII. Cependant il va jusque chez les Sygambres; il est blessé, et guérit; il revient à Babylone, épouse Statira, fille de Darius, et châtie sévèrement les séditieux. 11 pleure la mort d'Héphestion. - XIII-XVI. A Babylone, il est empoisonné par Antipater, meurt avec courage, et désigne Perdiccas pour son successeur. Portrait d'Alexandre.

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Livre XIII. Chap. I. Deuil de tous les peuples, à la mort d'Alexandre; les Macédoniens seuls s'en réjouissent. II. Les généraux d'Alexandre s'occupent du choix de son successeur. III-IV. La cavalerie et l'infanterie se divisent et se soulèvent à cette occasion; Perdiccas les apaise. Aridée, frère d'Alexandre, est proclamé roi. Les chefs se partagent le gouvernement des provinces. - V-VII. Guerre d'Antipater et de Léonatus contre les Athéniens. Guerre d'Antigone, de Cratère et d'Antipater. Perdiccas se prépare à attaquer Ptolémée, gouverneur de l'Égypte, qui s'était emparé de Cyrène; origine de cette ville. VIII. Néoptolème se sépare de Perdiccas; il est vaincu par Eumène. Perdiccas est tué. Eumène et tous les amis de Perdiccas sont déclarés ennemis publics.

Livre XIV. Chap. I-IV. Préparatifs d'Eumène. Vaincu par Antigone, il se concilie les Argyraspides; vaincu une seconde fois, il est livré au vainqueur par ses propres soldats. V-VI. Eurydice, femme d'Aridée, donne à Cassandre et à Antigone le commandement de l'armée de Polyperchon; elle est tuée avec son mari, par l'ordre d'Olympias. Celleci bientôt après est tuée par Cassandre, qui la tenait assiégée dans Pydna.

Livre XV. Chap. I. Nouvelle guerre d'Antigone contre Ptolémée, Cassandre, Lysimaque et Séleucus. Démétrius, fils d'Antigone, est vaincu par Ptolé

mée. II. Cruauté de Cassandre envers la famille royale. Ptolémée est vaincu par Démétrius, dont le père, Antigone, prend le titre de roi. Ptolémée, Cassandre, Lysimaque en font autant, et se liguent tous contre Antigone. III-IV. Vies et actions de Lysimaque et de Séleucus. Conjointement avec Ptolémée, ils battent Antigone, le tuent, et mettent en fuite son fils Démétrius. Séleucus s'associe dans la suite Démétrius contre Ptolémée et Lysimaque.

Livre XVI. Chap. I. Cassandre et Philippe, son fils et son suc cesseur, étant morts, Antipater, frère de Philippe, lui succède; il tue Thessalonia, sa mère, et a pour ennemi son frère Alexandre. Démétrius chasse de la Macédoine Antipater, gendre de Lysimaque, et s'empare du pays. II-V. Lysimaque tue Antipater. Démétrius est pris par Séleucus, et meurt. Lysimaque, ayant chassé Pyrrhus, son allié, se rend maître de la Macédoine, et déclare la guerre à Héraclée; origine et histoire de cette ville. Livre XVII. Chap. I-III. Lysimaque périt dans la guerre contre Séleucus. Séleucus, sept mois après, est tué par Ptolémée Céraunus, qui se concilie l'amitié des autres chefs et surtout celle de Pyrrhus, roi d'Épire. Digression sur l'origine et les rois de l'Épire jusqu'à ce Pyrrhus.

Livre XVIII. Chap. I-II. Pyrrhus secourt Tarente contre les Romains, et bat le consul Lévimus; il fait la paix avec eux et passe dans la Sicile, qu'inquiétaient les Carthaginois. III. Les Carthaginois; leur origine. Conspiration des esclaves à Tyr; tous les hommes libres tués, excepté Straton qui est élu roi. Alexandre rend le royaume de Tyr à ses descendants. IV-VI. Élissa ou Didon; Acerbas, son mari, tué par Pygmalion, son frère. Elle s'enfuit en Afrique, fonde Carthage, et, pour ne pas épouser Hiarbas, se tue elle-même.-VII. Troubles civils à Carthage. Guerre heureuse en Sicile, malheureuse en Sardaigne. Exil de Malée, qui fait périr son fils, et qui rentre à Carthage par la force des armes.

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Livre XIX. Chap. I-III. Fortune diverse des Carthaginois en Sicile (déjà exposée au livre IV, et dont Justin continue de parler, livres XIX-XXIII), sous les généraux Magon, Hasdrubal et Hamilcar, ses fils, et sous Himilcon, fils de ce dernier.

Livre XX. Chap. I. Denys chasse les Carthaginois de la Sicile, et porte la guerre dans la Grande-Grèce; peuples de ce pays.-II-III. Origine des Métapontins; leurs guerres; celles des Locriens contre les Crotoniates. IV-V. Cent vingt mille Crotoniates sont baltus par quinze mille Locriens, lesquels tombent dans la mollesse, et sont rappelés à leur ancienne énergie par Pythagore; Denys leur fait la guerre, ayant pour auxilaires les Gaulois arrivés récemment en Italie. La Sicile, attaquée de nouveau par les Carthaginois, rappelle Denys dans ce pays.

Livre XXI. Chap. I-III. Denys le Jeune succède à son père; sa cruauté, ses débauches; il est vaincu deux fois par les Syracusains. Chassé de Sicile, il se réfugie à Locres, dont les habitants lui ouvrent les portes; il y fait peser pendant dix ans une tyrannie insup. portable, en est chassé, revient en Sicile, et recouvre Syracuse par trahison. IV. Hannon, convaincu d'avoir conspiré deux fois à Carthage, est crucifié.-V. Denys, expulsé de Syracuse pour la dernière fois, va à Corinthe, où il vit dans

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